24/05/2000 – Monsieur DINI, toujours silencieux, attendrait des réponses ..

M. Ahmed DINI attendrait toujours de recevoir des réponses aux questions qu’il a posées lors des différents entretien avec M Guelleh et avec les responsables gouvernementaux. Il n’aurait toujours rien reçu. Il semblerait que M. Guelleh, comme à son habitude, continue à essayer de gagner du temps, se retranchant sur le temps que lui prend la Conférence pour la Paix en Somalie. Les djiboutiens peuvent attendre, ils passeront après tout le reste. Mais pendant combien de temps ?

Peut-être pas si longtemps que cela :

– parce que le blocus continue à être imposé aux populations du Nord,
– parce que les combattants du FRUD, face à ce qui semble être un lent enlisement, ne baissent pas les bras et ne rendent pas les armes,

– parce que l’opposition qui n’intervenait plus dans le débat afin de donner toutes ses chances au processus, pourrait estimer rapidement que le délai est maintenant dépassé …

16/05/2000 – Aucune organisation internationale n’est représentée à la Conférence pour la Paix en Somalie.

Aucun représentant de l’OUA ni de la Communauté européenne ne participe à la conférence d’Arta pour la Paix en Soimalie. Même le secrétaire général de l’ONU, pourtant en visite en Afrique, n’est pas venu apporter son soutien aux participants.

Le seul représentant régional de l’ONU n’a pas souhaité rencontrer les Associations djiboutiennes de défense des Droits de l’Homme, ni le représentant pour l’Afrique de l’Est de toutes les Associations africaines : UIDH + les autres associations…

16/05/2000 – La majorité des djiboutiens fonctionnaires ne devraient pas pouvoir espérer plus de deux mois de salaires au titre de l’année 2000 !

La majorité des fonctionnaires vient de toucher le solde de l’année 1999 en ce mois de mai 2000. Selon des prévisions sérieuses, ils pourraient recevoir un mois de salaire en Aout et un mois en Décembre, soit deux mois payés pour un an de travail.

L’Etat des finances de la République est dans un état catastrophique, mais cela n’empêche pas les proches du pouvoir et Monsieur Guelleh de mener une vie fastueuse et d’engager des dépenses considérables pour leurs maisons et pour leurs voitures.

12/05/2000 – Fortes tensions diplomatiques entre le Somaliland et Djibouti.

D’après la Lettre de l’Océan Indien, les relations entre Djibouti et le Somaliland se dégraderaient fortement. La compagnie Air Djibouti n’aurait plus le droit de survoler le territoire du Somaliland ni de s’y poser.

Par ailleurs, nous avons été informés des bruits qui circulent et selon lesquels les autorités du Somaliland auraient conseillé à M. Guelleh “de nettoyer” dans son propre pays avant de s’occuper de celui des autres …

03/05/2000 – Le Général Ali Meidal n’a plus de passeport.

Le général Ali Meidal, journaliste, serait aussi privé de son passeport, comme le sont de nombreuses personnalités de l’opposition : MM. Mohamed Aref, Moumin Bahdon, …. Le Général Ali Meidal Weis a été chef de l’Etat-Major avant de diriger un journal libre d’opposition “Le RENOUVEAU”. avec trois autres journalistes, il avait été incarcéré en septembre 99, sous le prétexte d’un article pouvant démoraliser l’Armée.

Les deux derniers journaux “LE TEMPS” et “LE RENOUVEAU” avait été interdit en même temps. Cette décision des autorités djiboutiennes est à l’origine de la création de LA LIBERTÉ sur Internet. Les trois journalistes avaient été libérés milieu décembre 99 : depuis, ils seraient victimes de harcèlement permanent … comme le retrait des passeports et l’interdiction de circuler librement.

Nous rappelons qu’un journaliste djiboutien Amir ADAWEH est toujours emprisonné et torturé en Éthiopie à la demande du Gouvernement djiboutien. Il aurait été blessé par balle par ses geôliers et il serait enfermé dans des conditions épouvantables.

Reporters sans Frontières a lancé de nombreux appels en sa faveur, sans obtenir de réaction du Gouvernement djiboutien.

20/03/2000 – M Samatar MIGUIL nous demande de rectifier : il n’est pas titulaire d’une bourse de l’Etat djiboutien et contrairement à ce qu’il laissait supposer depuis plusieurs semaines : il est citoyen Canadien.

Nous avons reçu un message de son avocat
nous demandant de publier le texte suivant :

“M. Samatar MIGUILL n’est pas titulaire d’aucune bourse djiboutienne, il ne fait pas parti d’une agence d’informations djiboutienne… Il est donc de son droit canadien de demander les rectifications nécessaires.”

Dont acte.

Note de l’ARDHD :
Bien volontiers nous acceptons de publier ce commentaire , mais il nous appartient de préciser :

1 – que M Samatar Miguil dans son message ci-dessus, prétendait qu’il était djiboutien “Nous sommes un groupe de Djiboutiens …” alors qu’il est citoyen canadien et qu’en principe, il pourrait ne plus bénéficier de la nationalité djiboutienne (Djibouti, à notre connaissance et sous réserve de vérification, n’acceptant pas la double nationalité).

2 – que nous n’avons jamais affirmé que M Samatar Miguil recevait une bourse de l’Etat djiboutien, mais simplement que nous le supposions “probablement titulaires réguliers de bourses”.

3 – que nous n’avons jamais écrit en ce qui le concerne qu’il faisait partie de l’agence djiboutienne d’information.

Ces précisions publiées, nous sommes certains que le citoyen Canadien évitera à l’avenir de se présenter comme un citoyen djiboutien et d’intervenir dans le débat es-qualité. Nous le félicitons d’avoir, à cette occasion, rétabli la Vérité !

Cette information permet de supposer que le groupe qui se fait appeler “Groupe pour le Rétablissement de la Vérité” est constitué, au moins en partie, de djiboutiens (certes) d’origine, mais qui ont pris une autre nationalité et qui, vivant, à l’étranger ne sont plus confrontés aux réalités de la vie quotidienne à Djibouti dont ils sont éloignés … (ce qui ne leur interdit pas de s’exprimer mais qui leur retire un certain crédit lorsqu’ils expriment des opinions censées être celles de la majorité des djiboutiens vivant à Djibouti).

15/03/2000 – Des prisonniers politiques toujours incarcérés et oubliés, semble-t-il, de tous.

Lors de la signature des accords de Paix à Paris, nous avions reçu l’assurance que tous les prisonniers politiques seraient libérés. Le nombre de 47 avait été avancé avec précision par la délégation gouvernementale.

Sauf erreur de notre part, nous avons enregistré la libération de 29 prisonniers et la condamnation-libération de 10 autres. Ce qui représente 39 personnes.
Pour nous, il en manque encore 8 au minimum …

A part les actions courageuses de la LDDH, nous n’avons entendu aucune protestation ni aucun appel en faveur de ces prisonniers qui semblent devenus des fantômes …. et pourtant ils sont bien en prison dans l’enfer de Gabode et ils souffrent injustement.

Pour quelles raisons seraient-ils abandonnés de tous ?

nous adressons un message à tous les signataires des accords de Paris, le FRUD et le Gouvernement djiboutien, aux prisonniers politiques libérés, aux Associations pour que ces hommes soient aussi libérés dans les meilleurs délais et pour qu’ils interviennent en leur faveur.

Pourquoi M. GUELLEH ne profiterait-il pas de l’occasion qui lui est donnée par la fête du mouton pour libérer ces prisonniers ?
Cela ne pourrait qu’être porté au crédit de son image si malmenée.

15/03/2000 – Les policiers en grève à Djibouti !

Nous apprenons que les policiers djiboutiens se sont mis en grève pour exiger le paiement de leurs salaires. En effet, ils ne sont pas payés depuis 5 mois.