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01/08/2012 (Brèves 016) Les nouveaux dessins de Roger Picon, qui reflètent l’actualité djiboutienne.

08/01/2000 – DERNIERE NOUVELLE ALERTE
Nous venons de recevoir des informations dramatiques concernant M Amir ADAWEH, journaliste, incarcéré et torturé en Ethiopie.

Nous venons de recevoir des nouvelles alarmantes et dramatiques concernant le sort qui serait réservé à ce journaliste djiboutien, arrêté il y a sept mois, alors qu’il passait ses vacances en Ethiopie.

Nous attendons de nouveaux détails et des confirmations qui seront publiés dans notre prochain numéro.

Selon nos sources, ce journaliste aurait été « emprisonné » dans un trou avec six autres personnes, dans la ville éthiopienne d’Harare. Dernièrement, ses geôliers lui ont tiré dans les jambes. Il aurait été transporté à l’hôpital le plus proche pour une amputation des deux jambes.

Nous envisageons une action d’envergure auprés de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

08/01/2000 – Je souhaite une bonne année

Ceux qui osent dire leur nom
Ceux qui sont fiers de leur prénom
Ceux qui savent se regarder dans le miroir
Ceux qui n’ont pas peur de se voir dans le reflet de leur miroir
Ceux qui ont vu dans le reflet de leur miroir l’homme aux questions, la femme, l’étranger, l’enfant, le vieillard qui sommeille en eux Et qui savent leur sourire
Ceux qui ne jettent pas la première pierre ni dans leur miroir, ni dans les yeux des autres
Ceux qui ont bien vu la différence individuelle et l’universalité humaine Ceux qui savent regarder le monde avec tendresse et inquiétude

Je souhaite une bonne année aux courageux, et bonne chance à ceux qui le sont moins
Ceux qui atrabilaires dénoncent pour s’excuser
Ceux qui confondent le sang et les idées
Ceux qui jugent de leur seul point de vue
Ceux qui crachent et perdent ainsi leur salive et le sel

Je leur souhaite bonne chance dans les mots où ils se sont piégés eux mêmes Dans les petites haines tricotées à l’aigre rancoeur où ils s’emmêlent
seuls, accusant les autres de les avoir ainsi ficelés

Mais s’ils se sentent alors jaloux des solidarités que nous tissons nombreux pour que cela change, s’ils doivent comprendre que nous ne laisserons pas la bêtise prendre le pas parce que la haine n’est pas une opinion; ils doivent aussi savoir que leur responsabilité peut s’exercer en changeant.

Exclure c’est s’exclure soi même et créer l’aspiration par le vide.

« Comprenne qui voudra, moi mon remords ce fut la malheureuse qui resta sur le pavé » (Paul Eluard)

Alors vraiment oui, à tous, la bonne année!

Ch.

Adhere a la Charte de Bonne Conduite

« La parole doit sortir du coeur et non de la bouche » ( Colette Magny)

08/01/2000 – Merci à Monsieur « FARES » de m’avoir fait connaître ce site.

Sans ses attaques honteuses et répétées, je n’aurais jamais eu l’idée de consulter votre site. Je le trouve vraiment très bien fait, clair et richement documenté. Maintenant, je comprends les raisons de la hargne de ce « pantin » à l’encontre des animateurs de LA LIBERTE, car vous publiez des informations vérifiées et signées par des organisations reconnues. Je suis d’accord avec vous en tout point. J’ai vécu à djibouti pendant deux ans et j’ai constaté sur place « la dégringolade » continuelle…

Merci pour votre action

Catherine S.
LIMOGES

05/01/2000 – LA LIBERTE: un bilan 99 très encourageant qui justifie la continuation de la publication

L’ARDHD a été constituée en 1991 lors des premiers combats contre les résistants du FRUD et des violations des Droits de l’Homme.

Le site internet a été ouvert en Février 1999.

Le journal LA LIBERTE a sorti son premier numéro en septembre 1999. Depuis, le taux de consultation est en constante progression : pratiquement + 30 % chaque mois. En décembre nous avons dépassé les 1.700 consultations / semaine. Merci à tous les internautes et merci à tous ceux qui font connaître notre site.

Nous constatons, avec intérêt, que la campagne de désinformation qui circule sur l’Agora, contribue à augmenter considérablement la notoriété de notre site et le nombre de consultation.

21/12/1999 – Violations de la convention de Lomé par DJIBOUTI – Question d’actualité à l’Assemblée Nationale française.

Assemblée Nationale française
Séance du 21 décembre 1999

Question d’actualité à Monsieur Charles Josselin – Ministre délégué à la coopération et à la francophonie

VIOLATIONS DE LA CONVENTION DE LOMÉ PAR DJIBOUTI

M. Jean-Pierre Michel – L’ensemble du groupe RCV s’émeut de la situation qui prévaut à Djibouti, où de très graves violations des droits de l’homme sont commises cependant qu’une corruption effrénée et des détournements de fonds éhontés perdurent. Un rapport établi en août 1999 conjointement par la FIDH, l’observatoire international des prisons et des magistrats dépêchés par le ministère de la justice, a décrit des conditions de détention effroyables dans les prisons locales. Pourtant, une réunion a récemment eu lieu, qui visait à établir le montant de l’aide que la France va consentir à Djibouti. Quelles dispositions le Gouvernement entend-il prendre pour garantir la clarté de son attribution et s’assurer qu’elle ne sera pas, une fois de plus, détournée ? Quelles mesures prendra-t-il pour que l’article 5 de la convention de Lomé, qui conditionne l’octroi de l’aide au respect des droits fondamentaux, soit enfin respecté à Djibouti ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RCV, du groupe socialiste, du groupe communiste et sur quelques bancs du groupe UDF)

M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie – Le Gouvernement se félicite que la représentation nationale s’intéresse de près à l’évolution de la situation à Djibouti, où la violence ne cesse pas, cependant qu’à faible distance, forces éthiopiennes et forces érythréennes continuent de s’affronter.

La politique d’aide du Gouvernement vise à contribuer au développement de ce territoire tout en assurant le respect des droits de l’homme. C’est la raison pour laquelle nous avons financé la mission d’enquête à laquelle vous avez fait allusion, et c’est pourquoi, aussi, nous avons rendu publiques ses conclusions. Cette mission a rappelé que si les conditions de détention constatées étaient loin d’être satisfaisantes, elles étaient, hélas, assez comparables à ce qui existe dans d’autres pays d’un niveau de développement similaire. Nous n’en avons pas moins dit aux responsables de Djibouti, et notamment au ministre des affaires étrangères, l’étendue de nos préoccupations et nous leur avons rappelé les principes que nous souhaitions voir appliquer.

Je tiens à la disposition de la représentation nationale la liste des réalisations menées à terme avec les 65 millions d’aide alloués à Djibouti l’année dernière. Quant aux 125 millions octroyés cette année, ils ont servi, pour 100 millions, à régler les salaires des assistants techniques, versés directement tout comme les 8 millions servis aux boursiers. Dix millions versés par le Fonds d’aide et de coopération ont servi à améliorer le fonctionnement de la justice et des prisons.

La France est très attentive aux termes de la convention de Lomé. C’est pourquoi elle a, comme ses partenaires de l’Union, suspendu son aide au Togo, à la Guinée-Bissau et au Niger. La nouvelle convention permettra vraisemblablement que l’aide soit suspendue si la corruption est avérée dans le pays destinataire.

Il va de soi, enfin, qu’il n’est pas de développement durable possible sans démocratie, ni de démocratie sans développement durable (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, du groupe RCV, du groupe communiste et sur quelques bancs du groupe UDF).

14/12/1999 – IXEME SESSION DE LA COMMISSION MIXTE FRANCO-DJIBOUTIENNE – DISCOURS DE CLOTURE DU MINISTRE DELEGUE A LA COOPERATION ET A LA FRANCOPHONIE, M. CHARLES JOSSELIN

IXEME SESSION DE LA COMMISSION MIXTE
FRANCO-DJIBOUTIENNE

DISCOURS DE CLOTURE
DU MINISTRE DELEGUE A LA COOPERATION
ET A LA FRANCOPHONIE,
M. CHARLES JOSSELIN

(Paris, 14 décembre 1999)

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Secrétaire général du gouvernement,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Les travaux de la IXème session de la Commission entre nos deux pays se terminent et je veux d’abord rendre hommage à ceux qui ont été, de part et
d’autre, les artisans de cette rencontre constructive. Elle s’est déroulée dans
un excellent climat de travail. Le procès-verbal que nous allons signer en est le reflet.

Cette rencontre, comme je le disais hier, conclut des échanges approfondis entre nos deux pays : ils avaient abouti à la signature des accords de janvier
dernier lors de mon passage à Djibouti, ils se sont poursuivis à l’occasion de la visite officielle du président Guelleh à Paris en mai, juste après son
élection. L’engagement d’organiser cette commission avant la fin de l’année a été tenu à la mesure de nos engagements réciproques.

De ce dialogue exigeant, avec une bonne mise en perspective de nos actions depuis la commission mixte de 1994, je retiendrai les observations suivantes :

La France demeure le premier partenaire de Djibouti, certes après d’autres partenaires, dont l’aide s’est renforcée, comme le Japon.

Les réalisations de notre coopération qui ont été significatives dans tous les domaines, ont permis de jeter les bases d’un Etat encore jeune mais résolu à
prendre ses responsabilités. Je citerai en particulier la relève par des cadres djiboutiens sérieux et compétents dans l’enseignement, dans les finances publiques, dans les infrastructures, ainsi que dans la haute administration. De même, en toute franchise, certaines faiblesses ont-elles pu être évoquées de part et d’autre. C’est l’illustration d’un partenariat exigeant et qui se construit. Je m’en réjouis et souhaite que nous gardions la plus grande vigilance sur la relève : votre jeunesse le souhaite et c’est le sens de nos efforts communs.

Au cours des travaux de cette Commission, Djibouti et la France se sont attachés à consolider les acquis, et à définir les orientations qui donneront à
la poursuite de nos actions la dynamique et l’efficacité nécessaires. Le procès-verbal et ses matrices résument ces orientations majeures et les
modalités d’une nouvelle relation de coopération plus dynamique.

Une intégration encore plus poussée de nos programmes dans les politiques mises en oeuvre par Djibouti et une dynamique régionale dans la Corne de l’Afrique
seront recherchées, dans le même temps que seront accrues les synergies avec les bailleurs de fonds, bilatéraux et multilatéraux, y compris les pays de la
région, notamment les pays arabes, qui concourent au développement du pays.

Je me félicite aussi que cette IXème session de la Commission mixte franco-djiboutienne ait permis aux représentants du secteur privé de se
concerter, de dialoguer et débattre ensemble des meilleures modalités de leur coopération future. J’ai pu mesurer la qualité des travaux qui ont été réalisés et je remercie tous ces acteurs de la coopération pour l’excellence de leurs
contributions. Mais ceci n’est qu’une étape. Il faut continuer, sur le terrain, et par un échange d’informations constant.

Nos travaux ont aussi permis à la partie française d’apprécier les orientations stratégiques de développement que Djibouti se donne : réduction de la pauvreté, formation, réformes structurelles de l’Etat, mise en place d’un cadre institutionnel propice au développement de l’économie, et à la compétitivité économique, développement de la chaîne des transports, renforcement de stratégies sectorielles prioritaires dans les secteurs de la santé, de l’emploi, toutes conditions nécessaires à la réalisation d’une croissance durable et diversifiée, ainsi qu’à l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit. La France partage ces objectifs et elle entend participer à leur
réalisation.

Sur le dernier point, je n’y reviendrai que pour souligner la franchise de nos échanges. Ayant présidé ce matin le comité directeur du FAC, où siègent les
parlementaires, j’ai encore pu mesurer l’extrême sensibilité qu’ils expriment sur le sujet. Et je note votre disponibilité à un échange permanent pour
analyser les difficultés techniques et les obstacles politiques qui pourraient entraver nos engagements sur les programmes concernant l’Etat de droit.

Le procès verbal de cette Commission expose les actions qui seront conduites ensemble dans le cadre ainsi tracé. Ces actions s’inscrivent dans un mode de
coopération, actif et nourri d’engagements réciproques. Elles s’inscrivent également dans le souhait de la France de centrer ses programmes et ses
instruments de coopération sur un nombre limité d’actions majeurs correspondant aux priorités de la politique du gouvernement djiboutien.

J’y ajouterai qu’il en était besoin, l’importance d’une évaluation permanente et étroitement concertée de nos programmes. Evaluer, c’est déjà prévenir la
dénonciation de l’opacité, c’est aussi piloter la coopération par la demande et par les résultats.

Monsieur le Ministre, Monsieur le Secrétaire général du gouvernement, au moment de clore cette IXème session de la Commission mixte, je tiens à vous assurer de la disponibilité de la coopération française dans toutes ses composantes pour
accompagner Djibouti dans la mise en oeuvre de sa stratégie de développement dans une relation contractuelle librement consentie reposant sur la pleine responsabilisation et sur une solidarité concrète.

Il me reste à vous souhaiter une excellente fin de séjour à Paris et d’heureuses fêtes de fin d’année.

Je vous remercie./.