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05/10/02 Poursuite de notre reportage-photo dans Djibouti-Ville, grâce aux documents qui nous sont fournis par des reporters amateurs et des membres de la gendarmerie et de l’armée.


La Caisse de paiement des retraites

La caisse
de paiement des retraites est fréquemment l’objet de manifestations
! Parce qu’elle ne paye plus les retraites. Ces manifestations sont réprimèes
violemment par le pouvoir qui n’hésite pas à tirer sur la foule
à balles réelles, faisant souvent des morts et toujours des
blessés : les vieux retraités, les anciens combattants handicapés.

Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama (ci-dessus),
officiers de la Garde présidentielle, s’étaient illustrés
le 18 avril 2002 en attaquant sauvagement des anciens combattants. Le carnage
avait pu être interrompu grâce à l’intervention de soldats
allemands et à l’arrivée ensuite des FFDJ, dont l’attitude n’avait
pas été bien comprise, puisqu’elles auraient eu une altercation
avec les allemands.

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Qui réalise les travaux publics en ville ?

Si vous lisez
cette pancarte, vous découvrirez que les entreprises qui ont eu les
marchés publics, sont toutes liées à IOG, par personnes
interposées.

Guelleh a
suscité la constitution de nombreuses entreprises dans différents
domaines, dont il a confié la gestion, pour son compte, à des
hommes de paille. Tous les marchés publics sont attribués systèmatiquement
à ces entreprises, sauf si une entreprise différente est en
mesure de payer une commission substantielle.

C’est l’un
des moyens utilisés par IOG pour détourner l’argent public,
mais ce n’est pas le seul.

 

05/10/02 Vous pouvez voir plusieurs photos de la manifestation du 2 octobre à Paris dans le bulletin spécial N° 19

Pour consulter les photos de la manifestation,

Cliquez ici

04/10/02 Flâneries dans le code pénal djiboutien. 4ème semaine. La fausse monnaie. Les articles qui répriment les actes délictueux. Pourraient-ils s’appliquer à ceux qui auraient importé des faux dollars ou qui auraient encaissé les bénéfices. Le juge Borrel détenait peut-être des informations précises sur le sujet ?

SECTION II

La fausse monnaie

Article 277
La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou
des billets de banque ayant cours légal en République de Djibouti
ou émis par les institutions étrangères ou internationales
habilitées à cette fin est puni de vingt ans de réclusion
criminelle et de 50.000.000 de F d’amende.

Article 278
Le transport, la mise en circulation ou la détention en vue de la mise
en circulation des signes monétaires contrefaits ou falsifiés
visés à l’article 277 est puni de dix ans d’emprisonnement et
de 20.000.000 de F d’amende.

Lorsqu’ils sont commis en bande organisée, les mêmes faits sont
punis de vingt ans de réclusion criminelle et de 50.000.000 de F d’amende.

04/10/02 GUELLEH perd son sang-froid au cours de la conférence de presse qu’il donnait hier jeudi 3 à Paris et il quitte la salle en proférant des menaces et des injures dans sa langue maternelle. Triste bilan pour ce voyage qui aurait du être glorieux et qui avait été présenté comme tel.

Des journalistes présents
nous rapportent que Guelleh a été incapable de conserver son
calme et son sang-froid, lors de la conférence de presse qu’il donnait
hier à Paris, avant de repartir pour Djibouti.

Un journaliste de Canal
+ lui a posé une question sur ce qu’il pensait de la demande de Mme
Borrel, concernant son audition par la justice française. Il lui a
demandé quel était sa position face aux deux anciens officiers
de sa Garde présidentielle qui l’ont mis en cause dans cette affaire
de meurtre.

Après avoir refusé
de répondre à deux reprises et devant l’insistance du journaliste,
il s’est violemment emporté et il a commencé à parler
dans sa langue natale pour prononcer des mots qui ne doivent pas être
très sympathiques. Il a été enregistré et nous
attendons la traduction pour vous la faire découvrir ….

Triste bilan pour ce qui
aurait dû être l’heure de Gloire de Guelleh à Paris ?

D’abord, contrairement
à ce que certains ont pu penser, Guelleh n’a pas été
invité à Paris. Il y a été convoqué : la
différence est de taille et nous l’avions annoncé au milieu
de septembre.

Ensuite, il n’a rien obtenu
de concrets et surtout pas de subventions supplémentaires. Au mieux,
il aurait un accord de principe pour une renégociation des accords
de finance, à la condition de ne pas modifier les aspects économiques.

Et finalement, il part
sur un gest de mauvaise humeur, face à la Presse, ce qui est toujours
la dernière chose à faire, lorsque l’on veut redorer son image
publique. La Presse française ne devrait pas lui faire de cadeaux dans
les semaines à venir et nous espérons qu’elle commencera à
dénoncer toutes les exactions et les dérives de ce régime
en voie de décomposition avancée.

On peut supposer que Guelleh,
comme nous l’avions déjà imaginé, est rentré de
fort méchante humeur à Djibouti. Tout le monde aux abris !!!

04/10/02 Dilemme pour Guelleh. Qui va-t-il être contraint de mettre à la porte : le procureur Djama Souleiman ou le conseiller d’Ambassade Mohamed Doualeh ?

Le choix va être
difficile pour Guelleh, qui rentre déjà furieux de son séjour
à Paris : pas d’argent, une altercation grave avec les journalistes
pendant la conférence de presse, une grande manifestation place de
la Madeleine, ….

Il se trouve que le journaliste
français de Canal + avait interviewé avant son départ
le conseiller de l’Ambassade de Djibouti à Paris qui se nomme Mohamed
Doualef dit ‘Kempes'(c’est le frère d’Abdoulkarim, le patron de la superette d enguela, donc membre de la famille d’IOG). Dans la conversation, celui-ci lui avait dit qu’il était au
courant de certaines pressions exercées par le Procureur de la République
Djama Souleiman sur le témoin de Bruxelles, le lieutenant Alhoumekani.

Ces pressions avaient pour but d’essayer d’obtenir qu’il revienne sur son
témoignage dans le cadre de l’affaire Borrel. Croyant réussir,
Djama était même venu à Paris, puis à Bruxelles
en janvier 2002 pour tenter de finaliser un accord avec l’intéressé.
Lequel a tout simplement refusé à la grande déception
de Djama, d’Hassan Saïd et de Guelleh.

Et Doualeh s’est laissé
aller à donner cette information au journaliste français : inconscience
ou volonté de nuire ?

Le journaliste, lors de
son séjour à Djibouti (Il est rentré sain et sauf ce
matin vendredi à Paris avec tous ses documents), a interrogé
le Procureur sur ce déplacement et sur cette tentative de subornation
de témoin. Aussitôt le Procureur a demandé qui était
l’informateur, persuadé qu’il s’agissait d’Alhoumekani.

Quelle n’a pas été
sa surprise d’apprendre que l’origine de la fuite grave était le conseiller
Doualeh, proche de Djama Haid, grand argentier et frère de Paulette.

Ca va barder au Palais
et Guelleh pourrait être contraint de faire un choix entre les deux
hommes. Seulement le choix n’est pas facile entre un membre de la famille
de Paulette et le Procureur de la République. Le suspens nous passionne
et nous attendons le résultat ….

04/10/02 Succès de la manifestation de Paris qui a vu la présence ‘cote à cote’ de nombreuses personnalités de l’opposition avec des représentants de nombreux partis, associations et organisations de l’opposition

photo “RAWT”

Dans la journée, nous publierons un compte-rendu de la manifestation qui a réuni de nombreuses personnalités de l’opposition djiboutienne, dans une même détermination et autour d’un objectif commun : la fin de ce régime et la restauration de la démocratie à Djibouti.

photo “RAWT”

Citons en particulier Aïcha Daballeh (mouvement des femmes victimes des viols), Mohamed Kadami et Hassan Mokbel (FRUD), Daher Ahmed Farah (DAF qui devrait rentrer prochainement à Djibouti) (PRD), Mme Saïda Falcou, (représentante du PND en Europe et en France), etc….

Outre les partis PND, PRD d’autres mouvements étaient représentés : ADD, FRUD et bien d’autres …

Le GED, dont le Président n’a pas pu venir, en raison (a-t-il déclaré) de menaces sérieuses sur sa vie (ces menaces ont été confirmées par d’autres informateurs), était représenté par deux de ses membres du conseil/animateurs.

SURVIE avait envoyé plusieurs représentants.

Notre Association, dont le Président était en voyage professionnel, avait envoyé deux délégués, dont un photographe. Depuis 1991 et pendant plusieurs années, elle avait organisé toutes les manifestations devant l’Ambassade. Le Président de l’ARDHD a tenu à faire savoir combien il était solidaire avec tous les manifestants et il a rappelé qu’il se réjouissait aussi du fait que les Djiboutiens aient pris en main l’organisation de toutes les manifestations depuis plusieurs années.

Les Nouvelles d’Addis étaient présentes.

Nous allons publier de nombreuses photos dans une page spéciale consacrée à cette manifestation réussie et unitaire.

04/10/02 Un lecteur, ancien membre de la Garde présidentielle, nous transmet des précisions importantes sur l’affaire Borrel, que nous publions sous sa signature et sous sa responsabilité.

La vérité
sur la mort du juge borrel.

(Message adressé
à Mme Borrel)

M. Bernard Borrel était,
comme tous le monde le sait, le conseiller du Ministre de la
Justice, M. Moumin Bahdon.

Depuis les accords du
27 juin 1977, en effet la France délègue à Djibouti une
assistance dans tous les domaines au titre de la coopération. Beaucoup
de gens se demandent pourquoi “on a liquidé” précisemment
ce Juge et pas d’autres copérants qui séjournent dans notre
pays.

Le juge Borrel s’intéréssait
à plusieurs affaires de corruption qui touchaient des hommes politiques
djiboutiens et français. Ce Juge enquétait sur deux affaires

sérieuses.

1) La Banque Al Barakat.
L
e juge voulait
découvrir les raisons pour lesquelles la Banque Al Barakat avait fait
faillite et où étaient passé non seulement les 600 millions
de Fr Dj que l’Etat devait à la société Mobil Oil mais
aussi l’aide française de 16 millions de F Fr qui a été
détourné de la BCI.
Le juge voulait aussi mettre en évidence le détournement de
certaines marchandises au port de Djibouti : celles fournies dans le cadre
du programme alimentaire mondiale.

il avait en sa possession
une lettre de l’ambassadeur M Martin Charles où était reprise
la liste des personnalités djiboutiennes impliquées dans ces
détournements. L’affaire du blanchissement d’argent réalisé
par des français dont un certain René Gastaldi,
arrété par la Gendarmerie de l’ile de la Réunion, français,
mais qui résidait à Djibouti et qui avait des liens étroits
avec le chef de la SDS à l’époque qui n’était autre que
M. Ismail Omar.

La liste était
en possession du Juge Borrel. M Jean-Claude Sapkas, conseiller juridique de
Gouled, dès l’annonce du décès du Juge, est venu au domicile
de la famille Borrel à Djibouti pour chercher cette liste.

Qu’y avait-il sur cette
liste ?

Des noms d’hommes d’affaires
français, proches de la Présidence en l’occurence Mes Martinet,
Montagné ainsi que Mourad Farah qui était au Ministère
des Affaires étrangéres.

La SDS et la Prévoté
recherche aujourd’hui cette fameuse liste. En effet, sa publication serait
plus que désastreuse pour Guelleh ….

Le juge Borrel voulait
en savoir trop, en particulier sur les liens entre IOG et la société
française Sogelec et sur le pot de vin que cette société
lui a remis, en l’occurence à hauteur de 48.023. 596 F FR.

Le juge détenait
la preuve que le deuxieme versement qu’elle devait remettre à IOG s’élevati
à 801.000.000 F DJ. IOG s’est servi de l’entreprise Chideh pour effectuer
la transaction, sur le compte ouvert à la BCI sous le numéro
14 724 HSA 37.

Le Juge Borrel savait
que cette société donnait de l’argent mais qu’en contrepartie,
IOG lui procurait de nombreux avantages.

2) L’affaire du Café
de Paris.
Le juge voulait savoir qui avait commandité l’attentat du Café
de Paris et les raisons pour lesquelles des innocents avaient été
torturés sans le moindre début de preuve.

Souvenons-nous ? C’est
le 27 septembre 1990 que l’attentat est commis à Djibouti-
Ville. Il provoque un mort, en l’occurence le fils de l’Adjudant-Chef Nervet
et 11
blessés. Il est révendiqué ensuite par par une mystérieuse
organisation qui déclare être le mouvement de la jeunesse arabe
djiboutienne ( Une association complètement bidon imaginée
et créée de toutes pièces par IOG).

Le tract est trouvé
dans un taxi. La SDS et la gendarmerie arrêtent alors des centaines

de Djiboutiens appartenant à l’ethnie des Gadaboursi.

J’ai refusé de
participer aux recherches et le colonel Hoche m’a fait affecter à Tadjourah.
Le juge Borrel avait des preuves tangibles qui pouvaient lui permettre d’inculper
l’actuel homme fort de Djibouti !

Le Juge Borrel travaillait
en liaison étroite avec le Juge Le Loire qui instruisait le dossier
de l’attentat du Café de Paris.

Le Juge Borrel disposait
de preuves irréfutables et plusieurs voix, dont celles de l’actuel
Président du PND (bis ?) M. Mahdi avaient accusé IOG d’etre
le commanditaire de cet attentat a montréal.

Je tiens à demander
à Monsieur Le Loire qui semblait être la seule personne (en dhors
du Juge Borrel) à détenir ces informations, comment il peut
expliquer qu’IOG ait été informé des détails,
pratiquement heure par heure ? Qui, à par vous, détenait ces
informations qui ont été transmises manifestement à la
Présidence.

Madame Borrel, vous devriez
demander des explications au Juge Le Loire sur les entretiens qu’il a eus
avec IOG !

Juge Le Loire, pourquoi
mentez-vous à Madame Borrel et pourquoi lui cachez-vous la vérité
?

Le Ministre Moumin Bahdon
ne peut pas parler et dire ce qu’il sait sous peine de
subir le même sort qui a été réservé récemment
au Major Daheiyié sur la plage de Doraleh et avant au Commissaire Abdillahi
de la SDS tué prés du cimetière d’Ambouli parce qu’il
savait trop de choses sur l’attentat du Café de Paris.

M Le Loire, vous avez
affirmé que M. Borrel n’avait aucune connaissance de ces dossiers,
alors pouvez-vous nous expliquer, pourquoi il a été assassiné.
Lui et pas un autre. Beaucoup de Juges français sont passés
à Djibouti, avant et après lui. On ne les a pas tué !
Pour quelles raisons le juge Borrel spécifiquement ?

Parce qu’il savait beaucoup
de choses qui pouvaient mettre en danger les relations pourries qui liaient
les dirigeants français et djiboutiens.

Le lieutenant Alhoumekani
ne ment pas, cher Juge. Il a bien vu et entendu cette conversation a la Présidence.

Pouquoi n’interrogez-vous
pas l’actuel Ambassadeur de Djibouti à Sanaa (Yemen) M. Doualé
qui en sait beaucoup sur cette affaire.

Me Roger-Vincent Calatayud
dit vrai sur la nécessité de connaître le fond de certains
dossiers sensibles.

M Le Loire, la DST française
ne vous a -t-elle pas accusé personnellement d’avoir manipulé
toute cette affaire avec IOG.

Aujourd’hui des centaines
de gens réclament la vérité et rien que la vérité.

à suivre dans ce
dossier.

Hassan
Moussa dit Ariko.
Ancien Sergent de la Darde présidentielle
qui a servi sous les ordres d’Alhoumekani
et d’iftin.
London Ontario
Canada.

04/10/02 Une dépêche AFP confirme l’information que nous avions donnée dès mercredi, selon laquelle Elisabeth Borrel avait éffectivement demandé à la justice française d’entendre Guelleh, en visite à Paris, dans le cadre de l’affaire Borrel

La veuve du juge Borrel
demande l’audition du président djiboutien

PARIS, 2 oct (AFP) – La
veuve du magistrat français Bernard Borrel, mort à Djibouti
en 1995, a demandé mercredi au juge d’instruction chargé de
l’enquête sur les circonstances de son décès, d’entendre
le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, en visite officielle
à Paris, a indiqué l’avocat de Mme Borrel.

"Nous avons demandé
à Mme Sophie Clément d’entendre le président Ismaël
Omar Guelleh, compte tenu du fait que son audition semble indispensable à
la manifestation de la vérité dans ce dossier", a expliqué
Me Olivier Morice à l’AFP.

"Le président
Guelleh est mis en cause par plusieurs personnes dans le dossier", a-t-il
affirmé.

Il appartient désormais
à la juge d’instruction de se prononcer sur cette demande formulée
par l’avocat.

Le corps calciné
du juge Borrel avait été trouvé le 19 octobre 1995 à
environ 80 kilomètres de Djibouti.

Selon un rapport médico-légal
versé au dossier, le magistrat se serait suicidé. Selon les
experts, M. Borrel s’est donné la mort en s’aspergeant d’essence puis
en s’immolant par le feu.

Son épouse, Elisabeth
Borrel, dénonce pour sa part la thèse du suicide et estime que
son mari, alors conseiller du ministre de la Justice djiboutien, a été
victime d’un assassinat politique.