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05/10/02 Vous pouvez voir plusieurs photos de la manifestation du 2 octobre à Paris dans le bulletin spécial N° 19

Pour consulter les photos de la manifestation,

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04/10/02 Dans un article paru sur le site de RFI “Une visite pour rassurer Paris”, nous apprenons que Guelleh n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes sur la situation politique et sur son implication possible dans l’affaire Borrel

(…)La visite en France du président Guelleh est ponctuée par une rencontre avec la presse étrangère à Paris. Le président a habilement évacué toutes les questions se rapportant à la situation politique dans son pays.

Il n’a pas non plus voulu répondre, à sa citation à témoigner, devant un juge français, dans l’affaire du magistrat français, Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti le 19 octobre 1995.

L’enquête avait conclu à un suicide. Mais sa veuve parle d’assassinat politique avec la complicité de l’actuel président Guelleh. Bernard Borrel, au titre de la coopération technique était conseiller du ministre de la Justice de Djibouti.

DIDIER SAMSON
03/10/2002


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L’article ne précise pas que Guelleh s’est vivement emporté à la suite des questions qui lui étaient posées et qu’il a perdu son sang-froid, proférant des menaces et des injures dans sa langue natale, avant de mettre un terme prématuré à la conférence de presse.

04/10/02 Une dépêche AFP confirme l’information que nous avions donnée dès mercredi, selon laquelle Elisabeth Borrel avait éffectivement demandé à la justice française d’entendre Guelleh, en visite à Paris, dans le cadre de l’affaire Borrel

La veuve du juge Borrel
demande l’audition du président djiboutien

PARIS, 2 oct (AFP) – La
veuve du magistrat français Bernard Borrel, mort à Djibouti
en 1995, a demandé mercredi au juge d’instruction chargé de
l’enquête sur les circonstances de son décès, d’entendre
le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, en visite officielle
à Paris, a indiqué l’avocat de Mme Borrel.

"Nous avons demandé
à Mme Sophie Clément d’entendre le président Ismaël
Omar Guelleh, compte tenu du fait que son audition semble indispensable à
la manifestation de la vérité dans ce dossier", a expliqué
Me Olivier Morice à l’AFP.

"Le président
Guelleh est mis en cause par plusieurs personnes dans le dossier", a-t-il
affirmé.

Il appartient désormais
à la juge d’instruction de se prononcer sur cette demande formulée
par l’avocat.

Le corps calciné
du juge Borrel avait été trouvé le 19 octobre 1995 à
environ 80 kilomètres de Djibouti.

Selon un rapport médico-légal
versé au dossier, le magistrat se serait suicidé. Selon les
experts, M. Borrel s’est donné la mort en s’aspergeant d’essence puis
en s’immolant par le feu.

Son épouse, Elisabeth
Borrel, dénonce pour sa part la thèse du suicide et estime que
son mari, alors conseiller du ministre de la Justice djiboutien, a été
victime d’un assassinat politique.

05/1002 Attention les tueurs de Guelleh attaquent avec une nouvelle arme … virtuelle. Le virus W32/Bugbear-A

Depuis deux jours, les informaticiens de Guelleh nous bombardent avec un nouveau virus. Ils ont abandonné l’ancien pour passer au W32/Bugbear-A.

Qu’ils sachent que le réseau et que les sites de l’ARDHD sont protégés contre tous les niveaux virus et qu’ils perdent vraiment leur temps.

Cela dit, nous lançons une alerte à tous les opposants qui ne bénéficieraient pas des dernière protections virales disponibles.

Ce virus arrive en pièce jointe à un message. Son nom présente la particularité d’être présent sous le format XXX.XXX.XXX et d’avoir un volume de 50,8 Ko.

Si vous recevez une annexe de ce type, ne l’ouvrez surtout pas. C’est Guelleh qui vous l’envoie par informaticiens interposés.

04/10/02 Dileyta aurai-il oublié de prévenir la nièce du Major Dahied, alors qu’il savait par le bureau de recherche qu’un assassinat se préparait ? Sâle histoire de famille où la SDS tire sur la maison du Premier Ministre. Me Aref est-il allé à la soupe ?

Plusieurs lecteurs nous
ont adressé des messages au sujet de l’assassinat du Major Dahied par
les brutes de la SDS. Il semble que l’histoire soit encore plus sordide que
nous ne l’imaginions.

1) Message des Djiboutiens
de Demain (Hollande)

Nous avons oublié
de préciser dans notre message d’hier que le major DAHIYE était
l’oncle maternelle de la femme du Premier Ministre…

Pour montrer leur mécontentement,
les hommes de la SDS n’ont pas hésite de tirer sur la résidence
de la deuxième dame du pays, tout en sachant qu’elle avait
des liens de famille avec le défunt.

Allons-nous assister à
la même tragédie que celle que vit la Côte d’Ivoire actuellement
? N’oublions pas que la crise ivoirienne a commencé d’une manière
identique avec l’élimination physique de personne qui déplaisait
au régime de LAURENT BAGBO.

Mais on peut se demander
où sont passés les militaires djiboutiens qui sont écoeurés
par le régime de Guelleh et par ses abus ?

L’heure de vérité
a-t-elle sonné ?

Chers soldats du pays,
mobilisez-vous et unissez-vous pour demander et pour obtenir la démission
de ce régime. Toute la population djiboutienne est derrière
vous

LES
DJIBOUTIENS DE DEMAIN
HOLLANDE

2) Message d’un
lecteur

Je confirme que la femme de Dileyta est à la fois la nièce du
major de la Gendarmerie qui a été tué sur la plage de
Doraleh par des agents de la SDS. En même temps, du côté
paternel, elle est liée avec la femme d’Hassan Saïd …..

Nous savons que Dileyta
a été informé deux jours avant le meurtre, par une note
de la Brigade de recherche, du fait que l’élimination du major avait
été programmée. Pour quelles raisons ne l’a-t-il pas
fait avertir des dangers par son épouse qui était sa nièce
? Oubli ? Perte de mémoire ou peur d’annoncer cela ?

En tout cas Dileyta n’a pas fait preuve de courage dans cette affaire. Il a laissé tuer un homme proche de sa femme, sans même lever son petit doigt pour tenter de le sauver.
Non assistance à Oncle en danger de mort !

Dans la même note
de la Brigade de recherche, il est précisé que le Major avait
eu récemment des entretiens avec des représentants diplomatiques
français, en dehors de leur bureau et qu’il avait l’intention de dire
au journaliste français ce qu’il savait sur plusieurs affaires dont
le meurtre du juge.

3) Message d’un autre lecteur

Les tirs d’arme à feux sur la villa de Dileyta ont bien eu lieu !
Mme Ilham
Abdillahi Miguil, l’épouse du Premier Ministre n’est autre que la nièce
direct du capitaine dahieh assassiné par des coups de feu.

Mais ce qui est intéressant, c’est que Mme Dileyta est en même
temps la cousine du côté de son père de Fozia Abdi Miguil,
qui n’est autre que l’épouse d’Hassan Said, le grand Chef de la SDS.

Faites le rapprochement avec l’assassinat du Major Dahieh
Mahamoud.

En temps que les lecteurs de l’ARDHD, je viens d’apprendre par des amis à
Djibouti que la famille AREF aurait été très flattée
d’apprendre que Maître Aref faisait partie de la délégation
qui a accompagné IOG pour sa visite officielle à Paris. Il se
dit même que cette famille insiste beaucoup sur le fait qu’il aurait
été choisi pour déjeuner à la table officielle
du Président, lequel ne manquerait pas une occasion de lui témoigner
son estime.

Je suis très choqué.

Pour nous et jusqu’à cette ‘vantardise familiale’, Me Aref était
un homme de principe, intransigeant sur le droit, sur la justice et sur les
Droits de l’Homme. Il avait d’ailleurs payé très cher ses engagements
personnels aux côtés des victimes du régime et son appui
total, en particulier, aux membres des syndicats de l’enseignement.

Il n’y a pas très longtemps, il était venu nous rendre visite
à Bruxelles et nous avions confiance en lui. Nous avons écouté
avec attention les critiques qu’il a formulées à l’encontre
de Dini qui s’était rallié, d’apès lui, maladroitement
au régime.

Il nous avait même assuré qu’il avait refusé un chéque
de 5 millions de dollars US et un poste diplomatique, qui lui auraient été
proposés par Guelleh, comme indemnité pour qu’il retourne sa
veste.

Eh bien en apprenant ce que Me AREF a fait et comment il a trahi ses engagements,
,je pense maintenant que c’est M. Dini qui a eu du courage. Le courage d’agir
en pleine transparence et de ne jamais avoir caché ce qu’il avait fait.

Qui aurait pu imaginer qu’un homme de principe, ayant reçu une haute
éducation puisse céder aux sirènes d’un dictateur sur
la pente descendante et qui n’en a plus pour longtemps. Rien que les hypothèques
qui pèsent sur la pérennité de Guelleh, auraient du être
suffisantes pour qu’il s’abstienne ‘d’aller à la soupe’, comme disent
les français ou au moins ‘au déjeuner officiel.

04/10/02 Flâneries dans le code pénal djiboutien. 4ème semaine. La fausse monnaie. Les articles qui répriment les actes délictueux. Pourraient-ils s’appliquer à ceux qui auraient importé des faux dollars ou qui auraient encaissé les bénéfices. Le juge Borrel détenait peut-être des informations précises sur le sujet ?

SECTION II

La fausse monnaie

Article 277
La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou
des billets de banque ayant cours légal en République de Djibouti
ou émis par les institutions étrangères ou internationales
habilitées à cette fin est puni de vingt ans de réclusion
criminelle et de 50.000.000 de F d’amende.

Article 278
Le transport, la mise en circulation ou la détention en vue de la mise
en circulation des signes monétaires contrefaits ou falsifiés
visés à l’article 277 est puni de dix ans d’emprisonnement et
de 20.000.000 de F d’amende.

Lorsqu’ils sont commis en bande organisée, les mêmes faits sont
punis de vingt ans de réclusion criminelle et de 50.000.000 de F d’amende.

04/10/02 GUELLEH perd son sang-froid au cours de la conférence de presse qu’il donnait hier jeudi 3 à Paris et il quitte la salle en proférant des menaces et des injures dans sa langue maternelle. Triste bilan pour ce voyage qui aurait du être glorieux et qui avait été présenté comme tel.

Des journalistes présents
nous rapportent que Guelleh a été incapable de conserver son
calme et son sang-froid, lors de la conférence de presse qu’il donnait
hier à Paris, avant de repartir pour Djibouti.

Un journaliste de Canal
+ lui a posé une question sur ce qu’il pensait de la demande de Mme
Borrel, concernant son audition par la justice française. Il lui a
demandé quel était sa position face aux deux anciens officiers
de sa Garde présidentielle qui l’ont mis en cause dans cette affaire
de meurtre.

Après avoir refusé
de répondre à deux reprises et devant l’insistance du journaliste,
il s’est violemment emporté et il a commencé à parler
dans sa langue natale pour prononcer des mots qui ne doivent pas être
très sympathiques. Il a été enregistré et nous
attendons la traduction pour vous la faire découvrir ….

Triste bilan pour ce qui
aurait dû être l’heure de Gloire de Guelleh à Paris ?

D’abord, contrairement
à ce que certains ont pu penser, Guelleh n’a pas été
invité à Paris. Il y a été convoqué : la
différence est de taille et nous l’avions annoncé au milieu
de septembre.

Ensuite, il n’a rien obtenu
de concrets et surtout pas de subventions supplémentaires. Au mieux,
il aurait un accord de principe pour une renégociation des accords
de finance, à la condition de ne pas modifier les aspects économiques.

Et finalement, il part
sur un gest de mauvaise humeur, face à la Presse, ce qui est toujours
la dernière chose à faire, lorsque l’on veut redorer son image
publique. La Presse française ne devrait pas lui faire de cadeaux dans
les semaines à venir et nous espérons qu’elle commencera à
dénoncer toutes les exactions et les dérives de ce régime
en voie de décomposition avancée.

On peut supposer que Guelleh,
comme nous l’avions déjà imaginé, est rentré de
fort méchante humeur à Djibouti. Tout le monde aux abris !!!

04/10/02 Dilemme pour Guelleh. Qui va-t-il être contraint de mettre à la porte : le procureur Djama Souleiman ou le conseiller d’Ambassade Mohamed Doualeh ?

Le choix va être
difficile pour Guelleh, qui rentre déjà furieux de son séjour
à Paris : pas d’argent, une altercation grave avec les journalistes
pendant la conférence de presse, une grande manifestation place de
la Madeleine, ….

Il se trouve que le journaliste
français de Canal + avait interviewé avant son départ
le conseiller de l’Ambassade de Djibouti à Paris qui se nomme Mohamed
Doualef dit ‘Kempes'(c’est le frère d’Abdoulkarim, le patron de la superette d enguela, donc membre de la famille d’IOG). Dans la conversation, celui-ci lui avait dit qu’il était au
courant de certaines pressions exercées par le Procureur de la République
Djama Souleiman sur le témoin de Bruxelles, le lieutenant Alhoumekani.

Ces pressions avaient pour but d’essayer d’obtenir qu’il revienne sur son
témoignage dans le cadre de l’affaire Borrel. Croyant réussir,
Djama était même venu à Paris, puis à Bruxelles
en janvier 2002 pour tenter de finaliser un accord avec l’intéressé.
Lequel a tout simplement refusé à la grande déception
de Djama, d’Hassan Saïd et de Guelleh.

Et Doualeh s’est laissé
aller à donner cette information au journaliste français : inconscience
ou volonté de nuire ?

Le journaliste, lors de
son séjour à Djibouti (Il est rentré sain et sauf ce
matin vendredi à Paris avec tous ses documents), a interrogé
le Procureur sur ce déplacement et sur cette tentative de subornation
de témoin. Aussitôt le Procureur a demandé qui était
l’informateur, persuadé qu’il s’agissait d’Alhoumekani.

Quelle n’a pas été
sa surprise d’apprendre que l’origine de la fuite grave était le conseiller
Doualeh, proche de Djama Haid, grand argentier et frère de Paulette.

Ca va barder au Palais
et Guelleh pourrait être contraint de faire un choix entre les deux
hommes. Seulement le choix n’est pas facile entre un membre de la famille
de Paulette et le Procureur de la République. Le suspens nous passionne
et nous attendons le résultat ….