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08/10/02 Abdourahman Yassin Mohamed, fondateur du mouvement national djiboutien (mouvance FUOD) et membre fondateur du GED en qualité de Chargé des Finances, de l’Économie et de la Planification, nous transmet de nouvelles photos de la manifestation de Paris du 2 octobre.

Abdourahman Yassin Mohamed
nous prie de préciser qu’il représente le Mouvement national
djiboutien au sein du GED où il assume depuis l’origine et sans défaillance
la charge
des
Finances, de l’Économie et de la Planification.

Le
2 octobre, Place de la Madeleine, il était l’un des deux représentants
officiels du GED. Par sécurité et faute d’information, nous
n’avions pas cité son nom. En effet, comme le Président du GED
nous avait fait part des alertes sérieuses au sujet de la sécurité
des membres du conseil du GED, nous avions adopté une attitude prudente.

Abdourahman
Yassin Mohamed nous demande de le citer comme participant actif à la manifestation, ainsi que le Parti qu’il a fondé
et qu’il représente au sein du GED, ce que nous nous empressons de
faire. Cela renforce nos analyses et prouve que le 2 octobre l’oppposition était largement
représentée en nombre et en diversité et qu’elle était
unie autour d’un même objectif.

Nous
remercions Abdourahman Yassin pour les précisions qu’il vient de nous
transmettre.

08/10/02 Après une recette pitoyable à Paris, Guelleh tenterait sa chance ailleurs en essayant de ‘faire la manche’, d’abord en Belgique où il a passé 24 heures, puis en Allemagne.

Selon toutes les informations
reçues, Guelleh a trouvé beaucoup de compassion à Paris
pour sa cause, mais peu de résultats concrets. Un peu déçu,
il aurait pris son bâton de pélerin pour aller plaider sa cause,
d’abord en Belgique où il a passé 24 heures, puis auprès
des Allemands maintenant.

On lui prête l’intention
de repasser à Bruxelles pour se consoler auprès du nouveau membre
de l’Ordre des Brosses à Reluire, l’Ambassadeur mathématicien…
et flagorneur !

Rentrera-t-il à
Paris, puis à Djibouti où prendra-t-il son courage à
deux mains pour tenter sa chance aux USA ?

09/10/02 Une fois n’est pas coutume. Bien qu’il soit rentré à Djibouti après un périple européen qualifié au départ d’extrêmement important, l’ADI a oublié de mentionner le retour de Guelleh et de citer avec emphase toutes les personnalités présentes pour l’accueillir à l’aéroport. Sabotage, simple oubli ou retour sans tambours ni fanfares ?

Dans l’ADI, nous découvrons
que Guelleh a présidé le 17 ème Conseil des Ministres
et qu’il a fait une déclaration vide de sens et de contenu sur les
résultats de son voyage à Paris. Il ne dit rien ni de son passage
à Bruxelles, ni de son détour par l’Allemagne.

Peut-on aller jusqu’à
dire qu’il est amer et déçu ? Comme, chez lui, l’amertume et
la déception se transforment immédiatement en pulsions violentes
et en colères incontrollées (cf son attitude désastreuse
lors de la conférence de presse de Paris)
, on peut imaginer qu’il
est arrivé à Djibouti dans une humeur massacrante (massacrant
doit être pris ici au sens propre et non figuré du mot).
,
Est-ce la raison qui expliquerait aue personne ne soit venu pour l’accueillir ? L’autre explication pourrait être le fait que le directeur de l’ADI, celui qui a une voiture et un chauffeur, aurait oublié de se réveiller pour couvrir l’événement….

La question se pose puisque,
contrairement aux habitudes, le cireur habituel de pompes de l’ADI ne nous
informe pas convenablement du retour du Grand Génie meurtri et de l’accueil enthousiaste que la Cour mafieuse lui aurait réservé, comme elle le fait d’habitude, soutenue, bon gré, mal gré, par les Ambassadeurs accrédités, ‘obligés’ de venir à l’aéroport pour se mêler à leur groupe bruyant.

06/10/02 Guelleh semble bien avoir été reçu par la petite porte lors de sa visite en France. Pour les média français, un non-évenement ? Ni les grands journaux nationaux, ni les grandes chaînes de TV n’y ont fait la moindre allusion.

A notre connaissance,
aucun des grands journaux nationaux français et aucune des grandes
chaînes de TV n’a évoqué la visite de Guelleh. Pas une
phrase, pas un mot !

Les seuls articles que
nous ayons pu trouver sont dans la presse spécialisée qui traite
de l’Afrique : RFI, TV5, etc.. Mais ils sont trés peu suivis en France
où leur niveau d’audience est très faible.

Annoncé au départ,
par les services de communication de Guelleh, comme un déplacement
important et hautement valorisant pour l’orgueil et l’image du Grand génie,
on a l’impression aujourd’hui que les autorités françaises ont
soigneusement réduit la dimension de l’évenement qui est passé
à la trappe médiatique la plus profonde et soi-dit en passant,
qui n’a duré que trois jours (dans sa durée officielle) et non
quatre comme nous le serine l’ADI ….


D’ailleurs la conférence de presse du jeudi n’a pas fait bouger beaucoup de supports en dehors de ceux qui s’intéressent à l’Afrique et à l’affaire Borre. Est-ce les conséquences d’une mauvaise organisation par les services de l’Ambassade à Paris ou tout simplement d’un non-intérêt de la presse. En tout cas et compte-tenu des réelles difficultés qu’il a pour s’exprimer en français (contrairement à ce qu’il croit)et de la pitoyable colère qu’il a piqué devant tout le monde, il valait mieux qu’il n’y ait pas grand monde. Sinon sa notoriété en aurait été encore plus affaiblie !

Etonnant, surprenant ?

Pas tant que cela, il
ne faut pas oublier que Guelleh avait été convoqué à
Paris et non invité, comme il a essayé de nous le faire croire.
Cela explique certainement qu’il n’ait rien obtenu au cours de son voyage
durant lequel, il aurait pu être amené au contraire à
s’expliquer et à justifier certaines attitudes et décisions
qui ne vont pas tout à fait dans le sens ni de la rigueur financière,
ni du respect des Droits de l’homme. Ce ne sont que deux exemples, parmi une
longue liste.

Mais qu’il se console,
la petite porte, c’est toujours mieux que la porte close ; ce qui pourrait
bien arriver, s’il continue à afficher de nouvelles prétentions.

06/10/02 Selon une dépêche AFP, nous apprenons que seuls deux nouveaux partis politiques sont seulement en instance de formation à Djibouti

DJIBOUTI, 5 oct
(AFP) – Un mois après l’ouverture du système politique de la
République de Djibouti au multipartisme intégral, deux partis
politiques seulement sont en instance de formation, a-t-on appris samedi de
sources concordantes.

Ismaël Guédi
Hared, ex-directeur de cabinet de l’ancien président de la République
Hassan Gouled Aptidon, et l’ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed sont
les seuls à avoir satisfait aux préalables financiers à
la création d’un parti. Ils "ont déposé des cautions
financières de 2 millions de francs Djibouti chacun au Trésor
National", a indiqué le conseiller technique du ministère
de l’Intérieur, Abdoulrazak Ahmed.

"Nous sommes fin
prêts et devrons déposer le dossier de création de notre
parti au ministère de l’Intérieur d’ici deux jours", a
précisé à l’AFP M. Dini, joint au téléphone.

La formation de M. Dini
va également changer son appelation de Front des Républicains
Unis pour le Développement-National (Frud-National) pour celle d’Alliance
des Républicains pour le Développement (ARD), ont annoncé
plusieurs de ses proches. "Nous allons changer de nom", s’est-il
borné à déclarer, invitant les journalistes à
patienter.

Le nom du FRUD faisait
l’objet d’une dispute entre deux de ses tendances qui ont mené toutes
deux une lutte armée contre le pouvoir, celle dirigée par Ali
Mohamed Daoud, qui a finalement signé en décembre 1994 une alliance
avec le parti au pouvoir, et celle de M. Dini, qui a gardé les armes
jusqu’en mai

Djibouti est entrée
dans l’ère du multipartisme intégral le 4 septembre dernier,
à la fin d’une période transitoire de dix ans qui limitait à
quatre le nombre de partis politiques légaux.

Des élections législatives
pour le renouvellement des 65 sièges de l’Assemblée Nationale
de Djibouti sont prévues en décembre prochain.

________________________

Note de l’ARDHD
:
Mais que font les autres partis, comme le PND et le PRD. Certes, nous savons
qu’ils ont été doublés par des partis bis, mais ils devraient
quand même se remuer pour se faire reconnaître légalement
en tant que tels. Sinon le régime fourbe de Guelleh aura beau jeu de
leur dire que seuls les partis bis comptent.

Ou bien ?

Ces partis de Daf,
d’Aden Robleh, de Moussa Idriss, seraient sur le point de créer un
vaste parti qui pourrait soutenir la majorité présidentielle.
Elucubration de nos esprits torturés ?
Pas si sur, l’avenir pourrait réserver des surprises sur ce plan.

Nous espérons
quand même nous tromper ou avoir été mal informés
sur les projets en cours, car ce serait vraiment consternant et décourageant
pour tous les militants sincères.

06/10/02 Toujours des rumeurs autour d’une maladie possible qui affecterait Guelleh. Vérité ou intoxication bien dirigée ?

Depuis plusieurs mois,
nous sommes régulièrement alertés par des rumeurs concernant
la maladie de Guelleh. Nous n’avons jamais souhaité nous en faire l’écho,
d’autant plus que personne n’a jamais apporté d’informations précises
sur le type de maladie et sur sa gravité réelle.

Récemment,
les informations sont venus de personnalités dorénavant proches
de Guelleh. Elles ont affirmé qu’elle l’avait trouvé fatigué
et grossi lors de son voyage à Paris …

Toutes les hypothèses
sont permises, y compris celle d’une monstrueuse manoeuvre d’intoxication,
destinée à endormir l’opposition.

En effet, nous sommes
à la veille d’un scrutin qui pourrait être serré et même
défavorable à Guelleh. En se faisant passer pour moribond, il
pourrait jouer par exemple sur la corde sensible en laissant entendre : "votez-moi,
de toutes les façons, je n’en ai plus pour longtemps et je laisserai
la place …. au débat politique transparent"

L’histoire des hommes
est parsemée d’exemples de ce genre. Et curieusement après avoir
gagné les élections, les moribonds se remettent sur leur pied,
ayant retrouvé tous leurs moyens, toute leur audace et tout leur cynisme.

Nous le répétons,
nous ne disposons d’aucune information crédible sur le sujet, ni pour
affirmer, ni pour contredire, mais nous sommes surpris que la rumeur soit
véhiculée maintenant par des proches et nous nous méfions.

Que l’opposition
soit bien vigilente et qu’elle ne se laisse pas intoxiquer par une communication
dirigée depuis le Palais de l’Escale.

La compassion ne
serait pas de mise, car elle servirait Guelleh à tromper une fois de
plus ses électeurs.

06/10/02 Djibouti célèbre la journée mondiale des enseignants selon une dépêche de l’ADI

DJIBOUTI (ADI) – 5 octobre – A l’instar du monde entier, la République de Djibouti a célébré aujourd’hui la journée mondiale des enseignants dont le thème est cette année : ‘Enseigner c’est susciter le dialogue chaque jour’.

Les mauvaises langues ont cru bon de modifier légèrement ce slogan en ce qui concerne spécifiquement Djibouti

Enseigner à Djibouti, c’est subir chaque jour l’absence de dialogue avec le régime, c’est recevoir des coups de matraque, c’est se faire sucrer son salaire et ses primes et c’est aussi se faire inviter régulièrement à Nagad.

05/10/02 Poursuite de notre reportage-photo dans Djibouti-Ville, grâce aux documents qui nous sont fournis par des reporters amateurs et des membres de la gendarmerie et de l’armée.


La Caisse de paiement des retraites

La caisse
de paiement des retraites est fréquemment l’objet de manifestations
! Parce qu’elle ne paye plus les retraites. Ces manifestations sont réprimèes
violemment par le pouvoir qui n’hésite pas à tirer sur la foule
à balles réelles, faisant souvent des morts et toujours des
blessés : les vieux retraités, les anciens combattants handicapés.

Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama (ci-dessus),
officiers de la Garde présidentielle, s’étaient illustrés
le 18 avril 2002 en attaquant sauvagement des anciens combattants. Le carnage
avait pu être interrompu grâce à l’intervention de soldats
allemands et à l’arrivée ensuite des FFDJ, dont l’attitude n’avait
pas été bien comprise, puisqu’elles auraient eu une altercation
avec les allemands.

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Qui réalise les travaux publics en ville ?

Si vous lisez
cette pancarte, vous découvrirez que les entreprises qui ont eu les
marchés publics, sont toutes liées à IOG, par personnes
interposées.

Guelleh a
suscité la constitution de nombreuses entreprises dans différents
domaines, dont il a confié la gestion, pour son compte, à des
hommes de paille. Tous les marchés publics sont attribués systèmatiquement
à ces entreprises, sauf si une entreprise différente est en
mesure de payer une commission substantielle.

C’est l’un
des moyens utilisés par IOG pour détourner l’argent public,
mais ce n’est pas le seul.