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16/01/2014 (Bréve 350) FIDH / LDDH Djibouti : la répression s’intensifie

La brève arrestation ce jour de nombreux leaders et militants de la principale coalition de l’opposition, l’Union pour le salut national (USN) et des altercations qui en auraient découlé témoignent de l’intensification de la campagne de répression menée par le régime en place à l’encontre de toute voix contestataire à Djibouti que nos organisations condamnent.

«  Le régime condamne, emprisonne et harcèle les opposants politiques, les journalistes indépendants et les défenseurs des droits humains dans des proportions inquiétantes »
 a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. 

Le 16 janvier 2014, une dizaine de dirigeants de l’USN et un nombre indéterminé de militants qui célébraient le 1er anniversaire de la création de cette coalition d’opposition ont été brièvement arrêtés et placés en détention au centre de rétention de Nagad où des échauffourées auraient éclatés entre les détenus et la police faisant plusieurs blessés. A la suite de ces arrestations, le siège de l’USN situé au Q4 aurait été attaqué et vandalisé par des personnes non identifiées. 

Ces faits interviennent dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme. Depuis le début du mois de décembre 2013 des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains ont été condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmés leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil. Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. 

« Tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat » témoigne Me Zakaria Abdillahi, président de la LDDH et un des rares avocats djiboutiens tentant d’assister légalement les opposants, journalistes ou militants des droits humains inquiétés. 

En raison de l’assistance judiciaire qu’il apporte aux militants d’opposition et en raison de ses dénonciations des abus du pouvoir, Me Zakaria Abdillahi, est harcelé, surveillé et reçoit des menaces de mort. De la même, façon toute voix contestataire est soumise à un harcèlement policier et judiciaire. 

La FIDH et la LDDH appellent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à cette répression et à se conformer à ses obligations nationales et internationales de respect des droits humains, en particulier les droits civils et politiques. Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et les diplomaties influentes, notamment celles qui ont des bases militaires à Djibouti (France, USA, Japon, etc) à interpeller les autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les libertés fondamentales. 

Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées. Depuis lors, lesarrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants. En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

19/05/06 (B350-A) LA TRIBUNE : Djibouti devient une annexe de Dubaï. (Article signalé par un lecteur).

Dubaï investit près de 300 millions de dollars dans un nouveau complexe portuaire à Djibouti. Pour Djibouti, cela pourrait être le début d’une nouvelle ère. Avec quelques risques.

Pour Dubaï, il ne s’agissait que de temps : tôt ou tard, un port mieux placé sur la route du canal de Suez, axe incontournable du commerce Europe-Asie, allait s’imposer et lui subtiliser ses parts de marché. L’émirat a choisi d’anticiper : il a acheté la concurrence

La baie de Djibouti constituait l’emplacement idéal. Géographiquement, il est situé à l’entrée de la mer Rouge, avec des eaux profondes naturelles et un hinterland (marché intérieur) éthiopien dynamique. Géopolitiquement, il accueille les forces armées américaines et françaises, et se revendique d’un islam paisible et tolérant. Politiquement, grâce à l’entremise d’un homme d’affaires local dynamique, Abdourahman Mohamed Boreh, les portes du pays sont grandes ouvertes.

19/05/06 (B350-A) LDDH : situation alarmante dans le Nord où la Garde présidentielle mène une campagne féroce de harcèlements et d’arrestations arbitraires, alors qu’aucune action de résistance n’est signalée sur le terrain


Le Président

DERNIERES INFORMATIONS DU 18 MAI 2006

sur la situation alarmante
dans le Nord

Arrestations, harcèlements,
humiliations se multiplient

Tadjourah :

L’armée est rentrèe dans ses casernes depuis le 16 mai 2006. Mais le traficroutier vers la brousse reste interdit même pour les cavaranniers.

OBOCK :

L’arrière-pays de cette région reste soumis à un sévère blocus depuis le 13 mai 2006.

Une dizaine de civils qui participaient à une cérémonie de mariage à Soublali (15 kilomètres d’Obock) ont été arrêtés le 15 mai 2006 puisi ncarcérés au poste de police d’Obock, trois (3) d’entre eux viennent d’être transférés à Djibouti.

Ce matin plusieurs dizaines de bergers ont été arrêtés dans la palmeraie d’Obock distante d’environ un kilomètre du centre de la ville d’Obock. Ils sont toujours détenus au poste de police.

C’est la garde présidentielle qui dirigerait la répression à Obock.

Aujourd’hui 18 mai 2006 par voie médiatique (RTD), le régime indique avoir expédié à Mogadiscio 19 tonnes de médicaments destinés aux hôpitéux de cetteville qui a été le théâtre de violents combats ces deux dernières semaines, alors qu’une partie de nos populations du Nord de notre pays est sous strict blocus alimentaire et sanitaire, dans des régions où l’on ne signale actuellement aucune confrontation armée.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

19/05/06 (B350-A) Radio-Trottoir / Flash Info d’un lecteur : Guelleh s’occupe bien de ses affaires

Qui a dit que Guelleh était un potentat prédateur et rétrograde ?

Il est vrai que depuis quelques mois, il a fait interdire la consultation des sites Internet qui lui donnent beaucoup de fils à retordre.

Pourtant l’homme demeure un partisan acharné des nouvelles technologies de
l’information (NTI).

Ainsi mercredi dernier, son Ministre de l’Information, accompagné du nouveau
Directeur de Djibouti Télécom, a inauguré un espace Internet à la maison des
jeunes non réhabilités (d’Arhiba) ;

A cette occasion, le Ministre a annoncé que les jeunes désoeuvrés d’Arhiba
bénéficieraient d’une connexion gratuite d’Internet durant les six prochain
mois.

Le même jour, le Ministre de l’Habitat, le richissime propriétaire « Johar
» (à la tête d’un parc immobilier de plus d’un milliard de francs Djibouti)
s’est rendu à Obock en compagnie du Représentant de l’Union Européenne.

Comme pour s’associer à la fête de l’Europe, ces messieurs se sont affichés
ensemble sur le chantier de construction de quelques deux cents (200)
minuscules logements financés à hauteur de 400 millions de francs Djibouti
par Bruxelles.

Histoire de tenter de démontrer que la Région d’Obock n’est soumise à aucun blocus,
mais qu’elle est en pleine reconstruction.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres à l’ouest et au nord de cette ville
les forces gouvernementales ratissaient la brousse d’Obock à la recherche de
nouveaux rebelles.

OBSERVATOIRE N° B142b

Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil
est un militaire qui s’était distingué avec
et le Lieutenant Mohamed Djama (ci-dessous)



pour avoir donné l’ordre de tirer à balles réelles, le jeudi 18/04/02, sur les vétérans de la guerre contre les résistants du FRUD, qui manifestaient pacifiquement pour réclamer le paiement des arrièrès qui leur sont dus.

Commandé par le colonel Dembil, ancien chef de la garde présidentielle, le corps expéditionnaire de Guelleh inflige depuis le 12 mai un féroce blocus aux nomades de cette région.

A ce jour, plusieurs chauffeurs routiers on vu leurs véhicules confisqués, tandis que des centaines de civils ont été dépouillés de leurs maigres vivres.

Par ailleurs, la soldatesque de Guelleh a procédé à de nombreuses arrestations de bergers.

Certains d’entre eux croupissent depuis le 15 mai dans les casernes d’Obock

 

Le trafic routier et caravannier est bel et bien interrompu dans les régions
de Tadjourah et d’Obock, n’en déplaise aux « élus décentralisés »..

Il est fort à craindre, que si ce sinistre blocus se poursuit, les civils du
nord soient contraints de déserter encore leur pays, pour fuir en Ethiopie
et en Erytrée comme en 1993 les blocus imposés par le Gouvernement
Djiboutien.

Pour l’heure, le jouisseur Guelleh semble dire aux nomades du Nord, qui ont
faim : « connectez-vous à Internet surtout que c’est gratuit à la Maison des
Jeunes Arhiba ».

Un jeune internaute d’Arhiba,
les pieds dans la boue

18/05/06 (B350-A) Les biens de feu Mohamed Elabeh ont été vendus aux enchères. (Article paru dans La Nation et signalé par un lecteur)

________________________________________ Note de l’ARDHD

Nous ne connaissons pas tous les détails ni le contexte précis de cette nouvelle affaire, mais l’information a de quoi surprendre, dans la mesure où ce genre d’opération de saisie et de ventes aux enchères publiques, lorsqu’elles concernent des hommes politiques, sont souvent le résultat d’actes délibérés commis par Guelleh pour faire pression sur ses opposants et pour les réduire au silence. (Par exemple Moumin Bahdon ou Aden Robleh)

Aujourd’hui, cette affaire concerne la sucession d’un homme politique de grand talent, dont les causes de la disparition n’ont jamais été clairement établies. Des rumeurs d’empoisonnement circulent souvent …

Ce qui surprend, c’est que selon les informations en notre disposition, la famille proche de Mohamed Elabeh, en dépit de ce qui précède, s’était officiellement ralliée au pouvoir dictatorial et entretenait d’excellentes relations avec Paulette et le chamelier.

Cette mesure, passée relativement inaperçue, contre les biens du défunt et donc l’héritage des enfants soulève de nombreuses interogations ..

_____________________________________________

En vertu de la grosse notariée dûment exécutoire (fun acte notarié de Convention de dompte courant avec affectation hypothécaire n° 1562 du 16 mars 1989, passé pardevant Maître AbdaLiah Mohamed Kamil, Notaire à Djibouti, enregistré le 19 mars 1989 sous tes réfrences ACPIVOL93 F691 n° 753, et à la requête de la Banque pour le Commerce et l’industrie Mer Rouge (SCI MR), il sera procédé le Mardi 25 Avril 2006 à 10 h du matin, en Vaudience des criées de la Chambre Civile du Tribunal de Première’ Instance de Djibouti, Palais du Peuple) Salle des Audiences, à la vente sur saisie immobilière dune parcelle de terrain urbain, bâtie, sise à
Djibouti, Plateau du Marabout, lot n°590, objet
du Titre Foncier n°1536, d’une superficie de
1.607 m2, appartenant à la succession de
Mohamed Djama Elabé.

Mise à prix: 50 000 000 FD (cinquante millions francs Ojibouti).

Pour les conditions d’adjudication, voir le Cahier des charges déposé au Greffe Civil du Tribunal de Première Instance de Djibouti

Les enchères seront obligatoirement portées par Ministère d’Avocat.

Pour tous renseignements, s’adresser à
Maître Wabat Daoud, Avocat à la Cour,
demeurant à Djibouti, rue Bourhan Bey –
Tét: 35 47 02.

18/05/06 (B350-A) Radio-trottoir : enfin des Djiboutiens s’opposent aux exécutions sommaires sur le territoire de la République … mais il s’agit de l’abattage des volailles ! (selon Reuters en Anglais)

Selon une dépêche de l’Agence Reuters en Anglais, les populations djiboutiennes se seraient élevées pour empêcher l’exécution sommaire de milliers de volailles. Elles réclament une indemnisation à juste titre.

On sait que ces populations, peu fortunées au départ, ont été appauvries par le régime qui a confisqué l’économie à son seul profit. De plus, elles sont victimes de la sécheresse et on comprend leur réaction légitime. Il est clair qu’au titre de précaution, il faut abattre les volailles à risque, d’autant plus que l’on parle déjà de trois cas de contamination à l’homme, rien qu’à Djibouti, ce qui pourrait sous-entendre, un nombre plus élevé … en réalité.

Mais c’est au Gouvernement de Guelleh d’assumer les pertes financières, d’autant plus qu’il reçoit tellement d’aides internationales …. Guelleh devrait se méfier car les casseroles judiciaires infectées au même virus commencent leur migration vers les Palais de l’Escale et d’Haramous et qu’il n’aura pas de protection ce jour-là ….

_______________________________ Reuters

(18/05/2006) Le gouvernement djiboutien a arrêté l’abattage des volailles dans le sud du pays suite au refus de la population de coopérer avec les autorités. Selon l’agence Reuter la population concernée revendique une indemnisation pour ses pertes. Article en anglais

Residents halt Djibouti bird flu chicken slaughter

Wed 17 May 2006 9:06 AM ET

By Omar Hassan Awale



DJIBOUTI, May 17 (Reuters) – Djibouti, which has confirmed the first human bird flu case in sub-Saharan Africa, has halted slaughtering poultry after residents refused to cooperate unless they received immediate compensation, an official said.



Vets assisted by police in the Red Sea country of 300,000, slaughtered 26 chickens this week in the village of Bahour, the area near the Somali border where a two-year old girl tested positive for the deadly H5N1 avian influenza virus.



But when they arrived in another area nearby, angry villagers refused to hand over their chickens.



« The residents did not want to cooperate because the government cannot answer their call to be compensated immediately, » Moussa Ibrahim, head of livestock at the agriculture ministry, told Reuters late on Tuesday.



Officials were meeting on Wednesday to discuss their next move, with the intention to re-start slaughtering domestic chickens soon.



The infected girl was said to be in a stable condition. Three of her siblings have also had tests for possible infections.



« She is in good health. She does not have a temperature or a cough, she has nothing, » the girl’s father Abdi Ali Robleh, told Reuters. « We are waiting to hear whether we can go home. »



Djibouti says more than $4.4 million will be needed to fight the spread of the virus and has appealed to the international community for help.



© Reuters 2006. All Rights Reserved.

18/05/06 (B350-A) Reuters : STRASBOURG – Les Américains reconnaissent que la CIA n’a pu enlever ou faire transiter en Europe des personnes soupçonnées de terrorisme sans l’accord au moins tacite des Etats, a affirmé à Strasbourg une commission du parlement européen.

"Toutes les personnes que nous avons rencontrées (aux Etats-Unis) ont suggéré ou confirmé que le programme de ‘restitutions extrajudiciaires’ en Europe ‘avait pu être mené qu’au su et avec le soutien des gouvernements", a déclaré Carlos Coelho, président de la commission parlementaire sur les activités de la CIA.

"Des officiels du département d’Etat (le ministère américain des Affaires étrangères) nous ont dit, en termes plus diplomatiques, que les Etats-Unis n’avaient jamais violé la souveraineté des Etats membres de l’Union européenne", a-t-il ajouté.

"D’autres ont admis plus directement l’implication de gouvernements européens", a poursuivi le député qui rendait compte lors d’une conférence de presse de son récent déplacement aux Etats-Unis, du 8 au 12 mai, avec des membres de la commission parlementaire.

Selon Claudio Fava, son rapporteur, ces "restitutions extrajudiciaires" auraient concerné 30 à 50 personnes depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et le début de la guerre menée par les Américains contre le terrorisme.

"Nous avons également eu confirmation d’une source fiable au sein de la CIA que la séquestration d’Abou Omar à Milan (Italie) n’a pu avoir lieu sans que les services de renseign ent italiens l’aient su", a-t-il ajouté.

La justice italienne enquête actuellement sur cette affaire. Elle concerne l’enlèvement de Hassan Moustafa Ossama Nasr, dit Abou Omar, réfugié égyptien enlevé en juin 2003 à Milan (Italie) par des hommes de la CIA et transféré en Egypte, via la base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne.

Dick Marty, un parlementaire suisse qui enquête également sur les activités de la CIA au nom de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, avait déjà estimé en janvier que "les gouvernements européens ou du moins leurs services secrets" ne pouvaient avoir ignoré de telles opérations.

Le 12 avril, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, indiquait de son côté qu’un des 46 Etats membres de l’organisation avait officiellement admis que des détenus avaient été illégalement remis à des services secrets étrangers sur son sol.

Les enquêtes menées conjointement par le Conseil de l’Europe et par l’Union européenne font suite aux révélations de la presse américaine et de plusieurs organisations non gouvernementales, en ovembre 2005, concernant l’utilisation par la CIA du territoire européen pour détenir ou transférer illégalement des prisonniers.

Reuters

18/05/06 (B350-A) Un concert à Ottawa. (Lecteur) – Habeenkii Fanaankii Ottawa Ramadan Guessaleh.

Le concert du chanteur Ramadan Guessaleh aura lieu :

le vendredi 26 mai, 2006 à Jim Durell Arena,
1264 Walkley Road, Ottawa

L’entrée est 20 $

Au programme, entre autres,
des oeuvres d’Amin Amir.

Pour de plus amples informations.

http://www.hiiraan.com/ad/2006/ottawa/Ramadan.html