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18/05/06 (B350-A) Un concert à Ottawa. (Lecteur) – Habeenkii Fanaankii Ottawa Ramadan Guessaleh.

Le concert du chanteur Ramadan Guessaleh aura lieu :

le vendredi 26 mai, 2006 à Jim Durell Arena,
1264 Walkley Road, Ottawa

L’entrée est 20 $

Au programme, entre autres,
des oeuvres d’Amin Amir.

Pour de plus amples informations.

http://www.hiiraan.com/ad/2006/ottawa/Ramadan.html

18/05/06 (B350-A) Classée par GEO, 150ème sur 152 pays étudiés sur le plan du Respect des Droits de l’homme, la République de Djibouti se vante d’avoir obtenue son élection au Comité Onusien des Droits de l’Homme, en dépit du vote contraire des USA … (ADI)

Si Djibouti ne figure pas en dernière place, c’est grâce à la Somalie et à la Corée du Nord, qui ont été encore plus mal classées.

___________________________________ Extrait de l’ADI

DJIBOUTI (ADI) – 10 Mai 2006- L’Assemblée générale a élu aujourd’hui à New York les 47 membres du Conseil des droits de l’homme, par 170 voix pour, quatre contre (États-Unis, Îles Marshall, Israël et Palaos) et trois abstentions (Bélarus, République islamique d’Iran et Venezuela).


Les 47 membres du Conseil des droits de l’homme, dont la République de Djibouti, ont été élus directement et individuellement, au scrutin secret, à la majorité des membres de l’Assemblée générale, pour un mandat de trois ans, non renouvelable après deux mandats consécutifs.

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Il est intéressant de noter que les USA ont voté contre ….

18/05/06 (B350-A) Guelleh signe avec les Américains, un accord aux termes duquel, il met à la disposition des USA des facilitées sur le territoire djiboutien … ! Qu’a-t-il reçu en échange ou plutôt, combien ?

_______________________________ Note de l’ARDHD
On sait bien ce que veut dire ce genre d’accord (1 – ADI). Les Américains vont pouvoir utiliser encore plus largement le territoire de la République de Djibouti pour y conduire les opérations qu’ils décideront sans aucun contrôle possible.

Selon un article paru dans Le Monde (2 _ Le Monde), les Américains ont bien effectué des vols « non inscrits » vers Djibouti et retour. Ils ont certainement transporté des prisonniers, dans le cadre d’opérations appelées pudiquement « restitution extraordinaire », qui consiste à aller torturer des suspects dans d’autres pays.

Rappelons, que selon un rapport récent d’Amnesty international, au moins deux prisonniers auraient affirmé avoir été torturés sous le portrait de Guelleh !!! On peut se demander si Djibouti n’abriterait pas une prison secrète …. avec l’aval de Guelleh.

Mais comme Guelleh ne fait jamais les choses par conviction, mais pour de l’argent, personne ne sera surpris de lire dans l’ADI (3 – ADI), que l’USAID a aussitôt débarqué avec des cadeaux officiels et très probablement officieux sous la forme d’une subvention directement versée au dictateur compréhensif !

____________________________________________ 1 – ADI

La République de Djibouti et le gouvernement des Etats-Unis signent un accord relatif à l’accès et l’utilisation des facilités sur le territoire djiboutien

DJIBOUTI (ADI) – 16 Mai 2006- La République de Djibouti et le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique ont conclu, avec succès, une longue négociation de deux ans qui, le 11 mai dernier, a abouti à la signature d’un accord relatif à l’accès et à l’utilisation des facilitées sur le territoire djiboutien.

A l’issue de cette cérémonie de signature qui s’est tenue dans l’enceinte de la Chancellerie de la République de Djibouti à Washington, l’Ambassadeur Roble Olhaye s’est déclaré réjouit de cet accord qui, a-t-il dit, nous permettra de mettre en place un partenariat crédible.

Mme Theresa Whelan, Deputy Assistant Secretary of Defense qui a co-signé cet accord, au nom du gouvernement des Etats-Unis, a quant à elle exprimé « sa satisfaction en vue de renforcer davantage les relations entre les deux pays d’une façon tangible ».

_________________________________ 2 – Le Monde (Rafaële Rivais)

Quelque « 30 à 50 personnes » auraient fait l’objet de « restitutions extraordinaires » depuis les attentats du 11 septembre 2001 : c’est ce qu’a déclaré l’eurodéputé Claudio Fava (socialiste italien), rapporteur de la commission d’enquête du Parlement européen sur la CIA, mercredi 17 mai, au cours d’une conférence de presse à Strasbourg.

La commission parlementaire essaie de faire la vérité sur les « restitutions extraordinaires » auxquelles se serait livrée l’Agence centrale de renseignement américaine sur le territoire de l’Union européenne : cette pratique consiste à envoyer des suspects de terrorisme dans des pays tiers, afin qu’ils y soient interrogés, y compris sous la torture.

Les eurodéputés sont allés à Washington, du 8 au 12 mai, rencontrer non seulement des représentants du gouvernement américain, mais aussi d’anciens agents de la CIA qui ont tenu à conserver l’anonymat.

C’est l’un de ces anciens agents qui a confié à Carlos Coelho (PPE, portugais), président de la commission parlementaire, et à Claudio Fava que 30 à 50 prisonniers auraient été transférés vers des pays où ils risquaient d’être torturés. Ce chiffre ne comprend pas ceux qui ont été envoyés à Guantanamo ou en Afghanistan, a précisé M. Fava. « Nous n’avons pas leurs noms et nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus », a-t-il ajouté.

Cet agent leur a dit que la CIA n’aurait pas pu procéder à ces enlèvements sans l’accord tacite des Etats européens. « Nous avons confirmation, auprès d’une source fiable au sein de la CIA, que la séquestration de l’imam Abou Omar à Milan n’a pas pu avoir lieu sans que les services de renseignement italiens l’aient su », a précisé M. Fava.

D’autres sources « au sein du renseignement américain » ont assuré en outre qu' »il y a eu des prisons secrètes en Europe, en Asie et en Afrique ». « Des ONG nous ont parlé de huit prisons, dont l’une serait encore en activité en Afrique », a ajouté M. Fava.

L’eurodéputé italien a assuré que « John Bellinger, conseiller juridique du département d’Etat, n’a « ni confirmé ni infirmé » l’existence de restitutions, mais qu’il les a « justifiées d’un point de vue politique » ».

Rafaële Rivais

Un extrait de la Carte publiée par Le Monde et qui concerne des vols secrets réalisés entre le 22 janvier 2004 et le 17 janvier 2005.
Pour plus d’information :article, carte_1, carte_2

________________________________ 3 – ADI

Visite à Djibouti du Directeur régional de l’USAID

DJIBOUTI (ADI) – 17 Mai 2006- Le ministre des Affaires étrangère et de la coopération internationale M. Mahamoud Ali Youssouf et le directeur régional de l’USAID M. Andrew Sisson ont co-présidés aujourd’hui une cérémonie consacrée à la signature de l’acte de remise d’équipements destinés au Centre régional d’exportation de bétail de Djibouti.

Ont assisté à cette cérémonie de signature, l’Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique Mme Marguerette Ragsdale, la représentante de l’USAID à Djibouti Mme Janet Schulman, le président de la chambre de commerce M. Said Omar ainsi que de nombreux hauts cadres issus des Ministères de l’agriculture et des affaires étrangères.

Dans un bref discours qu’il a prononcé à cette occasion, le ministre des Affaires étrangère et de la coopération internationale a, au nom du gouvernement djiboutien, remercié en les Etats-Unis d’Amérique pour leur soutien constant aux projets de développement multisectoriels.

Le directeur régional de l’USAID M. Andrew Sisson a, quant à lui, rappelé dans son intervention que l’USAID est ravi de participer à la mise en œuvre du projet du centre régional d’exportation de bétail de la corne d’Afrique.

M. Andrew Sisson s’est dit également très satisfait du remarquable travail effectué par l’USAID dans la région depuis le début de leur mission de travail.

L’Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique Mme Marguerette Ragsdale a enfin indiqué dans son allocution qu’il s’agit là d’un événement majeur qui, a-t-elle ajouté, illustre l’excellence des liens d’amitié qu’entretiennent la République de Djibouti et les Etats-Unis d’Amérique.

Pour la représentante du gouvernement américain, la fourniture de ces équipements d’une valeur de six millions de dollars s’inscrit dans le cadre de la promotion du commerce international et du règlement du problème régional en matière de sécurité alimentaire.

« Ce qui permettra sans aucun doute à la République de Djibouti d’augmenter son économie en exportant le bétail vers le Moyen Orient », a-t-elle ajouté en substance.

17/05/06 (B350-A) Appel d’urgence d’un lecteur en faveur des populations du Nord de Djibouti qui sont victimes d’un nouveau blocus imposé par Guelleh et qui sont ploàngées dans une situation catastrophique.

La situation au Nord de la République de Djibouti est très inquiétante pour
les populations civiles interdites de tout ravitaillement.

Ce blocus latent et sielncieux doit d’ores et déjà être considéré comme une
tentative de génocide à l’égard d’une population ciblée et dont le premier
responsable est le Chef de l’Etat.

17/05/06 (B350-A) LDDH : Lettre ouverte au Chef de l’Etat Djibouti, le 16 mai 2006 

Monsieur le Président,

L’urgence impose à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.) de
vous adresser une lettre ouverte car vous êtes de par la constitution le
garant de la Paix civile et l’ultime recours officiel pour apporter une
solution pragmatique à la grave crise politique et sociale que traverse
notre pays.

Cette démarche nous est dictée par une claire conscience de notre mission,
l’échec de nos multiples tentatives de médiation pour la résolution des
conflits politiques et sociaux auprès des différents ministères concernés et
la conviction que cette impasse ne saurait perdurer sans conséquences
fâcheuses pour notre pays qui reste le seul pays de la région depuis le
lendemain de votre élection à ce jour à ne pas connaître de conflit armé.

La conviction qui nous anime dans cette démarche, c’est aussi le constat
avéré qu’aucun pouvoir nulle part au monde n’a durablement gouverné sans
troubles majeurs en écartant du processus de prise de décision d’aussi
incontournables forces vives d’un pays que sont les syndicats ou les partis
politiques légaux dans le cadre d’un dialogue dépassionné et serein : seul
un tel cadre rendra possible une sortie de crise pacifique à l’actuelle
impasse.

C’est dans le cadre de ses missions de défense des droits inaliénables de
tous les Djiboutiens, de prévention et résolution des conflits que la
L.D.D.H. vous invite à initier ce dialogue salutaire !

Le souhait de la L.D.D.H. dans cette démarche désintéressée est de prendre
date avec l’Histoire en apportant sa contribution à la tradition
Djiboutienne établie de règlement des conflits sans interférences
étrangères.

Il nous semble utile de rappeler qu’au plus fort du conflit civil qui a
déchiré notre pays, la L.D.D.H. avait déjà lancé fin 1999 le même Appel au
dialogue qui a sans tarder, été entendu de part et d’autre.

La L.D.D.H. reste raisonnablement optimiste quant à une suite favorable à
son Appel au Dialogue : d’abord parce que le silence des armes depuis
février 2000 vous est en partie redevable, ensuite parce que toutes les
forces vives ont toujours officiellement affirmé leur disposition à la
négociation, enfin parce que nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune autre
solution politique durable à cette grave crise.

En espérant pour la Paix à Djibouti, une oreille attentive et responsable à
notre appel, veuillez agréer, Monsieur le Président l’expression de nos
sentiments déférents.   

17/05/06 (B350-A) STRASBOURG – Les Américains reconnaissent que la CIA n’a pu enlever ou faire transiter en Europe des personnes soupçonnées de terrorisme sans l’accord au moins tacite des Etats, a affirmé à Strasbourg une commission du parlement européen. (Info lecteur)

« Toutes les personnes que nous avons rencontrées (aux Etats-Unis) ont suggéré ou confirmé que le programme de ‘restitutions extrajudiciaires’ en Europe ‘avait pu être mené qu’au su et avec le soutien des gouvernements », a déclaré Carlos Coelho, président de la commission parlementaire sur les activités de la CIA.

« Des officiels du département d’Etat (le ministère américain des Affaires étrangères) nous ont dit, en termes plus diplomatiques, que les Etats-Unis n’avaient jamais violé la souveraineté des Etats membres de l’Union européenne », a-t-il ajouté.

« D’autres ont admis plus directement l’implication de gouvernements européens », a poursuivi le député qui rendait compte lors d’une conférence de presse de son récent déplacement aux Etats-Unis, du 8 au 12 mai, avec des membres de la commission parlementaire.

Selon Claudio Fava, son rapporteur, ces « restitutions extrajudiciaires » auraient concerné 30 à 50 personnes depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et le début de la guerre menée par les Américains contre le terrorisme.

« Nous avons également eu confirmation d’une source fiable au sein de la CIA que la séquestration d’Abou Omar à Milan (Italie) n’a pu avoir lieu sans que les services de renseign ent italiens l’aient su », a-t-il ajouté.

La justice italienne enquête actuellement sur cette affaire. Elle concerne l’enlèvement de Hassan Moustafa Ossama Nasr, dit Abou Omar, réfugié égyptien enlevé en juin 2003 à Milan (Italie) par des hommes de la CIA et transféré en Egypte, via la base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne.

Dick Marty, un parlementaire suisse qui enquête également sur les activités de la CIA au nom de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, avait déjà estimé en janvier que « les gouvernements européens ou du moins leurs services secrets » ne pouvaient avoir ignoré de telles opérations.

Le 12 avril, le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, indiquait de son côté qu’un des 46 Etats membres de l’organisation avait officiellement admis que des détenus avaient été illégalement remis à des services secrets étrangers sur son sol.

Les enquêtes menées conjointement par le Conseil de l’Europe et par l’Union européenne font suite aux révélations de la presse américaine et de plusieurs organisations non gouvernementales, en ovembre 2005, concernant l’utilisation par la CIA du territoire européen pour détenir ou transférer illégalement des prisonniers.

15/05/06 (B350-A) LDDH : appel urgent en faveur des populations du Nord qui sont toujours victimes d’un blocus injuste imposé par les forces aux ordres de Guelleh.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 15 MAI 2006 LE NORD, DE NOUVEAU SOUS BLOCUS ?

La Décentralisation sabotée semble tourner au cauchemar dans les zones ayant
souffert  du conflit une décennie durant.

Toujours est-il que l’arrière-pays des régions de Tadjourah et d’Obock est
soumis depuis le 13 mai 2006 à un implacable blocus alimentaire et
sanitaire.

Les populations rurales du Nord ne comprennent pas les raisons de ce blocus
militaire de sinistre mémoire en cette période post-conflit, dans un
contexte politique marqué par l’instauration d’une décentralisation.

Mais que cherchent donc les centaines de soldats lourdement armés,
apparemment sous commandement de la garde présidentielle, qui empêchent
toute circulation des véhicules civils entre les chefs-lieux et  la brousse
privant ainsi de ravitaillement et d’évacuation sanitairesplusieurs dizaines
de milliers de personnes ?

Qui a donné l’ordre à ces militaires surarmés et nerveux d’imposer le blocus
à des zones pratiquement sous asphyxie économique depuis deux décennies ?

Le Chef de l’Etat serait-il devenu nostalgique « des dix années les moins
glorieuses de notre histoire » (cf. son discours prononcé au Palais du
Peuple le 12 mai 2001) ?

Sinon est-ce là un avant-goût  « du développement décentralisé » promis par
le pouvoir  aux populations des régions de l’Intérieur ? 

Pourtant ces gesticulations dangereuses ne sont certainement pas les
meilleurs moyens de sauvegarder une paix civile déjà fragilisée par des
injustices de toutes sortes imposées au peuple Djiboutien.

Quoi qu’il en soit, la paix civile et sociale, sans laquelle tout
développement devient illusoire semble s’éloigner, ne constituant plus la
préoccupation de l’heure.

Un exemple illustre la gravité de la situation :
On se souvient que le
régime a récemment lancé un appel à l’aide alimentaire internationale pour
soulager les sinistrés de la sécheresse.
Et dans le même temps, ses Forces armées empêchent tout ravitaillement des
populations du Nord allant jusqu’à s’approvisionner aux dépens des ruraux
sinistrés et terrorisés.

Face à cette situation inadmissible, la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) gravement inquiète :

– Exige la levée immédiate de cet intolérable blocus en temps de paix ;

– Dénonce les intimidations et autres interpellations abusives à l’encontre
des populations civiles ;

– s’étonne du silence inexplicable des forces armées étrangères stationnées
dans notre pays.

– Souhaite ardemment que le Comité International de la Croix Rouge de Genève
(CICR) puisse rapidement envoyer une Commission d’enquête sur le Terrain.

– Invite également l’ONG Internationale Reporters Sans Frontières (RSF) à venir s’informer sur la situation actuelle dans notre pays.

– Lance enfin, un Appel urgent pour l’établissement d’un dialogue politique
et social constructif entre le Gouvernement, l’Opposition et toutes les
Forces vives de notre pays.

M. NOEL ABDI Jean-Paul