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06/03/2014 (Brève 368) Compte-rendu de la conférence de presse de l’USN, à Paris le 22 février par Maki Houmed-Gaba

Lien avec l’article original sur le site de l’ARD

Compte rendu de la Conférence de presse de l’Union pour le Salut National (USN) à Paris le 22 février 2014

Le premier anniversaire des élections législatives du 22 février 2013 à Djibouti a été commémoré à Paris le 22 février 2014 lors d’une conférence de presse tenue au Café Bord de Seine de la Place Châtelet, à laquelle ont été conviés les membres de la communauté internationale, des citoyens djiboutiens et les responsables des organisations de la société civile française et africaines.

Cette conférence de presse a été animée par M. Maki Houmed-Gaba, représentant en France de l’Union pour le Salut National (USN), accompagné de M. Hachin Loïta Ahmed, porte-parole et représentant de l’UDJ pour l’Europe et de la militante du PND Saïda Barré-Falcou, et modérée par le journaliste et blogueur tchadien Makaila NGUEBLA.

Après avoir introduit le thème de la conférence qui était de faire le bilan et les perspectives des actions menées par l’USN depuis les élections frauduleuses de 2013, le modérateur a donné la parole à M. Maki Houmed-Gaba, qui est revenu la situation globale socio-politique qui prévaut dans le pays, une année après.

Il a présenté de manière synthétique l’histoire de la bataille politique depuis l’indépendance de Djibouti le 27 juin 1977, jusqu’aux élections législatives du 22 février 2013.

Les décennies de lutte pour la démocratie ont commencé après l’euphorie de l’indépendance, au lendemain de la première interdiction en 1981 du premier parti d’opposition de Djibouti, à savoir : le Parti populaire pour la démocratie (PPD).

La chape de plomb contre le désir de liberté des citoyens a été une première fois battue en brèche sous la férule d’une lutte armée fratricide à partir de 1991, accompagnée d’une répression féroce des civils accusés de collision.

Deux accords de paix arrachés arme à la main à la dictature entre 1994 et 2001 avaient donné l’espoir d’une première conquête démocratique avec la participation d’une opposition unie aux élections législatives de janvier 2003.

Mais la fraude caractérisée et la répression brutale à l’encontre des membres de l’opposition au lendemain des législatives de 2003 a amené celle-ci à s’abstenir de toute participation à la parodie électorale jusqu’en 2013.

Après une décennie de boycott des urnes, un rassemblement populaire inédit a détonné le 18 février 2011 à Djibouti-ville sous le signe d’un printemps arabe djiboutien qui a rassemblé 30.000 manifestants dans les rues de la capitale. Et un nouveau pacte en a été scellé entre le peuple et une opposition unifiée dans le nouveau cadre de l’Union pour le salut national (USN) pour un projet de participation solidaire.

Dès le lendemain des fraudes aux élections de février 2013 qui attribuèrent la victoire au parti présidentiel RPP en inversant globalement les résultats des urnes, les Djiboutiens occupent les rues plusieurs fois par semaine, bravant la répression et les arrestations systématiques qui s’abattent sur eux.

Le nombre de prisonniers politiques n’a cessé de grimper atteignant la trentaine en janvier de cette année, sans oublier les morts suspectes dans les prisons.

Malgré ce niveau insolite de répression, l’USN a toujours affirmé son esprit de responsabilité en axant les négociations sur ses propres revendications, notamment la publication des résultats par bureau de vote, les réformes démocratiques et le préalable de la libération de tous prisonniers politiques.

Au cours de la conférence de presse, le représentant de l’USN a rappelé que la coalition a proposé des négociations dès le début de la crise politique en mars 2013 en sollicitant une médiation. Elle a accepté d’honorer sa participation à quatre réunions avec les délégués du gouvernement du 14 août au 14 septembre 2013, sans aucun résultat encourageant.

Le 1er février 2014, à la demande du président djiboutien, un délégué de l’USN a été reçu au palais présidentiel. Ce dernier a été mandaté par un engagement formel de poser les mêmes revendications qui s’inscrivent dans le cadre des réformes démocratiques, de la libération des prisonniers politiques et de la reconnaissance de la victoire de l’USN aux élections législatives. Il n’a obtenu cependant qu’une promesse verbale du président djiboutien. Le 6 février, l’USN a remis un projet d’accord politique détaillant ses revendications mais n’a toujours pas reçu de réponse de la part du gouvernement à ce jour, le 22 février 2014.

Pour sa part, le représentant pour l’Europe et porte-parole de l’UDJ, Hachin Loïta, a fustigé les pratiques du régime dont la stratégie consiste à faire semblant de proposer l’ouverture de dialogue à l’USN. Il a insisté sur les signes contradictoires qui ne trompent pas sur la véritable volonté politique du président djiboutien.

Hachin Loïta a pu décrire le stratagème du gouvernement djiboutien pris dans l’étau d’un échéancier politique européen, onusien et américain durant l’année 2014, ce qui le décide à se lancer dans des propositions de dialogue visant à chercher à détourner la critique ou la condamnation de la communauté internationale.

Madame Saïda Barre-Falcou, militante de longue date pour la liberté et la démocratie à Djibouti et membre du PND, a fustigé l’attitude de « folie » qui caractérise l’actuel président Ismaël Omar Guelleh, puisque rien ne peut expliquer son entêtement à maintenir l’oppression alors tout le peuple est debout comme un seul homme pour lui demander de cesser de réprimer son peuple.

Madame Saïda Barré a énuméré les dernières victimes de la dictature, notamment l’enseignant mort en prison Mahmoud Elmi Rayaleh et les familles djiboutiennes expulsées de leur pays accusées de soutenir la coalition USN.

A une question d’« Afriques en lutte » sur les liens de l’USN avec le FRUD qui prône la lutte armée, le représentant de l’USN en France a rappelé les conditions historiques de l’avènement de cette lutte, pour conclure sur le dépassement de cette forme de lutte aujourd’hui, les Djiboutiens ayant choisi d’investir massivement la lutte pacifique et bénéficiant pour ce faire d’un soutien de la communauté internationale.

En réponse à une question sur l’islam politique à Djibouti, Hachin Loïta a rappelé combien l’islam était pacifique et tolérant dans son pays, où se côtoient des lieux de culte de toute obédience situés côte à côte dans les mêmes rues et accueillant librement leurs fidèles.

Abdourahman Mohamed Habib, dit Amigo, représentant le Comité d’opposition djiboutienne à Brest a énuméré la stratégie d’implantation de comités de soutien du gouvernement djiboutien dans plusieurs villes d’Europe, destinés à préparer une certaine diaspora à une nouvelle candidature constitutionnellement illégale du président djiboutien aux présidentielles d’avril et mai 2016.

S’agissant d’une question sur l’Union européenne qui utilise les bases militaires de Djibouti pour sa politique de défense, le représentant de l’USN a rappelé l’intérêt stratégique que représente Djibouti pour l’Europe et pointé combien les aides attribuées à Djibouti ne profitaient nullement aux Djiboutiens appauvris.

Ont été évoquées les démarches entreprises par les représentants de l’USN pour déjouer cette stratégie de communication mensongère du gouvernement djiboutien concernant l’affectation de l’aide européenne. Depuis lors, l’Union européenne en a pris acte et le parlement européen a déjà adopté une résolution le 4 juillet 2013 dénonçant la situation de crise sociale et politique qui perdure à Djibouti et demandant que la démocratie et les droits de l’homme ne soient pas sacrifiés à la sécurité et la paix.

La conférence de l’USN a permis enfin d’échanger sur diverses questions sur l’actualité djiboutienne, telles que la place des femmes dans la société et dans la lutte pour les droits.

Les perspectives nées des élections législatives de février 2013 consistent à maintenir le cap de la mobilisation des Djiboutiens pour un changement dans leur pays. Et seule la forte mobilisation unitaire enclenchée à l’occasion de ces élections pourra vaincre l’autocratie qui prévaut à Djibouti.

L’Union pour le salut national (USN) a élaboré un programme politique partagé avec le peuple djiboutien qui fait l’objet d’une réflexion profonde en y adjoignant une charte visant à refonder le projet sur des bases nouvelles.

Le modérateur Makaïla Nguebla a dénoncé à son tour les manipulations des dictateurs en Afrique qui utilisent les leviers identitaires pour affaiblir la marche de la révolte populaire. Makaïla a rendu hommage à ce titre aux Djiboutiens qui ont su garder le cap de la mobilisation en faisant fi de tous ces paramètres.

Un hommage particulier a été rendu à l’invité de renom de la conférence Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD), pour les nombreux services rendus à la lutte des Djiboutiens depuis la création de l’ARDHD en 1992.

Commencée à 15 heures, la conférence a pris fin à 18 heures 30 mn.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’USN en France
Fait à Paris le 28 février 2014

09/11/06 (B368) COMESA ou pas COMESA, c’est la misère à Djibouti voire plus une situation de survie précaire pour la grande majorité de ceux qui vivent dans la Capitale de notre pays. (Lecteur)

C’est
devenu un mythe : lorsque la crise économique frappe plus fort, lorsque
le chômage conjoncturel des femmes, des hommes et des jeunes en capacité
de travailler qui ont quitté leurs milieux rurales(campagne) vers le
milieu urbain (ville)pour trouver un "job".

A Djibouti, nul n’échappe à la misère conséquence
du chômage conjoncturel et structurel, conséquence lui-même
de la Mal gouvernance et de la Mal gérance du Budget national.

Il est évident que l’orchestration médiatique autour de ce COMESA,
est bien le signe de l’échec politico-économique du régime
accentué par la corruption. Ce qui génère une méfiance
particulière des pays créanciers à l’égard des
pays débiteurs comme Djibouti.

Nous nous lasserons pas de prévenir la Communauté Internationale,
que ce COMESA est orchestré par un être éthiquement déboussolé
et qui a comme seul mot d’ordre, l’Etat c’est moi, un point à la ligne.

Le COMESA est notre "traité de Bolkestein", nous le rejetons
en bloc et radicalement de façon nette.

09/11/06 (B368) Mais non, l’équipe de l’ARDHD ne délirait pas quand elle imaginait qu’un assassin présumé puisse être interviewé par un Grand quotidien français …. A lire dans Le Monde Un suspect de l’assassinat du juge Borrel prêt à s’expliquer. (info lecteur)

LE
MONDE | 09.11.06 | 15h02
Hamouda Hassan Adouani, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt
international depuis le 19 octobre pour “assassinat sur la personne de
Bernard Borrel”, explique, dans un entretien téléphonique,
qu’il est “prêt à répondre aux questions de la justice
française”. “Je ne suis pas en fuite, je veux bien qu’on
examine mon ADN”, poursuit cet ancien terroriste revenu dans sa ville
de naissance, Bizerte, en Tunisie.

La juge
d’instruction Sophie Clément veut comparer l’ADN de M. Adouani avec
les empreintes génétiques présentes sur le short du juge
Borrel, retrouvé mort à Djibouti, en 1995, dans des circonstances
mystérieuses. L’enquête avait d’abord privilégié
la thèse du suicide avant de s’orienter vers l’assassinat, sur la base
de plusieurs expertises, et de témoignages de Djiboutiens en exil à
Bruxelles.

“Je
ne pouvais sortir de prison que pour aller à l’hôpital, sous
escorte spéciale, explique M. Adouani. Je n’ai rien à voir avec
la mort du juge et avec ce régime djiboutien qui m’a condamné
à mort et torturé.” Il est le responsable d’un attentat
contre le café L’Historil, à Djibouti, qui a fait quinze morts,
en 1987. “Je regrette l’acte que j’ai commis, mais je ne regrette pas
mon engagement pour la cause palestinienne”, dit-il. Sa sentence a été
commuée en peine de prison à vie. Il a fait l’objet d’une grâce
du président djiboutien en juillet 2000. Il en avait fait la demande
après avoir été entendu par un juge d’instruction français
en mars 2000. “Je craignais pour ma vie”, car l’opposition djiboutienne
était, selon lui, mécontente de son témoignage.

Un ancien
garde présidentiel, Mohammed Saleh Alhoumekani, a témoigné
en janvier 2000 d’une rencontre, le lendemain de la mort du juge Borrel, entre
l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, le chef des
services secrets, le chef de la gendarmerie, un Français et deux prisonniers,
Hamouda Hassan Adouani et Awalleh Robleh, qui fait lui aussi l’objet d’un
mandat d’arrêt international. Un ancien gardien de la prison de Gabode,
où ils étaient détenus, a témoigné que
M. Adouani était sorti le soir du meurtre du juge. Ce que l’intéressé
dément.

“Nous
souhaitons qu’il vienne se présenter le plus vite possible devant la
justice française”, a commenté Me Olivier Morice, l’avocat
de la veuve du magistrat, Elisabeth Borrel.

10/11/06 (B 368) LDDH : Les Policiers ont-ils décidé de priver illégalement un Défenseur des Droits de l’Homme de la possibilité de sortir du territoire pour se rendre à un Forum sur les Droits de l’homme ?



Le Président

 

LETTRE
OUVERTE
AU CHEF D’ETAT MAJOR DE LA FNP
Le COLONEL ABDi ABDILLAHI
LE 9 NOVEMBRE 2006

envoyé par Jean-Paul Noël ABDI
Président de la LDDH


Mon Colonel,

J’ai l’honneur
d’attirer votre aimable attention sur le fait que la demande de la prorogation
de mon passeport est depuis le 4 novembre 2006 déposé à
votre signature.

Sur le
reçu du Service des passeports, le retrait, de l’original de ma carte
d’identité ainsi que mon passeport à être prorogé,
devrait avoir lieu le 7 novembre 2006.

Pratiquement
tous les jours je ne manque pas de m’inquiéter auprès de vos
Services de mes titres de circulations d’autant que, sans carte d’identité
et sans passeport, je suis légalement en situation irrégulière
et mon droit d’Aller et Venir est légalement précaire.

Tenant
compte du peu de temps qui m’est imparti je vous serais reconnaissant de bien
vouloir prendre les dispositions pour que mon passeport et ma carte d’identité
me soit remis dans les meilleurs délais, si possible avant le lundi
13 novembre 2006.

En effet
je dois prendre des rendez-vous avant de me rendre à un Forum organisé
par le Réseau régional des Défenseurs des Droits de l’Homme
vers le 20 de ce mois en Afrique de l’Est.

Avec mes
respects

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

PS
Dans l’unique souci d’éviter toutes ambiguïtés, il est
de mon devoir de rappeler : les articles 195 à 197 du Code Pénal
portant sur les atteintes à la liberté individuelle, ainsi que
l’article 390 sur la discrimination.

08/11/06 (B368) COMESA : la chronique des Djiboutiens. A qui profitera le COMESA ? Abdourahman Borreh ??? (Mohamed Abdoulkader)

A
qui profitera le Comesa : Abdourahman Mahamoud Boreh ?

Historiquement,
il y a les tenants de la place économique de Djibouti tels que les
groupes français Marill ou Massida, les familles italiennes ou corses,
et il y a depuis une décennie les aboutissants djiboutiens, hommes
d’affaires qui ont émergé dans le sillage du président
Ismaël Omar Guelleh ou de son épouse Kadra Haïd.

Le plus
abouti parmi tous est l’homme de Dubaï, désormais aussi
actuel homme du Comesa, Abdourahman Mahamoud Boreh. Celui-ci aura l’honneur
d’accueillir personnellement à l’hôtel dont il est
le promoteur, le grand hôtel Kempiski de Djibouti, les hommes d’affaires
des pays de l’Afrique orientale et australe en déplacement à
Djibouti pour le sommet du Comesa.

Boreh
possède déjà des sociétés d’import
export et des sociétés de travaux publics. Il est aussi le président
de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti, même
si la gestion en est confiée à des compagnies de Dubaï.
Il serait de même le consul honoraire de Pologne. M. Boreh fils d’un
notable de Dire Dawa, ville d’Ethiopie, s’est enrichi dans les
années 1980 dans le commerce des moutons de la Somalie vers l’Arabie
Saoudite.

Ce n’est
pas tout. La firme Boreh Intenrational FZE enregistrée à Dubaï
participe actuellement à la construction d’un terminal pétrolier
dans le futur port de Doraleh. M. Boreh est aussi vice-président de
la Chambre de Commerce et de l’industrie de Djibouti. Aussi, il a pu
être le généreux contributeur de la conférence
somalienne d’Arta en 2000, après sa désignation à
l’époque en qualité de Président de la commission des
Finances.

Certaines
de ses relations ont pu lui fait peur. Deux anciens associés de M.
Boreh dans la société d’eau minérale Crystal, MM.
Wissam Abdallah et Mounir Duri, ont été arrêtés
pour corruption en Ethiopie en 1995 avec l’ex-vice-président
éthiopien Tamrat Layne. Ce qui a conduit M. Boreh à s’associer
avec le milliardaire saoudo-éthiopien Mohamed Houssein Al Amoudi pour
sauver ses mises en Ethiopie.

A Djibouti
aussi, la corruption est devenue un mode d’emploi évoqué
par les organismes internationaux et par le rapport 2006 du département
d’état américain sur les droits de l’homme. Les
Djiboutiens ne peuvent pas croire que le principal homme d’affaires
djiboutien, protégé du président Omar Guelleh lui-même
affairiste, soit exempt de pratiques liées à la corruption.

M. Boreh
personnifie au contraire l’affairisme du président Ismaël
Omar Guelleh pour qui il soustraite les dessous financiers des relations publiques.
Si le gouvernement djiboutien a souvent promis d’élever la lutte
contre la corruption au rang d’une priorité avec la mise en place,
en 2001, de la Chambre des Comptes et Discipline Budgétaire (CCDB)
et de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE), ces
institutions publiques feront-elles le poids avec le privé Abdourahman
Mahamoud Boreh ?

Mohamed
Abdoulkader,
Bruxelles, le 8 novembre 2006

07/11/06 (B368) COMESA : la chronique des Djiboutiens. Dire non à ce sommet qui est une mascarade, c’est refuser ce régime qui a accaparé toute l’économie et tout le pouvoir. (Lecteur)

Au nom
de la Démocratie et de la liberté d’expression, nous vous invitons
à dénoncer formellement le sommet du COMESA à Djibouti.

Comme moi vous savez que nos ruelles sont nettoyées de jour comme de
nuit, que nos commerçant(e)s sont sollicité(e)s pour montrer
une bonne image de notre pays et surtout ils(elles) sont priés(es)
d’afficher en permanence le "sourire marketing" car ils / elles
sont filmé(e)s.

Vous aussi, bon gré mal gré, vous appartenez à la Diaspora
djiboutienne qui a pris conscience des dérives de nos dirigeants sortis
du Bled.

Dire non au COMESA, c’est dire non à la corruption et à la politique
mercantiliste prônée par le Kaiser de Djibouti.

Dire non au COMESA, c’est dire non à cette domination politico-économique
exercée par une poignée de personnes dont la seule idée
est qu’ils peuvent diriger le peuple en le dominant.

Enfin dire non au COMESA, c’est dire non au clientilisme et au chantage.

Les Djiboutien/nes doivent comprendre que ce COMESA ne règlera pas
les problèmes du chômage, de la dévalorisation du Diplôme
du Baccalauréat "ancienne version", reconnu internationalement
au profit d’un "nouveau" Baccalauréat national privé
de toute équivalence dans le monde.

Le COMESA
ne comblera pas le déficit extravagant des Fonds publics, sans oublier
l’endettement de Djibouti qui atteint des sommes colossales et qui grossit
tous les trimestres, avec l’octroi de nouveaux prêts qui assurent la
fuite en avant.

Au passage sachez que même si l’EDD ou l’ONED, (etc…) ne sont pas
officiellement privatisées, elles le sont de fait, car le régime
absorbe tous les revenus, tout l’argent disponible et toutes les aides, subventions
et prêts qui leur sont octroyées.. Ces entreprises comme d’autres
sont contraintes d’assurer le financement du train de vie honteux de nos dirigeants,
au détriment du service public qu’elles devraient assurer et de l’entretien
et de la modernisation des équipements.

L’avenir de Djibouti est dans les mains de la Diaspora Djiboutienne : c’est
à elle de s’exprimer contre ce COMESA.

C’est
dire non à la corruption et à l’économie souterraine.

06/11/06 (B368) Petition pour la vérité sur l’affaire Borrel. Changement d’adresse pour signer. (ARDHD)

Nous avons
été informés qu’à la suite d’une erreur technique,
la visualisation des signatures permettraient de connaître les adresses
e-mail des auteurs, ce que personne ne souhaite vraiment.

Pour pallier
ce défaut nous avons fermé la pétition annoncée
hier sur notre site et une nouvelle pétition identique (mais sans la
visualisation des adresses e-mail) a été ouverte. http://www.petitiononline.com/ardhd_08/petition.html

Les signatures
déjà enregistrées sont transférées sur
ce nouveau formulaire.

L’ancien
a été fermé et un message ‘Correctif’ donne la nouvelle
adresse.

Avec toutes
nos excuses

06/11/06 (B368) SOMALIE : comme nous le laissions entendre depuis plusieurs jours, il semble que les hostilités aient commencé entre troupes éthiopiennes, forces des tribunaux islamiques et forces du gouvernement de transition de Baidoa. (Reuters relayé par l’Express.fr)

lundi
6 novembre 2006, mis à jour à 11:39

Violents
combats à 500 km au nord de Mogadiscio, en Somalie
Reuters

De
violents combats ont éclaté lundi à 500 kilomètres
au nord de Mogadiscio entre les forces islamistes qui contrôlent la
capitale depuis juin et des troupes de l’enclave semi-autonome du Puntland,
qui s’opposent à leur progression vers le nord.

Les forces
islamistes ont déclaré avoir été attaquées
dans la région de Gelinsoor, en lisière de la frontière
avec la province éthiopienne de l’Ogaden, par des soldats du Puntland
et des partisans armés du chef de guerre Abdi Qaybdiid.

Un chef
militaire islamiste sur le terrain a précisé à Reuters
que les assaillants disposaient de nombreuses armes lourdes et "technicals",
ces 4×4 transformés par les miliciens armés somaliens en automitrailleuses.

On ignore
encore le bilan de ces combats, les premiers depuis l’échec la semaine
dernière de pourparlers organisés à Khartoum entre l’Union
des tribunaux islamistes (UTI), qui a chassé les chefs de guerre de
Mogadiscio, et le gouvernement transitoire somalien basé à Baïdoa,
240 km au nord-ouest de la capitale.

Depuis
la prise de Mogadiscio, les forces islamistes ont réussi à étendre
leur contrôle vers le Sud, contre la volonté du gouvernement
transitoire du président Abdoullahi Youssouf, mais les autorités
du Puntland ont fait savoir à plusieurs reprises qu’elles ne les laisseraient
pas progresser vers leur province.

Selon
des témoins, des milliers de soldats éthiopiens se trouvent
non seulement à Baïdoa pour soutenir le gouvernement transitoire
mais également au Puntland. Addis-Abeba n’a reconnu que la présence
de quelques centaines de conseillers militaires à Baïdoa.

Les forces
islamistes, qui ont déclaré une djihad (guerre sainte) contre
les soldats éthiopiens en Somalie, font face actuellement aux troupes
du gouvernement près de Bour Hakaba, localité située
à 30 km de Baïdoa, sur la route venant de Mogadiscio.

Le président
du parlement transitoire somalien, Charif Hassan Cheikh Adane, se trouve actuellement
à Mogadiscio pour tenter de relancer le processus de paix avec les
islamistes, qui posent comme préalable le retrait des militaires éthiopiens,
qu’ils évaluent à plusieurs milliers.