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04/12/06 (B372) AFP / Nouveau texte américain appuyant une force de paix régionale en Somalie.

Agence
France-Presse – New York, Nations unies

L’ambassadeur
des États-Unis à l’ONU, John Bolton, a indiqué vendredi
qu’il allait faire circuler au Conseil de sécurité un projet
de résolution amendé approuvant un plan africain de déploiement
d’une force de paix régionale en Somalie, pour soutenir son gouvernement
chancelant.

Le nouveau
texte, qui tient compte de réserves exprimées par les Européens
sur une version initiale, doit essentiellement approuver un projet de déploiement,
sous mandat de l’Union africaine (UA), d’une force de 8.000 hommes fournie
par l’Autorité intergouvernementale de développement (Igad),
organisation rassemblant sept pays d’Afrique de l’Est et dont le fragile gouvernement
somalien de transition est membre.

Il doit
prévoir la levée partielle de l’embargo sur les armes imposé
à la Somalie, pour permettre d’armer et d’entrainer cette force.

Le gouvernement
de transition somalien, soutenu par l’Ethiopie mais impuissant à établir
son autorité dans le pays, réclame une telle force de paix,
à laquelle les milices des tribunaux islamiques, qui ont pris le contrôle
de la majeure partie du pays, sont totalement opposées.

«Ce
que nous voulons faire, c’est approuver l’insertion d’une force régionale
de maintien de la paix, que beaucoup d’États africains ont réclamée,
afin d’apporter un minimum de stabilité pour permettre une solution
pacifique» en Somalie, a déclaré M. Bolton à la
presse.

M. Bolton
a indiqué que la nouvelle version du projet circulerait dans l’après-midi,
pour permettre aux États membres d’en référer à
leurs capitales pendant le weekend, et qu’une réunion d’experts aurait
lieu lundi.

Selon
des diplomates, les membres européens du Conseil ont proposé
des amendements au texte initial pour l’améliorer, afin de convaincre
les sceptiques qui craignent que le déploiement d’une telle force n’exacerbe
les tensions dans la région et ne débouche sur un conflit régional.

Cette
Igasom (force de l’Igad en Somalie) serait notamment chargée de protéger
les institutions fédérales de transition basées à
Baïdoa, à 250 km au nord-ouest de la capitale Mogadiscio, et d’y
assurer la sécurité.

Les tribunaux
islamiques se sont dits prêts mardi à «inviter des combattants»
du monde entier si le Conseil de sécurité adoptait le projet
américain.

Le même
jour, l’Erythrée, qui soutient les tribunaux islamiques, a accusé
les États-Unis d’utiliser ce projet de résolution comme «camouflage
à une invasion» de la Somalie.

Pour
répondre à ces accusations, une responsable américaine
a assuré mercredi à Washington qu’il n’avait jamais été
prévu que les voisins immédiats de la Somalie participent à
l’Igasom.

04/12/06 (B372) Le Monde : l’Ethiopie se donne un cadre légal pour son opération militaire en Somalie (Sous la plume de Jean-Philippe Remy)

LE
MONDE | 01.12.06 | 14h17 • Mis à jour le 01.12.06 | 14h17

NAIROBI
CORRESPONDANT

L’escalade
en Somalie entre les Tribunaux islamiques et le Gouvernement fédéral
de transition (TFG), installé à Baidoa et soutenu par l’Ethiopie
voisine, a franchi un nouveau cap, jeudi 30 novembre. Le Parlement éthiopien
a voté une motion autorisant "toutes mesures légales ou
constitutionnelles nécessaires pour contrer et surmonter toute forme
d’attaque et d’incursion en Ethiopie". Le texte avertit solennellement
qu’"un danger grandissant plane sur l’Ethiopie" et affirme qu’"en
collaboration avec l’Erythrée", les forces des Tribunaux islamiques
"entraînent, abritent et arment des groupes d’Ethiopiens qui veulent
renverser le gouvernement (éthiopien)".

Ce feu
vert légal donné par le Parlement pour faire la guerre en Somalie
survient alors que toutes les conditions d’un conflit à dimension régionale
ont été réunies depuis la prise de Mogadiscio, en juin,
par les forces du Conseil suprême islamique de Somalie (CSIS).

Entre-temps,
les milices des Tribunaux islamiques ont étendu leur emprise sur le
sud du pays. Chacun des deux camps a aussi constitué son propre réseau
d’alliances régionales, impliquant les deux frères ennemis de
la Corne de l’Afrique, l’Erythrée et l’Ethiopie. Les deux pays soutiennent,
respectivement, les Tribunaux islamiques et le Gouvernement fédéral.


SAISIE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Selon
des experts indépendants, l’Ethiopie, qui a massé des troupes,
des blindés, des avions de chasse et des hélicoptères
d’attaque près de la frontière, disposerait également
sur le sol somalien une force de 6 000 à 8 000 hommes. L’Erythrée,
de son côté, disposerait de 2 000 hommes en Somalie.

Ce n’est
donc pas seulement une "guerre par procuration" entre Ethiopie et
Erythrée qui menace d’embraser la Somalie, comme s’en est inquiété
le département d’Etat américain, mais une confrontation directe
entre leurs armées, dont des éléments se trouvent déjà,
à certains endroits de Somalie, à une dangereuse proximité.
Dans la région de Baidoa, par exemple, leurs hommes s’approchent à
seulement vingt kilomètres de distance, selon un expert des Nations
unies.

Pour sauver
le TFG, dont les forces, modestes, parviennent tout juste à garder
le contrôle d’une partie de Baidoa, l’Ethiopie peut compter sur le soutien
des Etats-Unis. Ceux-ci avaient déjà tenté d’écraser
les forces des Tribunaux islamiques en appuyant, en pure perte, des chefs
de guerre à Mogadiscio au début de l’année. Depuis, l’idée
du déploiement d’une force régionale, l’Igasom, a été
réactivée avec un fort soutien américain. Washington
a échoué, mercredi, à faire adopter par le Conseil de
sécurité de l’ONU une résolution permettant une levée
partielle de l’embargo sur les armes à destination de la Somalie, dans
le but d’équiper cette force dont l’objectif serait d’empêcher
l’anéantissement du TFG.

En Somalie,
chaque camp se dispense d’autorisation pour obtenir des livraisons massives
d’armes depuis des mois. Lorsqu’un gros porteur Ilyouchine chargé d’armes
et de munitions, en provenance d’Erythrée et affrété
par la Libye, est arrivé récemment à l’aéroport
de Mogadiscio, les organisations humanitaires ont été informées
qu’une livraison de "machines à coudre" était en cours.

C’est
dans cette montée des tensions qu’un attentat à la voiture piégée
a frappé, jeudi 30 novembre, un barrage des forces du TFG à
l’entrée de la ville de Baidoa. Au moins huit personnes ont trouvé
la mort. Quelques jours plus tôt, un convoi éthiopien avait été
touché dans la région de Baidoa par l’explosion d’une mine actionnée
à distance, faisant vingt morts. Quelques semaines auparavant avait
eu lieu le premier attentat-suicide de l’histoire de la Somalie. Il avait
frappé, à Baidoa, le cortège du président Yusuf,
épargnant ce dernier par miracle.

Jean-Philippe
Rémy

Chronologie

5
juin 2006 :
les milices des Tribunaux islamiques s’emparent de la
majeure partie de Mogadiscio, dominée par des chefs de guerre soutenue
par les Etats-Unis. Elles prendront le contrôle total de Mogadiscio
le 10 juillet.

24
août :
les Tribunaux islamiques menacent l’Ethiopie d’une "guerre
totale" si elle ne retire pas ses troupes de Baidoa. Addis-Abeba nie
ce déploiement.

18
septembre :
onze morts dans un attentat-suicide à Baidoa,
visant à assassiner le président Abdulahi Yusuf Ahmed, selon
le gouvernement.

9
octobre :
les tribunaux islamiques déclarent la "guerre
sainte" contre le gouvernement et l’Ethiopie.

1er
novembre :
échec et report sine die des négociations
de paix.

04/12/06 (B372) Selon l’ADI qui cite une source AFP, Somalie: les islamistes prennent une nouvelle ville dans le sud de la Somalie.

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Note de l’ARDHD
En dépit de nos recherches sur Internet, nous n’avons trouvé
aucune trace de cette dépêche AFP, ce qui ne veut pas dire qu’elle
n’a pas été publiée par l’agence de presse, mais elle
n’aurait pas été largement diffusée …

En
tout cas, Djibouti se réjouit toujours beaucoup plus de la victoire
des Tribunaux islamiques qu’il ne soutient le malheureux GNT … Une prise
de position de Guelleh, qui viendrait conforter la position Erythréenne
?

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DJIBOUTI
(ADI) – 02 Déc 2006- Les islamistes somaliens ont pris samedi
sans combat le contrôle d’une nouvelle ville du sud du pays, jusque
là tenue par un chef de guerre local allié au gouvernement de
transition, a-t-on appris auprès des islamistes et du gouvernement.

"Dinsoor
(270 km à l’ouest de Mogadiscio) est sous le contrôle des tribunaux
islamiques, nous n’accepterons jamais que quiconque" y revienne, a déclaré
à la presse dans la capitale somalienne le porte-parole du Conseil
suprême islamique de Somalie (SICS), cheikh Abdurahim Ali Muddey.

"Nous
prendrons des mesures militaires si des forces essaient de violer la région"
de Dinsoor, située à 110 km au sud de Baïdoa, siège
des institutions de transition somaliennes, a-t-il ajouté. Le gouvernement
a dénoncé la prise de Dinsoor par les islamistes après
que les miliciens du chef de guerre local eurent déserté la
ville.

"Les
islamistes continuent d’avancer et de s’emparer de plus de territoires, mais
cette prise va empirer les choses", a déclaré un parlementaire
favorable au gouvernement, Madobe Nunow, ajoutant: "c’est de la provocation".

Dans la
ville, des responsables islamistes ont indiqué qu’ils se préparaient
à instaurer la loi coranique (charia), comme dans les territoires passés
sous leur contrôle depuis juin.

"Mogadiscio
a envoyé des délégués ici. Ils disent aux gens
que les tribunaux islamiques se préparent à prendre le contrôle
de la région entière et à y instaurer la charia",
a déclaré à l’AFP un commandant de miliciens islamistes,
Osmail Adan Kerrow, joint depuis la capitale.

Depuis
l’échec de pourparlers de paix entre gouvernement et islamistes, les
relations sont de plus en plus tendues entre les deux camps, faisant craindre
un conflit généralisé dans la Corne de l’Afrique.

Source
: AFP

02/12/06 (B372) AFP MOGADISCIO – Somalie : au moins 8 morts après une attaque à la voiture piégée à Baïdoa. (Info lectrice)

Une
attaque suicide à la voiture piégée, revendiquée
par les islamistes somaliens, a fait au moins huit morts et quatre blessés
jeudi à Baïdoa, ville où siège le fragile gouvernement
de transition, soutenu par l’Ethiopie qui menace d’intervenir militairement
contre les islamistes.

"Huit
personnes ont été tuées dont un officier de police, et
quatre blessées, dont un policier" également, a déclaré
un officier supérieur de la police qui était présent
sur les lieux au moment de l’explosion.

"Il
y avait deux voitures suicide chargées d’explosifs", avait indiqué
un peu plus tôt à l’AFP le chef de la police du gouvernement,
le général Ali Hussein, qui avait fait état de 12 morts.

Parmi
les huit morts figurent des occupants des deux voitures, dont une femme, cinq
passagers de véhicules proches de l’explosion et un policier, a précisé
l’officier de police Bashir Ali.

"Il
y avait une femme à l’intérieur (de l’une des deux voitures)
mais nous ne savons pas si était informée de la présence
d’une bombe ou si elle n’était qu’une innocente passagère",
a pour sa part relaté un policier à la retraite Abdi Mursal
également présent sur les lieux du drame.

Selon
plusieurs habitants, une seule voiture piégée a explosé,
les deux autres ayant été victimes de l’explosion.

Les explosions
se sont produites à un barrage des forces de sécurité
gouvernementales situé dans le quartier de Boynunay, à la sortie
Est de la ville (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), où la police
surveille étroitement les entrées et sorties de véhicules.

A Mogadiscio,
un haut responsable des tribunaux islamiques somaliens a affirmé jeudi
que les islamistes avaient mené une attaque à la voiture piégée
à Baïdoa, ajoutant qu’elle avait visé un poste militaire
éthiopien et fait au moins 20 morts.

"Il
y a eu une attaque contre un poste militaire éthiopien à Baïdoa",
a déclaré ce responsable à l’AFP sous couvert d’anonymat,
ajoutant: "au moins une vingtaine (de militaires éthiopiens) ont
été tués".

"Six
civils ont été blessés lorsque les Ethiopiens ont ouvert
le feu autour" du poste, a-t-il encore affirmé.

Un autre
responsable islamiste, Mohamed Ibrahim Said Bilal, commandant de milice à
Al Bayan, dans la région de Bay où se trouve Baïdoa, a
affirmé que les attaques étaient l’oeuvre de "kamikazes
islamistes".

Le général
Hussein a démenti que des Ethiopiens aient été touchés
par les explosions et ajouté qu’un occupant d’une des voitures piégées
avait été capturé vivant.

Selon
certains habitants du quartier, les kamikazes ont utilisé une seule
voiture. "Ils ont utilisé une seule voiture, les deux autres voitures
ont été victimes de l’explosion", a commenté l’un
d’eux, Mukhtar Hassan. Un autre habitant du quartier, Afweyne Yasin, soutenait
la même version et évaluait le nombre de morts à 27.

Le 18
septembre, le cortège du président somalien Abdulahi Yusuf Ahmed,
avait été la cible d’un attentat suicide qui avait fait 11 tués
dans la ville.

Le gouvernement
de transition avait alors mis en cause les islamistes qui ont pris le contrôle
de Mogadiscio et de la majeure partie du sud et du centre du pays.

Depuis
l’échec de pourparlers de paix entre gouvernement et islamistes, les
relations sont de plus en plus tendues entre les deux camps, faisant craindre
un conflit généralisé dans la Corne de l’Afrique.

L’Ethiopie,
pays majoritairement chrétien, a une importante minorité somalie
dans sa population et le gouvernement d’Addis Abeba s’alarme de la montée
en puissance des islamistes chez son voisin, les accusant de représenter
"une menace" pour l’Ethiopie.

Addis
Abeba, tout en niant avoir déployé son armée en Somalie,
soutient ouvertement le gouvernement de transition, incapable d’établir
son autorité dans un pays en guerre civile depuis 1991.

Les islamistes
accusent de leur côté l’Ethiopie d’avoir déployé
des troupes aux côtés du gouvernement et ont appelé au
jihad contre l’armée éthiopienne.

Plus tôt
jeudi, le Parlement éthiopien a donné son blanc-seing à
une opération militaire d’Addis Abeba contre les islamistes somaliens,
en autorisant le gouvernement de Meles Zenawi à prendre "toutes
les mesures légales et nécessaires pour contrer toute invasion
du pays".

02/12/06 (B372) BAIDOA (AFP) – Somalie: deux suspects interrogés après l’attentat de Baïdoa.

Les
autorités du gouvernement somalien, qui soupçonnent les islamistes
pour l’attentat-suicide (neuf morts) de la veille à Baïdoa, siège
des institutions de transition, interrogeaient vendredi deux suspects.

"Nous
sommes actuellement en train d’interroger deux personnes, que nous pensons
impliquées" dans l’attaque, a déclaré le ministre
de l’Information Ali Jama à l’AFP à Baïdoa (sud).

"Nous
ne voulons pas précipiter nos conclusions, mais tout indique que l’attaque
a été menée par les islamistes de Mogadiscio, parce que
ce sont eux qui ont +invité+ en Somalie des étrangers ayant
l’expertise" pour mener de tels attentats, a-t-il ajouté.

Les deux
suspects ont été arrêtés peu après l’explosion
d’au moins un véhicule rempli d’explosifs à un barrage à
Baïdoa, la ville qui abrite les très fragiles institutions du
gouvernement de transition mises en place fin 2004 dans ce pays en guerre
civile depuis 1991.

"Toutes
les indications montrent que (…) leur objectif aurait pu être de tuer
des responsables gouvernementaux. Nous espérons en savoir plus avec
les interrogatoires", a ajouté M. Jama.

La sécurité
a été encore renforcée vendredi à Baïdoa,
située à 250 km au nord-ouest de la capitale somalienne, Mogadiscio,
contrôlée depuis le mois de juin 2006 par les islamistes qui
ont depuis étendu leur emprise sur une grande partie du sud et du centre
de la Somalie.

"Nous
avons bien sûr augmenté la sécurité à Baïdoa,
mais on insiste sur le fait que les attaques-suicides ne feront pas tomber
le gouvernement", a déclaré M. Jama.

Cette
ville avait déjà été le théâtre d’un
attentat-suicide le 18 septembre, qui avait visé le cortège
du président somalien Abdulahi Yusuf Ahmed et fait 11 morts.

Comme
pour l’attentat du 18 septembre, le gouvernement a accusé les islamistes
d’être les auteurs de l’attentat de jeudi.

Depuis
l’échec de pourparlers de paix entre gouvernement et islamistes, fin
octobre, les relations sont de plus en plus tendues entre les deux camps,
faisant craindre un conflit généralisé dans la Corne
de l’Afrique.

Les islamistes
avaient démenti être impliqués dans l’attaque contre le
président Ahmed, mais jeudi ils ont affirmé avoir mené
une attaque à la voiture piégée à Baïdoa,
ajoutant qu’elle avait visé un poste militaire éthiopien et
fait au moins 20 morts.

Selon
les autorités somaliennes, il n’y avait pas d’Ethiopiens parmi les
victimes de l’attentat.

L’Ethiopie,
pays majoritairement chrétien et frontalier de la Somalie, soutient
ouvertement les autorités de transition somaliennes.

Selon
un rapport de l’ONU obtenu par l’AFP au mois de novembre, les Ethiopiens ont
envoyé des milliers de soldats en Somalie pour assister le gouvernement
de transition, mais Addis Abeba a toujours démenti avoir des troupes
dans ce pays.

A plusieurs
reprises, les islamistes somaliens ont déclaré la guerre sainte
contre l’Ethiopie, dont le Parlement a adopté jeudi une résolution
autorisant le gouvernement d’Addis Abeba à "prendre toutes les
mesures pour défendre" l’Ethiopie.

Le gouvernement
somalien a par ailleurs de nouveau demandé vendredi une levée
de l’embargo sur les armes en direction de la Somalie décrétée
par le Conseil de sécurité des Nations unies en 1992. Il réclame
cette levée pour permettre le déploiement d’une force de paix.

"Plus
on reporte (la levée de l’embargo), plus les problèmes apparaissent.
Si le Conseil de sécurité avait levé l’embargo il y a
deux ans, la situation serait meilleure aujourd’hui", a estimé
M. Jama.

Mercredi,
le Conseil de sécurité a adopté une résolution
dans laquelle il réitère l’obligation pour tous les Etats de
respecter cet embargo, qui est de fait violé par de nombreux pays alliés
aux deux camps, selon le rapport de l’ONU.

02/12/06 (B372) BBC / The Islamist group which controls much of southern Somalia has rejected accusations that it was behind the car bomb on the government base, Baidoa. (Info lectrice)

Union
of Islamic Courts (UIC) leader Sheik Hassan Dahir Aweys has condemned the
attack, in which at least nine people died.

Government
officials have accused the UIC of organising Thursday’s blast.

There
are fears of widespread conflict between the government and the UIC and their
regional allies.

The government
says they have arrested three more suspects following raids in houses and
hotels in Baidoa, after three people were arrested on Thursday.

A government
source says one of those arrested lost a leg in the explosion and another
is a woman.

Police
have tightened security around the town and several cars from the Islamist-held
capital, Mogadishu, were not allowed to enter Baidoa.

Evidence

A
policeman told the BBC that a female suicide bomber wearing a veil blew herself
up at a check-point on the outskirts of the only town under government control.

"There
were flames everywhere," an eye-witness said.

The government
says it was a suicide bombing but there is no independent verification of
this.

"All
indications are that they were trying to bring the explosives into Baidoa
and their motive could be killing government officials, but we expect to get
a clearer picture from the interrogation," Information Minister Ali Jama
told the AFP news agency.

Some officials
have suggested that the attackers were foreign members of the al-Qaeda network.

But Mr
Aweys denied the charges.

"This
is a baseless allegation. They have no evidence to say the Islamic courts
are behind this," he told the AP news agency.

Ethiopia
resolution

Interim
President Abdullahi Yusuf survived a suicide car bomb attack in Baidoa two
months ago, which killed his brother.

He said
they were foreign members of al-Qaeda.

The UIC
denies links to al-Qaeda but is opposed to the government and has threatened
to launch a holy war to drive Ethiopian troops out of the country.

Ethiopia
admits it has hundreds of military trainers helping the government but denies
they are taking part in any conflict.

The Ethiopian
parliament on Thursday passed a resolution authorising the government to take
all necessary and legal steps against any invasion by UIC.

The resolution
said there was a clear and present danger to Ethiopia from the UIC.

Ethiopia’s
rival Eritrea denies claims that it backs the UIC.

02/12/06 (B372) LDDH : conclusions adoptées lors de la Conférence des journalistes à Entebbe du 27 au 29 novembre 2007 et contribution sur la situation de la presse à Djibouti, présentée par la LDHH à cette occasion



Le Président

DIFFUSION
D’INFORMATION ET SUIVI DES CONTRIBUTIONS DE LA LDDH
LE 2 DECEMBRE 2006

 

Cette
Diffusion d’Information, suite aux Harcèlements des Journalistes de
l’Afrique de l’Est et de la Corne d’Afrique, porte sur les Résolutions
adoptées lors de la Conférence Sub-régionale du Réseau
des Défenseurs des Droits de l’Homme de l’Afrique de l’Est et de la
Corne d’Afrique qui s’était tenue à Entebbe (Ouganda) du 27
au 29 novembre 2006.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

________________________________________
1 – EHAHRDP

29th November
2006

KAMPALA:
JOURNALISTS DECRY HARASSMENT AND ABUSES, COMMIT TO DEFENDING HUMAN RIGHTS

A three
day sub-regional Journalists’ Conference concluded today at the Windsor Lake
Victoria Hotel in Entebbe, Uganda, with a call from journalists to their governments
in the sub region to respect and uphold media freedom. The Conference attracted
40 men and women journalists from Eritrea, Ethiopia, Kenya, Somalia, and Somaliland,
Sudan including South Sudan, Tanzania and Uganda.

It was
organized by the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project (EHAHRDP)
and provided training and discussions about human rights reporting, and supporting
each other as human rights defenders. It was facilitated by Amnesty International,
Article 19, Frontline, Peace Brigade International, and the Human Rights House
Foundation Network, among others.

Journalists
shared experiences and ideas on a wide range of human rights and security
issues not only affecting them as individuals, but also the profession. They
included among others: torture, threats to their lives, self censorship, laws
aimed at restricting and deterring journalists’ work, detention, unfair trials
and confiscation of publications.

Whereas
the journalists commended the relative press freedom in Uganda, Tanzania and
Somaliland, the situation of the press described in other countries was of
great concern.

Eritrea
has kept over 16 journalists behind bars since 2001, when the entire private
press was banned, and nine more state-media journalists were very recently
detained and held without charge. Ethiopia also has 16 journalists on trial
on false charges of instigating violence, which could carry the death penalty.
Dozens of Somali journalists have been arrested in the past two years, but
all were freed after vigorous campaigning by local and international media
groups.

At
the end of the conference, participants committed themselves to increase their
reporting on human rights issues and human rights violations, and to support
and protect fellow men and women journalists in their defense of human rights

They called
upon the governments and authorities of East and Horn of Africa sub-region
to respect and protect freedom of the press.

The final
conference resolution included the following: . Express support for women
journalists facing gender discrimination and encourage reporting on women’s
rights issues . Demand that the governments in the sub region release all
detained journalists and end unlawful acts against freedom of press by law
enforcement bodies. . Request reform of all laws, which curtail freedom of
opinion, information and the media. .

Appeal
to the Eritrean government to accept a delegation of journalists from the
sub-region to visit detained journalists “disappeared” for five
years. . Call upon the UN Rapporteur on Freedom of Expression and the African
Union Rapporteur on Freedom of Expression to conduct a fact-finding mission
in Ethiopia and Eritrea; and to propose concrete actions against governments
that decline to cooperate or decline to implement the international and regional
instruments on freedom of expression which they have ratified, including the
African Charter on Human and Peoples’ Rights.


Urge the international community and donors to support journalists and their
associations and unions in the sub-region, and to strongly advocate for their
media rights and freedoms, and civil rights and liberties.


Appeal to the UN, African Union (AU), League of Arab States (LAS) and Inter-Governmental
Authority on Development (IGAD) to restrain governments and authorities in
the sub-region from their growing acts of intolerance of freedom of expression.

For further
information, please contact:
Tumusiime Kabwende Deo
Press Officer
Mobile: +256-712-075721

Regional
Coordination Office
EAST AND HORN OF AFRICA HUMAN RIGHTS DEFENDERS PROJECT (EHAHRDP)

Human Rights House,
Plot 1853, Lulume Rd., Nsambya P.O. Box 11027 Kampala,
Uganda Phone: +256-41-510263(general)/ext.112
+256-41-267118(direct) Fax: +256-41-267117
E-mail: ehahrdp@yahoo.ca, hshire@yorku.ca

Website: http://www.yorku.ca/crs/AHRDP/index.html

________________________________________
2 – LDDH


CONTRIBUTION DE LA LDDH ADRESSÉE
LE 26 NOVEMBRE 2006
A LA CONFÉRENCE DES JOURNALISTES
ORGANISÉE PAR HUMAN RIGHTS DEFENDERS A ENTEBBE

LA
SITUATION DES JOURNALISTES A DJIBOUTI

En
guise de modeste contribution aux travaux de la Conférence des journalistes
qui se tient à Entebbe (Ouganda) du 27 au 29 novembre 2006, la LDDH
apporte ce bref éclairage sur l’état de la Liberté de
Presse et la situation des Journalistes en République de Djibouti.

Rappelons
que la République de Djibouti devenue Indépendante en Juin 1977
a connu un Parti unique jusqu’en Septembre 1992 date de l’instauration d’un
multipartisme limité.

Au lendemain
de cette timide ouverture démocratique, quelques journaux indépendants
furent tolérés sans pour autant que la liberté de Presse
ne soit formellement reconnue dans les faits.

Avec l’entrée
en vigueur du Multipartisme intégral en Septembre 2002, suite à
la signature de l’Accord de Paix de mai 2001 signé avec l’Opposition
armée, devait normalement s’ouvrir une nouvelle ère de Liberté
de la Presse en République de Djibouti.

Malheureusement,
l’Accord de Paix de 2001 et ses Réformes Démocratiques ont été
systématiquement violés par la Partie Gouvernementale.

Conséquences
: le Pouvoir continue à ce jour d’harceler et de réprimer les
Journalistes Djiboutiens y compris ceux des Médias Gouvernementaux
affectés pourtant à la propagande du régime.

Le sous-développement
économique et politique de la République de Djibouti se reflète
dans la Pauvreté quantitative et qualitative de la Presse Djiboutienne.

Ainsi,
il n’existe aucun journal quotidien, ici la Presse se résume à
trois journaux Gouvernementaux et une seule chaîne de Radiotélévision
publique (dont toutes les charges financières sont ponctionnées
sur les Deniers publics du Budget de l’Etat).

Fuyant
la répression, au moins une dizaine de Journalistes des médias
publics ont quitté le pays depuis ces dix dernières années.

Le seul
journal indépendant, par ailleurs organe de presse d’un Parti d’Opposition
continue de paraître vaille que vaille avec courage. Son Directeur de
Publication plusieurs fois emprisonné vit en exil en Europe depuis
2004.

De même,
en 2005 et 2006 des Journalistes Indépendants se sont réfugiés
en Europe après avoir été sauvagement réprimés.

Parmi
eux, le Directeur du Journal d’Opposition « Réalité »
(actuellement fermé), M. Mahdi Ibrahim A. God, Journaliste engagé
depuis 1992 est la cible privilégiée de la répression
.

Plus récemment,
le Journaliste Syndicaliste M. Hassan Cher Hared a été contraint
à l’exil après avoir connu la prison et des harcèlements
de toutes sortes.

L’aversion
du régime Djiboutien pour la Liberté d’informer ne se limite
pas à la Presse locale, la Presse Etrangère n’est pas non plus
épargnée.

Ainsi,
il y a deux ans, les Autorités Djiboutiennes se sont permises de couper
brutalement l’antenne FM de Radio France Internationale (RFI), une des Radios
Etrangères les plus écoutées à Djibouti, seul
pays francophone de la Corne de l’Afrique.

Dans la
foulée, l’accès de certains sites Internet basés à
l’Etranger et informant sur la situation à Djibouti est bloqué
au grand dam des internautes djiboutiens.

Il
s’agit en autres des sites suivants :
– ARDHD.org
– LDDH.org
– UGUTA.org (Uguta-Toosa)

En l’absence
d’une Association de Journalistes Libres et Indépendants, sans une
Loi, conforme aux Instruments Internationaux et Régionaux pour protéger
et garantir ce métier, le Régime continue à garder le
monopole total sur l’Information à Djibouti.

Et ce,
en dépit de l’adoption de la Loi relative à la Communication
de 1992 prévoyant une Commission de l’Audiovisuel, renforcée
par les amendements contenus dans les Accords de Paix de 2001 portant sur
la libéralisation de l’espace Audiovisuel.

Cette
Loi étant restée Lettre morte, trente ans après l’indépendance
de Djibouti, l’ouverture des Radios Libres reste interdite.

Face à
cette situation de Non Droit, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
continue péniblement de défendre les Journalistes Djiboutiens,
mais reconnaît que leur sort reste précaire.

Conclusions

La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que l’effectivité
du Respect des Droits de l’Homme passe par la Liberté d’Informer.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les violations
de la Constitution Djiboutienne (du Titre II DES DROITS ET DEVOIRS DE LA PERSONNES
HUMAINES) en particulier l’article 15, en son 1er alinéa qui reconnaît
« le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions, par la
parole, la plume et l’image… »

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) déplore l’entêtement du
Gouvernement Djiboutien à continuer d’entraver le travail des Journalistes,
les contraignant ainsi à l’autocensure ou à l’exil.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) espère qu’une Résolution
soit adoptée à l’issue de la Conférence d’Entebbe, car
la situation des Journalistes et des Défenseurs des Droits de l’Homme
en République de Djibouti est condamnable .

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) souhaite plein succès aux Travaux
de cette Conférence.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vous remercie.

02/12/06 (B372) SURVIE Sommet France Afrique de février 2007 : appel à mobilisation.

Le
24ème sommet France-Afrique sera organisé en France au mois
de février 2007, à la demande de Jacques Chirac. Après
avoir été annoncé dans un premier temps à Cannes,
Nice puis à Lyon, il semblerait selon les informations les plus récentes
que ce sommet se tiendra à Cannes les 15/16 février (en attente
de confirmation).

Depuis
plusieurs années, chaque organisation d’un sommet des chefs d’Etat
franco-africains donne lieu à une mobilisation de la société
civile. Les premiers « contre-sommets » ont eu lieu à Biarritz
et à Paris, en 1994 et en 1998, sous l’impulsion d’Agir Ici et Survie.

L’organisation
de l’Autre sommet pour l’Afrique, en février 2003 à Paris, puis
du Sommet alternatif citoyen France-Afrique de Bamako en novembre-décembre
2005 ont permis de donner toujours plus de visibilité aux revendications
citoyennes pour un renouveau des relations franco-africaines, relayées
par plusieurs dizaines d’organisations françaises et africaines. Plus
de 3000 manifestants se sont retrouvés le 19 février 2003 à
Paris derrière la banderole « arrêtons le soutien aux dictateurs,
soutenons les peuples africains ».

Ce nouveau
sommet France-Afrique, qui s’inscrit dans un contexte électoral doit
être une occasion unique de fédérer à nouveau toutes
les organisations qui souhaitent mettre fin à la Françafrique.

Pour préparer
les mobilisations (manifestation, actions médiatiques, etc.) Survie
et la Plate-forme des résistances à la Françafrique vous
invitent à une réunion de préparation qui se tiendra
le vendredi 8 décembre à la Maison des Associations du 3ème
arrondissement, 5, rue Perrée, 75 003 Paris (métro Temple ou
République) de 19 à 22h.

Ordre
du jour :


présentation de la Plate-forme des résistances à la Françafrique
et rappel des mobilisations contre la Françafrique organisées
à Paris ces dernières années


point sur le prochain sommet France-Afrique


préparation des mobilisations


Pouvez vous me confirmer la participation de votre organisation à cette
réunion

Merci

Alexis
Chareyron

______________________________________
Alexis Chareyron
Coordinateur des activités militantes
alexis.chareyron (at) survie-france.org
Association Survie
210, rue St Martin
75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20

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