Articles

22/07/07 (B405) AP / Six enfants tués par un tir de mortiers en marge de l’ouverture de la conférence pour la paix en Somalie (Info lectrice – article daté du 19 juillet)

L’ouverture jeudi de la conférence pour la paix dans la capitale somalienne, Mogadiscio a été marquée par une attaque au mortier qui a coûté la vie à six enfants, selon le maire de la ville.

Selon le colonel de police Abdi Chino, les habitants des quartiers nord de la capitale ont entendu au cinq explosions. Six enfants qui jouaient au foot à quelques centaines de mètres du lieu où se tenait la conférence ont été tués, selon le maire Mohammed Dhire. Trois autres seraient blessés.

“Des terroristes (islamistes) sont derrière ces attaques. Ils veulent mettre à mal le processus de paix et ils ont manqué leur cible et touché les enfants”, a accusé Mohammed Dhire.

Quelques heures plus tôt, la ville avait été le théâtre d’intenses échanges tirs d’artillerie entre soldats gouvernementaux et insurgés présumés qui ont fait au moins deux morts, un soldat et un civil, selon la police.

Dimanche, la conférence pour la réconciliation nationale destinée à aider le pays à sortir de 16 ans de conflit avait brièvement ouvert ses travaux mais avait été ajournée après le tir de huit obus de mortier près du lieu où se tenait cette réunion.

Cette fois, la conférence a pu continuer.

Selon les responsables chargés de l’organisation, les quelque 1.200 délégués devront se pencher sur les causes des seize années de guerre civile qu’a connues le pays, comme les rivalités claniques, les pillages, ainsi que sur l’adoption d’une nouvelle constitution et l’organisation d’élections générales d’ici à 2009.

Les discussions pourraient durer un mois.

22/07/07 (B405) BBC L’Ethiopie libère le leader de l’Opposition. Ethiopia’s freed leader defiant (En Anglais – Info lectrice)

Ethiopia’s opposition leader has hit out at the government just hours after being pardoned and released from a life sentence in jail.

Hailu Shawel said he had signed a document admitting to organising violent election protests in 2005 and asking for clemency “under duress”.

The government had come under strong international pressure to free Mr Hailu and 37 others to help reconciliation.

But Prime Minister Meles Zenawi warned that the pardons were conditional.

“The government expects them to stick to their promises,” Mr Meles said, adding that those freed must respect the rule of law and government institutions.

PROTEST SENTENCES
In court:
Life in jail: 30 opposition leaders
15-18 years: 6 young men for rioting
1-3 years: 2 journalists

In absentia:
Life in jail: 5

Mr Hailu said he had not been tortured but had signed the apology because among those jailed were people with small children.

He also dismissed talk of reconciliation.

“We are slaves. I can’t see how we can reconcile if the guy in power can’t reconcile,” Reuters news agency quotes him as saying.

He also repeated charges that the 2005 general election had been rigged.

The government denied charges of ballot-rigging and points out that it introduced multi-party elections to Ethiopia.

‘Shameful’

The 38 were taken from prison in three minibuses, while Mr Meles announced the pardon to journalists.

They included 30 Coalition for Unity and Democracy leaders such as Mr Hailu, the mayor-elect of the Addis Ababa Berhanu Nega and several other MPs and local councillors from the capital.

We believe that the sorry saga of the orange revolution is fully behind us

Mr Hailu had been found guilty of “armed rebellion”.

Eight other were also freed after being convicted of links to the protests at alleged vote-rigging, in which some 193 people were killed – mostly demonstrators.

Five others were convicted in absentia and sentenced to life in prison.

But anti-poverty campaigners Daniel Bekele and Netsanet Demissie remain in detention after refusing to sign the government’s document.

Mr Meles said the right to vote and contest elections would be restored to those pardoned.

But he said the MPs had boycotted parliament for two years and so may be unable to reclaim their seats.

‘Farcical’

Mr Meles denied that he was succumbing to US pressure to issue the pardons.

“The Ethiopian government isn’t willing and is unable to be run like a banana republic from Capitol Hill. Some individuals appear to be entertaining such illusions,” he said.

He also said that some of the international pressure on his government had been “shameful”.

The prime minister said the pardons showed the government had “no sense of revenge”, and that the “sorry saga” was now “fully behind us”.

The head of the European Union 2005 election observers in Ethiopia had condemned the life sentences as “farcical” and “inhumane”.

After prosecutors called for the death penalty, the US urged the government to “promote reconciliation” in the final sentence.

The government always said it could not interfere in the case until the legal process had finished.

22/07/07 (B405) L’association Ramid tient à préciser qu’elle n’a pas participé aux festivités du 27 juin à l’Ambassade de Bruxelles. Dont acte.

La réaction de l’Association vient d’un article publié le 25/06/07 dans le numéro 401 sous la signature “Amoddaleh”, dans lequel notre lecteur a écrit : “En effet, les dirigeants des associations djiboutiennes, telle que RAMID, semblent mener tout le monde en bateau ! “

Il n’a jamais écrit que l’Association Ramid participerait aux festivités.

Voilà la précision est publiée, à la demande et sous la responsabilité de l’Association.

22/07/07 (B405) Le FIGARO Affaire Borrel : un militaire rompt le silence

Propos recueillis par ANGÉLIQUE NÉGRONI.

En 1995, Loïc Lucas, 49 ans, était membre du deuxième bureau de l’état-major des forces françaises stationnées à Djibouti. Il était chargé du renseignement militaire.
DR.

LE FIGARO. – Vos déclarations au juge d’instruction, relayées par la presse, ont fait grand bruit. À tort, dites-vous, pourquoi ?

Loïc LUCAS. – J’ai indiqué en effet que Bernard Borrel enquêtait sur les trafics impliquant Ismaël Omar Guelleh. Mais je n’ai fait que relayer une rumeur qui circulait. Tout d’abord, un officier de la direction protection sécurité défense (DPSD) m’en a fait part le jour où le corps du juge Borrel a été découvert, le 19 octobre 1995. Puis ce n’est qu’un mois après l’assassinat que deux ou trois autres personnes m’ont livré à nouveau les mêmes indications. Aujourd’hui, je ne me souviens plus de leur identité. Mais soyons extrêmement prudents : dans ce pays où la misère est importante, on vient vite monnayer une information.

Quel crédit accordez-vous alors à ce qui est apparu la semaine dernière comme une nouvelle information ?

Il faut avant tout comprendre notre travail. Le renseignement militaire suppose un réseau d’in-formateurs, issus du monde militaire et de la société civile. Parmi nos sources, on trouve l’homme politique, le policier comme le chauffeur de taxi. Au deuxième bureau, mon champ d’activité était vaste. C’était Djibouti, le Somaliland, le Kenya et la Somalie. Pour ce périmètre, je disposais environ de 80 sources. On accorde du crédit à une information quand on la recoupe et qu’on peut la vérifier. Concernant les activités du juge Borrel qui aurait enquêté sur Ismaël Omar Guelleh, je n’ai jamais eu le moindre début de preuve validant cette information. Il s’agit donc pour moi de rumeurs. Mais comme celles-ci faisaient partie de l’ambiance à Djibouti, il m’a semblé utile d’en parler au juge d’instruction. À l’époque, j’ai aussi avisé mon supérieur hiérarchique, le responsable du deuxième bureau.

Avez-vous enquêté sur la mort du juge Borrel ?

Ce n’était pas la mission du deuxième bureau. À l’inverse, en apprenant cet assassinat, nous devions nous préoccuper du sort de la communauté française et savoir si elle courait un risque. Or, on a pensé un temps que cet assassinat ne serait pas un acte isolé car le contexte politique était particulièrement tendu. Il y avait de terribles luttes de pouvoir pour la présidence. Chacun des candidats voulait arriver à ses fins, Ismaël Omar Guelleh – alors chef de cabinet du président – le premier. On sentait que ces batailles de clan pouvaient dégénérer avec un recours aux armes.

Dès le début, vous avez eu la certitude que la mort du juge Borrel était un assassinat ?

Je commençais mes journées à 5 h 30 pour prendre connaissance des informations parvenues la nuit. Très tôt, ce 19 octobre 1995, un officier de la DPSD m’avait informé de la mort du juge Borrel, que je n’ai d’ailleurs jamais rencontré. J’ai tout de suite pensé à un assassinat justement en raison du climat délétère qui régnait à Djibouti. Comme je l’ai dit dans mes déclarations, pour toute personne qui connaît la zone accidentée et isolée où Bernard Borrel a été retrouvé, l’hypothèse d’un suicide ne tient pas.

Croyez-vous alors à un assassinat commandité par l’entourage d’Ismaël Omar Guelleh ?

Conduit dans un endroit dé-sertique, Bernard Borrel a été aspergé d’essence. On a retrouvé son corps en partie carbonisé en contrebas d’un ravin. Tout s’apparente, selon moi, à des méthodes mafieuses, type règlement de compte corse et auxquelles les tribus du coin n’ont pas recours. Les auteurs de cette exécution se trouvent peut-être parmi les membres de la communauté française de Djibouti, où le milieu corse est représenté. Dans ce pays gangrené par des trafics en tout genre, certains Français y mènent des activités plus ou moins louches. Borrel a-t-il découvert des agissements répréhensibles ? Comme le dit Ismaël Omar Guelleh, je crois que ce meurtre est une affaire franco-française.