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04/10/07 (B415) BBC : l’incendie du marché Bakara de Mogadiscio a fait au moins une victime et des millions de dégâts et de nombreux commerçants sont ruinés. Fire engulfs main Somali market (En Anglais – Info lectrice)

At least one person has died and property worth millions of dollars destroyed after fire engulfed the main market in Somalia’s capital, Mogadishu.

Several looters were injured during an explosion at one of the shops in Bakara market believed to be selling arms.

Bakara market has been the hub of commercial activities in Somalia since the fall of Siad Barre 16 years ago.

But government forces say the market is a hideout for insurgents responsible for attacks against its troops.

Mogadishu has seen a rise in violence since Ethiopian-backed government troops ousted Islamists last December.

Ruin for many

Market trader Mohamed Ali Ahmed told AP news agency he was now ruined. "My shop was burnt to ashes, nothing is left," he said.

"I used to give help to people but now I am afraid I will be a freeloader myself."

Prime Minister Ali Mohammed Ghedi expressed his regret when he appeared on a local radio station.

Traders at the market say they suspect the fire was started by a clash between insurgents and government forces around the former defence ministry building.

Several people were reported to have died in that clash.

The BBC’s Mohammed Olad Hassan in Mogadishu says the fire began on Tuesday night and spread rapidly to shops selling clothes, household goods and jewellery.

Business stalls covering about a quarter of the market were reduced to ashes by the inferno. Lack of fire fighting equipment and insecurity in Mogadishu slowed down efforts to put out the fire.

About 85% of people living in Mogadishu depend on the market for all their essential goods while traders from across Somalia source merchandise from Bakara.

It is the only wholesale market in war ravaged Somalia and goods from there are sometimes exported to neighbouring Kenya and Ethiopia.

03/10/07 (B415) RUE 89 : Les Américains créent leur QG africain… en Allemagne (Info lectrice)

Par Pierre Haski (Rue89)

Les Etats-Unis viennent de créer un Commandement militaire unifié pour l’Afrique (Africom), afin de renforcer leur lutte contre Al Qaeda sur le continent. Mais ils n’ont pas réussi à l’installer sur le continent africain: après plusieurs refus de pays pourtant amis (Maroc, Afrique du Sud, Libéria…), le QG d’Africom a été installé lundi de manière provisoire à… Stuttgart, en Allemagne.

De fait, la création d’Africom —dirigé par le général William Ward, le Noir américain le plus haut gradé de l’US Army…— est un événement controversé.

Destiné à "coordonner tous les intérêts militaires et de sécurité des Etats-Unis sur l’ensemble du continent" —Egypte exclue—, ce nouveau commandement est le signe de l’engagement croissant de Washington en Afrique. Les Etats-Unis disposent déjà d’une présence militaire de 2000 hommes à Djibouti —qui compte également une base française—, et ont été directement impliqués dans des opérations antiterroristes dans la Corne de l’Afrique ou au Kenya.

En Afrique, Africom compte de nombreux détracteurs, qui y voient la volonté américaine d’embarquer le continent dans la "guerre contre le terrorisme" de l’administration Bush. Les opposants redoutent une militarisation de l’approche américaine du continent, au détriment des questions liées au développement, le tout sur fond de rivalité stratégique avec la Chine, de plus en plus présente en Afrique, et de chasse aux réseaux Al Qaeda qui se sont engouffrés dans quelques vides stratégiques comme la Somalie.

Les arrière-pensées pétrolières ne sont pas éloignées non plus, le Nigéria servant de réserve pétrolière aux Etats-Unis en cas de crise dans le Golfe.

Les uns après les autres, les pays sollicités pour abriter Africom se sont désistés, redoutant de devenir des cibles pour des attentats d’Al Qaeda et de leurs réseaux.

C’est le cas du Maroc et de l’Algérie, par exemple, déjà la cible d’attentats islamistes ces dernières années, ou de l’Afrique du Sud, hostile à la présence de bases extra-africaines sur le continent. Le Libéria ou l’archipel de Sao Tome seraient en lice pour accueillir des installations américaines. Initialement, les Etats-Unis souhaitaient ouvrir plusieurs petites bases régionales, en Afrique du nord, de l’ouest et du sud, mais ce projet est pour l’instant difficile à réaliser.

Le choix de l’Allemagne est une position de repli. Faisant bonne figure, les Américains justifient le choix de Stuttgart en raison des installations logistiques modernes que l’armée américaine et l’Otan entretiennent sur place depuis 1948. Mais ce choix ne comble pas de joie les Allemands qui redoutent de géner leur propre politique africaine. L’installation d’Africom coincide d’ailleurs, maladroitement, avec un voyage de la Chancelière Angela Merkel en Afrique australe qui débute mercredi.

{Avec Pierre Rouchaléou à Berlin}

03/10/07 (B415) Un nouveau site pour les Djiboutiens. Le site de l’Union djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (UDDESC)

Nous venons d’être informés de la mise en ligne d’un nouveau site pour les Djiboutiens et pour tous les défenseurs des Droits de l’homme.

Bien que déjà très riche, ce site est en cours d’achèvement. Les internautes pourront déjà y trouver des informations intéressantes, sur la législation, la culture, ….

Lien : http://www.uddesc.org

03/10/07 (B415) AFP : Somalie: intenses combats à Mogadiscio, le marché de Bakara incendié

MOGADISCIO (AFP) — D’intenses combats ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi des insurgés aux soldats somaliens et éthiopiens dans le sud de Mogadiscio, chaque camp affirmant avoir tué plus de 10 combattants, a-t-on appris mercredi de source officielle et auprès de témoins.

Ces combats se sont déroulés à proximité du bâtiment de l’ancien ministère de la Défense et ont provoqué un incendie dans le marché voisin de Bakara, le plus grand de la capitale somalienne.

Les deux camps ont revendiqué la victoire, présentant des bilans contradictoires.

"Nos moudjahidine ont farouchement combattu les envahisseurs éthiopiens et leurs laquais somaliens cette nuit. Je peux vous dire que (nos) combattants ont tué 12 soldats somaliens et cinq Ethiopiens, près de l’ancien bâtiment du ministère de la Défense, tandis que deux des nôtres sont morts en martyrs", a affirmé à l’AFP Cheikh Muktar Robo Abu Mansur, le dirigeant du mouvement Shabab (jeunesse), l’aile radicale des islamistes somaliens.

Ce dernier, interrogé par l’AFP, a assuré qu’il se trouvait en Somalie mais a refusé de préciser où. L’ennemi d’Allah a fait usage d’artillerie lourde en retour et ils ont totalement brûlé le marché dans le but de détruire la propriété de la communauté islamique en Somalie", a-t-il ajouté.

Un porte-parole de la police somalienne a pour sa part assuré que les forces gouvernementales avaient tué 13 insurgés et perdu un soldat dans les combats. "Les insurgés ont attaqué les positions du gouvernement (…) mais ils ont perdu la bataille.

Nous avons tués 13 d’entre eux et perdu un soldat", a déclaré à l’AFP Abduwahid Mohamed.

L’armée éthiopienne, qui soutient le gouvernement de transition somalien, a défait fin décembre 2006 début janvier 2007 les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la majorité du centre et du sud du pays, dont Mogadiscio.

Depuis, une insurrection menée par des islamistes lance des opérations de type guérilla, visant notamment des cibles gouvernementales ou des soldats éthiopiens. Mais les victimes sont essentiellement civiles.

03/10/07 (B415) AFP Somalie: au moins dix morts dans des combats entre Puntland et Somaliland

MOGADISCIO (AFP) — Au moins dix personnes ont été tuées dans des combats dans le nord de la Somalie entre la région semi-autonome du Puntland et la République autoproclamée du Somaliland, au sujet d’une dispute frontalière, a-t-on appris lundi de sources militaires.

Les combats à l’artillerie lourde, qui ont duré plus d’une heure, se sont déroulés dans et autour de la commune de Las Anod (BIEN Anod), que le Puntland et le Somaliland se disputent, près de la frontière éthiopienne.

Un commandant militaire du Puntland a accusé les troupes du Somaliland d’avoir ouvert les hostilités.

"Ils ont attaqué nos positions aujourd’hui, utilisant de l’artillerie lourde et nous sommes toujours en position défensive dans la zone de Las Anod", a déclaré Ahmed Bile, joint au téléphone par l’AFP.

"Je ne peux pas vous dire le nombre exact de personnes tuées dans les combats aujourd’hui mais je suis sûr qu’il y en a plus de dix", a-t-il ajouté.

Un commandant du Somaliland a indiqué à l’AFP au téléphone depuis Hargeisa, la "capitale" du Somaliland, que ses troupes avaient pris le contrôle de la ville.

"Nos forces sont en train de gagner cette bataille, nous avons pris le dessus. Les troupes du Puntland ont provoqué le Somaliland depuis un long moment mais cette fois-ci, elles ont perdu. Nos forces contrôlent Las Anod", a affirmé à l’AFP Abdi Jamal.

"Nous sommes informés de ce qu’ils sont en train de se renforcer mais nous sommes prêts à les défaire", a-t-il ajouté.

Un chef coutumier local a pour sa part indiqué que neuf personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées dans les combats de lundi.

"Jusqu’à présent, nous avons vu neuf cadavres dans la ville. Ils appartiennent aux deux camps", a rapporté à l’AFP Omar Diriye, un chef coutumier de Las Anod dont le clan ne participe pas aux combats.

"On nous a dit également que trois corps sont étendus dans les environs de la ville. Plusieurs personnes blessées ont été transportées ici", a-t-il précisé.

Un calme précaire entrecoupé de tirs d’artillerie sporadiques était revenu lundi en fin d’après-midi, selon des témoins.

"A présent, un camp est à l’intérieur de la ville et l’autre en dehors. Ils sont en train de se regrouper et nous craignons que les combats reprennent", a expliqué le chef coutumier.

Par ailleurs, l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a demandé la libération d’un correspondant du quotidien privé du Somaliland Haatuf, Ahmed Aadan Dhere, arrêté à Berbera (ouest) dans la soirée du 27 septembre et détenu sans charge depuis au commissariat central de la ville.

"Les autorités du Somaliland ont tendance à utiliser l’arrestation de journalistes comme bon leur semble, au gré de leurs intérêts.

Or, lorsqu’il s’agit d’une affaire de presse, cela constitue un acte antidémocratique grave", a estimé RSF dans un communiqué reçu à Nairobi.

La Somalie est en guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre, en janvier 1991. Cinq mois plus tard, la République autoproclamée du Somaliland avait fait sécession de la Somalie, et recherche depuis une reconnaissance internationale.

Le Puntland, région autonome située dans le nord-est de la Somalie, a été fondée en juillet 1998 par Abdullahi Yusuf Ahmed, devenu depuis président des institutions de transition somaliennes.

03/10/07 (B415) ONU : les entretiens entre les États-Unis et des dirigeants africains Ces entretiens ont porté sur le Darfour, la Somalie, la RDC et le Zimbabwe. (Extraits sur la situation en Somalie)

Washington – Les entretiens entre de hauts responsables des États-Unis et des dirigeants africains pendant la première semaine de la 62e session de l’Assemblée générale de l’ONU ont porté sur le conflit du Darfour au Soudan, sur les problèmes de la Somalie et de la République démocratique du Congo en matière de sécurité et sur la nécessité de réformes au Zimbabwe.

La secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, a déclaré à ce propos : « Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec plusieurs chefs d’État africains et de nombreux ministres des affaires étrangères » lors de réunions et en marge de ces réunions.

Les États-Unis sont en faveur de l’envoi d’une force mixte au Darfour

Le conflit du Darfour a constitué un des grands sujets des entretiens, notamment en ce qui concerne l’envoi d’une force mixte de maintien de la paix de l’Union africaine et de l’ONU dans cette partie du Soudan où plus de 200.000 personnes ont perdu la vie, au cours du conflit entre les rebelles et le gouvernement soudanais qui se poursuit depuis quatre ans.

(…)

L’insuffisance de la force de maintien de la paix en Somalie

La crise en Somalie a constitué un autre motif de vive préoccupation parmi les représentants des États africains et des États-Unis à l’Assemblée générale, a indiqué Mme Frazer. Dans ce pays, la lutte continue de faire rage entre les forces du gouvernement fédéral de transition et celles de guerriers rebelles alliés à des extrémistes islamiques.

Les discussions se sont axées sur le renforcement des unités africaines de maintien de la paix en Somalie et notamment sur la possibilité d’obtenir des renforts d’autres pays. Une force ougandaise de 1.500 soldats y est actuellement en place tandis que plusieurs milliers de soldats éthiopiens y assurent des fonctions de sécurité pour le gouvernement fédéral de transition.

Selon Mme Frazer, il est essentiel que les Nations unies aient un rôle à jouer en matière de maintien de la paix en Somalie. Étant donné que des élections nationales y sont prévues en 2009, il convient que l’ONU veille à ce que l’ordre y règne et qu’une aide lui soit apportée pendant la période de transition menant à ces élections, de la même manière qu’elle l’a fait en 2006 lors des élections en République démocratique du Congo (RDC).

Situation inquiétante en RDC

On a également abordé à l’Assemblée générale la situation en RDC et notamment « la tension grandissante à l’est du Congo » liée au mouvement rebelle du général Laurent Nkunda ainsi que l’inquiétude qu’inspirent au Rwanda et au Burundi voisins les opérations de « forces négatives » dans la région. Au nombre de ces forces on compte celles dirigées naguère par les Hutus, telles que les Interahamwe, qui ont déstabilisé le Rwanda durant les années 1990, et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui fomente une insurrection dans le nord de l’Ouganda.

(…)

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

03/10/07 (B415) REUTERS : Le grand marché de Mogadiscio ravagé par les flammes

MOGADISCIO (Reuters) – Un incendie a ravagé mardi le grand marché de Mogadiscio, faisant, selon des témoins et des médias somaliens, un mort et déclenchant une vague de pillages.

Selon les radios, une femme a péri dans les flammes de l’incendie qui a éclaté à l’aube dans le marché Bakara de la capitale somalienne.

Les causes du sinistre ne sont pas connues.

L’adjoint au maire de Mogadiscio, Abdullahi Firimbi, est intervenu à la radio pour demander de l’aide pour éteindre l’incendie et il a invité les pillards "à cesser de faire main basse sur les biens de leurs frères".

Selon des habitants, des explosions sporadiques ont ponctué l’incendie dans cet immense marché renfermant des stocks d’armes et de munitions à vendre.

La capitale est depuis des mois en proie à des attaques de miliciens islamistes hostiles à l’armée gouvernementale appuyée par des soldats éthiopiens.

01/10/07 (B415) AFP : Somalie: au moins huit morts dans de nouvelles violences

Au moins huit personnes ont été tuées dimanche au cours d’attaques séparées en Somalie, en proie à une vague de violences, selon des témoins.

A Mogadiscio, deux hommes ont été tués par trois assaillants non-identifiés armés de pistolets, lors d’un premier incident dans le marché de Bakara. Un homme d’une vingtaines d’années a également été tué par balle lors d’un second incident dans le marché, a expliqué un témoin, Adan Siad Geri.

Un soldat gouvernemental a également été tué dans le nord de Mogadiscio, selon un témoin, Mohamed Hassan.

Par ailleurs, quatre personnes ont été tuées dans un village du sud de la Somalie lors de violences liées à un litige foncier, a indiqué un chef coutumier.

Dans la localité de Kunyabarow, dans le sud du pays, des miliciens ont attaqué une installation artisanale de fabrication de charbon située sur un terrain revendiqué par deux clans rivaux, a expliqué un chef coutumier de la région, Haji Ali Bidaye, joint par l’AFP depuis Mogadiscio.

L’armée éthiopienne, qui soutient le gouvernement de transition somalien, a défait fin décembre 2006 début janvier 2007 les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la majorité du centre et du sud du pays, dont Mogadiscio.

Depuis, une insurrection menée par des islamistes lance des opérations de type guérilla, visant notamment des cibles gouvernementales ou des soldats éthiopiens.

Mais les victimes sont essentiellement civiles.