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26/08/2014 (Brève 430) ALERTE ROUGE à propos de l’arrestation du chef du village de Sagallou. Traduit devant la justice ce mardi, l’audience a été reportée à une semaine. On l’a remis à Gabode.

Le Chef du village de Sagallou qui avait été arrêté par les forces armées, par mesure de représailles après les combats contre le FRUD, a été présenté aujourd’hui devant le tribunal. Comme à son habitude, le président de l’audience n’a pas jugé utile d’entendre la cause et il a reporté à la prochaine audience de mardi prochain.

En attendant cette personne a été remise en prison à Gabode, où l’on sait qu’il ne recevra pas les soins que son état exige. Nous maintenons notre alerte rouge

15/01/08 (B340) Journal Chrétien / Le Nigeria va envoyer 500 soldats en Somalie

Le Nigeria a décidé d’envoyer un contingent de 500 hommes en Somalie dans le cadre de la Mission de l’Union africaine, a annoncé le directeur des relations publiques de l’armée nigériane, le brigadier général Solomon Giwa-Amu.

Giwa-Amu, qui se trouve actuellement au Libéria pour assister à la cérémonie de décoration de Casques bleus nigérians servant dans ce pays, a confié dimanche à la presse à Monrovia que le contingent nigérian n’attendait que les ordres de la hiérarchie pour se déployer.

Selon l’officier, le Nigeria dispose d’une force de 2.400 hommes tous grades confondus au Darfour, la province occidentale du Soudan, dans le cadre de la Mission de l’Onu au Soudan (MINUS) et 2.000 autres au Libéria pour le compte de la Mission de l’Onu au Libéria (MINUL).

Il a indiqué que le Nigeria était actuellement impliqué dans huit missions onusiennes de maintien de la paix à travers le monde, notamment au Libéria, au Soudan, au Burundi, au Sahara Occidental, en Sierra Léone, en Côte d’Ivoire, en Guinée et en Ethiopie.

De l’avis du général Giwa-Amu, l’armée nigériane considère la mission de paix comme un moyen de tester les capacités d’adaptation de ses troupes aux différents théâtres d’opération à travers le monde.

“Les opérations de maintien de la paix font prendre conscience au soldat qu’il est un pion dans la mise en œuvre de la politique extérieure du Nigeria ; elles l’exposent aux actions de sauvetage des vies humaines et de protection des biens de personnes étrangères”, a-t-il conclu.

18/01/08 (B430) AFP / Affaire Borrel: Paris veut sauvegarder ses intérêts stratégiques à Djibouti

PARIS (AFP) — La mort du juge Borrel en 1995 à Djibouti empoisonne depuis près de 15 ans les relations qu’entretient Paris avec son ex-colonie de la corne de l’Afrique, un petit pays à haute valeur stratégique où la France a installé sa principale base militaire à l’étranger.

Cet imbroglio juridico-politico-diplomatique se retrouve à partir de lundi devant la Cour internationale de justice, où Djibouti accuse Paris de manquer à ses obligations d’entraide judiciaire.

Les liens étroits entre la France et Djibouti se sont tendus en 2004 quand la justice française a abandonné l’hypothèse du suicide de Bernard Borrel pour privilégier celle de l’assassinat, dans lequel, selon des témoins, le président Ismaël Omar Guelleh serait impliqué.

L’affaire judiciaire est alors devenue une affaire d’Etat embarrassante pour la France qui conserve à Djibouti, indépendante depuis 1977, des intérêts de tout premier ordre. Paris maintient sa plus importante garnison outre-mer, soit 2.800 soldats des trois armes, dans ce micro-Etat qui occupe une position stratégique sur les rives du Golfe d’Aden.

"Cette base a permis d’assurer la sécurité des approvisionnements pétroliers pendant la première guerre du Golfe, de stabiliser la région lors du conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée, comme elle permet aujourd’hui de contrôler le trafic maritime en direction de l’Europe, via le golfe d’Aden et la mer Rouge", fait valoir l’état-major des armées françaises.

Djibouti et ses étendues désertiques sont aussi utilisés comme terrain d’entraînement pour des unités militaires françaises.

"C’est véritablement une des sentinelles de la Corne de l’Afrique", souligne de son coté le chercheur Philippe Hugon.

Une position stratégique dont la France n’a cependant plus le monopole, les Américains y ayant déployé 1.500 soldats dans le cadre de leur dispositif de lutte contre le terrorisme après le 11-septembre.

Une concurrence appréciée par Djibouti qui a ainsi desserré le lien de dépendance qui l’unit à son ancienne puissance coloniale et a pu ainsi exiger une hausse du loyer de la base française, qui s’établit désormais à 30 millions d’euros par an.

Par ailleurs, ces dernières années, Djibouti s’est tourné vers les pays du Golfe pour devenir un centre de transit régional de marchandises et varier ses sources de revenus.

Pour autant, Paris reste le premier partenaire commercial de Djibouti et tient à maintenir des liens "étroits et constants" avec ce pays. Sa présence militaire "permet d’éviter les tentations" belliqueuses de ses voisins, la Somalie et l’Ethiopie, relève par ailleurs M. Hugon.

Ces intérêts stratégiques sont l’une des raisons pour lesquelles, selon Elisabeth Borrel, la veuve du juge, les autorités françaises ont opéré "des pressions politiques incontestables" sur la justice. D’après des documents saisis au ministère des Affaires étrangères et au ministère de la Justice, il semble que Paris a, en effet, tout fait pour essayer de répondre aux exigences de Djibouti, notamment sur la transmission du dossier Borrel refusée par la juge Sophie Clément, en charge de l’affaire.

En 2007, l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy a semblé marquer un tournant. Après avoir été reçue en juin à l’Elysée, pour la première fois, la veuve du juge Borrel a expliqué que M. Sarkozy s’était engagé à ce qu’il n’y ait plus "d’obstructions" dans cette affaire. En décembre, le président djiboutien a rencontré M. Sarkozy à Paris et assuré que les deux pays étaient résolus à maintenir l’affaire Borrel "à l’écart" de leurs relations.

Et le président français a rappelé que Djibouti constituait "un maillon stratégique dans son dispositif militaire et diplomatique à l’étranger".

15/01/08 (B340) LE FIGARO avec AFP : Somalie: quatre civils tués à Mogadiscio

Quatre civils ont été tués aujourd’hui dans deux incidents séparés dans la capitale somalienne Mogadiscio secouée par des violences quasi-quotidiennes entre insurgés et troupes somaliennes appuyées par l’armée éthiopienne.

Des hommes armés non identifiés ont abattu deux civils soupçonnés de faire du commerce avec les troupes éthiopiennes.

« Je sais que l’un d’eux est un commerçant et les deux hommes ont été tués par trois assaillants alors qu’ils se rendaient vers la base militaire éthiopienne près de Arafat », a rapporté à l’AFP un résident du quartier, Husein Adan Yahye.

18/01/08 (B430) ALERTE ROUGE – Confirmation de la manifestation du samedi 26 janvier 2008 à 11h, devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris pour dénoncer l’incarcération scandaleuse et douloureuse d’une fillette de 12 ans à la prison centrale d’Addis Abeba.

Nous appelons tous les internautes et tous les Défenseurs des D.H. et surtout des enfants, de se joindre à la manifestation que nous organisons le samedi 26 janvier à 11 heures à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie, pour dénoncer l’incarcération scandaleuse de la fille d’un réfugié djiboutien inscrit au HCR. Agée de 12 ans, Hasna Mohamed Hassan a été incarcérée, après avoir été séquestrée pendant 17 jour et avoir probablement été violentée par un jeune djiboutien.

Comme elle n’a répondu à aucun de nos courriers, nous allons demander officiellement à l’Ambassadeur d’Ethiopie en France : S.E. Mme Halie Tadech-Mikael, qui est aussi représentante de son pays à l’UNESCO, de nous aider à faire libérer cette jeune fille totalement innocente.

15/01/08 (B340) Libération : La France aura une base militaire permanente aux Emirats

La France disposera bientôt d’une « base interarmées permanente » aux Emirats arabes unis en vertu d’un accord signé aujourd’hui à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi, annonce l’AFP. Cette base accueillera « de 400 à 500 personnels », précise la présidence de la République.

Les Emirats arabes unis et la France sont liés par un accord de défense et des exercices communs ont régulièrement lieu. En revanche, c’est la première fois que la France va disposer d’une base permanente dans le Golfe. A l’étranger, l’armée française dispose de bases permanentes uniquement en Afrique: Sénégal, Cote d’Ivoire, Tchad, Gabon et Djibouti.

18/01/08 (B430) ALERTE ROUGE / Manifestation du 26 janvier pour faire libérer Hasna Mohamed Hassan.

Nous recevons de nombreux soutiens dont nous publierons la liste complète très rapidement. Déjà les première associations qui soutiennent notre action :

SURVIE (France), la LDDH (Djibouti), SOS AFRICA,

15/01/08 (B430) Info intéressante glanée dans la presse spécialisée : la France prépare-t-elle un repli militaire sur une nouvelle base dans le Golfe persique ? (Lecteur)

Selon le journal Le Monde, un accord devait être signé, hier, entre la France et Abu Dhabi en vue de créer la première base navale française permanente dans le golfe Persique. Alors que les deux pays sont liés depuis 1995 par un accord de coopération militaire, leurs deux marines entretiennent d’excellentes relations.

Abu Dhabi accueille notamment le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle lorsque celui-ci est déployé au nord de l’océan Indien. Point d’appui logistique de la Marine nationale, Abu Dhabi devrait donc devenir une véritable base de la flotte française, permettant aux navires de bénéficier de ses importantes facilités portuaires et logistiques.

L’Emirat offrira, dans le même temps, une position géographique de choix. Il se situe, en effet, au coeur de la première région pétrolière et gazière mondiale, d’où part une grande partie des approvisionnements hexagonaux et européens. Abu Dhabi est également situé à proximité du détroit d’Ormuz, fermé à l’Est par l’Iran. Cette zone hautement stratégique, qui relie le golfe Persique à l’océan Indien, est vitale pour les économies occidentales, tout blocus du détroit pouvant entrainer une interruption des approvisionnements en pétrole.

En dehors des escales du groupe aéronaval et des frégates déployées dans la région, une réaffectation du navire embarquant l’amiral commandant les forces de l’océan Indien (ALINDIEN) ne serait pas à exclure. Ce bâtiment de commandement et de ravitaillement (actuellement le Var), est basé depuis de nombreuses années à Djibouti.