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01/10/08 (B467-B) APA / Asmara qualifie Washington de fauteur de troubles

Le ministre des Affaires étrangères de l’Erythrée, Osman Saleh, a déclaré que les politiques erronées et impérieuses des Etats-Unis sont à l’origine et exacerbent les crises dans le monde, appelant à une action internationale collective pour passer en revue la puissance de Washington.

«Les empreintes digitales de la seule superpuissance sont perceptibles dans la plupart des situations de conflit qui font rage dans de nombreuses régions de notre planète, combinées aux conséquences économiques, financières et humanitaires délétères qu’elles ont invariablement entraînées», a ajouté Osman Saleh.

Le ministre Saleh s’exprimait au dernier jour du débat annuel de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New York, aux Etats-Unis.

Il a accusé les Etats-Unis d’adopter une approche de « gestion par crise », citant le conflit en cours entre l’Erythrée et l’Ethiopie, les combats et les souffrances humanitaires en Somalie, les troubles au Soudan et le récent problème frontalier entre Djibouti et l’Erythrée comme des exemples de cas où Washington a initié ou perpétué des troubles ou bloqué des options de solutions.

«Ces jours-ci, des efforts francs ne sont pas faits pour prévenir et gérer les conflits. Au contraire, des crises sont délibérément créées pour ensuite être aggravées de telle sorte que leur «gestion» offre aux Etats-Unis l’opportunité et la latitude de contrôle dans une situation d’instabilité permanente, a déploré le ministre érythréen des affaires étrangères.

«L’absence de forces dans un monde unipolaire n’a fait qu’aggraver la situation. Parmi celle-ci figure l’impossibilité pour l’ONU de poursuivre une ligne indépendante et d’agir comme un rempart de multilatéralisme solide », a-t-il ajouté.

M. Saleh a aussi indiqué que les Etats-Unis prennent trop souvent comme prétexte la guerre contre le terrorisme pour justifier leurs actions, même s’ils ont « longtemps fait dérailler les objectifs initiaux et les intentions de cette guerre pour d’autres fins ».

«Cette situation insupportable avec laquelle sont gérées les affaires ne peut continuer et ne devrait non plus être tolérée. Les souffrances humaines ont été, et sont, trop grandes, et le temps trop long. Il est donc grand temps et impérieux de mener des efforts internationaux collectifs visant à contrôler les excès des Etats-Unis », a déclaré M. Saleh.

En conclusion, M. Saleh a souligné que « les dangers de l’unipolarisme non contrôlé sont devenus évidents au cours des dernières années ».

Selon lui, cette réalité ne peut qu’accentuer la nécessité de renforcer les Nations Unies, pour en faire une démocratie et une institution solide du multilatéralisme par des efforts continus, collectifs et concertés.

01/10/08 (B467-B) MerEtMarine / Somalie : Les pirates s’entre-tuent à bord du cargo Faina.

La situation a dégénéré, hier, à bord du cargo Faina, détourné jeudi dernier par des pirates et ancré devant la côte somalienne avec sa cargaison de chars. Encerclés par plusieurs navires de guerre, notamment le destroyer USS Howard, les pirates retenant le bateau se sont vivement opposés, hier. En désaccord sur la conduite à tenir, deux groupes de ravisseurs se sont affrontés à coup de fusils mitrailleurs. Trois pirates auraient été tués dans les échanges de tirs, affirme le Programme d’assistance maritime d’Afrique de l’Est, basé au Kenya.

C’est dans ce contexte explosif, au sens propre comme figuré, que sont retenus les 20 marins (17 Ukrainiens, 2 Russes et un Letton) du Faina. L’équipage a d’ailleurs déploré avant les évènements d’hier la perte de son commandant, décédé apparemment accidentellement suite à un malaise.

Appartenant à la société Kaalbye Shipping Ukraine, le cargo transportait un chargement de matériel militaire vendu par l’Ukraine au Kenya (cette version est toutefois contestées, les Américains comme les pirates à bord évoquant le Soudan comme destination).

Les cales contiennent notamment 33 chars lourds T-72, de conception russe, ainsi que des armes légères.

La marine américaine redoute notamment qu’une partie de cette cargaison soit débarquée à terre, le Faina étant ancré devant le village côtier d’Hobyo, situé au nord de Mogadiscio.

Le navire est donc surveillé de très près par les navires de surface, des avions et des hélicoptères. Les pirates réclament le paiement d’une rançon de 20 millions de dollars pour relâcher le Faina et son équipage.

01/10/08 (B467-B) Radio-Trottoir : Cessez de dire que Guelleh tue la communication, alors que c’est le contraire ! (Lecteur)

C’est vrai que Guelleh réglemente l’accès à Internet et que de nombreux sites, comme le vôtre sont interdits de consultation aux Djiboutiens, mais on se débrouille quand même pour les voir, quand on en a envie … !

C’est vrai que Guelleh a tué la presse d’opposition !

C’est vrai que Guelleh censure la presse et les articles qui le dénigrent !

C’est vrai que nous sommes tous placés sous écoute (e-mail, téléphone, correspondances), grâce aux énormes moyens informatiques déployés sur notre sol par les chinois.

Mais en matière de communication mobile par satellite, c’est l »inverse ! Toutes les portes de communication sont ouvertes à ceux qui peuvent payer et qui ont un CV intéressant !

Liban Ismail Omar Guelleh, le fils du dictateur, a obtenu le monopole de la distribution de Thuraya Satellite Phones pour Djibouti depuis quelques années.

L’utilisation et la vente des appareils avec leurs abonnements sont controllées par IOG : donc, tous les terroristes, les barbus, les reprisde justice du Puntland, les Islamistes de Somalie, les mercenaires et les agents de SDS et autres gibiers de potence, peuvent donc acquérir et utiliser ces appareils sans frontière ni limite et souvent sans être repérés… Grâce à eux, ils peuvent monter des opérations répréhensibles, négocier des rançons, extorquer des fonds, commander des armes, détourner des navires, …

Vous voyez bien que Guelleh n’interdit pas la communication à ceux qui ont un véritable business en marge du crime … Pour les gens honnêtes, c’est autre chose !

01/10/08 (B467-B) Radio-Trottoir : Mohamed Aref au Somaliland ? Pour quelle mission ?

Bonjour à toute l’équipe.

Aujourd’hui et demain c’est férié. Je ne manquerai pas de distribuer la photo humoristique sur Aref, que vous m’avez envoyée car elle colle à l’actualité.

Des rumeurs nous affirment « qu’il serait parti pour le Somaliland, pourquoi pas aussi au Puntland, pour demander des armes et des mercenaires afin de préparer les futurs affrontements à Doumeira contre l’Erythrée ».

Le discours de dénigrement de l’Erythrée qui a été prononcé par « le prophète » IOG confirme toutes nos caintes.
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La BBC a diffusé la partie du discours en langue Somalienne. Rien n’a filtré, en revanche, sur Djibouti qui est un territoire occupé, lui aussi, par des Forces armées Etrangères avec la bénédiction du dictateur insolent qui prétend diriger le pays..

Le seul problème, c’est qu’il faudra bien qu’un représentant des avocats de Djibouti soit présent pour les fêtes de la fin du Ramadan. A ma connaissance, les autres avocats ne sont pas des pratiquants de l’Islam.

Il sufit de constater comment se sont déroulées les dernières élections au Barreau pour vérifier la méconnaissance totale du Coran parmi les gens « de robe »

Votre correspondant.

30/09/08 (B467-B) Le Figaro avec AFP / Un enfant tué dans une explosion à Baïdoa.

Un enfant a été tué et quatre personnes blessées aujourd’hui dans une explosion à Baidoa, ville du sud de la Somalie où est installée le Parlement, a-t-on appris auprès d’un témoin et de la police.

La déflagration est intervenue devant une patrouille de police dans cette ville située à environ 250 kilomètres de la capitale Mogadiscio.

« L’explosion a eu lieu alors qu’un camion pick-up passait devant un marché de khat. Un enfant de sept ans a été tué et quatre personnes dont trois policiers ont été blessés », a assuré un témoin, Adaf Sheikh Mumin.

Un fonctionnaire de police, Ibdow Affey, a confirmé le bilan.

30/09/08 (B467-B) Le Post avec Corriere della Sera (It) / Conversation téléphonique avec les pirates du cargo Faina …

Une connexion téléphonique satellitaire a été établie avec un pirate à bord du cargo Faina. Cette personne s’exprime dans un anglais approximatif (il se dit lui-même être un «broken English) mais compréhensible. Il se présente comme « l’officier somalien qui a la responsabilité du navire ».

Il accepte de bon gré de répondre à une série de questions.

« Que pensez-vous faire de votre butin ?

— Nous sommes en train de traiter avec l’armateur. En échange du navire, de son contenu et de l’équipage nous voulons 20 millions de dollars et rien d’autre. Nous avons promis de ne rien décharger. Tout le matériel restera à bord »

– Tous ces armements, font tellement envie à tant de gens: les insurgés antigouvernementaux, aux érythréens…

— Nous avons aussi assuré que même pas un simple projectile ne finisse entre les mains de ceux qui combattent le Gouvernement de transition de la Somalie. Seul l’argent nous intéresse.

– Même pas à l’Érythrée, qui comme l’a dit vôtre porte-parole, vous a offert 35 millions de dollars?

— Non, même pas à l’Érythrée. »

La conversation vient d’être interrompue momentanément car près du cargo Faina un hélicoptère est en train de passer, et le bruit et les interférences nous empêchent de parler. Ensuite la conversation reprend normalement.

– Comment sont vos rapports avec les Américains ?

— Près de vous, il y a encore le croiseur Howard. Un de leur hélicoptère vient de passer. Nous n’avons aucun problème. Nous leur avons parlé et ils savent que nous attendons l’argent ; ensuite ils pourront prendre possession de tout ce qu’ils veulent. Pour le moment nous avons des rapports de bon voisinage ».

– Et s’ils devaient tenter un assaut (un blitz) pour prendre possession du navire ?

— Nous combattrons jusqu’à la mort et nous coulerons le Faina ».

– Dans l’après-midi un officier de haut rang américain a soutenu que ces armes étaient destinées au gouvernement du Soudan.

Vous, vous avez contrôlé les documents ?

— Bien sûr. La destination était Mombasa. Rien à voir avec le Soudan. Tout au plus pouvaient-elles être destinées au sud du Soudan, mais certainement pas au gouvernement de Khartoum. Mais, j’ai lu cela sur Internet. Nous ne savons rien sur la destination finale du chargement ».

Le pirate nous a promis de nous tenir informés de tout ce qui pourrait arriver.

— «Le monde doit savoir que nous ne sommes pas des bandits mais des soldats qui défendent leur propre cause ».

30/09/08 (B467-B) Polémiques sur la véritable destination des armes transportées dans le cargo ukrainien qui a été arraisonné par les pirates. (3 dépêches – Infos lecteur et lectrice)

________________________________ ARDHD
Comme nous l’avions déjà supposé hier dans un article qui a été publié avant le début de la polémique médiatique, il serait surprenant que tout l’arsenal du cargo soit destiné exclusivement aux forces armées du Kenya.

Notre source laissait supposer « qu’il pourrait y avoir d’autres clients placés sous embargo et qu’il y aurait un détournement de cet embargo. Djibouti pouvant être le commanditaire, comme cela aurait déjà pu se produire dans le passé.« 

Actuellement la polémique concerne soit le Kenya, soit le Soudan, comme destinataire final. Mais il y en a peut-être d’autres. L’UIC pourrait ne pas être étrangère … d’autant que le cargo n’a pas été ancré à Eyl, mais dans un autre village (port ?) à 500 km au nord de Mogadiscio.

Quelles forces tiennent actuellement ce village ?

_______________________________ Romandie News avec AFP

La cargaison du cargo ukrainien destinée au Soudan

DUBAI – La cargaison de chars et d’armements du cargo ukrainien capturé par des pirates au large de la Somalie était destinée à un client au Soudan, et non au Kenya comme indiqué par le gouvernement de Nairobi, a déclaré lundi un porte-parole de la Ve flotte américaine basée à Bahreïn.

« Nous avons des informations indiquant que le cargo et la cargaison étaient en route pour le Soudan », a déclaré le lieutenant Nathan Christensen, interrogé par téléphone depuis Dubaï.

Il a refusé d’indiquer l’identité du client soudanais auquel les armes étaient destinées, disant « préférer ne pas spéculer » à ce sujet.

Le ministère kényan de la Défense a toutefois maintenu lundi que le matériel militaire à bord du cargo ukrainien était destiné à son armée, dans une déclaration à l’AFP.

De nombreux acheteurs potentiels existent au Soudan: l’armée du régime du président Omar el-Béchir, les forces de défense sudistes des anciens rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) et une multitude de groupes rebelles actifs dans la province du Darfour (ouest) en guerre civile.

Le cargo ukrainien Faina a été capturé jeudi par des pirates au large de la Somalie, alors qu’il se dirigeait vers le port de Mombasa (sud-est du Kenya) avec à son bord 17 Ukrainiens, trois Russes et un Letton.

Les autorités kenyanes et ukrainiennes avaient indiqué auparavant que la cargaison était destinée à l’armée du Kenya.

Des navires de guerre étrangers, dont un destroyer américain, surveillaient toujours lundi au large de la Somalie le cargo capturé par des pirates, qui exigent une rançon de 20 millions de dollars pour relâcher le bateau chargé d’armes.

Un navire de guerre américain « surveille activement » à vue le cargo ukrainien, selon un communiqué de la Ve flotte américaine. Dimanche déjà, plusieurs navires de guerre étrangers encerclaient le Faina.

Le destroyer USS Howard est à portée de vue du cargo ukrainien, « qui est ancré devant le port d’Hobyo » (environ 500 km au nord de Mogadiscio), a ajouté la marine américaine, précisant que deux autres cargos capturés par les pirates étaient au mouillage dans la même zone.

La région d’Hobyo est dominée par les islamistes qui mènent depuis début 2007 une guerre acharnée contre le gouvernement somalien.

Le capitaine du Faina, Viktor Nikolski, interrogé par Radio France Internationale (RFI), a également confirmé lundi la présence de navires militaires à proximité de son cargo.

Le capitaine de ce cargo battant pavillon de Belize a également confirmé à RFI que l’un des membres d’équipage était décédé d’une crise d’hypertension.

« A bord, nous sommes 21 membres d’équipage, dont un homme mort. Il a été mis dans une chambre froide », a déclaré M. Nikolski. « Il était malade, il est mort d’hypertension », a-t-il précisé sans donner la nationalité de la victime.

Dimanche, un porte-parole des pirates, Sugule Ali, interrogé par l’AFP via un téléphone satellitaire, avait affirmé que l’un des otages « était décédé de mort naturelle ».

___________________________________ Romandie News avec AFP

Les armes prises par les pirates bien destinées au Kenya

KIEV – Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a affirmé lundi à l’AFP que les chars et armements saisis par des pirates somaliens à bord d’un cargo ukrainien étaient destinés au Kenya et non au Soudan, contrairement aux affirmations de la Marine américaine.

« Selon mes informations, la cargaison était destinée au Kenya, à son ministère de la Défense », a dit au téléphone le porte-parole du ministère Vassyl Kyrylych.

Un porte-parole de la Ve flotte américaine basée à Bahreïn avait indiqué plus tôt dans la journée que la cargaison du cargo ukrainien capturé par des pirates au large de la Somalie était destinée à un client au Soudan, et non au Kenya.


Ces informations ont été aussitôt démenties par le ministère kenyan de la Défense qui a maintenu que le matériel militaire était destiné à son armée, dans une déclaration à l’AFP.

__________________________________ AFP

Somalie: des frégates surveillent les pirates, polémique sur la cargaison

Plusieurs navires de guerre américains surveillaient lundi les pirates à bord du bateau ukrainien dont la cargaison militaire était, selon la Marine américaine, destinée au Soudan et non au Kenya, suscitant un démenti de Nairobi et une mise au point d’Ukraine.

« Plusieurs navires américains opèrent maintenant dans la zone du cargo Faina, battant pavillon du Belize, qui avait été capturé le 25 septembre et qui est ancré au large de la Somalie près du port de Hobyo (500 km au nord de Mogadiscio) », a indiqué la Ve flotte dans un communiqué.

« Nous allons maintenir une surveillance vigilante du cargo et rester en place tandis que se poursuivent les négociations », a indiqué le vice-amiral Kendall Card, qui commande l’opération visant à empêcher que les armes à bord du Faina ne soient débarquées.

Dans un précédent communiqué parvenu lundi à l’AFP, la Ve flotte avait indiqué qu’un navire de guerre américain, l’USS Howard, surveillait « activement » à vue le Faina.

Selon une source militaire proche du dossier interrogée par l’AFP à Nairobi et ayant requis l’anonymat, « tous les bateaux militaires autour du Faina sont américains ».

Cependant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a indiqué qu’un navire de guerre russe et deux frégates malaisiennes « se dirigeaient » vers la zone, lors d’une conférence de presse à New York.

Les pirates réclament une rançon de « 20 millions de dollars » (13,6 millions d’euros) pour libérer le cargo, une somme environ dix fois plus élevée que le montant habituel, vraisemblablement en raison de la nature du chargement.

Alors que l’étau militaire se resserrait sur les pirates, la polémique enflait sur le véritable destinataire de la cargaison du Faina, comprenant notamment 33 chars.

« Nous avons des informations indiquant que le cargo et la cargaison étaient en route pour le Soudan », a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole de la Ve Flotte, le lieutenant Nathan Christensen, qui a refusé de préciser l’identité du destinataire soudanais.

De nombreux acheteurs potentiels existent au Soudan: l’armée soudanaise, les forces de défense sudistes des anciens rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) et une multitude de groupes rebelles actifs dans la province du Darfour (ouest) en guerre civile.

Les autorités kényanes et ukrainiennes ont immédiatement réagi, assurant une nouvelle fois que le chargement était bel et bien destiné à l’armée kényane.

« Les gouvernements kényan et ukrainien ont tous les documents permettant de prouver que ce chargement appartient au gouvernement kényan et non à des acheteurs inconnus au Soudan », a ainsi déclaré le porte-parole du ministère kényan de la Défense, Bogita Ongeri.

« Selon mes informations, la cargaison était destinée au Kenya, à son ministère de la Défense », a renchéri le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Vassyl Kyrylych.

L’armée semi-autonome du Sud-Soudan a pour sa part affirmé que les chars ne lui appartenaient pas: « nous démentons ces allégations », a assuré à l’AFP le porte-parole de l’armée du Sud-Soudan, Peter Parnyang Daniel.

Le Centre des médias soudanais, proche des services de renseignement à Khartoum (nord), avait également rapporté lundi que les chars étaient destinés au Sud-Soudan.

Le Faina a été capturé jeudi au large des côtes somaliennes alors qu’il se dirigeait vers le port de Mombasa (Kenya) avec à son bord 17 Ukrainiens, trois Russes et un Letton.

Selon un des membres d’équipage interrogé par des télévisions russes, le capitaine, russe, Vladimir Kolobkov, est décédé à bord d’une crise d’hypertension.

Selon le Bureau maritime international (BMI), au moins 55 bateaux ont été attaqués dans le golfe d’Aden et l’océan Indien depuis janvier 2008 par des pirates somaliens.

30/09/08 (B467-B) Ria Novosti (Ru) Cargo ukrainien abordé par des pirates en Somalie: trois morts dans une fusillade (TV)

Une fusillade a fait trois morts à bord du cargo ukrainien Faïna, détourné le 25 septembre par des pirates au large des côtes somaliennes, a annoncé mardi la chaîne de télévision russe Vesti.

Selon la chaîne, les coups de feu ont retenti suite à une querelle entre les pirates et n’ont pas fait de victimes parmi l’équipage.

Les pirates ont récemment revu à la baisse le montant de la rançon réclamée pour la libération des marins détenus, dont deux Russes, 17 Ukrainiens et un Letton, de 35 à 20 millions de dollars. Auparavant, on a appris le décès du capitaine du cargo et citoyen russe Vladimir Kolobkov des suites d’une insuffisance cardiaque aiguë.

Le ministre ukrainien de la Défense Iouri Ekhanourov avait déclaré le 26 septembre à la presse que le navire battant pavillon du Belize transportait entre autres 33 chars russes T-72 destinés au Kenya conformément aux normes internationales. Les Etats-Unis affirment toutefois que le fret devrait en réalité arriver au Soudan.