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02/10/08 (B467-B) XINHUA : Somalie : début des négociations pour libérer le navire ukrainien

Les négociations pour la libération du navire cargo ukrainien, le MV Faina, transportant des tanks et d’autres armes ont commencé, alors que les Etats-Unis et d’autres marines ont barricadé le navire aux larges de la région côtière somalienne.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’est, a déclaré mercredi que les négociations ont commencé entre les propriétaires du navire et les pirates afin de libérer le matériel militaire dont le propriétaire reste inconnu.

"Les contacts téléphoniques ont commencé entre les pirates somaliens et les propriétaires du navire. Mais au train où vont les choses, les négociations pourraient prendre du temps car la rançon demandée est trop élevée", a déclaré M.Mwangura à l’agence Xinhua par téléphone.

Les pirates somaliens, qui ont enlevé le MV Faina avec 21 membres d’équipage et des tanks 33 T-72 jeudi dernier, ont fait savoir qu’ils sont surveillés 24h/24 par les navires et hélicoptères américains.

On compte 20 membres d’équipage à bord après la mort d’un Russe. La plupart des marins sont Ukrainiens, deux sont Russes et un Letton.

Les hommes armés ont demandé 20 millions de dollars américains pour la libération du MV Faina.

D’après les officiels américains, le navire est toujours encerclé par trois petits navires de pirates.

01/10/08 (B467) LDDH : Mais qui est derrière le Chef des Armées pour pouvoir mener une guerre sur plusieurs Fronts, sans aucune alternative pour les 54% de nos populations affamées ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION
DU 1er OCTOBRE 2008

Mais qui est derrière le Chef des Armées pour pouvoir mener une guerre
sur plusieurs Fronts,
sans aucune alternative pour les 54%
de nos populations affamées ?

« C’est par la guerre qu’on arrive à la paix »

Chanté hier par Abdi Nour Allaleh certainement promu Lieutenant-colonel de la Police dès son retour à Djibouti, avec le chanteur « wanted » San Gub bien connu à Mogadiscio

Hier, la fête de l’Aid El Firt n’a pas été mise en relief pour la dignité de l’islam: dans les rues, elle était fade, triste et pratiquement inexistante.

On se demande pourquoi ?

1. Est-ce la faute de l’Opposition
qui a, si justement, demandé à ses militants de ne pas s’exprimer en public, d’autant plus que la situation politique, sociale et économique ne s’y prête pas ? Actuellement tout est accès sur le fantasme de la guerre. Le chef du Gouvernement l’a reconnu hier, lors de son discours en Somalie. Il a « perdu la mémoire à cause de l’instabilité créée par la guerre de Doumeira ». Mais qui a déclenché en premier cet incident frontalier, hélas avec beaucoup de morts non déclarés ?

2. Politiquement ? La liberté d’expression est interdite à Djibouti. Lors ce chaque meeting, les Partis politiques de l’Opposition sont assiégés et souvent les militants sont dispersés par les forces de répressions ; le droit de manifester est interdit à Djibouti, n’en déplaise aux puissances qui se déclarent être les « fondatrices » des Droits de l’Homme.

3. Politiquement ? Le parti politique d’opposition, le MRD vient d’être éliminé, par un simple Décret fondé sur un document dont nul n’a pu établir l’authenticité;

4. Economiquement ? Le bradage récurrent et accéléré de la totalité des Biens de l’Etat de la République de Djibouti sans aucune garantie, aucune transparence ni aucun contrôle parlementaire. Le dictateur décide seul de l’avenir de notre pays. Des enquêtes approfondies sont en cours.

5. Socialement ? la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ne cesse de dénoncer l’aggravation de la paupérisation de la population, conséquence du gangstérisme d’Etat.

Hier, après avoir écouté attentivement le discours du Chef de l’Etat, aux ingérences non appréciées, à l’égard de nos frères de la Somalie qui vivent en pleine guerre. Ils sont en lutte contre l’armée d’occupation Ethiopienne qui est soutenue par des forces Etrangères. Ces forces éthiopiennes n’hésitent plus à participer à la politique d’Extermination du Peuple de la Somalie du Sud avec le silence complice de l’UA et des Nations-Unies.

On ne peut que déplorer le silence du Chef de l’Etat sur les véritables problèmes de fond auxquels est confrontée, tous les jours, la quasi totalité de la population de notre pays, à l’exception des quelques privilégiés, qui donnent l’impression que leurs valises sont prêtes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH

02/10/08 (B467-B) L’Africom doit être inauguré le 1er octobre. Ce nouveau commandement américain se consacrera aux relations avec l’Afrique. (Info lectrice)

Par Michelle Austein
Rédactrice

Washington – Après une longue période de préparation, le nouveau commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique dont le président Bush avait annoncé la constitution en février 2007 entrera officiellement en service actif le 1er octobre 2008.

À la veille de son inauguration, la vice-ministre adjointe de la défense chargée des affaires africaines, Mme Theresa Whalen, a déclaré que ce commandement connu sous le nom d’Africom deviendrait l’outil le plus visible des États-Unis au service de leur objectif primordial à l’égard de l’Afrique, à savoir la promotion de leurs relations dans le cadre d’un engagement soutenu.

Il s’agit en particulier, pour ce sixième commandement régional, de renforcer les programmes de coopération militaire et d’autres activités relatives à l’Afrique de concert avec divers organismes fédéraux, notamment l’Agence des États-Unis pour le développement international et le département d’État, et avec l’assistance de partenaires internationaux.

Jusqu’à présent, les responsabilités militaires américaines à l’égard de l’Afrique étaient confusément réparties entre trois commandements qui étaient chargés aussi, respectivement, du Moyen-Orient, de l’Europe et du Pacifique. L’ancien ministre de la défense, M. Donald Rumsfeld, s’était interrogé sur l’efficacité d’une telle dispersion dès son entrée en fonctions en 2001. Ensuite, les évacuations successives de ressortissants étrangers du Libéria ont amené les États-Unis à porter une attention plus particulière à ce continent comptant 53 États et une population estimée à plus de 900 millions d’habitants parlant un bon millier de langues.

Lors d’un entretien avec America.gov, Mme Whalen a déclaré que les relations avec tous ces États seront facilitées du fait de l’attention systématique qu’accordera l’Africom à l’ensemble du continent (à l’exception de l’Égypte) ainsi qu’à ses États insulaires. Elle a notamment évoqué la capacité de l’Africom d’assurer un soutien technique et des programmes de perfectionnement en matière de maintien de la paix à la Force africaine en attente (FAA) de l’Union africaine qui est en train de créer cinq brigades, une pour chacune des régions du continent. Cette initiative cadre bien avec la volonté des États-Unis d’aider les pays d’Afrique à assurer leur sécurité de manière plus autonome.

Selon Mme Whalen, l’Africom sera un instrument plus efficace de sécurisation et de maintien de l’ordre et aidera les divers États africains à s’attaquer à leurs problèmes respectifs, qu’il s’agisse de pauvreté, de famine, d’épidémies, de prolifération d’armes, de piraterie ou de conflit. Toutefois, les restrictions imposées au champ d’action des forces américaines en Afrique n’ont pas changé lors de la création du nouveau commandement. « Le fait que nous ayons établi une nouvelle structure organisationnelle afin de mener à bien notre stratégie de sécurité en Afrique n’a modifié aucune des règles qui gouvernaient les anciennes. »

La haute responsable du ministère de la défense s’est notamment élevée contre l’idée selon laquelle la création du commandement présageait en quelque sorte la « militarisation » de la politique africaine des États-Unis. « Les gens seront surpris de constater que la direction de l’Africom (pour moitié militaire et moitié civile) exercera encore plus de prudence lorsqu’il s’agira d’envisager une solution militaire à un problème africain », a-t-elle dit.

L’Africom s’attachera principalement à renforcer la capacité des forces maritimes et terrestres de ses partenaires, afin que ces derniers puissent coopérer en faveur de la solution des diverses difficultés régionales, allant de la réaction à une catastrophe naturelle à la prévention des conflits en passant par la lutte antiterroriste. Selon Mme Whalen, un continent africain stable et prospère correspond aux intérêts bien compris des États-Unis dans la mesure où un regain de prospérité, l’amélioration de la santé des populations et une sécurité accrue en Afrique contribueront sans aucun doute au renforcement de la sécurité et de la prospérité dans le monde entier.

Les États-Unis vont également aider leurs partenaires africains à « mieux asseoir leur régime démocratique, à mieux appliquer leur respect des droits de l’homme, à favoriser leur croissance économique et à bâtir de solides institutions régionales », a ajouté Mme Whalen.

Actuellement situé à Stuttgart (Allemagne), le centre de commandement s’adaptera et évoluera à mesure qu’il se dotera de ses 1.300 membres prévus et de son équipe de spécialistes des affaires africaines. Mme Whalen a souligné qu’il s’agissait bien d’un siège administratif et non d’une caserne militaire.

Le centre est dirigé par le général de l’armée de terre William Ward, épaulé par deux coadjoints : une diplomate, l’ambassadrice Mary Carlin Yates, qui a servi au Burundi et au Ghana et qui est spécialisée dans les activités mixtes militaro-civiles, et le vice-amiral de la marine Robert Moeller, qui coordonne les activités opérationnelles.

La présence américaine variera en fonction des missions

Mme Whalen a indiqué que le Libéria avait offert aux États-Unis d’accueillir une partie du commandement, mais qu’il n’était pas question de construire de grandes bases permanentes en Afrique. La taille de toute présence future dépendra évidemment du type de mission en jeu, a-t-elle ajouté. « On trouvera bien un juste milieu » a-t-elle dit, ajoutant qu’en tout état de cause, la présence américaine en Afrique serait « somme toute assez faible ».

Elle a rappelé, à ce sujet, la présence déjà sur le terrain de 1.500 soldats et contractuels qui travaillaient à Djibouti et dont les activités civilo-militaires étaient favorablement accueillies par la population.

Quelle que soit la présence militaire future des États-Unis « elle finira par faire partie du décor, on ne s’en apercevra même pas ».

Interrogée au sujet des activités quotidiennes de l’Africom, Mme Whalen a répondu qu’elles comprendraient des activités telles qu’échanges, conférences, visites d’officiers et l’exécution de programmes d’aide à la sécurité conçus par le département d’État mais administrés par le ministère de la défense.

Quant à la notion selon laquelle la création de l’Africom serait motivée par l’intérêt considérable que manifeste la Chine à l’égard de l’Afrique, Mme Whalen l’a carrément rejetée. En fait, l’essor des activités chinoises en Afrique n’était même pas à l’horizon lorsque l’idée d’un nouveau commandement américain pour ce continent a commencé à faire son chemin, au début de cette décennie. De plus, la Chine ne faisait nullement partie de « l’équation stratégique », a-t-elle souligné.

Enfin, pour ce qui est actuellement à l’horizon, Mme Whalen a indiqué qu’un exercice d’entraînement médical était prévu au Swaziland en 2009. De nouvelles activités seront vraisemblablement élaborées en 2010, une fois l’Africom devenu pleinement opérationnel.

02/10/08 (B467-B) XINHUA : Un organisme régional des armes légères regrette l’enlèvement du cargo militaire

Le Centre régional sur les armes légères et de petit calibre (RECSA) a exprimé jeudi ses regrets à l’égard de l’enlèvement du cargo militaire par des pirates somaliens tout en indiquant que cet incident constituait un risque pour la sécurité de toute la région.

Le RECSA basé à Nairobi, chargé de la coordination des actions contre la prolifération des armes légères et de petit calibre illicites dans la région des Grands lacs, de la Corne de l’Afrique et des pays limitrophes, a appelé les Etats de la région à mettre en sécurité de toute urgence des armes dangereuses.

"Non seulement l’action prise par ces pirates a le potentiel d’éroder les progrès réalisés jusqu’ici dans les efforts visant à réduire le nombre d’armes légères illégales en circulation, mais aussi elle constitue une sérieuse menace à la sécurité de la Somalie et de toute la région," a souligné le RECSA.

Le Centre régional a invité le gouvernement kenyan, des pays voisins et étrangers à agir promptement pour garantir la sécurité de ce cargo potentiellement dangereux.

Entre-temps, davantage d’efforts doivent se déployer pour parvenir à une solution durable au conflit dans ce pays de la Corne de l’Afrique ravagée par la guerre," a affirmé l’organisation.

Vendredi dernier, les pirates se sont emparés du cargo ukrainien Faina au large des côtes somaliennes alors qu’il transportait 33 chars et d’autres armes pour le Kenya.

02/10/08 (B467-B) Le Monde : Paris propose à l’ONU un dispositif de lutte contre la piraterie au large de la Somalie

L’affaire du Faina confirme la dangerosité des eaux somaliennes, où 24 actes de piraterie maritime se sont déroulés depuis le début de l’année. La France a été directement concernée, avec la prise d’otages à bord des voiliers de croisière Le Ponant et Carré-d’as, dont les équipages ont pu être libérés à la suite d’opérations menées par les forces spéciales françaises.

Paris doit déposer dans les prochains jours un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies qui vise à mobiliser les contributions internationales afin de mettre en place un dispositif pour sécuriser les routes maritimes situées au large de la Somalie. La France a bon espoir que ce texte sera adopté, compte tenu de la réaction favorable de la Russie et de la Chine.

Le projet insiste sur "la prolifération des actes de piraterie" à l’encontre des navires croisant au large de la Somalie, et sur la "grave menace" que posent ceux-ci à la fois pour la livraison rapide de l’aide humanitaire à la Somalie et la "sûreté des routes maritimes commerciales et des activités de pêche" dans la région. Ces actes de piraterie, est-il précisé, sont " de plus en plus violents", se déroulent avec de "l’armement lourd" et en utilisant le système des "bateaux mères" – un bateau de pêche ou un petit cargo qui met à l’eau des embarcations rapides lorsqu’il est proche du navire convoité.

COOPÉRER AVEC MOGADISCIO

La France rappelle que 3,5 millions de Somaliens sont dépendants de l’aide alimentaire acheminée par les cargos du Programme alimentaire mondial (PAM) et souligne que les armateurs pourraient se désister faute d’une escorte de navires de guerre. Le Canada a accepté de prolonger jusqu’au 26 octobre sa mission d’encadrement des navires du PAM, mais aucun autre pays n’a, à ce stade, proposé de prendre la suite.

La résolution française souligne par ailleurs que les actes de piraterie dans les eaux territoriales somaliennes et internationales "exacerbent la situation en Somalie, laquelle constitue toujours une menace contre la paix et la sécurité internationale dans la région". La France demande donc que, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies (qui prévoit l’utilisation de la force armée), les Etats concernés "participent activement à la lutte contre la piraterie" dans la région "en déployant des navires de guerre et des avions militaires" et en "prenant les mesures nécessaires", en conformité avec les lois internationales.

Le texte français demande aux mêmes Etats de coopérer avec le gouvernement transitoire de Somalie et de protéger les convois du PAM. Il insiste sur le fait que ce dispositif, qui respectera les eaux territoriales somaliennes, a été conçu avec l’accord du gouvernement somalien, et qu’il ne peut être considéré comme établissant "une (nouvelle) loi internationale". Cette insistance vise à atténuer les préventions d’Etats, tels la Chine et la Russie, très soucieux de préserver leur souveraineté maritime.

La résolution française n’est pas en soi très contraignante, mais elle vise, en apportant une protection juridique internationale, à vaincre les réticences des pays qui hésitent à apporter leur contribution à cette "police des mers" que le président Nicolas Sarkozy appelle de ses voeux.

Laurent Zecchini

01/10/08 (B467-B) APA / Asmara qualifie Washington de fauteur de troubles

Le ministre des Affaires étrangères de l’Erythrée, Osman Saleh, a déclaré que les politiques erronées et impérieuses des Etats-Unis sont à l’origine et exacerbent les crises dans le monde, appelant à une action internationale collective pour passer en revue la puissance de Washington.

«Les empreintes digitales de la seule superpuissance sont perceptibles dans la plupart des situations de conflit qui font rage dans de nombreuses régions de notre planète, combinées aux conséquences économiques, financières et humanitaires délétères qu’elles ont invariablement entraînées», a ajouté Osman Saleh.

Le ministre Saleh s’exprimait au dernier jour du débat annuel de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New York, aux Etats-Unis.

Il a accusé les Etats-Unis d’adopter une approche de « gestion par crise », citant le conflit en cours entre l’Erythrée et l’Ethiopie, les combats et les souffrances humanitaires en Somalie, les troubles au Soudan et le récent problème frontalier entre Djibouti et l’Erythrée comme des exemples de cas où Washington a initié ou perpétué des troubles ou bloqué des options de solutions.

«Ces jours-ci, des efforts francs ne sont pas faits pour prévenir et gérer les conflits. Au contraire, des crises sont délibérément créées pour ensuite être aggravées de telle sorte que leur «gestion» offre aux Etats-Unis l’opportunité et la latitude de contrôle dans une situation d’instabilité permanente, a déploré le ministre érythréen des affaires étrangères.

«L’absence de forces dans un monde unipolaire n’a fait qu’aggraver la situation. Parmi celle-ci figure l’impossibilité pour l’ONU de poursuivre une ligne indépendante et d’agir comme un rempart de multilatéralisme solide », a-t-il ajouté.

M. Saleh a aussi indiqué que les Etats-Unis prennent trop souvent comme prétexte la guerre contre le terrorisme pour justifier leurs actions, même s’ils ont « longtemps fait dérailler les objectifs initiaux et les intentions de cette guerre pour d’autres fins ».

«Cette situation insupportable avec laquelle sont gérées les affaires ne peut continuer et ne devrait non plus être tolérée. Les souffrances humaines ont été, et sont, trop grandes, et le temps trop long. Il est donc grand temps et impérieux de mener des efforts internationaux collectifs visant à contrôler les excès des Etats-Unis », a déclaré M. Saleh.

En conclusion, M. Saleh a souligné que « les dangers de l’unipolarisme non contrôlé sont devenus évidents au cours des dernières années ».

Selon lui, cette réalité ne peut qu’accentuer la nécessité de renforcer les Nations Unies, pour en faire une démocratie et une institution solide du multilatéralisme par des efforts continus, collectifs et concertés.

01/10/08 (B467-B) MerEtMarine / Somalie : Les pirates s’entre-tuent à bord du cargo Faina.

La situation a dégénéré, hier, à bord du cargo Faina, détourné jeudi dernier par des pirates et ancré devant la côte somalienne avec sa cargaison de chars. Encerclés par plusieurs navires de guerre, notamment le destroyer USS Howard, les pirates retenant le bateau se sont vivement opposés, hier. En désaccord sur la conduite à tenir, deux groupes de ravisseurs se sont affrontés à coup de fusils mitrailleurs. Trois pirates auraient été tués dans les échanges de tirs, affirme le Programme d’assistance maritime d’Afrique de l’Est, basé au Kenya.

C’est dans ce contexte explosif, au sens propre comme figuré, que sont retenus les 20 marins (17 Ukrainiens, 2 Russes et un Letton) du Faina. L’équipage a d’ailleurs déploré avant les évènements d’hier la perte de son commandant, décédé apparemment accidentellement suite à un malaise.

Appartenant à la société Kaalbye Shipping Ukraine, le cargo transportait un chargement de matériel militaire vendu par l’Ukraine au Kenya (cette version est toutefois contestées, les Américains comme les pirates à bord évoquant le Soudan comme destination).

Les cales contiennent notamment 33 chars lourds T-72, de conception russe, ainsi que des armes légères.

La marine américaine redoute notamment qu’une partie de cette cargaison soit débarquée à terre, le Faina étant ancré devant le village côtier d’Hobyo, situé au nord de Mogadiscio.

Le navire est donc surveillé de très près par les navires de surface, des avions et des hélicoptères. Les pirates réclament le paiement d’une rançon de 20 millions de dollars pour relâcher le Faina et son équipage.

01/10/08 (B467-B) Radio-Trottoir : Cessez de dire que Guelleh tue la communication, alors que c’est le contraire ! (Lecteur)

C’est vrai que Guelleh réglemente l’accès à Internet et que de nombreux sites, comme le vôtre sont interdits de consultation aux Djiboutiens, mais on se débrouille quand même pour les voir, quand on en a envie … !

C’est vrai que Guelleh a tué la presse d’opposition !

C’est vrai que Guelleh censure la presse et les articles qui le dénigrent !

C’est vrai que nous sommes tous placés sous écoute (e-mail, téléphone, correspondances), grâce aux énormes moyens informatiques déployés sur notre sol par les chinois.

Mais en matière de communication mobile par satellite, c’est l »inverse ! Toutes les portes de communication sont ouvertes à ceux qui peuvent payer et qui ont un CV intéressant !

Liban Ismail Omar Guelleh, le fils du dictateur, a obtenu le monopole de la distribution de Thuraya Satellite Phones pour Djibouti depuis quelques années.

L’utilisation et la vente des appareils avec leurs abonnements sont controllées par IOG : donc, tous les terroristes, les barbus, les reprisde justice du Puntland, les Islamistes de Somalie, les mercenaires et les agents de SDS et autres gibiers de potence, peuvent donc acquérir et utiliser ces appareils sans frontière ni limite et souvent sans être repérés… Grâce à eux, ils peuvent monter des opérations répréhensibles, négocier des rançons, extorquer des fonds, commander des armes, détourner des navires, …

Vous voyez bien que Guelleh n’interdit pas la communication à ceux qui ont un véritable business en marge du crime … Pour les gens honnêtes, c’est autre chose !