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05/10/2015 (Brève 482) Situation toujours très tendue dans les Mablas… (ARDHD avec nos correspondants)

Hier soir, 4 octobre 2015, une réunion importante s’est tenue à l’Etat-major de l’armée djiboutienne : étaient présents toute la hiérarchie militaire, les ministres concernés,  les responsables de la Sécurité et curieusement un « sorcier Soudanais ».

Ce matin 5 octobre, les militaires d’Assagueila, d’Obock, de Waddi, du camp proche d’Arta ont été dépêchés en renfort dans les Mablas sur la zone de combat.

Ce qui a provoqué des accrochages avec les résistants du FRUD à deux endroits : au point d’eau de Goula et à Mele (un site montagneux particulièrement difficile d’accès ).

Un bilan, confirmé par plusieurs sources, fait état dans les rangs de l’AND de la mort d’au moins 3 soldats et de plusieurs blessés (dont deux pour lesquels le pronostic vital serait engagé)..

23/01/09 (B482-B) LDDH : NOTE D’INFORMATION DU 22 JANVIER 2009 — Résolution du Parlement européen sur la situation dans la Corne de l’Afrique



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 22 JANVIER 2009

Résolution du Parlement européen
sur la situation dans la Corne de l’Afrique

Le 15 janvier 2009, le Parlement Européen a voté à une écrasante majorité une Résolution sur la Corne d’Afrique, qui fait suite à la publication de la Mission d’Enquête de la Commission de Développement.

La Résolution concernant Djibouti est dans la droite ligne du Rapport présenté le 1er décembre 2008.

Après avoir rencontré tour à tour le Gouvernement, la Société civile, l’Opposition légale à Djibouti le 30 octobre 2008, la Mission d’Enquête de la Commission de Développement du Parlement Européen a fait voter une Résolution spécifique sur notre pays, dont voici les extraits pertinents :

« …Considérant qu’à Djibouti, les défis restent énormes et que la crise alimentaire mondiale a contribué à rendre la situation alarmante dans l’ensemble du pays;…

O. considérant que le système de vote à la majorité, très défavorable aux partis d’opposition, qui était en vigueur lors des élections législatives de 2008, est un sujet de préoccupation à Djibouti, où le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), parti d’opposition, a été interdit en juillet 2008 au motif qu’il aurait soutenu une attaque érythréenne contre Djibouti, ce qu’aucune preuve crédible ne permet d’étayer, tandis que des dirigeants du syndicat de l’Union djiboutienne du travail/Union générale des travailleurs djiboutiens (UDT/UGTD) n’ont toujours pas été réintégrés dans leurs fonctions après avoir été licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales,

Sécurité Alimentaire et développement.

20. appelle les autorités djiboutiennes à protéger les droits politiques des partis d’opposition et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à garantir pleinement la liberté de la presse, de réunion et d’expression; souligne le besoin d’entamer un dialogue significatif entre le gouvernement et l’opposition en vue d’aboutir à une adaptation de la loi électorale de manière à permettre une représentation plus équitable, au parlement, des partis politiques existants; demande aux autorités djiboutiennes de permettre au parti d’opposition MRD de reprendre ses activités et de réintégrer dans leurs fonctions tous les dirigeants du syndicat UDT/UGTD licenciés pour des motifs liés à leurs activités syndicales;

21. invite le gouvernement de Djibouti à prendre des mesures pour assurer une meilleure protection juridique et concrète des droits des syndicats, conformément aux conventions clés de l’Organisation internationale du travail;

26. appelle les gouvernements d’Éthiopie, d’Érythrée et de Djibouti ainsi que le Conseil à s’accorder, conformément à l’article 8 et à l’annexe VII de l’accord de Cotonou révisé, pour approfondir le dialogue politique sur les droits de l’homme, les principes démocratiques et l’état de droit, y compris sur les questions susmentionnées, en vue de définir des points de référence et de parvenir à des résultats et progrès tangibles sur le terrain;

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28. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au président de la Commission de l’Union africaine, au président en exercice de la Conférence de l’Union africaine, au Secrétaire général de l’Union africaine, au Parlement panafricain, aux gouvernements et parlements des pays de l’IGAD et aux co-présidents de l’Assemblée parlementaire ACP-UE »

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite de l’adoption de cette Résolution qui vient conforter la justesse du combat mené à l’intérieur du pays par les Défenseurs des Droits de l’Homme et les Démocrates Djiboutiens.

NOEL ABDI Jean-Paul

23/01/09 (B482-B) Afrique en Ligne / Quinze émigrants africains se noient dans le Golfe d’Aden.

Deux embarcations de passeurs transportant des Somaliens et des Ethiopiens ont chaviré dans les hautes mers séparant la Corne de l’Afrique et le Yémen, faisant au moins 15 morts et une douzaine de disparus, a déclaré l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR.

Les embarcations transportaient 270 personnes lorsqu’elles ont sombré, dans des accidents séparés, pendant le week-end, dans le Golfe d’Aden et la Mer Rouge.

"La garde-côtière yéménite recherche encore des survivants", a dit Leila Nassif, chef du bureau du HCR à Aden, jeudi. "Nous fournissons une assistance médicale et de la nourriture aux survivants dans nos centres d’accueil le long des côtes yéménites".

La première embarcation transportait 150 passagers, pour la plupart des non-Somaliens en provenance de la ville djiboutienne d’Obock.

Les passeurs ont perdu leur chemin avant d’apercevoir finalement le Yémen, vendredi, mais leur moteur est tombé en panne et l’embarcation s’est renversée dans les eaux profondes près du rivage.

Les autorités yéménites ont récupéré six corps, tandis que 32 passagers qui ont gagné le rivage près de Dhubab, à 200 kilomètres à l’ouest d’Aden, ont reçu les premiers secours, de la nourriture et de l’eau.

On croit que les 112 passagers restants ont pu atteindre les côtes, mais on ne sait pas exactement où ils se trouvent.

"Dans le deuxième accident, une embarcation transportant 120 personnes a chaviré, dimanche, au large de la ville yéménite d’Ahwar, après avoir quitté Murera, en Somalie mercredi dernier, en direction du Golfe d’Aden", a déclaré le HCR.

Neuf corps ont été récupérés et enterrés par l’agence d’aide locale, tandis que 99 personnes ont pu atteindre le rivage. Les neuf restantes sont portées disparues et l’on craint qu’elles ne soient mortes.

Des centaines d’Africains meurent chaque année en tentant de rallier le Yémen à la recherche d’un avenir meilleur, ou pour échapper è la persécution et aux conflits.

Beaucoup perdent la vie dans les eaux tumultueuses séparant la Corne de l’Afrique et la Péninsule d’Arabie.

"La dernière tragédie coïncide avec une recrudescence de passagers clandestins à travers le Golfe d’Aden", a déclaré l’agence.

Les dernières statistiques de 2008 montrent que plus de 50.000 personnes ont effectué le voyage périlleux à bord d’embarcations de passeurs et qu’au moins 590 se sont noyées ou ont été tuées par les passeurs. 359 autres ont été portées disparues.

"Le nombre de nouvelles arrivées a considérablement augmenté en 2008, avec presque deux fois plus de personnes débarquant sur les côtes du Yémen que l’année précédente. Même si de tels chiffres en ajoutent à la charge de l’économie du Yémen déjà mise à rude épreuve, le gouvernement yéménite continue d’accueillir les réfugiés et les chercheurs d’asile en provenance de la Corne de l’Afrique, ce pourquoi la communauté internationale lui est sincèrement reconnaissante", a dit Claire Bourgeois, la représentante du HCR au Yémen.

L’augmentation du nombre d’arrivées reflète la situation désespérée en Somalie et dans la Corne de l’Afrique, une région marquée par la guerre civile, l’instabilité politique, la famine et la pauvreté.

23/01/09 (B482-B) Press TV (Iran) De violents combats à Mogadiscio : au moins 35 morts et 50 blessés. // Fierce clashes erupt in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

At least 35 people have been killed and 50 others wounded in renewed clashes in Mogadishu while thousands of families flee the city.

As the clashes between Somali government soldiers and anti-government forces continue for the third day. At least 20 fighters from both sides and more than 10 civilians had been killed, a Press TV correspondent reported on Wednesday.

More than 7000 families flee the capital as fighting went on in the Wadajir, Yaqshid and Dharkenley districts in southern Mogadishu.

Medical officials at Mogadishu’s main operating hospital, Medina have confirmed that the majority of the casualties were civilians.

Different factions which some of them are not part of peace process that saw the withdrawal of Ethiopians, have taken over bases left vacant by Ethiopians in the capital.

The fighting erupted as neighboring Djibouti hosts Somali delegations which are spearheading peace process and reconciliations efforts for the horn of African nation which had been without an effective government for nearly two decades.

United Nations Special Representative for Somalia Ahmedou Ould-Abdallah on Wednesday arrived in Djibouti to take parts in the power sharing talks between Somali Government and the Alliance for Re-liberation of Somalia, an opposition group.

The country is expected to elect a new president after the former president Abdullahi Yussuf Ahmed, who was involved in a serious power struggle with his Prime Minister Nur Hassan Hussein, resigned last month.

23/01/09 (B482-B) XINHUA / Les législateurs somaliens partent à Djibouti pour l’élection présidentielle.

Les parlementaires somaliens ont commencé à quitter Baidoa, dans le sud de la Somalie, pour Djibouti-ville, la capitale de Djibouti voisin, où va se dérouler l’élection présidentielle somalienne prévue à la fin de ce mois, a déclaré jeudi le vice-président du parlement.

Depuis que l’ancien président somalien, Abdullahi Yusuf Ahmed, a démissionné en décembre dernier, le lieu de l’élection présidentielle a été un point de désaccord au sein du gouvernement somalien de transition étant donné que certains, dont le président du parlement, Adan Madobe, ont maintenu que l’élection se déroule au siège du parlement de Baidoa alors que les autres estimaient qu’elle devrait avoir lieu à Djibouti.

"Nous avons convenus de suivre le président du parlement qui est aussi le président par intérim du pays. Il nous a fortement recommandé le consensus selon lequel nous allons à Djibouti pour l’élection du président et nous y allons", a expliqué Osman Ali Boqore, vice-président du parlement, au moment où presque 50 membres du parlement montaient à bord d’un avion charter à destination de Djibouti.

Le reste des législateurs devraient s’envoler pour Djibouti vendredi où le président du parlement, Adan Madobe, arrivera aussi pour présider la dernière session de l’actuel parlement somalien de 275 membres qui adoptera son extension pour inclure les membres de l’opposition, a indiqué M. Boqore.

La nouvelle assemblée élargie comprendra 275 nouveaux membres, dont 200 viendront de l’opposition représentée par l’Alliance pour la re-libération de la Somalie alors que les 75 autres seront répartis entre la société civile somalienne et la diaspora, en vertud’un accord signé entre le gouvernement somalien de transition et l’opposition l’année dernière.

Selon l’accord, le nouveau parlement élira de nouveaux hauts dirigeants du gouvernement tels que le président de la république et le président du parlement dans la limite du temps légal de 30 jours après le 29 décembre 2008, date de démission de l’ancien président. Plusieurs hommes politiques ont annoncé leur candidature à l’élection présidentielle prévue à Djibouti à la fin du mois.

23/01/09 (B482-B) XINHUA / L’Ouganda enverra des troupes supplémentaires en Somalie après le retrait éthiopien.

L’Ouganda est sur le point de déployer environ 700 soldats supplémentaires en Somalie à la suite du retrait complet des troupes éthiopiennes, a déclaré jeudi un officiel jeudi Kampala.

Crispus Kiyonga, ministre ougandais de la Défense, a confié à la commission défensive du parlement que les troupes, en compagnie d’un contingent supplémentaire burundais, seront déployées dans le pays dans les deux ou trois prochaines semaines, comblant un vide créé par le retrait des troupes éthiopiennes.

Il a affirmé que le gouvernement fédéral somalien de transition et l’Alliance pour la relibération de la Somalie (opposition) se sont accordés pour constituer 10.000 soldats supplémentaires à l’intérieur du pays afin de pacifier la situation.

M. Kiyonga a ajouté que le Nigeria avait également réaffirmé son engagement à envoyer des troupes en Somalie.

Le général Aronda Nyakairima, chef des forces de défense de l’Armée populaire de l’Ouganda, a estimé qu’une fois que les troupes sont sur le terrain, deux bataillons, l’un ougandais ou burundais, et l’autre de la force mixte locale pourront être déployés à Baidoa pour protéger le parlement.

Un total de 8.000 soldats de la paix de l’Union africaine sont requis en Somalie, tandis que seulement 3.000 troupes ougandaises et burundaises y ont été déployées.

22/01/09 (B482-B) AfarIssas – > Guelleh sert-il la cause de sa tribu? Vérité ou jeu politique ?

Les tendances tribales et ethniques, dans leurs manifestations négatives, constituent les facteurs déterminants des difficultés connues par le continent africain. Aussi longtemps que les Africains ne se débarrasseront pas de ce qui est une vraie tare humaine, l’occident ne cessera pas de transformer l’Afrique en un terrain de livraison d’armes et de pratiquer d’autres formes d’exploitations.

Mon intervention portera sur un sujet très tabou dans la société djiboutienne et qui me semble très important : le tribalisme

Le tribalisme est un sérieux problème que nous avons. Il serait ridicule de le nier au point où nous en sommes. Je ne pense pas que nous puissions l’éradiquer comme certaines maladies (variole etc…) tout simplement parce que cela se passe dans la tête. Vous et moi, nous savons que toutes sortes d’idées traversent nos têtes.

Ce que nous pouvons faire, c’est essayer de réduire l’influence négative qu’a le tribalisme sur notre qualité de vie et sur notre volonté ou notre nécessité de vivre ensemble. Pour y parvenir nous devons mesurer l’impact qu’a le tribalisme dans nos choix, puis voir comment réduire son influence négative.

En effet, parler du tribalisme ne signifie en rien être soi-même tribaliste ou vouloir l’exercer. Mais au contraire c’est faire preuve de courage pour dénoncer cette tare qui marque notre société. Le tribalisme est une sorte de racisme et du racisme on en parle tout le temps, aussi bien les victimes que les racistes. C’est vrai qu’au temps du parti unique, nul ne pouvait se permettre de tout dire. Mais le tribalisme se vivait au quotidien et à tous les niveaux de notre société.

Beaucoup de Djiboutiens vous diront que le parti RPP était à l’origine du tribalisme. Mais nous devons nous poser la question chaque jour de savoir si nous sommes prêts à remettre en cause cette pratique, nous, qui parlons du renouveau.

C’est sans doute ce qui nous permettra de prouver que le tribalisme est le fait d’une personne ou d’un groupe de personne qui nous a gouvernés pendant plus de trois décennies.

Le tribalisme est aujourd’hui quelque chose qui a atteint notre subconscient à un point tel que nous le sommes devenus, tous, sans le savoir. C’est devenu un réflexe chez les Djiboutiens. Il me semble à moi que c’est une tare qui arrange aujourd’hui tous les politiques, tant dans l’opposition que dans les arcanes du pouvoir.

Il est vrai que Guelleh nous renvoie cette image : s’appuyer sur son ethnie pour se maintenir au pouvoir mais pour moi, au contraire, le couple présidentiel jouent un jeu trop dangereux pour monter les uns (Mamassans et Issack) contre les autres.

De ce fait, nous autres devons faire très attention à ne pas tomber dans les préjugés tribaux et autres.

Combien de familles issues des ces tribus sont dans des situations lamentables par rapport aux tribus ‘dénonciateurs’?

Seuls les sympathisants de ces tribus sont autorisés à profiter du pillage du denier public et c’est cette image que nous voyons.

Pourquoi ne pas pointer du doigt sur ceux de notre tribu, qui font la même chose et beaucoup plus même?

Parce que le Président n’est pas de notre tribu. Hallucinant ! Alors sincèrement quelle est la définition de cette aberration : le tribalisme

Le bateau du dictateur Guelleh, comporte moins de Mamassan, si nous voulons parler en termes de profits. Regardez bien autour de vous et vous me donnerez raison. J’ai entendu des politiciens et autres tenir ou écrire ce genre de propos et cela m’écoeure encore aujourd’hui. Ceci s’appelle du tribalisme et nous devons le dénoncer en tant que tel.

Nous aimons donner des exemples sur les critères qui caractérisaient les attributions des postes à responsabilité au plus haut sommet de l’Etat. Voyons un peu comment les responsabilités au sein des partis politiques sont attribuées, voyons comment les militants de l’opposition sont constitués, voyons comment le Premier Ministre a constitué son administration. (90% du personnel de la primature est d’origine Afar) et il y a tant d’autres exemples que je n’ai pas cités.

Sommes nous dans les conditions adhoc pour être en mesure de corriger les tares du régime?

Ou bien nous voulons rendre coup pour coup ?

Si c’est le cas, il vaut mieux ne pas rêver à l’instauration de la démocratie dans notre pays.

Il y a des réalités qu’il faut dénoncer, c’est la seule voie de salut pour tous. Certes les premiers dénonciateurs seront mal vus mais qu’à cela ne tienne puisqu’il faut le faire même au risque de n’être compris que dans un siècle.

Les affirmations ou préjugés selon lesquels le régime aurait favorisé les Mamassan et les Issack ne me paraissent pas évidents. Regardons autour de nous, et nous comprendrons que le régime n’a favorisé que des individus venant de toutes les régions du pays. Je dis bien des individus. Oui des individus.

Une question me taraude l’esprit. Seriez-nous, par hasard de ceux qui, à Djibouti ou ailleurs, pensent et sont convaincus que l’ethnie Mamassan (du Président) et l’Ethnie Issack (de la première dame) seraient privilégiées au détriment des autres tribus?

Si notre réponse est affirmative, je crois que nous sommes tribalistes et que nous sommes tombés dans le jeu de Guelleh.

Ma conviction est que la dictature de IOG ne sert pas son ethnie dans sa politique de division du peuple Djiboutien. Mais je voudrais juste dire sur le cas de la tribu Mamassan que c’est surtout une tribu prise en otage par une minorité de personnes originaires de celle-ci.

Nous ne devons donc pas considérer le favoritisme que ce régime a conçu comme du tribalisme car ceux qui ont été favorisés ne sont forcement pas originaires de la tribu de Mamassans ou autres. S’agissant des critères d’attribution des postes importantes, le favoritisme n’est pas directement lié aux origines de ceux qui en bénéficient, mais à ceux qui sont conçus comme bon militant du RPP et de ses ailes marchantes. Ce sont ceux là qui bénéficient de façon injuste d’avantages pour services rendus au régime (toutes tribu confondues). Il est facile de juger sans savoir.

Si nous pensons un seul instant qu’ IOG doit partir pour la simple raison qu’il est Mamassan, ou que nous ne considérons pas les membres des communautés Issak, Gadabourci, arabes ou autres comme de vrais citoyens au même titre que les Issas et les Afar : c’est que nous sommes tribalistes.

Si nous pensons un seul instant que le prochain Président de la république doit absolument être issu de telle tribu parce que l’actuel est de l’autre, c’est que nous sommes tribalistes.

Si nous avons le courage de dire que notre armée est composée en majorité d’Issas, ayons le même courage de dénoncer d’autres services publics qui sont composés à 98% des autres tribus du pays.

N’oublions pas que la lutte pour l’indépendance était patriotique mais pas tribale.

Ce qui nous pousse non seulement à appuyer les convictions de nos aînés mais aussi à regarder la réalité comme elle est sans être influencé par des individus aux idées nauséabondes.

Tous, nous devons faire très attention et surtout les responsables des partis politiques qui se sacrifient jour et nuit pour voir émerger un jour un Djibouti moderne où on ne parlera plus de régions au sens de division; où on n’aura pas besoin de savoir si vous êtes issu de telle ou telle autre tribu pour vous engager à tel ou tel poste si vous le méritez; où on ne doutera pas de la sincérité de certains Djiboutiens militants de l’opposition à cause de leurs origines.

Voilà le Djibouti qui sera démocratique; Voilà le Djibouti dont nous rêvons.

En conclusion, nous devons travailler à ce que le peuple reste souverain et que les mécanismes d’accès au pouvoir et aux services publics soient équitables et transparents. Ces règles doivent être bien définies et acceptées par tous. Les gens se sont regroupés bien avant et se regrouperont dans le futur sur une base ethnique, l’essentiel étant qu’ils puissent vivre en harmonie avec les autres et ce sur l’ensemble du territoire national.

"La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents."

Pour plus d’infos : voici l’adresse de mon blog : http://afraissas.over-blog.com/

Afarissas

22/01/09 (B482-B) Le site de l’ARDHD va fêter ses dix ans de diffusion sans interruption le mois prochain. Un rapide bilan !! (ARDHD)

Comme tous les internautes le savent, le site Internet de l’ARDHD a commencé ses diffusions sous le nom de domaine « liberte-aref.com ».

Le premier communiqué a été mis en ligne, le 14 février 1999. Ensuite le site a changé officiellement de nom, le 18 juin 2001, à la suite du retournement de veste de Mohamed Aref. Il a pris le nom que vous connaissez tous : « www.ardhd.org » qui n’a plus changé depuis cette date.

Depuis février 2002, tous les articles sont stockés dans une base de données, qui est enrichie régulièrement, plusieurs fois par jour (jours féries, week end inclus).

Au total et à ce jour, la base contient plus de 10.550 articles qui retracent l’actualité djiboutienne et celle de ses proches voisins, auxquels il faut ajouter les articles publiés avant février 2002, ce qui représente un total d’environ 13.000 articles.

Cette base est hyper sécurisée. Elle fait l’objet de plusieurs sauvegardes journalières et des copies sont aussi conservées dans des locaux différents et éloignés, car elle représente une contribution de mémoire importante et irremplaçable pour toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens, quelles que soient leurs opinions ou leur situation.

Ces 13.000 articles (env.) sont accessibles en ligne. Nos systèmes de recherche ne sont pas aussi performants que nous le souhaiterions, mais l’Association ne dispose pas du budget nécessaire pour faire appel à des professionnels qui pourraient améliorer le moteur interne de recherche.

Toutes nos actions sont développées uniquement sur la base du bénévolat.

L’équipe y tient beaucoup, car c’est la garantie absolue de son indépendance et de sa neutralité. C’est ainsi que nous refusons systèmatiquement toutes les propositions d’inclure de la publicité (contrairement aux media inféodés au régime dictatorial de Guelleh), toute proposition de sponsoring ou même de subvention.

Toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens savent qu’ils peuvent demander à faire publier un texte, une contribution ou un avis dans le site, à condition qu’il ne fasse pas l’apologie du régime que nous dénonçons depuis la création de l’ARDHD en 1992. Les cas de refus de notre part se comptent sur les doigts de la main. Le plus souvent parce que le sujet ne concernait pas directement ou indirectement, Djibouti et/ou ses voisins frontaliers, mais d’autres drames dans le monde.

La formule et le style que nous avons adoptés ont « tenu », puisque le site a connu une forte augmentation du nombre des consultations entre 2002 et 2007 et qu’aujourd’hui, son audience est stable. Selon les mesures disponibles, notre site est certainement le site le plus consulté chaque jour pour l’actualité djiboutienne. Il dépasse et souvent de loin les autres sites de nos amis et surtout ceux de nos ennemis (ADI, La Nation, RTD, etc…).

Notre volonté de maintenir une « dose d’humour » a choqué parfois certains internautes, mais la majorité a compris qu’il ne fallait pas prendre les caricatures ou les textes moqueurs au premier degré, mais qu’il fallait les apprécier avec toute la dérision, qui est la nôtre face à un couple de pacotilles, corrompu, qui se voudrait l’égal de Chefs d’Etat.

Le taux de consultation est d’autant plus remaquable, que l’accès au site est censuré à Djibouti, où se trouve bien évidemment la plus grande concentration de lectrices et de lecteurs concernés !

Rassurez-vous car l’information arrive toujours à passer en utilisant des portes et des chemins dérobés !!! Il faut être dictateur enfermé dans son Palais, ne se promenant que dans des voitures blindées et totalement éloigné de la réalité, pour imaginer que la censure bloque l’information. Elle la retarde seulement !

Nous reviendrons sur cet anniversaire dans les prochains jours et en attendant, permettez-nous de remercier chaque lectrice et chaque lecteur pour leurs encouragements et pour leur fidélité depuis dix ans.