28/04/09 (B496) Le journal de la Flibuste … 9 pirates fait prisonniers dans une opération franco-espagnole. Les Yéménites récupèrent par la force, un pétrolier capturé … ( 7 articles en Français)

__________________________ 7 – Portail des sous-marins

La marine finlandaise bientôt au large de la Somalie ?

Par Rédacteur en chef.

La Finlande étudie la possibilité d’envoyer un bâtiment au large de la Somalie, dans le cadre de la mission européenne destinée à protéger la sécurité de l’aide alimentaire contre les attaques de pirates.

La participation finlandaise à des opérations de gestion de crises internationales a été envisagée lors d’une réunion tenue vendredi des comités ministériels de politique étrangère et de sécurité.

En pratique, le seul navire finlandais approprié pour cette mission serait le mouilleur de mines Pohjanmaa.

Ce serait la première fois que la Finlande participerait à une opération navale de gestion de crise. L’option la plus probable serait d’envoyer le bâtiment sur place pour quelques mois.

Ce projet a reçu le soutien des dirigeants politiques finlandais.

Le déploiement du bâtiment se déroulerait dans le cadre de l’opération européenne Atalante. La Suède et la Norvège ont déjà décidé de prendre part à l’opération.

Actuellement, 2 experts militaires finalandais participent à l’opération Atalante. Envoyer un bâtiment augmenterait l’implication finlandaise. Les personnels impliqués seraient des professionnels et des réservistes. Aucun appelé ne sera envoyé.

En plus du Pohjanmaa, le navire amiral de la marine finlandaise, la Finlande possède 2 autres mouilleurs de mines plus petits, le Hämeenmaa et l’Uusimaa, d’un déplacement de 1.300 t chacun. En plus des mines, les bâtiments sont équipés d’artillerie et de missiles anti-aériens.

Au départ, le Pohjanmaa, 1.450 t et 78 m de long, a été conçu pour opérer dans le nord de l’Europe. Pour pouvoir naviguer dans les mers chaudes, des modifications devront être apportées à ses systèmes de chauffage et de climatisation. Outre la chaleur et l’humidité, la poussière du désert voisin pourrait constituer un défi.

__________________________ 6 – Portail des sous-marins

Coopération franco-indo-espagnole pour repousser les attaques de pirates

Par Rédacteur en chef.

Une opération de lutte contre la piraterie a réuni dimanche au nord des Seychelles une frégate française, une frégate espagnole et un navire hydrographique indien.

Selon les déclarations d’un officier de marine indien, les 3 bâtiments ont intercepté et arrêté 9 pirates alors qu’ils tentaient de détourner un navire italien de crosière, le MS Melody.

L’officier indien a précisé : “un hélicoptère Chetak a été envoyé après coordination avec la marine nationale française, qui avait aussi un avion de patrouille maritime dans la région. Les pirates seront remis aux Seychelles et le bâtiment indien va retourner vers sa zone de patrouille.”

Des pirates armés d’armes automatiques avaient attaqué samedi soir le navire de croisière avec 991 passagers et 536 membres d’équipage. Mais le MS Melody a pu les repousser, son personnel de sécurité a ouvert le feu. Le navire a en même temps envoyé un SAS, menant à la réponse des bâtiments de guerre.

L’INS Nirdeshak, un navire de recherche hydrographique, est équipé d’un hélicoptère Chetak et d’embarcations rapides pour mener des missions de lutte anti-piraterie. Il est aussi équipé d’un canon de 40 mm.

L’analyse de la rédaction :
Une nouvelle fois, une marine passe sous silence la participation d’autres pays aux opérations de lutte anti-piraterie. La fois précédente, la frégate néerlandaise De Zeven Provincien avait "oublié" de mentionner la présence de bâtiments canadien et britannique.

__________________________ 5 – XINHUA (Chine)

Un pétrolier yéménite récupéré au lendemain de sa prise par des pirates somaliens

Le pétrolier yéménite intercepté dimanche par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden au large de la péninsule arabique a été récupéré lundi, selon une information obtenue à Nairobi.

Les forces d’élite yéménites ont libéré lundi le pétrolier Qana et capturé 11 pirates.

Des pirates somaliens s’étaient emparés du pétrolier dans un affrontement avec des garde-côtes yéménites. Au moins trois pirates et deux gardes yéménites ont été blessés.

__________________________ 4 – AFP

Le Yémen emploie la force contre des pirates somaliens

Le Yémen a employé la manière forte pour reprendre lundi à des pirates somaliens l’un de ses pétroliers capturé la veille au large de ses côtes, une opération de 18 heures qui s’est traduite par la mort de trois assaillants et l’arrestation de 11 autres.

“Des commandos ont réussi ce matin à 05H30 (02H30 GMT) à monter à bord du navire après des accrochages avec les pirates, qui ont fait trois morts parmi ces derniers”, a annoncé un porte-parole du ministère de la Défense sur le site officiel 26Sep.net.

Déclenchée dimanche, l’opération a consisté à envoyer des forces spéciales par mer et par hélicoptères pour reprendre le contrôle du Qana, qui était à vide, après que ce pétrolier eut été capturé à seulement 10 miles marins (18,5 km) des côtes sud-est du Yémen.

C’est la première fois que des forces yéménites se lancent dans une opération de cette envergure contre des pirates somaliens.

Il semble aussi que ce soit la première fois que ces pirates, qui s’enhardissent de jour en jour, attaquent aussi près des côtes du Yémen, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, qui ne dispose de garde-côtes que depuis 2002.

Selon ce porte-parole yéménite, sept des pirates ont été capturés dimanche et quatre, dont deux sont blessés, lundi à l’aube. Cinq des membres d’équipage, dont un Indien, ont été blessés dans l’opération. Le nombre total des membres d’équipage n’a pas été précisé.

Le bateau se dirigeait lundi en fin de matinée vers le port de Al-Mukalla (sud-est), escorté par des unités de la petite marine yéménite, a ajouté le porte-parole de la Défense.

Il a également affirmé que les forces yéménites avaient aussi réussi à libérer trois navires marchands yéménites qui étaient aux mains d’autres pirates, dont quatre auraient été capturés, deux tués et un autre blessé.

Le porte-parole n’a toutefois fourni aucune précision sur l’endroit où aurait eu lieu cette seconde opération ni sur l’identité de ces bateaux. En outre, ces informations n’avaient pas été confirmées de sources indépendantes lundi en fin de matinée.

Des responsables à Sanaa avaient annoncé dimanche que des accrochages étaient en cours entre forces yéménites et les pirates somaliens ayant pris le contrôle du Qana.

Selon un autre responsable interrogé par l’AFP, ce bateau appartient aux raffineries d’Aden, le principal port du Yémen, à la pointe sud du pays.

Le pétrolier était de retour à vide après avoir livré sa cargaison dans la ville de Mohra (est) lorsqu’il a été attaqué, avait-il ajouté.

L’ONG Ecoterra International, basée au Kenya, qui suit de près les affaires de piraterie au large de la Somalie, avait, de son côté, annoncé dimanche la libération par un groupe de pirates somaliens d’un petit cargo ravitailleur yéménite, le Sea Princess, capturé le 3 janvier.

Au total, 16 navires et 273 marins sont actuellement aux mains des pirates somaliens en attendant l’issue de négociations pour le versement de rançons.

Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques de pirates au large de la Somalie ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61.

Les pirates somaliens, qui naviguent sur les routes commerciales de l’océan Indien et du golfe d’Aden, ont pris en otage une cinquantaine de bateaux en 2008.

La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre pour patrouiller la zone, mais ce déploiement n’est pas parvenu à enrayer la vague d’attaques.


_______________________ 3 – Romandie News avec AFP

Neuf pirates somaliens arrêtés par un navire de guerre espagnol

Neuf pirates somaliens, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque déjouée d’un navire de croisière italien ce week-end au large de la Somalie, ont été arrêtés lundi en mer par un navire de guerre espagnol, a annoncé le ministère espagnol de la Défense.

La frégate espagnole Numancia a "intercepté une embarcation avec neuf occupants qui pourraient être liés à la tentative de la prise de contrôle du navire de croisière italien", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le Melody et ses quelque 1.500 passagers (dont 536 membres d’équipage) ont été attaqués samedi mais des gardes armés israéliens à bord ont pu déjouer l’attaque.

___________________________ 2 – Le Vif (Belgique)

Des militaires à bord de navires marchands en Somalie ?

Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a sondé lundi ses collègues européens quant aux possibilités pour les militaires de la mission EU NAVFOR Atalanta de monter à bord des navires marchands afin de les protéger des pirates.

La possibilité pour des militaires belges de monter à bord de navires civils belges a été évoquée la semaine dernière dans les milieux militaires belges, mais elle a été jugée "compliquée", par M. De Gucht. "Il faut examiner les responsabilités à bord en cas de dégâts, les assurances, les capacités opérationnelles. Nous devons aussi savoir de combien et de quels bateaux il s’agit", avait-il expliqué vendredi dernier. Lundi, M. De Gucht a profité d’un Conseil des ministres européens pour évoquer le mandat de la mission EU NAVFOR Atalanta. La Belgique doit participer à cette mission, dans le cadre de laquelle quelque 1.500 militaires européens seront déployés sur une période de 12 mois. (NLE)

___________________________ 1 – AFP

Au large de la Somalie, la chasse aux pirates est ouverte

Depuis que le Kenya a accepté début mars de juger les pirates capturés au large de la Somalie, les marines européennes se sentent les coudées franches pour les chasser, sans toutefois parvenir à les décourager.

"Jusqu’alors on était des chiens de berger", résume le capitaine de corvette Patrick Bonnat, commandant en second du Nivôse, en référence aux missions d’escortes en cours depuis plusieurs mois: "Là, c’est la chasse".

Dimanche, la frégate de surveillance française a quitté le port de Mombasa (Kenya) pour faire route vers le nord des Seychelles, où ont eu lieu les dernières attaques, notamment celle du paquebot italien MSC Melody, samedi soir.

"On va en attraper d’autres", assure le commandant du Nivôse, le capitaine de frégate Jean-Marc Le Quilliec: "C’est la saison". La mousson, qui approche, complique la tâche des pirates qui naviguent sur de petites embarcations.

Ce ne serait pas la première prise pour le Nivôse qui a relevé le 12 avril le Floréal dans la force européenne anti-piraterie Atalante, lancée le 8 décembre. Le 15 avril, la frégate a intercepté onze pirates qui avait attaqué un bâtiment de commerce, le Safmarine Asia.

Mercredi, en escale à Mombasa, le Nivôse a livré les prévenus aux autorités kényanes, qui ont accepté de les juger en vertu d’un accord conclu début mars entre l’Union européenne (UE) et Nairobi.

Ce texte est une grande satisfaction pour le commandant du Nîvose, qui n’en est pas à sa première mission sur zone. "Au mois de décembre, j’étais un peu frileux", reconnaît-il: "Si j’interpellais des gens en mer, qu’est ce qu’on allait en faire?"

A l’époque, "il s’agissait de ne pas créer de problèmes", ajoute-t-il, en référence à l’imbroglio diplomatico-juridique qui entoure les affaires de piraterie: "Il fallait laisser aux états-majors le temps de border" le terrain.

"Maintenant qu’il y a un outil juridique. On a les coudées franches."

Cette nouvelle donne suffira-t-elle à décourager les pirates? Pas sûr.

A terre, leurs défenseurs affûtent déjà leurs arguments. Francis Kadima, l’avocat kényan qui défend les onze Somaliens capturés par le Nivôse, met en cause la compétence territoriale des tribunaux.

"Est-ce que tous ces individus peuvent comparaître devant des tribunaux kényans", sachant qu’"ils sont de nationalité somalienne", demande-t-il.

Et d’ajouter: "Nous entendons parler d’accords entre l’UE, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Kenya (…) mais il est évident que la légalité de ces accords est contestable", notamment parce qu’ils n’ont pas été soumis au Parlement, selon lui.

A ce titre, le procès de 9 pirates interceptés début mars par la marine allemande, qui s’est ouvert mercredi à Mombasa, sera révélateur.

En attendant, les pirates ne désarment pas. Bien au contraire. Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009, par rapport à 2008, passant de 6 à 61.

Sur la même période, le nombre de bateaux militaires dans la zone a été multiplié par trois, pour atteindre une vingtaine, note-t-on de source militaire.

Les attaques interviennent de plus en plus loin des côtes (jusqu’à 500 miles nautiques) et les navires sont rendus à leur propriétaire après versement d’une rançon, que les pirates fixent désormais autour de 1,5 million de dollars en moyenne, précise-t-on de même source.

Un engrenage que déplore le commandant du Nivôse: "Plus on va payer, plus ils viendront. Et plus cela sera critique".