Articles

18/05/09 (B499) Le journal de la Flibuste … (6 articles en Français)

________________________ 6 – JDD

Somalie-Pirates: L’opération européenne étendue

L’opération européenne Atalanta contre la piraterie au large des côtes de Somalie pourrait être prochainement étendue jusqu’aux Seychelles, après un accord politique trouvé lundi au sein de l’Union européenne.

"Nous avons un accord général sur le principe" d’étendre Atalanta et de mettre en place une mission de formation des forces de l’ordre somaliennes, a déclaré Bruno Le Maire, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense européens où il représentait son pays.

_______________________ 5 – AFP

Pirates somaliens: Mogadiscio réclame une flotte de garde-côtes

La Somalie a réclamé lundi à Kuala Lumpur une aide internationale pour se doter de navires garde-côtes afin de traquer les pirates, face aux experts qui jugent dangereux d’armer les bateaux civils dans l’océan Indien.

"La Somalie a besoin d’une flotte de garde-côtes plus efficace pour protéger ses eaux, ses pêcheurs et les navires étrangers contre les pirates car la force navale internationale n’est pas suffisante", a déclaré lundi le vice-Premier ministre somalien Abdirahman Aden Ibbi, lors d’une conférence d’experts à Kuala Lumpur sur la piraterie maritime.

"Nous savons où ils (les pirates) se cachent. Nous demandons à la communauté internationale de nous aider à combattre la piraterie", a ajouté M. Ibbi dans un discours lu par Nur Mohamed Mohamoud, responsable de l’agence nationale de sécurité somalienne.

Menacé par les insurgés islamistes, le régime de Mogadiscio ne pourra pas, selon lui, éradiquer la piraterie.

Le ministre de la sécurité de l’Etat du Puntland, un fief des pirates, Abdullah Said Samatar, a salué la mission de la force navale internationale mais écarté l’envoi à terre d’une force militaire internationale pour traquer les pirates. "A terre, nous ne voulons que les forces locales. Des forces étrangères ne pourraient distinguer entre pêcheurs et pirates".

Et comme pour joindre la parole aux actes, les autorités du Puntland ont annoncé lundi l’arrestation de 24 présumés pirates au large du port de Bosasso.

A ses débuts, la piraterie somalienne était motivée par des causes bien plus nobles, lutter notamment contre la pêche illégale pour protéger les ressources nationales en plein effondrement du pays.

Aujourd’hui, les pirates évoluent dans des cercles criminels plus sophistiqués avec des ramifications internationales. Ils tentent d’échapper aux bâtiments de l’UE, de l’Otan et de coalitions sous autorité américaine, très actifs pour déjouer des captures ou pour arrêter de présumés pirates.

Selon le Bureau maritime international (BMI), dont le Centre anti-piraterie est basé à Kuala Lumpur, les attaques au large de la Somalie ont décuplé au 1er trimestre 2009, comparé à la même période de 2008, passant de 6 à 61.

Depuis début 2009, 114 tentatives d’attaques ont été dénombrées et 29 navires ont été capturés.

Et armer des équipages pour riposter aux attaques ou embarquer des personnels de sécurité armés ne ferait qu’accroître les risques de violence, selon des experts à Kuala Lumpur.

Tout comme privilégier une approche "agressive" risquerait d’entraîner une "course aux armes", ajoutent-ils, leur préférant canons à eau et barrières électriques.

"Nous sommes contre le fait de confier des armes aux équipages pour lutter contre les attaques de pirates. Nous sommes également opposés à l’embarquement de gardes privés armés", a déclaré Pottengal Mukundan, directeur du BMI basé à Londres.

Mais Pour Richard Farrington, chef d’état-major de l’opération navale européenne Atalante, si 25 navires militaires patrouillent actuellement dans la région, il en faut 60 dans le golfe d’Aden et 150 au large de la Somalie.

A Bruxelles, la ministre espagnole de la Défense Carme Chacon, a annoncé lundi que l’UE était d’accord pour renforcer la flotte européenne déployée contre les pirates et élargir sa zone d’intervention jusqu’aux Seychelles.

La conférence de Kuala Lumpur devrait à son deuxième et dernier jour mardi aborder le financement des opérations anti-piraterie ou le sort des pirates arrêtés.

_______________________ 4 – XINHUA (Chine)

L’UE réaffirme son engagement dans la lutte contre la piraterie en Somalie

L’Union européenne (UE) s’est engagé lundi à continuer à aider la Somalie à lutter contre la piraterie et à se développer sur le plan économique et social.

Rappelant son soutien aux efforts internationaux contre la piraterie par l’opération navale Atalante, l’UE a souligné son engagement continu, dans la livraison de l’aide humanitaire, la reconstruction et le développement, ont affirmé dans un communiqué les ministres des Affaires étrangères de l’UE, réunis à Bruxelles.

A cette occasion, l’UE souhaite que les efforts concernant la démobilisation, le désarmement et la réintégration d’anciens combattants soient lancés sous peu.

Les ministres de l’UE ont condamné les récents combats dans la capitale somalienne, Mogadiscio, qui visaient les institutions fédérales de transition et le processus de paix à Djibouti, appelant à la cessation immédiate d’hostilités en vue d’éviter davantage de morts parmi les civils et déplorant les conséquences humanitaires des récentes attaques.

Les combats se sont intensifiés ces derniers temps dans le pays de la corne de l’Afrique, dans lesquels plus de 150 personnes ont été tuées depuis le 7 mai.

Les ministres européens ont souligné l’important rôle politique des pays dans la région et se sont réjouis de l’engagement de l’Union africaine (UA) et l’importance de la coordination internationale continue au sein du Groupe de contact international pour la Somalie sous la houlette du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Ahmedou Ould Abdallah.

Ils ont relevé qu’un "environnement sécuritaire stable en Somalie est vital pour la construction des institutions étatiques, permettant de fournir de l’aide humanitaire appropriée, de lancer les efforts de redressement et de réduire la piraterie", saluant l’UA et les pays ayant contribué des troupes à la Mission de maintien de la paix en Somalie (Amisom).

Les ministres ont mis l’accent sur l’importance de la construction de la Force de sécurité nationale de Somalie (NSF) le plus tôt possible, saluant de grandes contributions financières à la NSF promises lors de la Conférence internationale sur la sécurité en Somalie organisée le mois dernier.

Avec une population d’environ 8 millions d’habitants, la Somalie souffre constamment des conflits depuis la chute du gouvernement central en janvier 1991.

_______________________3 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Piraterie: Paris et Berlin pour l’extension d’Atalante jusqu’aux Seychelles

La France et l’Allemagne ont plaidé lundi pour un élargissement jusqu’aux Seychelles de la zone d’intervention de l’opération navale européenne Atalante contre les pirates somaliens, question qui devait être débattue par les ministres de la Défense de l’UE.

"Je parlerai essentiellement de la montée en puissance d’Atalante, qui a eu des résultats concrets, même si sa réussite totale dépendra également de quelques moyens complémentaires", a déclaré le secrétaire d’Etat français à la Défense Jean-Marie Bockel, avant la réunion avec ses partenaires européens.

"On aurait 10% à 20% de moyens supplémentaires, ce serait bien", a-t-il ajouté. Il a confirmé qu’il s’agissait bien d’étendre les opérations d’Atalante jusqu’à l’archipel des Seychelles, à 700 milles nautiques à l’est des côtes somaliennes.

La flottille européenne, forte actuellement de six à sept frégates assistées de deux avions de patrouille maritime, a centré jusqu’ici son action plus au nord, sur le golfe d’Aden au débouché de la mer Rouge et le nord de la Somalie.

Outre la France et l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce et le Royaume Uni participent actuellement à Atalante.

Il est prévu que d’autres pays – membres de l’UE comme Pays-Bas, Suède, et Roumanie, ou non membres comme Norvège et Suisse – s’y joignent avant la fin de son mandat en décembre 2009.

A son arrivée à Bruxelles, le ministre allemand de la Défense Franz Josef Jung s’est lui aussi prononcé pour une "révision du plan opérationnel" d’Atalante lui permettant d’aller jusqu’aux Seychelles.

"On constate que les pirates élargissent eux-mêmes leurs attaques dans l’océan Indien", a-t-il souligné.

M. Bockel a cependant souligné que "si des moyens de l’Otan viennent en renforcement de ceux de l’UE, tant mieux, mais ça doit rester une opération UE".

L’Otan, dont un groupe naval de cinq frégates croise jusqu’à fin juin au large de la Somalie, étudie le moyen de rendre sa présence permanente.

Comme 21 des 28 pays de l’Otan sont également membres de l’UE, la question se pose d’une harmonisation des efforts menés sous des sigles différents.

Selon le Bureau maritime international (BMI), les attaques au large de la Somalie ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport au premier trimestre 2008, passant de 6 à 61.

Sur la même période, le nombre de bateaux de guerre dans la zone a triplé, pour atteindre une vingtaine.

C’est pour échapper à cette concentration militaire près du golfe d’Aden que les pirates ont tendance à porter leurs attaques plus au sud et loin au large dans l’océan Indien, jusqu’aux Seychelles.

M. Bockel a par ailleurs indiqué que les ministres aborderaient aussi le projet de "former un bataillon somalien" pour renforcer l’autorité du gouvernement légal de Sharif Cheikh Ahmed, mais que ceci "dépendrait de l’évolution de la situation sur le terrain".

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE et leurs collègues de la Défense ont d’ailleurs effectivement chargé lundi le diplomate en chef Javier Solana et la Commission européenne d’examiner la mise en oeuvre de ce projet.

En butte à Mogadiscio même aux attaques des groupes islamistes, que les 27 ont de nouveau dénoncées lundi, les autorités fédérales somaliennes ne contrôlent qu’une petite partie du territoire, ce qui contribue à l’impunité des pirates.

_______________________ 2 – Romandie News (Suisse) avec AFP

Piraterie en Somalie: armer les navires n’est pas une solution

Confier des armes aux équipages pour riposter aux attaques ou embarquer des personnels de sécurité armés ne ferait qu’accroître les risques de violence et soulèverait un problème juridique, ont estimé lundi des experts lors d’une conférence en Malaisie sur la piraterie maritime en Somalie.

Privilégier une approche "agressive" risquerait d’entraîner une "course aux armes", ont estimé des experts réunis pendant deux jours à Kuala Lumpur, pour qui des méthodes telles que canons à eau et barrières électriques sont préférables.

"Nous sommes contre le fait de confier des armes aux équipages pour lutter contre les attaques de pirates. Nous sommes également opposés à l’embarquement de gardes privés armés", a déclaré Pottengal Mukundan, directeur du Bureau maritime international (BMI) basé à Londres.

"Nous pensons que cela serait contre-productif", a ajouté M. Mukundan pour qui les "pirates seront alors équipés d’armes plus sophistiquées".

La Somalie a quant à elle appelé la communauté internationale à l’aider à se doter d’une flotte de garde-côtes capable de traquer les pirates.

"La Somalie a besoin d’une flotte de garde-côtes plus efficace pour protéger ses eaux, ses pêcheurs et les navires étrangers contre les pirates car la force navale internationale n’est pas suffisante", a déclaré le vice-Premier ministre somalien Abdirahman Aden Ibbi, dans un discours lu par Nur Mohamed Mohamoud, responsable de l’agence nationale de sécurité somalienne.

"Nous savons où ils (les pirates) se cachent. Nous demandons à la communauté internationale de nous aider à combattre la piraterie", a-t-il ajouté, soulignant cependant que le régime de Mogadiscio, menacé par les insurgés islamistes, ne pourra pas éradiquer la piraterie tant qu’il est confronté aux risque d’instabilité et à un manque de ressources.

Le ministre de la sécurité de l’Etat du Puntland, l’un des fiefs des pirates, Abdullah Said Samatar, a également salué la mission de la force navale internationale mais a écarté l’envoi d’une force militaire internationale pour traquer les pirates à terre. "A terre, nous ne voulons que les forces locales. Des forces étrangères ne pourraient distinguer entre pêcheurs et pirates".

Selon le BMI, dont le Centre anti-piraterie est basé à Kuala Lumpur, les attaques de pirates au large de la Somalie ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61.

Au total, 114 tentatives d’attaques se sont produites au large de la Somalie deuis le début 2009 et 29 navires ont été capturés.

Des bâtiments de l’Union européenne, de l’Otan et de coalitions sous autorité américaine, ont été très actifs récemment, soit pour déjouer des captures soit pour arrêter de présumés pirates.

Mais Pour Richard Farrington, chef d’état-major de l’opération navale européenne Atalante, si 25 navires militaires patrouillent actuellement dans la région, il en faudrait 60 dans le Golf d’Aden et 150 au large de la Somalie pour véritablement taiter le problème.

La conférence qui se poursuit mardi doit également aborder la question controversée du financement des dépenses liées aux opérations de lutte contre la piraterie ou encore celle du sort des pirates arrêtés en mer

_______________________________ 1 – Le bien public (Dijon)

La piraterie aiguise l’appétit des sociétés militaires privées

La piraterie, phénomène exponentiel au large des côtes somaliennes, aiguise l’appétit des Sociétés militaires privées (SMP) qui y voient un marché prometteur, en dépit de l’opposition des armateurs à toute « privatisation » de la sécurité maritime.

A Paris, l’état-major des armées a dénombré, à partir de sources civiles et militaires, 165 attaques de pirates somaliens dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien et 43 navires capturés en 2008.

En dépit du déploiement d’une impressionnante flottille de bâtiments de guerre dans la région, le phénomène s’est encore accéléré en 2009 : depuis le 1er janvier, 111 attaques ont été recensées dont 24 réussies. Treize navires marchands sont aux mains des pirates somaliens à l’heure actuelle. La navigation commerciale est toujours plus hasardeuse dans cette région, du moins pour ceux qui ignorent les recommandations et se tiennent à l’écart de la protection militaire.

D’où la tentation d’un recours aux SMP. Certains armateurs ont sauté le pas. Ainsi, fin avril, des gardes privés israéliens postés à bord d’un navire de croisière italien, le Melody, ont ouvert le feu sur des pirates qu’ils sont parvenus à repousser.

Dans un rapport adopté jeudi par la Commission de la défense de l’assemblée nationale, le député (UMP) du Finistère Christian Ménard avertit cependant : « Une surenchère d’armement et de violence » pourrait transformer les océans en ‘Far West’ ». « Par principe, les armateurs préfèrent bien sûr une solution intégralement publique et, en conséquence, gratuite », note-t-il, mais « face à la dangerosité de certaines zones, ils pourraient être tentés de recourir à des agences de protection privée ».

Le député juge lui-même que l’escorte de porte-containers ou de bateaux de croisière serait « intéressante ». Il évoque aussi « la présence d’un conseiller sécurité à bord des bâtiments » ou même « l’embarquement de gardes armés ». Toutefois, avant d’envisager de recourir aux SMP, la France devrait selon lui « définir un cadre juridique » pour ces sociétés et les soumettre à « agrément ».

« Des vendeurs de sureté »

Armateurs de France – organisation qui représente l’ensemble des armements français à l’exception de la pêche – a de nouveau rejeté jeudi l’idée d’embarquer des « milices privées à bord de navires marchands ». « A la recherche de nouveaux marchés juteux, les ‘vendeurs de sûreté’ tentent d’approcher les compagnies maritimes par tous les moyens », dénonce cette organisation.

Mais n’en déplaise aux armateurs, les SMP américaines, britanniques ou israéliennes sont déjà sur le pied de guerre.

Se démarquant des SMP, une société française de services maritimes, V. Navy, filiale d’un groupe gestionnaire d’un millier de navires marchands à travers le monde, soumet à la Commission européenne une solution qui se veut globale. Il s’agirait de créer un centre de formation de garde-côtes somaliens à Djibouti et de mettre à disposition de ce « corps de fonctionnaires » une demi-douzaine de bateaux spécialement aménagés, un marché d’une centaine de millions d’euros.

18/05/09 (B499) Nouvelles de Somalie … Des leaders abandonnent le Président. Les milices Shebaab s’emparent d’une deuxième ville… (4 articles en Anglais et en Français)

_____________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

L’insurrection islamiste s’empare d’une deuxième ville somalienne

Les islamistes extrémistes somaliens se sont emparés lundi d’une deuxième ville majeure en deux jours après la prise dimanche de la capitale provinciale de Jowhar (centre), ont annoncé des habitants et des responsables officiels.

Avec ces conquêtes, les extrémistes somaliens gagnent du territoire sur une route stratégique reliant les forces gouvernementales stationnées à Mogadiscio et leurs alliés du centre du pays.

La reprise de l’offensive islamiste, qui a déjà fait plus d’une centaine de morts dans la capitale et jeté sur les routes 30.000 personnes, laisse craindre que la rébellion extrémiste ne renverse le gouvernement soutenu par l’ONU.

Lundi, la milice locale a abandonné sans combattre la ville de Mahaday, 113 km au nord de Mogadiscio, les islamistes étant aux portes de la localité, a expliqué un habitant. Ce qu’a confirmé cheikh Hassan Mahdi, porte-parole du Parti islamique, coalition de forces combattant aux côtés d’Al-Shahab, le mouvement considéré par Washington comme proche d’Al-Qaïda.

Selon le porte-parole de la présidence somalienne, Abdiqadir Osman, les forces pro-gouvernementales ont effectué un repli stratégique. "Nous nous sommes retirés pour des raisons de tactique militaire et reviendrons quand nous le voudrons".

Les insurgés s’étaient déjà emparés dimanche de Jowhar, qui se trouve également sur cette même route stratégique, à 90 km au nord de Mogadiscio.

Le nouveau président somalien, Sheik Sharif Sheik Ahmed, lui-même ancien guérillero islamiste, a appelé les insurgé à se mettre autour de la table de négociations, et instauré la charia, la loi islamique, pour tenter d’amadouer ses anciens alliés des Tribunaux islamiques, qui contrôlèrent le pays pendant six mois en 2006 avant d’être chassés par l’intervention de l’Ethiopie voisine. Mais ces derniers ont jusqu’à présent refusé de le rencontrer.

Mais le Parti islamique, deuxième groupe insurgé derrière Al-Shahab, est divisé quant à savoir si accepter l’offre du président.

Le gouvernement d’Ahmed ne contrôle directement qu’une partie de Mogadiscio et la ville-frontière d’El Berde. Mais il est allié avec des milices locales qui contrôlent la plus grande partie du centre du pays, et des poches dans le sud. Al-Shabab contrôle pour sa part une grande partie du sud. Le nord du pays est divisé en régions de facto autonomes, Puntland et Somaliland.

_____________________ 3 – Organisation Presse africaine (Suisse)

Conclusions du Conseil de l’Europe sur la Somalie

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 18 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — 2942ème session du Conseil AFFAIRES GENERALES

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

“1. Le Conseil condamne les combats survenus récemment à Mogadiscio et dont la cible étaient les institutions fédérales de transition et le processus de paix de Djibouti. Le Conseil appelle à une cessation immédiate des hostilités, afin d’éviter de nouvelles victimes civiles, et déplore les conséquences humanitaires des attaques perpétrées récemment.

2. Le Conseil accueille avec satisfaction les mesures prises par les nouvelles institutions fédérales de transition pour consolider le processus politique ouvert à toutes les parties, en conformité avec le processus de paix de Djibouti, en vue de la concrétisation, en temps voulu, de la charte fédérale de transition devant mener à des élections libres et régulières et à un règlement global de la situation en Somalie. Le Conseil se félicite des qualités de dirigeant dont a fait preuve le président, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed dans le cadre de ces efforts, et appelle l’ensemble des Somaliens à renoncer à la violence et à soutenir le processus politique. Le Conseil insiste sur l’importance du rôle politique joué par les pays de la région, salue l’engagement dont témoigne l’Union africaine et souligne qu’il importe de continuer de coordonner l’action au niveau international au sein du groupe de contact international sur la Somalie placé sous la direction du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, M. Ahmedou Ould Abdallah.

3. Le Conseil note que, pour pouvoir édifier un appareil d’État, fournir l’aide humanitaire nécessaire, lancer les efforts de redressement et réduire la menace de la piraterie, il est indispensable que s’instaure en Somalie un cadre de sécurité stable. Il rend hommage à l’UA et aux pays mettant des forces à la disposition de l’AMISOM pour le concours qu’ils apportent à la stabilisation de la situation à Mogadiscio. Le Conseil approuve l’ambition affichée par le nouveau gouvernement fédéral de transition d’accorder une attention toute particulière au développement et au renforcement des capacités nationales dans le secteur de la sécurité. Le secteur de la sécurité devrait être fermement attaché à l’État de droit, au respect des droits de l’homme et aux principes de la bonne gouvernance, et rendre compte de son action.

4. Le Conseil juge encourageant le soutien unanime manifesté par la communauté internationale aux nouvelles institutions fédérales de transition de la Somalie, notamment lors de la récente conférence internationale sur la sécurité en Somalie convoquée par le Secrétaire général des Nations unies et accueillie par l’UE à Bruxelles, les 22 et 23 avril. Le Conseil rappelle la contribution importante que fournit l’UE à l’AMISOM et au secteur de la sécurité somalien, notamment à la force de police. Il insiste sur l’importance de renforcer le plus rapidement possible la force de sécurité nationale somalienne. Il se félicite des contributions financières élevées que la conférence internationale a permis de récolter en faveur de cette force. Le Conseil invite le Secrétariat général du Conseil et la Commission, en consultation avec le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie et l’UA, à étudier les moyens qui permettraient de contribuer davantage au secteur de la sécurité, y compris la force de sécurité nationale, à l’appui de la stratégie du gouvernement fédéral de transition.

5. Le Conseil souligne les liens qui existent entre sécurité et développement et qui se renforcent mutuellement. Rappelant la contribution qu’apporte l’UE à l’action internationale contre la piraterie sous la forme de l’opération EU NAVFOR ATALANTA, le Conseil souligne l’engagement dont ne cesse de faire preuve l’UE, y compris en termes de fourniture d’aide humanitaire ainsi que sur le plan de la reconstruction et du développement. Le Conseil émet l’espoir que les efforts visant à la démobilisation, au désarmement et à la réintégration des anciens combattants pourront être engagés rapidement.”

__________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Les milices Al Shebaab jurent de se battre jusqu’à l’implosion du Gouvernement. // Al-Shabab vows to continue fighting till government collapses

Al-Shabab Islamists said Sunday they will continue fighting against the government till it collapses and the African Union troops leave the country.

The spokesman of the Shabab, Sheik Mukhtar Abu Mansur, said they were fighting in Mogadishu and other central towns what he called infidels and their stooges.

Al-Shabab and Hisbul Islam groups are fighting against the Somalia government which controls a few blocks in Mogadishu.

Separately, Sheik Yusuf Mohamed Siad Indho Ade who held a press conference in Mogadishu declared that his group joined the government and vowed to defend it.

He described the Islamist rebels as violence makers and called for the Somali people to defend the government.

The Islamist leader with eleven battle wagons joined the government on Sunday and met with Somali president Sheik Sharif Sheik Ahmed and Prime Minister Omar Abdirashid Ali Sharmarke in the presidential palace.


__________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Un leader islamiste abandonne le Gouvernement. // Islamist leader defects to government

Sheik Yusuf Mohamed Siad (Indho Ade) one of the Islamist rebels has defected to the Somali government, sources said on Sunday.

Government ministers close to president Sheik Sharif Sheik Ahmed told Shabelle Media that the leader with 11 battle wagons left from former Past Factory, his base in north Mogadishu overnight and entered to the presidential palace.

The Islamist rebel leader is expected to meet with some government ministers in the presidential palace.

There is no word from the rebel leader and the government has not talked about the issue officially yet.

Yusuf Mohamed Siad had previously told Shabelle radio that he handed over his weapons to his brother referring to the Islamist, opposition leader Sheik Hassan Dahir Aweys.

18/05/09 (B499) Soutenir les pires dictatures de l’Afrique de l’est ? Un gros cadeau de l’UE aux pires dictateurs de l’Est africain. // (Organisation de la Presse Africaine) La Commission Européenne consacre 54 millions d’euros à une aide humanitaire essentielle dans cinq pays de la Grande Corne de l’Afrique

La Commission Européenne consacre 54 millions d’euros à une aide humanitaire essentielle dans cinq pays de la Grande Corne de l’Afrique

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 18 mai 2009/African Press Organization (APO)/ —

Se fondant sur cinq décisions financières nouvelles, la Commission européenne octroie une enveloppe totale de 54 millions d’euros à l’aide humanitaire en faveur des populations vulnérables de Somalie, d’Éthiopie, d’Érythrée, du Kenya et de l’Ouganda. Les fonds sont acheminés par l’intermédiaire du service d’aide humanitaire de la Commission, sous la responsabilité directe de Louis Michel, membre de la Commission.

«La Grande Corne de l’Afrique est en proie à de multiples périls humanitaires,» a déclaré Louis Michel. «Dans cette région ravagée par des conditions climatiques extrêmes, desconflits incessants et une grande pauvreté, des millions de personnes sontactuellement au bord du gouffre. Notre aide est cruciale pour sauver des vies etfaire reculer la misère. Les décisions complémentaires que nous venons d’adoptersont le reflet de notre approche globale dans la région, qui vise à relever cesdéfis humanitaires complexes de manière cohérente etefficace».

Somalie: 13 millions d’euros

Depuis plus devingtans, la Somalie fait face à une accumulation dévastatrice deconflits, de sécheresses, d’inondations et de maladies. L’acheminement de l’aidehumanitaire y est, en outre, rendu de plus en plus difficile par les attaquesperpétrées contre les travailleurs humanitaires et leur cortège de morts, de blessés et d’enlèvements en grand nombre.

Ainsi qu’il a étérécemment annoncé lors de la conférence internationale des donateurs sur lasécurité en Somalie (23 avril2009), la Commission a adopté un «planglobal» humanitaire de 13millions d’euros. Ces fonds iront à l’aide auxvictimes de l’insécurité permanente et des aléas climatiques, l’accent étant missur la santé et la nutrition, l’approvisionnement en eau et en équipementssanitaires, l’alimentation et la sécurité alimentaire des personnes déplacées àl’intérieur du pays et des communautés en situation de vulnérabilité chronique.

Érythrée: 3 millions d’euros

Une enveloppe de 3millions d’euros est allouée en vue de répondre aux besoins les plus pressantsdes populations les plus vulnérables en Érythrée. Le pays a été touché par desannées de sécheresse chronique, de désertification, de dégradation desinfrastructures et d’insécurité permanente à la frontière avec l’Éthiopie. Cettedécision permettra de venir en aide à 500000 personnes, en mettantl’accent sur les questions de santé, de nutrition, d’eau, d’assainissement, deprotection et de moyens de subsistance.

Éthiopie: 6 millions d’euros

85% desÉthiopiens vivent en zone rurale, l’agriculture constituant leur principalesource de revenus. La production alimentaire y est fortement aléatoire en raisond’une pluviosité faible et irrégulière. Déjà frappée par de fréquentessécheresses, l’Éthiopie est aussi victime d’inondations, d’épidémies et deconflits internes, à l’origine de besoins humanitairesconsidérables.

La Commissionfournit une aide financière à des actions ayant trait à la santé, àl’alimentation, à l’eau et à l’assainissement et destinées aux populations lesplus vulnérables en Éthiopie, notamment les réfugiés et les personnes déplacéesà l’intérieur de ses frontières.

Aide alimentaire (décision régionale en faveur de l’Éthiopie, de la Somalie, du Kenya et de l’Ouganda): 22 millions d’euros

Cette décisions’attache particulièrement à combattre l’insécurité nutritionnelle au moyend’une aide alimentaire et d’un soutien à court terme aux moyens d’existence enfaveur des communautés de la Grande Corne de l’Afrique les plus durementtouchées. Elle appuiera également les mesures de redressement rapide prises aulendemain des catastrophes, comme la fourniture de moyens de productionagricole.

Lutte contrela sécheresse (décision régionale en faveur de la Somalie, de l’Éthiopie, du Kenya et de l’Ouganda) : 10 millions d’euros

La forte croissance de la population aexercé de graves pressions sur lesraresressources naturellesde laGrande Corne de l’Afrique. Le changement climatique s’y manifeste, qui plus est,par une pluviométrie en constante diminution dans la région. Fondée sur unestratégie de réduction du risque de catastrophe, cette nouvelle décisioncontribuera à renforcer les capacités d’adaptation des communautés pastoralesvivant dans les zones arides en leur fournissant de l’eau, une aide aux moyensde subsistance, des services sanitaires et un soutien à la santéanimale.

Contexte

Tous les projets humanitaires financés par la Commission sont mis en œuvre par des organisationsd’aide non gouvernementales, des agences spécialisées des Nations unies et lemouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. ECHO dispose debureaux d’assistance dans la plupart des pays concernés. Ses experts sur leterrain suivent l’évolution de la situation humanitaire et contribuentactivement à la coordination des opérations de secours au niveau local. Ilssurveillent aussi l’usage qui est fait des aides financières de laCommission.

18/05/09 (B498) ALERTE ROUGE / LDDH : Est-il possible d’engager un véritable procès contre les Abus de Pouvoir répétitifs à mon égard dans mon Pays (Suite) ?


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 18 MAI 2009

Procès pour injure aux cours et tribunaux
ou Procès contre les Abus de Pouvoir
à mon égard dans mon Pays ?

Suite à la convocation du Cabinet A, je me suis rendu hier matin, dimanche 17 mai 2009 au tribunal de Djibouti accompagné de mon fin défenseur, Maître Zakaria.

J’ai répondu à toutes les questions que la Juge d’Instruction m’a posées et à la fin j’ai remis à Madame la Juge, mes observations écrites sur les harcèlements, dénigrements, arrestations arbitraires et les tentatives d’obstructions à mes activités de Défenseur des Droits de l’Homme.

J’ai aussi signé le Procès verbal dans lequel figure les raisons de ma demande de Non Lieu.

Je ne rentrerais pas dans le détail, non pas, par respect du secret d’instruction,mais surtout parce que je considère que cette instruction ne me concerne pas.

J’ai constaté que l’Enquête de fond s’est déroulée grâce à Madame Sirad Wais Boulaleh Juge d’instruction dans un climat, courtois, serein , qui m’a permis de répondre sans détour, avec l’honnêteté de rigueur et surtout sans stress même lorsque des questions parfois délicates et toujours d’une précision remarquable m’ont été posées.

Dans ce contexte exemplaire, je ne ferai pas de commentaires et j’attendrai la décision du Juge d’Instruction qui, comme je le souhaite, sera rapide.

NOEL ABDI Jean-Paul

18/05/09 (B499) (mise à jour le 19/05) Radio-Trottoir : comment en finir une bonne fois pour toute avec le délestage à Djibouti ? (Par Genius Horn Africa Times)

Je souhaiterais partager ma découverte ingénieuse avec Ali Guelleh, le seul et l’unique chef de « son » propre palais depuis l’indépendance, afin que le bon peuple docile de Djibouti puisse profiter d’avantage de ses services.

Sa devise c’est : Mieux vaut être fixé une bonne fois pour toute, aussi bien pour le peuple, que pour son chef incontesté (?) « signé ALI BABA, président de Fort Knox / EDD ».

Ali Guelleh, le délesteur à la double détente : il vous déleste de vos économies, puis il provoque un délestage d’électricité (ou l’inverse !)

Je réagis à l’annonce officielle faite à Djibouti aujourd’hui (je ne sais pas encore si c’est une rumeur ou un fait vérifié) au travers de l’organe publicitaire de son excellence, La Nation : dorénavant il y aura 7h de délestage par jour dans chaque quartier.

Du coup une idée ingénieuse m’est venue à l’esprit (normal, je suis le vrai et le seul génie de la corne).

Voilà ce que je voulais proposer au « chef du Fort Knox / EDD », M. Guelleh (non je parle du cousin ALI, vous aussi mes compatriotes….)

J’ai envie de dire « Ali l’électrique» , mais bon cela rappellerait trop l’Irak….. Faudra creuser vos têtes chers lecteurs Djiboutiens…

J’attends vos propositions

Enfin je ne vais pas vous faire encore attendre et voici la proposition que je fais au roi Ali :

Je vis en Europe et j’ai remarqué par exemple que dans certains pays, je ne sais pas si c’est partout le cas, on se gare alternativement soit à gauche soit à droite dans la rue et cela change chaque quinzaine du mois.

Je m’explique : par exemple entre le 1 et le 15 du mois, on se gare à droite ensuite du 16 au 30 (ou 31) on se gare à gauche.

Donc je me suis dit et pourquoi Monsieur Ali Guelleh n’adopterait pas cette idée, cette organisation?

Au lieu que chaque quartier soit dans le noir 7h par jour, pourquoi ne pas faire par quinzaine en divisant en deux le pays ?

Une moitié de Djibouti dans le « Djibouti by night », c’est à dire plongée dans le noir total pendant que l’autre moitié se prend pour la future ville « MADINA ALL NOOR ». Et le 16 ou le 30 du mois on inverse.

Du coup, «Monsieur Ali Baba » vous allez encore épargner plus d’énergie pour la suite et votre trésorerie en sortira encore et encore améliorer.

Qu’en pensez-vous Monsieur?

Je suis certain que si vous en parlez à votre cousin, l’autre Guelleh, le vrai génie de la corne, il vous dira « Go on, ne perdons pas de temps !!!!, le temps nous est compté et j’ai senti cela avec le jeune élève officier… Grouille-toi de mettre cela en place ».

Genius Horn Africa Times

18/05/09 (B499) Quel plus terrible fléau que l’injustice de la tyrannie qui a les armes à la main, le mensonge pour drapeau et les complicités aveugles de l’Occident comme bouclier ? (par Bouh Warsama)


Retrouvez les chroniques de Bouh Warsama : lien
Quel plus terrible fléau que l’injustice de la tyrannie qui a les armes à la main, le mensonge pour drapeau et les complicités aveugles de l’Occident comme bouclier ?

Dans l’antiquité romaine, le terme de « garde prétorienne » était affecté à une unité de l’armée romaine de soldats supposés être d’élite et initialement recrutés que sur le territoire de l’Italie.

Selon l’encyclopédie Wikipéda, ces unités tirent leur origine du petit groupe d’hommes dont s’entouraient les magistrats républicains connus sous le nom de « préteurs » et leur nom du camp des légions romaines où était dressée la tente du commandant de la légion ; à savoir le « prétoire » quand ils partaient en campagne.

Dans la quasi-totalité des cas ces gardes prétoriennes fonctionnaient à partir de règles rigoureuses et bien établies dont un certain sens du devoir, de la loyauté et de la dignité.

Le temps des chevaliers

Puis vint le temps de la « chevalerie » qui désigne l’institution féodale des chevaliers avec toutes les valeurs qui lui sont associées ; notamment la prouesse en tant que courage, la loyauté dans le sens de l’honneur, la largesse qui sous entend la générosité vis-à-vis des plus faibles, des plus pauvres, des malades ou handicapés et la notion d’amour courtois qui est la façon réglementée de séduire une femme à la cour.

On observera que bon nombre de ces qualités humaines, notamment le sens de l’honneur et le respect de la dignité humaine et de la femme courtisée se retrouvent dans les versets religieux d’Al Kürran (le Coran) comme dans l’immense richesse intellectuelle que constitue la littérature arabe, entre autres avec Al Khalil ben Ahmed, qu’accompagnent la musicalité et la beauté de ses poésies.

Le temps des acteurs privés de la violence

Les temps vont ensuite bien changer, à ces chevaliers des temps anciens vont succéder bien plus tard les acteurs privés de la violence qui joueront incontestablement alors un rôle déterminant dans les conflits africains à partir de 1960 et continuent de le faire souvent au détriment des armées nationales, des hommes d’honneur (quel que soit leur grade) relégués au rang de simples observateurs muets comme c’est le cas actuellement en Irak et à Djibouti.

Souvenons-nous de ceux que l’on avait surnommé les « affreux » et qui mirent à feu et à sang la province congolaise du Katanga entre 1960 et 1963 ; pillant, violant, capables des pires actes de tortures et massacrant les populations dans les pires excès de barbarie qu’il soit.

Des unités constituées de mercenaires et dénommés les « chiens de guerre » furent ensuite engagées dans la guerre du Biafra entre 1967 et 1970 puis dans les conflits coloniaux du Mozambique et de l’Angola. Il y eut aussi les « faiseurs de rois » comme aux Comores impliqués dans des coups d’état en 1975 et 1978.

Ainsi des centaines de mercenaires étrangers – pas forcément occidentaux – furent engagés par bien des pays lors de conflits en Afrique qui étaient, le plus souvent, des guerres intestines.

Pour la plupart de ces mercenaires, ces conflits s’inscrivaient dans une démarche de lutte contre toutes les formes de communisme, dénommé le « Péril rouge », à laquelle adhéraient de nombreux anciens militaires occidentaux et africains ; une sorte de vernis supposé être idéologique et bien souvent sincère mais où ces hommes y perdirent souvent leur dignité et leur honneur de soldat ou simplement d’être humain.

C’est ainsi que les occidentaux vont aussi procéder au passage à la « liquidation » de leaders africains, parfois par l’entremise de leur garde présidentielle. Tel Thomas Sankara qui tentait de s’affranchir du joug de l’après colonisation, de construire son pays le Burkina Fasso (le pays des hommes intègres) et a conduit une politique d’affranchissement du peuple burkinabé jusqu’à son assassinat. Ce n’est pas sans raison qu’il est aujourd’hui revendiqué comme un modèle par une bonne partie de la jeunesse africaine.

Le temps des « Consultants et Conseillers »

Puis le temps des mercenaires à l’ancienne s’est éteint alors que d’autres acteurs privés sont apparus ou réapparus et qui, pour une supposée déontologie politique qui veut avoir une artificielle bonne conscience, ont pris l’appellation de « Consultants » ou de « Conseillers » (technique, administratif…militaire etc).
Mercenaires formés en un temps au métier des armes et qui ont toutes les compétences pour dispenser des formations adaptées aux besoins des pouvoirs en place ; notamment aux futures troupes dites d’élite constituant les gardes présidentielles mais sont aussi des spécialistes en renseignement, des écoutes et des « effaçages » de « fouineurs » ou autres opposants au régime politique dominant.

La déliquescence de certains États africains – s’appuyant le plus souvent sur l’exploitation d’artificielles oppositions ethniques ou tribales – a favorisé l’émergence, dans des zones de non-droit, telle la Somalie et souvent riches en matières premières à haute valeur ajoutée (or, diamant, coltan, gaz et pétrole), de pouvoirs occultes tenus par des hommes devenus des seigneurs de guerre et du piratage des navires sur les océans.

Tout comme leurs fournisseurs d’armes, ceux-ci ont bien compris que les guerres, y compris et surtout la manipulation politique d’artificielles oppositions de religions, sont une source de profits à très forte rentabilité financières presque incommensurables ; alors qu’initialement avec un peu d’argent, des armes et en fomentant des haines entre tribus et en les attisant, on pouvait recruter, armer (et droguer) des centaines de miliciens, souvent des enfants soldats, et mettre en coupe réglée des territoires de plus en plus vastes pour y imposer sa domination.

Privatisation de la violence en Afrique

Cet aspect de la privatisation de la violence est certainement le plus préoccupant, et le plus lourd de conséquences dans une perspective géopolitique à moyen terme notamment dans la Corne Est de l’Afrique.

Mais, là encore, l’Afrique n’a rien inventé si l’on se réfère à toutes les guerres qui ont émaillé du sang de millions de vies humaines l’histoire des pays occidentaux ; encore récemment en ex Yougoslavie.

Il est à craindre que l’évolution à Djibouti sous Ismaïl Omar Guelleh ne soit en fait qu’une orientation préparatoire vers une « sous-traitance privée » bientôt officialisée des moyens militaires.

Pour en arriver à des Armées, de terre, de mer et de l’air qui ne sont déjà plus qu’une façade, un miroir aux alouettes servant à attirer des budgets et des aides internationales bien vite détournées pour venir entretenir et engraisser de puissantes « milices privées de quartiers »(sous la coupe des SDS et masquées par de fausses ONG locales) constituées d’étrangers et se substituant pour partie à la Police et à l’Armée.

Hommes et femmes vouant un véritable culte au président autoproclamé Ismaïl Omar Guelleh ; servant prioritairement à sa protection et à l’organisation de manifestations de soutien.
Sur le fond, ce sont des outils de la police politique (les SDS) qui sont déjà partiellement en place dans la capitale et financés pour partie par les aides et les dons internationaux à différents titres (ONG …santé, lutte contre toutes les pandémies …etc. Là où il y a du fric à prendre).

On sait qu’Imaïl Bobard n’a que faire des lois, de la Constitution nationale, des Droits Humains et encore bien moins du contenu de la Convention de 1989 « contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires » ; mercenaires étant aussi pris au sens de « milices locales ».

De par la position stratégique, géopolitiquement parlant, de Djibouti IOG connaît les limites de l’acceptable qui lui sont consenties par les grandes puissances occidentales et se sait à l’abri de toute condamnation par ces mêmes puissances ou par les instances internationales.

Machiavel affirmait que pour qu’un prince étranger s’empare d’un pays régi par un gouvernement républicain, il faut qu’il liquide la totalité de la population, puisque dans un tel pays le pouvoir est partout, dans chacun des membres de la population.

S’il a toujours manqué à Djibouti cette unité inébranlable entre le peuple et l’armée c’est qu’Ismaïl Omar Guelleh s’est toujours efforcé de briser dans l’œuf cette possibilité d’unité tout comme il l’a fait avec l’opposition politique.

A Asmara comme à Djibouti, le conflit entre l’Erythrée et Djibouti n’est qu’un stratagème de l’un et de l’autre président aux fins :

  • de tirer le maximum de fric des instances internationales en jouant, par chantage, sur la misère et la sècheresse subies par les populations ;
  • de monter les opinions publiques locales, à Asmara comme à Djibouti, en les poussant l’une contre l’autre et les faire encadrer par les « milices de quartiers » lors de défilés de soutien à la politique menée contre l’état voisin. Ce faisant, ceci bloque toute autre manifestation revendicative…. ;
  • de mobiliser les armées derrière le drapeau et la sauvegarde du territoire national et de procéder par le fait à un « nettoyage » tribal et ethnique en envoyant sur le front des hostilités les Officiers, Sous Officiers et soldats qui dérangent le pouvoir et les plus opposés au régime politique en place.

Pour conclure, on peut affirmer que la lente épuration, lancée dès 1996, au sein des Armées pour remplacer chaque militaire Djiboutien par un étranger favorable à IOG a produit les effets escomptés alors que la corruption entretenue sciemment en son sein lui permet d’acheter à moindre coût des consciences afin de se prémunir d’un éventuel « coup d’état militaire » ; mais pour combien de temps encore ?

La guerre contre l’Erythrée aura laissé le pays avec trois armées : une Armée de morts et d’infirmes, une Armée de familles en pleurs et exclues de leurs logements militaires, une Armée de profiteurs et d’escrocs.

18/05/09 (B 499) Coucou, bientôt de retour ??? Somalie: pas de nouvelle intervention éthiopienne “pour le moment” (Romandie News avec AFP)

Le gouvernement éthiopien a assuré lundi qu’il n’envisageait pas d’intervenir "pour le moment" une nouvelle fois militairement en Somalie, où les insurgés islamistes radicaux ont lancé une offensive sans précédent contre les forces pro-gouvernementales.

"Les évènements récents montrent clairement que la situation empire (…) Nous suivons attentivement la situation et avons le sentiment que pour le moment les problèmes sont contenus en Somalie", a déclaré lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, le ministre éthiopien de la Communication Bereket Simon.

"Il n’y a pas de menace directe pour l’Ethiopie, donc nous n’étudions pas la possibilité de retourner en Somalie pour le moment", a-t-il affirmé.

Les insurgés islamistes somaliens des shebab se sont emparés dimanche de la ville stratégique de Johwar, située à 90 km au nord de Mogadiscio.

Ils ont lancé le 7 mai une offensive sans précédent, menée par la milice du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys et les shebab, pour chasser du pouvoir le président Sharif Sheikh Ahmed.

Les shebab contrôlent la totalité du sud et la quasi totalité du centre de la Somalie.

"Bien que nous ayons des informations indiquant que les shebab ne sont pas acceptés par les clans qui vivent au centre de la Somalie, ils lancent des attaques à partir du sud contre le gouvernement. Cette situation récente est apparue après que Aweys soit revenu en Somalie", a expliqué M. Bereket.

Il a une nouvelle fois accusé l’Erythrée "d’aider les terroristes et les extrémistes en Somalie", soulignant que "quand on a un gouvernement qui ne fonctionne pas, le pays devient un refuge pour les terroristes".

Les shebab constituent un groupe dissident des tribunaux islamiques qui ont contrôlé pendant le deuxième semestre 2006 le centre et le sud du pays jusqu’à leur mise en déroute par les troupes éthiopiennes venues soutenir les autorités somaliennes.

Les shebab ont admis pour la première fois la semaine dernière que des combattants étrangers étaient engagés à leurs côtés, sans toutefois préciser leur nombre et nationalité.

Dans l’interminable guerre civile débutée en 1991, MM. Aweys et Ahmed avaient dirigé ensemble les tribunaux islamiques. M. Ahmed avait ensuite rejoint le processus de réconciliation supervisé par l’ONU avant d’être élu président. M. Aweys a toujours rejeté ce processus.

17/05/09 (B498) ALERTE ROUGE / LDDH : Est-il possible d’engager un véritable procès contre les Abus de Pouvoir répétitifs à mon égard dans mon Pays ?


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 16 MAI 2009

Est-il possible d’engager un véritable procès contre les Abus de Pouvoir
répétitifs à mon égard dans mon Pays ?

 

« En vérité, en vérité
Moi, je ne suis pas
un délinquant en fuite ; et je mérite au moins le respect. »
Parole de Jean-Paul

Ma dernière arrestation, suivie d’une garde à vue de 24 heures, remonte aux 4 et 5 avril 2009.

Ce jour-là, des gendarmes en uniforme sont venus m’arrêter comme un vulgaire délinquant. Aucune convocation ne m’avait été adressé au préalable et les Gendarmes n’avaient aucun mandat écrit. Ils ont agi sur un simple ordre oral, prononcé contre moi, par le procureur de la République par intérim Monsieur Ibrahim Houssein Waiss.

Après mon arrestation, j’ai été conduit au Parquet à 9 heures du matin dans le bureau du procureur de la République qui, après quelques questions que je considère comme des questions de fond, m’a ensuite transféré au juge d’Instruction du Cabinet A.

Physiquement et moralement fatiguée, Madame Sirad Wais Boulaleh Juge d’Instruction n’a procédé qu’à l’Enquête préliminaire, tout en m’imposant de venir émarger tous les Jeudi avec interdiction de quitter le Territoire.

Ce dimanche 17 mai 2009, je ferai l’objet d’un interrogatoire de fond au Cabinet A.

Le motif de mon arrestation est à mon avis pompeux et imprécis. Golbalement la désignation est : « injure envers les cours et tribunaux ».

Je ne manquerais pas de remettre au Juge d’instruction mes observations écrites sur les arrestations intolérables, les harcèlements à répétition, le classement sine die de certaines de mes plaintes, le dénigrement au plus niveau de l’Etat, la criminalisation à mon égard en tant que Défenseurs des Droits de l’Homme, ainsi qu’au manque de respect total de la presse gouvernementale doublé des refus au Droit de Réponse pénalement répréhensibles.

Avec tous vos encouragements et toutes les solidarités agissantes en direction des Défenseurs des Droits de l’Homme souvent brimés à Djibouti, avec aussi le soutien de tous nos compatriotes, notre combat conjoint pour la protection, la promotion des Droits Humains est irréversible et noble.

NOEL ABDI Jean-Paul