Articles

04/06/09 (B501) France : Vif débat sur l’extension du secret défense à des lieux. (Le Monde – Avec agence)

Le projet de loi de programmation militaire (LPM) examiné à partir de lundi à l’Assemblée prévoit d’étendre le secret défense à des lieux, et non plus seulement à des documents, au nom d’une clarification des règles, mais fait craindre aux magistrats une restriction de leurs pouvoirs d’enquête. Jusqu’à présent, la loi ne prévoyait pas le cas – rare – où un juge d’instruction ou des policiers tombaient sur des documents classifiés lors d’une perquisition. N’étant pas habilités, ils pouvaient être poursuivis pour "compromission du secret de la défense nationale".

Le projet de loi vise à combler ce vide juridique, expliquent dans leur rapport les députés de la commission de la Défense à l’Assemblée. Dorénavant, ce ne seront pas seulement les documents mais les lieux mêmes les abritant qui seront classés secret défense. Lorsqu’un magistrat souhaitera effectuer une perquisition dans un lieu sensible, il devra demander à la Chancellerie si ce lieu est déclaré comme "abritant un secret de la défense nationale".

Si c’est le cas, il en informera le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), qui l’accompagnera lors de sa perquisition. Chargée de donner son avis sur toute demande de déclassification, la CCSDN a une "mission d’assistance et non d’entrave à l’action de la justice", plaide son président Jacques Belle. Les documents classifiés saisis seront placés sous scellés dans l’attente d’une éventuelle déclassification.

Une liste limitée

Pour d’autres lieux en eux-mêmes classés secret défense – comme la base des sous-marins nucléaires de l’île Longue par exemple – le président de la CCSDN devra donner son avis sur une déclassification temporaire du lieu pour permettre la perquisition, que le ministre responsable sera libre de suivre ou non. En cas d’opposition, pas de perquisition. La commission des Lois de l’Assemblée a promis de batailler en séance pour encadrer ces nouvelles procédures de perquisition.

La liste de ces lieux classifiés "devrait être très limitée, de l’ordre de quelques dizaines", selon le député UMP Yves Fromion, rapporteur de la loi. Les députés de la commission des Lois, saisie pour avis, se sont inquiétés de cette nouvelle procédure et présenteront en séance des amendements "garde-fous" pour l’aménager. Ils souhaitent notamment que la liste des lieux classifiés soit établie sur avis conforme de la CCSDN. Pour l’Union syndicale des magistrats, ce projet de loi constitue une "nouvelle étape dans la reprise en main des juges par le pouvoir politique".

Pour le Syndicat de la magistrature, le projet "a été conçu à la suite d’investigations qui ont semé l’émoi dans les milieux politiques et militaires : l’instruction de l’affaire des frégates de Taïwan, la perquisition à l’Élysée dans l’affaire Borrel et surtout celle dans l’affaire Clearstream au siège de la DGSE". L’enquête du juge Renaud van Ruymbeke sur d’éventuelles rétrocommissions perçues lors de la vente de ces frégates n’avait pu aboutir. "On s’est heurté au secret défense pour des raisons qui n’ont rien à voir avec des secrets militaires mais avec la corruption internationale", raconte le magistrat à l’AFP. "Qu’il y ait des informations protégées par le secret défense on peut le comprendre, le problème est de savoir ce que l’on met dedans", explique le juge. Et "qu’en est-il des lieux privés comme les entreprises ?", s’inquiète-t-il. Car en classifiant des lieux, "on crée selon lui des zones dans lesquelles le juge n’a pas libre accès, des zones de non-droit. Or le juge, c’est quand même le droit"

04/06/09 (B501) Le journal de la Flibuste ….La Royal Navy capture des pirates somaliens … puis les libèrent (Portail des sous-marins)

Par Rédacteur en chef.

Les règles d’engagement appliquées par la Royal Navy au large de la Somalie sont remises en cause après qu’un bâtiment ait désarmé des pirates suspectés, puis les a ensuite remis en liberté.

Alors qu’elle patrouillait dans le golfe d’Aden, la patrouille HMS Portland "a détecté, intercepté et abordé" 2 skiffs qui étaient soupçonnés d’être armés par des pirates. Le golfe d’Aden est l’une des routes maritimes les plus empruntées dans le monde et est par l’une des principales zones d’activité des pirates.

Le HMS Portland a poursuivi les skiffs et utilisé un hélicoptère Lynx pour traquer les pirates et fournir aussi une couverture aérienne. Des Royal Marine et des marins ont abordé les skiffs ayant à bord 10 pirates somaliens suspectés. Ils y ont découvert des roquettes, des mitrailleurs, des munitions et des grapins.

Les forces britanniques ont confisqué les armes et le matériel, et ont brulé l’un des skiffs. Mais, selon les règles internationales d’engagement, les suspects n’ont pas pu être arrêtés. Il n’est pas clair si ces règles s’appliquent à tous les participants de la task-force maritime patrouillant dans la région ou seulement à la Grande-Bretagne. Des commandos et des marins français ont utilisé une approche "plus musclée" l’an dernier qui a conduit à l’élimination d’un certain nombre de pirates suspectés.

L’an dernier, il avait été prétendu que le Foreign Office avait demandé que la Royal Navy n’arrête pas de pirates parce qu’ils pourraient demander l’asile.

Un porte-parole des Forces Maritimes Combinées (CMF) a déclaré que, concernant ce dernier incident, si les éléments découverts ne pouvaient pas être associés à un "innocent bateau de pêche", le fait qu’ils n’aient pas pris les pirates sur le fait, et qu’ils n’aient pas ouvert le feu sur les forces britanniques, signifiait qu’ils devaient être libérés.

"En raison du manque de preuves permettant de lier directement le groupe à une attaque spécifique, les pirates suspectés ont été désarmés et libérés. Pour empêcher ce groupe de pirates de s’attaquer ensuite à d’autres navires de commerce, le Portland a détruit un des skiffs et confisqué toutes leurs armes," a indiqué les CMF dans un communiqué.

04/06/09 (B501) Nouvelles de Somalie … Très curieusement, depuis quelques jours, nous ne recevons que très peu d’articles sur le sujet, alors que des faits importants se déroulent certainement en Somalie. Est-ce la conséquence d’une volonté (ONU, Djibouti, Ethiopie) de censurer l’information ? Ce qui pourrait confirmer les informations données par la LDDH sur ce sujet. (3 articles en Français)

___________________________ 3 – Casafree avec Xinhua

Somalie : Le PM somalien sollicite une intervention urgente internationale

Le gouvernement somalien de transition a sollicité mercredi une intervention urgente de la communauté internationale dans la nation de la corne de l’Afrique pour permettre au nouveau gouvernement de mettre les insurgés hors du pays.

S’exprimant à Nairobi, le Premier ministre somalien, Abdirashid Ali Sharmake a aussi invité les voisins somaliens à appliquer de toute urgence leurs résolutions convenues à Addis Abeba en Ethiopie le mois dernier en imposant un blocus aérien et maritime afin de priver les Islamistes des renforts en armes et en combattants.

Sharmake a indiqué qu’une résurgence des affrontements dans son pays qui a fait des centaines de morts et contraint des milliers de personnes à quitter leurs maisons a été provoquée par une arrivée massive des agresseurs armés et étrangers qui ont envahi la Somalie.

"Nous voulons que l’IGAD (l’Autorité intergouvernementale pour le développement) et l’Union africaine protègent la Somalie en imposant des sanctions et un blocus sur les pistes d’atterrissage et les ports maritimes qui sont utilisés par les Shebab pour lancer des attaques contre la Somalie", a indiqué Sharmake aux journalistes à l’issue de la rencontre avec le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Wetang’ula à Nairobi.

"Nous espérons voir l’IGAD appliquer ses résolutions conclues le mois dernier en Ethiopie et qui ont été aussi approuvées par l’UA pour l’adoption du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il y une arrivée massive de combattants étrangers en Somalie", a-t-il affirmé.

Le Premier ministre somalien, dont l’administration a reçu le soutien des Nations Unies fait l’objet de plus en plus d’attaques de la part des éléments des milices Shebab, a affirmé être optimiste quant au retour de l’ordre dans la nation de la corne de l’Afrique.

Au cours de la réunion de crise du mois dernier, la structure régionale constituée de six nations, l’IGAD a aussi appelé à l’imposition des sanctions sur l’Erythrée, qui nie les accusations de fournitures d’armes aux Islamistes.

S’exprimant au cours de la rencontre, Wetang’ula a indiqué que les ports de Kismayo et Merca contrôlés par les Islamistes devraient faire l’objet d’un blocus "pour empêcher de nouveaux renforts en armes et en combattants étrangers."

Le ministre kenyan souhaite aussi l’interruption des vols sur les nombreuses pistes d’attérissage sous le contrôle des islamistes.

Il a annoncé l’envoi d’une délégation la semaine prochaine à New York par l’IGAD pour solliciter une audience avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, au sujet des sanctions proposées sur la milice somalienne et l’Erythrée.

Le ministre a aussi critiqué l’attitude du gouvernement érythréen, en accusant Asmara de soutenir l’agression en Somalie. L’Erythrée a retiré sa participation aux instances de l’IGAD.

"Nous avons exprimé notre préoccupation au Premier ministre selon laquelle l’instabilité permanente dans notre voisinnage est une menace à notre économie (…) est une menace à l’économie de la région de la corne de l’Afrique. Nous adopterons finalement l’option de prendre toutes les mesures disponibles pour protéger nos intérêts stratégiques au sein de la région," a indiqué Wetang’ula.

La Somalie a fait l’objet d’un embargo sur les armes imposé par les Nations Unies pendant des années mais les armes continuent de circuler librement dans les marchés de Mogadiscio.

L’organe mondial a retiré sa précédente mission en 1995, et les ambassadeurs du Conseil de sécurité ont depuis rejeté plusieurs requêtes pour le retour des casques bleus, estimant qu’il n’y a pas de paix à maintenir dans l’Etat sans paix de la corne d’Afrique.

___________________________ 2 – Femmes.net avec Amnesty

Risque d’exécution d’une mère enceinte en Somalie : soyez en grand nombre à réagir

Ifraah Ali Aden risque d’être exécutée très prochainement pour le meurtre d’une autre femme, Suad Mohamed Aware, l’une des épouses de son mari. Sa condamnation a été prononcée à l’issue d’un procès inéquitable. Aucune date n’est fixée par son ordre d’exécution et elle pourrait, semble-t-il, être exécutée à tout moment.

Elle a été condamnée à mort par le tribunal de première instance à Boosaaso, une ville située sur la côte du Puntland, dans le nord-est de la Somalie. Elle est enceinte de quatre ou cinq mois, selon des sources proches d’elle. Le tribunal n’a, semble-t-il, ordonné aucune analyse médicale pour confirmer sa grossesse. Le droit international relatif aux droits humains et les engagements pris en la matière interdisent l’exécution de femmes enceintes ou mères d’un nouveau-né.

_____________________________ 1 – L’Express avec Reuters

Quatorze morts à Mogadiscio où l’exode se poursuit

Des miliciens islamistes ont brièvement repris mercredi un quartier de la capitale somalienne lors de combats qui ont fait 14 morts et des dizaines de blessés, rapportent des témoins.

Selon eux, la ville continue à se vider de sa population.

Les combattants du mouvement Al Chabab, arrivés dans la matinée à Yaqshid, un quartier nord, à bord de plusieurs véhicules s’y sont emparés du commissariat au terme d’intenses combats, mais ont dû battre en retraite par la suite.

Un mouvement de défense des droits de l’homme a fait état de six morts et de 54 blessés parmi les civils dans l’un des secteurs où les affrontements ont eu lieu. Un témoin a dénombré huit cadavres sur un autre site.

Les insurgés liés à Al Qaïda ont intensifié début mai leur offensive contre Mogadiscio. Depuis, les combats ont fait plus de 200 morts et 86.000 déplacés.

La bataille pour le contrôle de la capitale est le premier test d’envergure pour le président Cheikh Charif Ahmed, islamiste modéré soutenu par les puissances occidentales élu en janvier.

La communauté internationale et les pays de la Corne de l’Afrique redoutent que les islamistes n’utilisent la Somalie comme base arrière pour déstabiliser les deux principales économies de la région, le Kenya et l’Ethiopie.

Au total, le soulèvement islamiste entamé il y a deux ans a fait près de 18.000 morts, plus d’un million de déplacés et des centaines de milliers de réfugiés.

"La guerre, la sécheresse et la malnutrition sont en train de plonger la Somalie dans une catastrophe pire encore. Des centaines de milliers de personnes sont en mouvement, des centaines de milliers sont déplacés et plus de trois millions ont désespérément besoin d’aide", a dit mercredi Hassan Noor, coordinateur de l’organisation humanitaire Oxfam en Somalie.

04/06/09 (B501) RSF : Reporters sans frontières extrêmement préoccupée après l’enlèvement d’un directeur de télévision

Reporters sans frontières exprime son extrême préoccupation suite à l’enlèvement, le 2 juin 2009, d’Ibrahim Mohamed Ali, dit "Jeckey", directeur de la chaîne de télévision privée Universal TV, basée à Londres.

“Cet enlèvement survient quelques jours après la mort d’un journaliste couvrant les combats opposant les forces gouvernementales aux milices islamistes en plein cœur de Mogadiscio. Il vient rappeler à quel point les conditions de travail des professionnels des médias sont précaires et dangereuses en Somalie. Nous sommes très inquiets sur le sort d’Ibrahim Mohamed Ali et souhaitons qu’il soit libéré au plus vite”, a déclaré l’organisation.

Selon les informations recueillies par l’Agence de presse somalienne indépendante (SOMINA), basée à Djibouti, Ibrahim Mohamed Ali a été enlevé dans l’après-midi du 2 juin, alors qu’il revenait de la ville d’Afgoye, à 30 kilomètres au nord de Mogadiscio. Le journaliste faisait route vers la capitale somalienne lorsque son véhicule a été stoppé par un groupe de quatre hommes cagoulés et armés. Le journaliste était accompagné d’un technicien, Abdirisak Mohamud Jimale, mais seul Ibrahim Mohamed Ali a été enlevé, ses ravisseurs ayant déclaré être à sa recherche.

Le 23 août 2008, la reporter canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Brennan ont été kidnappés dans des circonstances similaires, en compagnie d’un fixeur et de deux chauffeurs somaliens. Ces derniers ont été relâchés le 15 janvier 2009. Les deux journalistes étrangers sont en revanche toujours retenus en otages dans la capitale somalienne.

Pays le plus meurtrier d’Afrique pour les professionnels des médias, où les enlèvements de journalistes comme de travailleurs humanitaires sont devenus très fréquents, la Somalie occupe la 153e place, sur 173 pays, du classement 2008 de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières.

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

03/06/09 (B501) Qui sera le successeur de Guelleh ? (N° 12) (ARDHD avec la complicité de Roger Picon – Humour)

Même si la question ne se poserait pas, puisque Guelleh essaye de se succéder à lui-même au prix d’un viol : celui de la constitution. Son opération ayant été éventée, la mobilisation contre le projet a pris de la consistance. Il retarde l’annonce en espérant faire passer son projet à un moment où tout le monde sera assoupi.

Probablement il se trompe, car la vigilance ne se relâchera plus désormais.

Mais qu’importe ? Que ce soit en 2011 ou en 2017, Roger Picon nous apporte Sa réponse à la question : Qui sera le successeur de Guelleh ?

23 – Caricatures Roger Picon

24

03/06/09 (B501) Le journal de la Flibuste … (2 articles en Français)

____________________________ 2 – Cawa.net avec Gouvactu

FFDJ : le soutien à l’opération Atalante

Mon général, les FFDJ accueillent sur leur base depuis plusieurs mois différents détachements européens. Pouvez-vous nous détailler de qui il s’agit ?

Historiquement le premier détachement que nous avons accueilli est un détachement allemand dans le cadre de l’opération " Enduring Freedom ", liée à la lutte contre le terrorisme. Celui-ci est maintenant également impliqué dans l’opération " Atalante ".

Depuis le début de cette opération, le 8 décembre 2008, nous accueillons également un détachement espagnol et son avion de patrouille maritime P3 Orion, un détachement logistique européen de l’opération " Atalante ", un détachement danois et un détachement suédois.

Au total, cela représente 180 militaires européens et trois avions de patrouille maritime : 2 P3 Orion (allemand et espagnol) et 1 ATL2 français.

Concrètement en quoi consiste le soutien des FFDJ à ces différents détachements ?

Cela consiste d’abord à les accueillir, pour les aider et les conseiller à leur arrivée, puisque nous connaissons bien nos amis djiboutiens et nous pouvons donc leur indiquer les bons correspondants ; nous avons pour cela détaché un officier de liaison auprès de la base logistique arrière (FHQ SA). Nous servons souvent de point d’entrée et de contact avec nos partenaires et nous continuons de les conseiller en tant que de besoin.

Il s’agit ensuite de la fourniture de compétences techniques ou de services tels que la livraison de 17000 litres de carburant, plus de 60 tonnes de vivres (soit environ 10 tonnes par mois) et l’avitaillement des aéronefs d’" Atalante ", stationnés ou de passage à Djibouti, pour un volume de 2000m3 de carburant.

Il s’agit également de la mise à disposition d’infrastructures (300m2 de surfaces). J’ai d’ailleurs eu le plaisir de voir ces jours-ci sortir de terre les nouveaux baraquements du détachement logistique d’" Atalante " qui remplaceront sous peu les bâtiments provisoires et un peu vieillot, je le reconnais, que nous avions mis à leur disposition.

Par ailleurs, les navires des différentes marines viennent faire escale à Djibouti ; depuis le 8 décembre le port a accueilli près de 200 bâtiments militaires. Parmi ceux-ci, les bâtiments européens de l’opération Atalante ont comptés pour une cinquantaine d’escales dans la zone militaire du port.

Enfin, nous fournissons un soutien médical en leur ouvrant les portes de nos centres médicaux. J’ajoute que l’hôpital médico-chirurgical (HMC) Bouffard, en tant que rôle 3 accueille également les militaires de l’opération " Atalante ". C’est en effet le seul hôpital de la côte Est de l’Afrique répondant à nos standards. En six mois les FFDJ ont accueillis une cinquantaine de militaires en consultation ou hospitalisation.

Au bout de 6 mois quel bilan tirez-vous de ce soutien ?

Il me paraît extrêmement positif pour trois raisons principales :

La première est que ce dispositif est une manifestation concrète et visible du fonctionnement de l’opération " Atalante ". L’armada ne navigue pas toute seule. Elle ne pourrait le faire sans l’appui des avions de patrouille maritime et sans le soutien logistique qui sont basés à Djibouti.

La seconde nous montre la pertinence, si besoin était, de notre présence à Djibouti et j’estime tout à fait normal et bénéfique que cette présence française bénéficie à l’Europe.

La troisième est que cette opération me permet de tester en grandeur nature le nouveau dispositif de soutien de la base de défense, que nous expérimentons depuis le début de l’année…et cela marche !

Ministère de la Défense

____________________________ 1 – AFP

Somalie: de l’argent évaporé dans l’attaque d’un navire en avril

L’armée américaine a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur une mystérieuse disparition d’argent liquide lors de l’attaque par des pirates somaliens d’un cargo américain au large des côtes de la Somalie en avril, et de la prise d’otage du capitaine Richard Phillips.

Le service des enquêtes criminelles de la marine (NCIS) "enquête sur des allégations indiquant que des fonds ont disparu à bord du Maersk Alabama", le navire du capitaine Philipps, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la marine américaine, le commandant Cappy Surette, sans donner plus de détails.

Le capitaine Philipps est devenu un héros aux Etats-Unis après avoir été retenu en otage cinq jours par quatre pirates dans un canot de sauvetage. Il avait été libéré par une opération commando de l’armée américaine, au cours de laquelle un jeune pirate s’était rendu tandis que les trois autres étaient tués.

Les quatre pirates avaient commencé par prendre en otage, le 8 avril, l’équipage du cargo "Maersk Alabama" avant de laisser repartir le navire, gardant le capitaine Philipps à bord d’un canot.

Le seul attaquant présumé ayant survécu, Abdi Wali Muse, a été extradé aux Etats-Unis, où il a été inculpé de "piraterie". L’accusation affirme que le jeune somalien a demandé de l’argent au capitaine et l’a conduit sous la menace d’une arme au coffre-fort du navire, dont ce dernier a extrait environ 30.000 dollars, a rapporté la chaîne américaine CNN.

Mais nul ne sait où est passé cet argent, aucun rapport ne mentionnant officiellement la récupération d’une somme quelconque auprès des pirates tués ou de Abdi Wali Muse, après l’assaut de l’armée américaine.

03/06/09 (B501) Nouvelles de Somalie … Troisième jour d’affrontements à Mogadiscio (Ouest France)

Des soldats loyalistes du gouvernement fédéral de transition (TFG) patrouillent dans le nord de Mogadiscio. : Reuters

Des combats à l’arme lourde ont lieu dans la ville somalienne de Mogadiscio. Ils opposent les forces gouvernementales et les milices islamistes qui tentent de renverser le gouvernement de transition (TFG). Selon des témoins, les affrontements se sont intensifiés au sud-ouest de la ville.
Les milices islamistes

Minoritaires en 2006, les milices Al-Chabab (« La jeunesse ») constituent désormais le fer de lance de l’insurrection. Elles sont alliées au Hizbul islam (« Parti de l’islam ») qui est dirigé par Cheikh Hassan Dahir Aweys.

Cet ex-dirigeant des tribunaux islamiques au pouvoir en 2006, rentré en avril de son exil érythréen, ne cache pas qu’il veut renverser le régime et obliger la force d’interposition africaine de l’Amisom à se retirer.

Par ailleurs, la présence de la flotte internationale de lutte contre la piraterie somalienne pénalise les trafics (armes, drogue) des milices. C’est donc via l’Érythrée (au lieu du port de Kismayo) qu’ont lieu ces trafics, ainsi que l’entrée des centaines de combattants étrangers qui ont rejoint les milices radicales.

Le régime somalien

Le président Cheikh Chariff Ahmed, autre ex-dirigeant des tribunaux islamiques, dirige le gouvernement fédéral de transition (TFG) dont l’autorité ne s’exerce plus que sur quelques quartiers de Mogadiscio et son aéroport.

Son rêve d’unifier les milices islamistes, les clans des chefs de guerre et les anciennes forces gouvernementales a échoué. Il est désormais bloqué dans Mogadiscio (la capitale du TFG étant Baidoa) et attend que des forces loyalistes, entraînées en Éthiopie, le dégagent.

Son ministre de la Sécurité serait à la tête de 3 000 hommes qui viennent de pénétrer en territoire somalien et se trouveraient à Beledweyne, 300 km au nord de la capitale.

La force africaine

Le TFG est soutenu par la Mission de l’Union africaine en Somalie. Créée en janvier 2007, elle compte 3 750 hommes (2 050 Ougandais et 1 700 Burundais). Mais son mandat ne lui permet pas de passer à l’offensive contre les milices islamistes. L’Amisom est chargé d’assurer la protection des institutions fédérales de transition, de veiller à la sécurité des infrastructures clefs et de contribuer à la création des conditions de sécurité nécessaires à l’acheminement de l’aide humanitaire.

Vigilance du côté de l’Éthiopie

L’armée éthiopienne s’est retirée de Somalie en janvier/février 2009, après avoir subi de lourdes pertes. Mais des informations récentes font état de sa présence en territoire somalien, près de Beledweyne. L’Éthiopie ne peut rester indifférente à ce qui passe en Somalie puisqu’elle contrôle la province de l’Ogaden où vivent 4 millions de Somaliens et qui est revendiquée par Mogadiscio.

03/06/09 (B501) La liberté d’expression à Djibouti part en fumées dès le passage à l’aéroport …. (avec un lien pour télécharger la copie de l’article) Article modifié le 4/06 à 16:00h Paris.

___________________________________ Correctif du 4/06

Après enquête, la rédactin d’Afrique Asie nous a confirmé que le magazine qui aurait été détruit à l’aéroport de Djibouti par les Gendarmes, n’est pas son numéro de juin, ni un autre numéro. Selon certaines sources, ce numéro aurait été mis sous embargo pendant une journée, puis libéré, à la suite de pression, dont peut-être la publication de l’article sur notre site ?

Il reste à trouver le nom du magazine concerné. Nous lançons un avis de recherche en espérant que des internautes pourront nous fournir la bonne information.

___________________________ Note préalable de l’ARDHD


Selon des informations reçues hier, la Gendarmerie aurait allumé ce dernier lundi, un bûcher à l’aéroport de Djibouti pour brûler un hérétique comme cela se faisait au moyen âge (souvenez-vous en particulier de Jeanne d’Arc, accusée d’hérésie ..)

L’hérétique en question n’est qu’un mensuel !

Sans que cela ne soit confirmé officiellement, il pourrait s’agir du dernier numéro du mensuel Afrique-Asie, au motif d’avoir publié un article sur l’affaire Borrel.

La direction de ce mensuel que nous avons contactée, nous a non seulement adressé une copie de l’article, mais nous a aussi donné aimablement l’autorisation de le publier, ce qui répond bien sur à une forte attente des populations djiboutiennes.

Nous adressons tous nos remerciements à la rédaction d’Afrique-Asie.

Si le régime fait brûler un mensuel, se dit-on en Ville, c’est parce qu’il publiait un article vraiment dérangeant pour le régime et donc par voie de conséquence, particulièrement intéressant pour les populations djiboutiennes.

Probablement sans cette démonstration liberticide d’atteinte à la presse, l’article n’aurait pas connu une aussi large diffusion, que celle à laquelle il est promis !!

Maintenant, c’est certain, l’article va être très lu.

Nous le diffusons en avant-première, à la fois

en texte, ci-dessous,
– mais aussi en version PDF téléchargeable, afin que les internautes qui le souhaitent puissent l’envoyer à leurs correspondants à Djibouti qui l’attendent. Nous leur recommandons de le faire !


________________________ Extrait Afrique Asie – N° de juin 2009


Lien pour télécharger l’article (PDF 112 Ko)

Borrel,
l’homme qui en savait trop ?

Décidée à aller jusqu’au bout d’une affaire volontairement rendue opaque, la veuve
du juge mort à Djibouti en 1995 fait sauter un à un tous les verrous judiciaires pour prouver
que son mari ne s’est jamais suicidé mais a été assassiné par des proches du régime.

Par Adèle Noirat

Elle a le souffle long, Élisabeth Borrel.

Sa dernière demande de réouverture de l’enquête judiciaire concernant
la subornation de témoin dans l’affaire
de la mort de son mari, le juge Bernard
Borrel, devait arriver, le 28 mai 2009, en
délibéré devant la cour d’appel de Paris.

Un autre procès pourrait s’ouvrir.

Il conduirait
notamment à entendre le général Henri
Bentegeat, qui fut chef d’état-major particulier
de l’ancien président français
Jacques Chirac, ou encore Patrick Roussel,
ambassadeur de France à Djibouti en 2000.
Dans ce cas, on pourrait – ou non – avoir
confirmation que c’est bien la présidence
française qui a suggéré à la présidence djiboutienne
de saisir la Cour internationale
de justice de La Haye sur le « prétendu »
différend opposant les deux pays à propos
de la transmission du dossier du juge Bernard
Borrel.

L’endurante veuve s’appuie
sur deux documents, un télégramme diplomatique
et une note de Bentegeat, saisis en
août 2008 par les juges Fabienne Pous et
Michèle Ganascia. Les deux magistrates
avaient déjà mené ce type d’opération en
juillet 2007 dans les deux résidences de
Michel de Bonnecorse, alors responsable
de la cellule Afrique de l’Élysée.
Ce n’est pas un rebondissement, plutôt
une continuité dans le dévoilement des
rouages de ce qu’il convient désormais
d’appeler une « affaire d’État ».

Le 27 mars
2008, l’actuel procureur de Djibouti, Djama
Souleiman, et le chef des services secrets,
Hassan Said, avaient été jugés et condamnés
par contumace respectivement à dixhuit
et douze mois de prison ferme pour
avoir fait pression sur deux témoins clefs.

Le but était d’annuler ou de discréditer leurs
déclarations qui mettaient en cause le président
djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.
Retour sur une histoire complexe. Bernard
Borrel, né en 1955, s’est marié en
1985 avec Élisabeth, elle aussi magistrate.
Père de deux enfants, il est procureur à
Lisieux (Normandie) depuis 1988 quand,
fin 1993, il obtient un poste de coopérant.

Il est détaché auprès du ministre djiboutien
de la Justice, Moumin Badon Farah, pour
corriger le code de procédure pénale et le
code pénal afin de l’adapter à la nouvelle
jurisprudence française, et aussi pour
conseiller le ministre. La famille s’installe
à Djibouti en avril 1994.

LE CORPS EST RAPATRIÉ EN FRANCE : AUCUNE AUTOPSIE N’A ÉTÉ PRATIQUÉE ET LES RADIOS QUI AURAIENT ÉTÉ FAITES ONT DISPARU.

« Le juge fouineur a été tué »


Le 19 octobre 1995, son cadavre est
découvert par deux gendarmes français de
la caserne d’Arta en patrouille, gisant au
bas d’une falaise, à 80 km de la ville. Il est
seulement vêtu d’un slip et d’un tee-shirt.
La partie supérieure de son corps est carbonisée.
Près de sa voiture, un jerrican d’essence
et son short, plié. Le long de la pente,
les enquêteurs découvrent plusieurs objets
personnels dont l’une de ses chaussures,
intacte.

On parle immédiatement de suicide.
Il se serait aspergé d’essence à côté de
sa voiture et aurait dévalé l’à-pic embrasé
avant de s’effondrer mort. La preuve : un
retrait de 50 000 francs français (environ
7 600 euros) et une lettre d’adieu destinée à
son épouse. La rumeur, jamais confirmée,
évoque des maîtresses, un prochain
divorce… Le mois suivant, le corps est
rapatrié en France et inhumé près de Toulouse.

Aucune autopsie n’a été pratiquée et
les radios qui auraient été faites ont disparu.

C’est le début du long combat d’Élisabeth
Borrel pour découvrir la vérité :
comment et pourquoi son mari est-il mort ?

En 1996 une autopsie a lieu, dont il faudra
attendre les résultats pendant un an.
Ceux-ci établissent l’absence de traces de
suie dans les voies aériennes. Étonnant
pour une mort par asphyxie due à l’immolation.
Ses mains sont profondément brûlées,
ce qui semble incompatible avec une
auto-aspersion. Ses plantes de pieds ne
sont pas abîmées alors qu’il est censé avoir
couru à demi déchaussé sur une pente
rocheuse escarpée. Enfin, le corps porte
des blessures suspectes au crâne et au bras.

Élisabeth Borrel acquiert la conviction que
son mari a été assassiné et le meurtre
maquillé en suicide.
En novembre 1999, le dossier est délocalisé
de Toulouse à Paris et confié aux juges
d’instruction Marie-Paule Morrachini et
Roger Le Loire, lequel est également
chargé de l’attentat du Café de Paris, commis
à Djibouti en 1990, au sujet duquel il a
d’ailleurs collaboré avec le juge Borrel en
1994.

Si l’enquête djiboutienne conclut
toujours à un suicide, les Français privilégient
la thèse de l’assassinat en se fondant
sur plusieurs expertises médico-légales.
En janvier 2000, un témoin apparaît,
Mohamed Saleh Alhoumékani, ancien
officier de la garde présidentielle réfugié
politique en Belgique. Il affirme que le
juge Borrel a bien été assassiné et que l’actuel
président est le commanditaire. Il
aurait assisté à une conversation entre
Guelleh, alors chef de cabinet du président
Hassan Gouled Aptidon et bien placé pour
lui succéder, et trois hommes, dont Hassan
Saïd, chef des services de sécurité. L’un
d’eux aurait déclaré : « La mission est
accomplie, le juge fouineur a été tué. »

Il
met aussi en cause l’un des terroristes du
Café de Paris, supposé être en prison.

Les
autorités démentent.

Alhoumékani affirme
avoir subi des pressions de la part du procureur
Djama Souleiman et indirectement
d’Hassan Saïd, chef des services secrets
djiboutiens, pour qu’il revienne sur son
témoignage. Ce sont les deux hommes qui
ont été reconnus coupables et condamnés
en France en mars 2008.
Expertises et contre-expertises médicolégales,
nouvelle exhumation du corps,
reconstitution à Djibouti, dessaisissement
des juges, l’imbroglio s’intensifie au cours
des deux années suivantes.

Suicide ?

Assassinat ?

Les deux thèses s’affrontent
sans que n’interviennent d’éléments absolument
déterminants. La justice djiboutienne
réclame le dossier français, la
France refuse de le lui remettre, le climat
s’envenime entre les deux pays d’autant
plus que, le 17 mai 2005, le juge français
convoque le président Guelleh comme
témoin. Bien sûr, celui-ci ne se présente
pas à l’audience. Il ne le fera pas non plus
en février 2007, lorsqu’il se rendra à
Cannes (sud-est de la France) pour un
sommet France-Afrique.

Les relations
diplomatiques sont au plus bas.
En 2006, la bagarre médico-légale prend
un nouveau tournant grâce aux progrès de
la police scientifique. L’examen minutieux
du fameux short retrouvé soigneusement
plié révèle la présence de plusieurs ADN
masculins, qui pourraient appartenir à
d’éventuels assassins. Mais le vêtement a
été manipulé par des officiers de police
judiciaires, français comme djiboutiens.

Un mandat d’arrêt est pourtant délivré à
l’encontre de deux repris de justice, Awalleh
Guelleh et Hamouda Hassan Adouani,
suspectés d’être les exécutants du crime.

L’ARMÉE FRANÇAISE SAVAIT, DEUX HEURES AVANT LA DÉCOUVERTE
DU CADAVRE, QUE LE JUGE ÉTAIT MORT.

Adouani, ressortissant tunisien, sera entendu en juin 2007 par le doyen des
juges d’instruction à Tunis. Il nie alors
toute implication et un prélèvement de son
ADN est effectué.

Il sera négatif.

En octobre 2006, Élisabeth Borrel
publie « Un juge assassiné chez Flammarion »,
livre dans lequel elle exprime sa
conviction que le juge a été sacrifié à la
raison d’État : il en savait trop sur l’attentat
du Café de Paris de 1990. « Mon mari pensait
qu'[Ismaël Omar Guelleh] était le
commanditaire », écrit-elle.

L’implication
de l’État français dans toute cette affaire
est, en effet, loin d’être claire. Fin 2006, le
député socialiste et avocat Arnaud Montebourg
déclare avoir eu l’occasion de
défendre le ministre djiboutien de la Justice,
Moumin Badon Farah, lequel lui
aurait dit : « Bernard Borrel connaissait
des choses embarrassantes. On a tout fait
pour entraver l’enquête, au nom d’une
vieille complaisance pour le régime djiboutien. »

En juin 2007, après la vaine tentative
de perquisition du bureau élyséen du
conseiller de Jacques Chirac pour
l’Afrique, Michel de Bonnecorse, la juge
Sophie Clément recueille le témoignage
d’un ex-membre du renseignement militaire
français qui accrédite cette thèse. Il
précise : « Badon Farah avait chargé Borrel
de constituer un dossier sur l’ensemble
des trafics auxquels le président Guelleh
était mêlé. Il s’agissait d’avoir des arguments
pour l’écarter de l’élection présidentielle. »

Mais il semble rapidement
impossible que le ministre ait fait une telle
demande à un juge avec lequel il ne s’entendait
pas, et que celui-ci ait dévié de sa
mission initiale de coopérant sans en informer
son supérieur hiérarchique.

Raison d’État

Un pas décisif est tout de même fait
vers la vérité : le 17 juin 2007, le parquet
de Paris confirme officiellement l’origine
criminelle de la mort de Bernard Borrel.
Il s’appuie sur les dernières expertises et
sur la découverte que deux produits
inflammables de nature distincte ont été
versés sur le corps alors qu’il était couché
sur le sol.

Dès lors, on va apprendre que
l’armée française savait, deux heures
avant la découverte du cadavre, que le
juge était mort.

La déclassification de
plusieurs dizaines de documents par le
ministère de la Défense pourrait compléter
ces révélations.
La juge Sophie Clément poursuit son
enquête criminelle. Si le meurtre est établi,
on n’en connaît pas encore les auteurs
et encore moins les instigateurs.

D’où
l’obstination d’Élisabeth Borrel à faire
sauter, un à un, les verrous constitués par
les différentes subornations de témoins
qui ont contribué à complexifier une
affaire déjà passablement embrouillée.

Elle a devant elle un adversaire de taille : la « raison d’État ».