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23/12/09 (B530) Après toutes ces années de tyrannie, il ne reste qu’une liberté aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens, celle qui consiste à se battre ouvertement et avec courage pour gagner leur liberté. (Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Pour ce faire ils et elles se doivent de chasser le Tyran usurpateur mais certes pas pour le remplacer par une autre Tyrannie…ou par un régime totalitaire ; car là se trouve un danger dont peu osent débattre.

Par principe reconnu, le propre de la sagesse et de la vertu pour un chef d’Etat est de bien gouverner le pays et diriger les populations dont il a la charge, dans l’intérêt de l’humain et dans le respect de ce qu’il est ; alors que le propre de l’ignorance et de l’injustice est de mal gouverner en privant l’humain de ses libertés fondamentales. Allant même jusqu’à le prendre ouvertement en otage, sur le plan international, exerçant ainsi un infâme chantage sur la grande pauvreté aux fins de pour se protéger et tenter ainsi de préserver un trône qu’il s’est, le plus souvent, indument approprié et conservé par la falsification de TOUTES les élections.

Dans le langage politique d’Ismaïl Omar Guelleh le mot « Liberté » a un sens particulier.

En effet, c’est selon son concept le droit de transformer une Constitution pour la mettre en conformité avec ses seuls intérêts, de transgresser ouvertement les lois selon son « bon plaisir » et ses seuls intérêts du moment.

Violations consistant en tout premier lieu à emprisonner la liberté et à l’enchaîner au fond de ses cachots les plus sordides. Lorsqu’elle devient gênante et un tant soit peu trop contestataire de la sacro-sainte autorité de son Excellentissime Sérénité le Tyran ; alors la faire torturer pour qu’elle « rentre dans le rang » quitte à ce qu’elle en meure.

Ne serait-ce que depuis 1999, combien d’hommes et de femmes sont morts sous la torture dans les geôles d’Ismaïl Omar ?

Comment peut-on, dans de telles conditions, se prévaloir d’une supposée légalité républicaine et du respect des Droits de l’Humain ?

Par ce qu’il est ancré dans une solitude profonde, donc en très mauvaise compagnie, IOG règne en maître absolu sur Djibouti bien avant 1999. Il a fait le choix de la force bestiale pour s’imposer ; de cette force qui n’a rien d’intellectuel, car elle ne veut pas dialoguer mais, à l’inverse de cela, ne sait que contraindre avec ses armes, par la torture, par le chantage, par la peur, par le calcul de ses seuls intérêts.

Observons que globalement la région de la Corne Est de l’Afrique est suspendue au risque omniprésent d’une implosion suivie d’un bouleversement général alors que la mal gouvernance dont souffre Djibouti est connue de tous les dirigeants des grandes nations, notamment occidentales, qui considèrent n’avoir actuellement qu’une seule alternative consistant à faire bonne figure à Ismaïl Omar Guelleh, maître chanteur, et à le caresser dans le sens du poil.

En tenant compte de leur désastreuse expérience lors de leur intervention militaire en Somalie au début des années 90 – dans laquelle ils mirent en évidence cette propension avide voire vorace qu’on leur connait à tenter de diriger l’histoire et les affaires des autres, chaque fois qu’une nation soumise leur en fournit l’occasion – les USA, associés aujourd’hui à la France et à l’UE dans son ensemble, sont contraints par la situation politique dans la région de tenir le pot de chambre d’IOG allant même jusqu’à lui offrir le papier toilettes « parfumé » ….aussi longtemps qu’il réussira à se maintenir au pouvoir et ce par tous les moyens.

Tout ayant une fin, en tenant compte de la généralisation du vent de révolte qui souffle sur Djibouti et dans la perspective de la chute du tyran, qui sera vraisemblablement « poignardé » par ses supposés serviteurs, l’instant n’est pas si lointain où ils lui verseront ensemble le contenu de son pot de chambre sur la tête.

Cette mal gouvernance dont souffre Djibouti sous la houlette d’Ismaïl Omar se vérifie dans bien des domaines dont celui des « règlements financiers » tels qu’ils sont imposés et qui ne devraient plus être conçus et fonctionner au profit d’une cour de dindes et de dindons jacassants, d’une caste ethnique ou tribale, d’une noblesse (y compris celle de …circonstances), que l’on peut tout au plus laisser subsister si ces « formations historiques et particulières » ne gênent pas le fonctionnement de la société moderne, rationnelle et d’évidence républicaine.

La tyrannie politique ayant des principes paradoxaux que la République – au sens où nous l’entendons – ne reconnait pas à justes raisons, en ce qui concerne les postes de responsabilités dans l’administration en général – administration vue la notion la plus large du terme – ceux-ci ne devraient pas être réservés aux membres de telle ou telle caste, de tel ou tel membre d’une famille régnante ou proche du pouvoir politique comme c’est le cas depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1977.

D’évidence, en l’absence de respect de ces principes et de bien d’autres tout le moins aussi cruciaux, au niveau du gouvernement nul ne devrait s’étonner que la grogne, l’absentéisme chronique, le peu d’enthousiasme, voire les désertions et les exils deviennent aujourd’hui « monnaie courante » à tous les niveaux de la hiérarchie dans le pays tant dans l’administration qu’au sein des Etablissements publics et commerciaux, des Armées, de la Gendarmerie et des Forces de Police Nationale.

L’Etat n’a jamais participé aux conséquences des catastrophes qu’il a provoquées, continuant à entretenir son irresponsabilité chronique mais a toujours participé aux bénéfices qu’il a pu en tirer ; en trente deux années d’indépendance bien peu de choses ont changé.

C’est avec la langue qu’Ismaïl Omar a tout promis en 1999, y compris la lune, mais c’est avec son portefeuille qu’il a oublié quasiment toutes ses promesses…

Quelques opportunistes et champions de l’incompétence se sont imposés par l’emploi de la force, l’usage du bâton et des armes.

Ils et elle se sont enrichis de manière totalement démesurée souvent par la corruption et ont ainsi remplacé l’ancien colonisateur alors que, dans le même laps de temps, les classes moyennes et les plus pauvres se sont bien plus appauvris qu’ils ne le faisaient auparavant.

Ne dit-on pas dans certains couloirs de la haute administration à Djibouti que « sous la menace permanente d’un emprisonnement à Gabode, l’Autorité de l’Etat consiste ici en ce qu’un (e) imbécile et un tyran se fassent obéir de ceux qui sont plus intelligents et plus pertinents qu’ils et elle ne le sont » ?

De même que la propriété, l’exercice des métiers et les monopoles d’activités (entre autres ceux de l’importation) ne devraient pas être asservis en faveur de quelques-uns ou une ….sous le faux prétexte d’être protégés alors que la circulation des biens doit être libre.

Dans de telles conditions, tout devrait changer et mener, sous l’aiguillon de la libre concurrence, à la promotion d’une jeunesse responsable, à la consécration puis au succès des plus compétents y compris et surtout parmi les plus anciens dont on a encore beaucoup à apprendre ; des plus méritants et ainsi contribuer au plus grand accroissement de la richesse sociale.

Mais hélas, le constat est que rien n’est fait comme ceci devrait l’être. Alors qu’adviendra t-il demain ?

Il est un principe que nous enseigne l’histoire de ce monde qui veut que sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples ; or ces limites là ont été largement franchies par les effets de la tyrannie imposée par Ismaïl Omar Guelleh.

Au delà de ces limites, c’est ou la mort, ou l’exil…………… ou la révolte.

Djibouti vit, depuis bien trop longtemps, sous le régime des privilèges donc des seuls privilégiés qui représentent tout au plus entre 3 et 5% de la population mais qui se sont tout accaparé en créant une pyramide des richesses établie et gérée jalousement par les squatters du Palais de l’Escale.

Ceux-ci sont totalement fermés à toute forme d’évolution vers une amorce de démocratie et entendent défendre ainsi, par tous les moyens y compris par l’emprisonnement sans justification d’aucune sorte et par le meurtre prémédité, leurs avantages indûment octroyés et leurs supposés honneurs bien particuliers.

Depuis que les « ignares d’importation » prolifèrent à Djibouti, la bêtise fleurit joyeusement en bouquets au sein de l’appareil d’Etat ! Ce sont ces mêmes ignares qui se délectent du faux clinquant du Palais d’Haramous, de la nouveauté et du plus gros véhicule 4X4 qu’il soit alors que les intellectuels et les gens cultivés en général relativisent tout et savent

Djibouti étant au bord du gouffre, si rien n’était fait pour permettre, dans les meilleurs délais, une ouverture vers la Démocratie dans le pays, dès lors on comprendrait que dans de telles conditions le phénomène de fortes contestations auquel nous assistons depuis bien des mois à tous les niveaux de la société djiboutienne conduirait, inexorablement et à court terme, vers une explosion sociale d’importance et généralisée dont nous apercevons déjà les prémices annonciateurs ; conflit, dont le théâtre pourrait fort bien s’exprimer ouvertement dans la rue et dont nul ne peut mesurer par avance les conséquences.

Le gouvernement des intransigeants est plus que jamais sous la menace d’une révolte qui éclaterait alors subitement opposant un pouvoir étatique ancré dans ses « détestables habitudes », desquelles il ne veut pas sortir et telles que nous les avons énumérées depuis tant d’années, et une société des individus que l’Etat actuel ne veut pas entendre et encore moins considérer mais qui, dès lors, n’aurait d’autre alternative que celle de s’exprimer par le conflit ouvert pour l’avènement d’un État rationnel et fait à son image.

Une société à l’agonie avec une jeunesse délaissée par le pouvoir en place, marginalisée car sans emploi, qui est lasse de proposer sans être entendue, de demander sans être écoutée et qui regarde depuis longtemps ce qu’est la liberté bien au delà des frontières du pays vers un autre avenir en considérant que l’actuel Etat prison que leur impose arbitrairement IOG n’est pas le centre du monde ; loin de là.

Qu’il soit femme ou homme, l’individu réclame à Djibouti ses droits en un État qu’il veut être défenseur et protecteur des intérêts de la société et du demain de ses populations, y compris jeunes ; ses droits en un pouvoir organisateur et législateur dans la mesure du strict nécessaire.,

Ce que chaque membre de la société djiboutienne découvre cependant au cours de cette lutte et constatera surtout après sa victoire, c’est que même l’État post…évolutionnaire (ou postrévolutionnaire suivant les circonstances et si les extrémismes politiques venaient par malheur à s’en mêler….) ne se réduit pas au simple rôle de serviteur de la société.

La pluralité des sociétés particulières constituées en États fait qu’une lutte purement politique, quoique reposant sur un fondement social, s’établit entre les sociétés-États. L’État que nous soutenons n’est pas seulement État du besoin et du calcul, il est l’organe de la réflexion et de la décision rationnelle d’une communauté particulière, il est aussi, peut-être et surtout, l’institution dans laquelle une morale vivante et historique se comprend en se réalisant.

Toute Constitution devrait être le garant des devoirs et celui de toutes les libertés

Chacune des constitutions républicaines a ses lois et ses caractéristiques qui lui sont propres.

Le « bon citoyen » d’une tyrannie sera un être lâche, obséquieux, traître à ses propres amis au profit du tyran et souvent sans que ce dernier ne lui fasse obligation de sacrifier ses amis tel qu’il le fait.

Le « bon citoyen » d’une oligarchie – qui est un régime politique dans lequel les pouvoirs essentiels sont entre les mains d’un petit nombre d’individus – fera preuve de courage et de fidélité non pas envers le pays, ses lois ou son drapeau et encore moins à l’égard des populations mais envers le groupe dominant auquel il appartient.

Il se montrera cruel et sans foi ni loi vis à vis de celles et de ceux qu’ensemble les « maîtres de la cité » (en l’occurrence : la bande mafieuse et serviteurs de son Excellentissime Sérénité) privent de tous les droits et de tous les avantages.

On voit donc qu’il y a une nature différente à chaque forme de vie politique.

Le despotisme discret et anonyme de l’oligarchie qui se fait complice et serviteur d’Ismaïl Omar Guelleh et de la QABYO est aussi effroyable et plus difficile à renverser que le pouvoir personnel aux mains d’un simple escroc.

Le maître absolu et la société des individus privés

Le véritable État républicain rend possible la forme la plus haute de la vie humaine pour ceux qui en ont la vocation; aux autres, ses lois procurent une existence digne dans une liberté responsable.

La forme de la vie dans le Djibouti de demain devrait rester cependant la seule que peuvent concevoir ceux parmi leurs contemporains qui ne se détournent pas des problèmes de l’action en commun.

Le Djibouti de demain naîtra du mélange, de la rencontre et des chocs des idées librement exprimées. A l’inverse, c’est de son isolement que mourra la tyrannie.

Ce futur et nouvel État djiboutien, auquel la grande majorité des individus aspire et appelle de tous ses vœux, pourra exister là où les femmes et les hommes connaitront le véritable sens et les limites de la liberté politique, c’est-à-dire là où chacune et chacun, à tour de rôle, saura demain commander mais aussi obéir.

Les Libertés et toutes les fonctions essentielles de l’État, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et le pouvoir délibératif, devront être accessibles à tous ceux et à toutes celles sans distinction d’appartenance ethnique ou tribale.

Matériellement, un tel État aurait nécessairement sa base dans une distribution de la richesse telle qu’une couche moyenne de la société, garant de la légalité républicaine, pourrait politiquement s’opposer aux entreprises néfastes de grands comme de pauvres comme au pouvoir totalitaire si cela devait s’avérer nécessaire et jouer ainsi cet indispensable rôle d’équilibre et de décideur en matière d’alternance politique.

Il s’agira donc pour toutes les générations de Djiboutiennes et de Djiboutiens de découvrir un mode de vie en commun qui maintienne la paix avec les pays voisins, car il y a de solides liens familiaux et ancestraux à maintenir par le dialogue et certes pas par l’emploi des armes, mais aussi et surtout à l’intérieur du pays au moyen d’une éducation adaptée telle que chacun place l’intérêt général au-dessus de son intérêt particulier.

N’oublions pas que l’avenir est aux peuples qui resteront unis, qui ne se feront pas de guerres intestines et qui sauront s’assurer la liberté de leurs alliances.

Or ce résultat ne pourrait pas être atteint dans tous les cas pour la raison que les hommes, naturellement égoïstes et égocentriques, cherchent avant tout le plaisir des sens et les satisfactions de l’amour de soi, la richesse, la gloire et les honneurs fussent-ils artificiels.

Naturellement, c’est-à-dire dans un Etat non éduqué, les hommes sont sous la domination de leurs passions, et leurs passions ne connaissent, en ce qui regarde les rapports humains, que des ennemis ou des compétiteurs, avec lesquels on s’alliera tout au plus quelques temps en vue de fins limitées.

D’autre part, au sein de l’opposition politique les désirs de quelques individus dominés par leurs ambitions démesurées (tous califes à la place du calife … et qui ont besoin de briller et d’étonner par des mérites et des compétences qu’ils n’ont pas…..) sont par essence en conflit entre eux en un moment et ne peuvent que conduire à la destruction de l’unité de ladite opposition ; aux frictions et à la lutte des factions, et générant indirectement d’autres discordes par la révolte contre eux de ceux qui se voient exclus des avantages auxquels ils pensent avoir un titre.

Le bien de l’État, le seul vrai bien, est son unité même.

Il sera atteint là où ceux qui détiennent le pouvoir et qui ainsi disposent du moyen d’éduquer les autres sont raisonnables, c’est-à-dire déterminent ce qui découle du principe même d’un intérêt général placé au-dessus de tout intérêt particulier, de caste ou de faction et que, le cas échéant, ils soumettront avec fermeté à la loi commune.

Seule une politique raisonnable, c’est-à-dire de la satisfaction de tous et de chacun, mais de chacun à la place que lui attribuent sa nature et son éducation, garantira la possibilité d’une morale vivante, vécue et pérenne, en même temps que la possibilité d’une éducation, différente selon les tempéraments, mais une en son intention, et d’une existence sensée. Toute autre forme de vie et de constitution sera défectueuse, puisque, à des degrés de déchéance différents, elle placera l’intérêt d’une partie, soit masse, soit élite, soit chef unique, au-dessus de l’intérêt général.

Il convient donc de soumettre, dès à présent, les hommes politiques de l’opposition djiboutienne à un projet de gouvernement, pensé et cohérent, qui aura comme priorité de réaliser le bien de tous ; et, pour réaliser le bon gouvernement de demain, éduquer chacun de ses membres dans le sens de l’honneur et de l’exemplarité du comportement.

Il faut écarter d’eux tout intérêt matériel, il est indispensable qu’ils deviennent des sages et que, en attendant (et l’attente peut durer), ils écoutent et obéissent librement aux sages, à ceux qui connaissent et pratiquent les droits de l’humain depuis fort longtemps et leur place dans la république.

La plus haute perfection de la société djiboutienne se trouve dans l’union de ses diversités. Ce n’est point une question d’âge ou de couleur de peau mais de sagesse.

« Penser et agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes, en Nègres…., accéder à la modernité sans piétiner notre authenticité » /
Léopold Sédar Senghor (AMIN)

23/12/09 (B530) Les traits de l’Erythrée (2 articles)

_____________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Le Conseil de sécurité vote des sanctions contre l’Erythrée

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté mercredi des sanctions contre l’Erythrée pour avoir fourni des armes à la rébellion somalienne et avoir empêché le règlement de son différend frontalier avec Djibouti.

Le Conseil de sécurité a adopté cette résolution par 13 voix contre une. La Libye a voté "non" et la Chine s’est abstenue.

La résolution impose un embargo sur les ventes et les achats d’armes par l’Erythrée, et invite les pays membres des Nations unies à inspecter toutes les cargaisons suspectes par mer et air entre cette nation de la corne de l’Afrique et la Somalie.

Le texte impose également une interdiction de voyager aux dirigeants érythréens qui violeraient cet embargo et empêcheraient le règlement de son conflit frontalier avec Djibouti.

_____________ 1 -Le Monde avec AFP

L’ONU sanctionne l’Erythrée pour son aide aux islamistes en Somalie

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé mercredi un embargo sur les armes vers l’Erythrée et imposé des sanctions à ses dirigeants pour leur soutien aux factions islamistes en Somalie et leur refus de retirer leurs troupes d’une zone frontalière disputée avec Djibouti.

Des 15 membres du Conseil, 13 ont approuvé la résolution déposée par l’Ouganda, qui porte le numéro 1907. La Chine, qui est membre permanent et a droit de veto, s’est abstenue. La Libye, seul pays arabe siégeant au Conseil et présidente actuelle de l’Union Africaine (UA), a voté contre.

23/12/09 (B530) Comment les services de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) se déchargent de leurs responsabilités sur le dos d’une famille djiboutienne ? Décidément les réfugiés djiboutiens semblent ne pas être les bienvenus en France !

A la suite des multiples démarches que nous avons effectuées auprès de l’OFII, nous avons (enfin ?) reçu une réponse ce mercredi en fin d’après-midi.

Le signataire M. Ahmed Chtaibat, sans un mot ni d’excuse ni de compassion à l’attention de Madame Karera Hassan, de ses deux filles, ni de la famille qui l’a accueillie provisoirement, signale de la façon la plus laconique possible que la famille ne sera hébergée par la France qu’à partir du 7 janvier, tout en tentant de faire croire que c’est à la suite d’un accord, ce qui est totalement faux !

Cette famille est arrivée en France le 17 décembre ! Rien n’a été organisée ni pour l’accueillir ni pour l’héberger. Faute d’assistance, elle ne pourra probablement même pas déposer le dossier administratif indispensable en Préfecture et ne bénéficiera d’aucune couverture de santé.

La désinvolture avec laquelle cet agent de l’OFII répond et traite une demande légitime, qu’il aurait du régler, à de quoi choquer les plus insensibles. Elle donne une bien piètre image de la France et de sa volonté d’accueillir des réfugiés authentiques qui espéraient beaucoup.

Ils y sont bien mal reçus. Cela augure-t-il mal des étapes suivantes ? La déception et les désillusions sont grandes au sein de la communauté djiboutienne réfugiée à Addis Abeba.

L’ARDHD, qui a déjà envoyée une lettre ouverte au Premier Ministre, aux Ministères des Affaires étrangères et de l’intérieur, aux Président et directeur général de l’OFII, va poursuivre ses actions pour qu’une solution soit trouvée de façon urgente. Copie de la lettre

Ceux qui le souhaitent, peuvent envoyer un mail de protestation à M. Chtaibat. Adresse mail en fin de l’article

___________________________ Copie du message de M Chtaibat

Comme convenu lors de notre échange de ce matin, la famille HASSAN ALI ( 1A+2E) sera prise en charge au CADA de Livry Gargan situé en Seine Saint Denis à compter du 7 janvier 2010.

L’association des Femmes Djiboutienne en France qui héberge cette famille depuis son arrivée, le 17 décembre 2009, est informée de cette orientation. Elle l’acheminera, le cas échéant, au centre de transit de Créteil dans l’attente de son admission au CADA de Livry.

Cordialement.

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O.F.I.I. ( Office Français de l’Immigration et de l’Intégration )
Ahmed CHTAIBAT
Responsable du Pôle Accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés
Tel : 01.53.69.53.04
ahmed.chtaibat@ofii.fr

23/12/09 (B530) Et une perte de plus pour Romani, qui est moins chanceux devant les Justices belges et françaises que sur les tapis verts … (ARDHD)

Nous venons d’apprendre qu’Alain Romani, après avoir été débouté par la Justice belge dans le cadre de la plainte qu’il avait déposée contre Mohamed Alhoumekani, vient d’être condamné à lui payer 1.200 € pour le préjudice qu’il lui a fait subir.

Voilà qui va certainement réjouir Alain Romani, dont c’est le troisième procés perdu de suite. ..

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23/12/09 (B530) Nouvelles de Somalie (1 article)

_________________________ 1 – Médecins sans frontières

Somalie – La population confrontée à la violence et à un manque d’accès aux soins

En 2009 , les conditions de vie déjà épouvantables de la population se sont encore dégradées : violences continues, effondrement de l’économie locale, difficultés d’acheminement et de distribution de l’aide alimentaire, sécheresse, prix élevés des denrées alimentaires sur les marchés internationaux.

Dans ce contexte de risques et d’instabilité, les difficultés à fournir des secours ont fortement réduit et entravé l’action humanitaire.

En 2009, la population somalienne continue de subir la violence indiscriminée, alors que certaines régions du pays ont été ravagées par une grave sécheresse.

Bien que des millions de personnes aient un urgent besoin de soins, l’écart ne cesse de croître entre les soins requis par les Somaliens et l’assistance fournie dans le pays.

Tandis que les travailleurs somaliens et étrangers des organisations humanitaires continuent d’être exposés aux enlèvements ou aux assassinats, le système de santé publique du pays témoigne d’un état d’effondrement presque total.

Cette situation perdure malgré le nouvel élan politique provoqué au début de l’année par l’élection du nouveau président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed.

Dans la capitale, Mogadiscio, les combats continuent entre les forces du gouvernement fédéral de transition, appuyées par les Nations unies et l’Union africaine, et les groupes d’opposition.

Il est toujours impossible de connaître le nombre exact de vies humaines perdues durant le conflit, mais les groupes de défense des droits de la personne et les organismes des Nations unies estiment que depuis 2007, entre 20 000 et 25 000 personnes ont été tuées durant les combats, un nombre incalculable d’autres personnes ayant été blessées.

À cela s’ajoute le déplacement de plus de 1,5 million de Somaliens qui, au cours des douze derniers mois, ont fui la reprise des affrontements sanglants à Mogadiscio et dans d’autres régions du centre-sud de la Somalie.

Une équipe chirurgicale de MSF établie à l’hôpital de Daynile, situé en périphérie de la capitale, a contribué à soigner plus de 2 400 personnes blessées lors des combats, ce qui démontre l’intensité du niveau de violence régnant dans la ville.

En février, cette équipe a traité de nombreux civils blessés lors d’un regain spectaculaire des hostilités, l’hôpital ayant admis en une seule journée 121 patients blessés, dont 47 étaient des femmes et des enfants de moins de douze ans.

La capitale n’est pas le seul endroit touché par des actes de violence. À Galcayo, une ville du nord, une équipe chirurgicale de MSF a traité au cours de l’année plus de 320 personnes ayant subi un traumatisme violent. « L’explosion s’est produite après minuit, et l’hôpital a ensuite été inondé de blessés, a affirmé le Dr Maslah, chirurgien de MSF.

Nous pratiquons des interventions chirurgicales de toutes sortes, mais les patients souffrant de blessures de guerre représentent environ la moitié des personnes que nous opérons. » Au début de 2009, la recrudescence des combats à Guri El et à Dhusa Mareb, dans le centre de la Somalie, a forcé des milliers de civils à quitter leur maison pour fuir la guerre. MSF a fourni de l’eau et des soins médicaux à la population déplacée de cette région.

Les répercussions d’un tel niveau de violence et d’insécurité s’étendent bien au-delà des unités chirurgicales de MSF et ont engendré à l’échelle du pays un manque généralisé d’accès aux soins médicaux de base qui permettraient de sauver des vies. Les capacités de MSF à porter assistance aux victimes de la guerre ont connu un nouveau recul lorsqu’en avril, deux membres du personnel de MSF ont été enlevés à Huddur dans la région de Bakool, engendrant la fermeture des deux plus importants centres de soins de santé de MSF dans le centre et le sud de la Somalie, ainsi que de quatre postes sanitaires.

En juin, un employé de MSF a perdu la vie dans une explosion survenue à Belet Weyne, dans la région de Hiraan. L’explosion a également causé la mort de 30 autres personnes. En juillet, MSF s’est vu dans l’obligation, pour la première fois en 17 ans, de cesser les activités de son hôpital pédiatrique et de trois autres dispensaires de santé dans le nord de Mogadiscio en raison d’une intensification du climat d’insécurité ayant forcé les membres du personnel de ces établissements à fuir pour assurer leur propre sécurité.

Le manque de personnel médical qualifié constitue un autre des graves problèmes touchant la Somalie, alors qu’on compte un nombre important de travailleurs de la santé parmi les personnes ayant fui le pays, et que toutes les universités médicales ont fermé leurs portes.

En décembre 2008, une lueur d’espoir est née lorsque l’université Benadir de Mogadiscio a décerné à 20 étudiants un diplôme de médecine, constituant la première promotion de médecins en 20 ans. Cette lueur s’est cependant rapidement éteinte : le 3 décembre 2009, durant la deuxième cérémonie de remise de diplômes, un attentat à la bombe a tué 23 personnes dont une majorité de diplômés, et blessé plus de 50 autres personnes.

Le manque d’accès à des soins médicaux gratuits dans l’ensemble du pays aggrave les problèmes de santé et d’hygiène engendrés par la pauvreté chronique et la sécheresse qui a frappé le pays cette année. Bien qu’il existe peu de données fiables à l’échelle nationale, les indicateurs de soins de santé en Somalie figurent parmi les pires en ce qui concerne l’immunisation, la mortalité maternelle, la malnutrition et l’accès aux services de soins de santé de base.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le risque des femmes de mourir en couche ou durant une grossesse et d’un sur dix, et la proportion des enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition aiguë est d’un sur cinq.

Ces statistiques se vérifient tous les jours dans les centres de traitement de la malnutrition et les hôpitaux que gèrent les 1 400 membres somaliens du personnel de MSF qui, avec l’appui d’une équipe internationale établie dans la ville voisine de Nairobi, au Kenya, fournissent un accès vital à des soins gratuits à la population somalienne dépourvue de tout autre choix.

Des patients doivent parfois parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre dans un hôpital ou un dispensaire MSF, alors que d’autres souffrent seuls de maladies qui pourraient être facilement évitées, comme la rougeole. Entre avril et juillet, une vague de rougeole a balayé la ville de Guri El et ses environs dans la région de Galgaduud, au centre et au sud de la Somalie.

MSF a traité dans cette région 403 patients pour des complications liées à cette maladie, mais n’a pas pu entreprendre une campagne de vaccination de masse en raison du climat d’insécurité qui y règne. MSF a néanmoins réussi à vacciner 30 000 enfants contre la rougeole à Hawa Abdi, où ont convergé des milliers de personnes fuyant Mogadiscio.

La sécheresse et la mort de nombreux animaux d’élevage ont précipité Galcayo et les régions environnantes dans une crise alimentaire. « Je sais que beaucoup sont morts au village », s’est désolée Ubah, la mère de l’un des 1 300 enfants souffrant de malnutrition sévère inscrits dans le programme de MSF à Galcayo au début décembre.

Ces enfants représentent près de la moitié de tous les cas de malnutrition traités dans le cadre du programme en 2008. « Le voyage n’est pas seulement long, mais également coûteux, et beaucoup n’en ont pas les moyens », a également indiqué Ubah.

Les Somaliens ont continué de fuir par dizaines de milliers vers les pays voisins que sont Djibouti, le Kenya et le Yémen. MSF porte assistance aux réfugiés dans ces trois pays, ainsi qu’à Malte et jusqu’à récemment l’Italie.

Dans le nord du Kenya, on estime que 270 000 nouveaux réfugiés somaliens sont venus s’établir en 2009 dans les environs des camps de réfugiés déjà surpeuplés de Dadaab, où chacun doit lutter pour obtenir l’aide la plus élémentaire, comme un accès à la nourriture, à l’eau et à des installations sanitaires

23/12/09 (B530) Copie du jugement en Belgique qui déboute Alain Romani et qui le condamne à payer 1.200 € à Mohamed Alhoumekani.

Les lecteurs, qui le souhaitent, peuvent télécharger la copie du jugement pour en prendre connaissance . Format PdF : lien (160 Ko)

Des indiscrétions laissent supposer que MM Alhouemkani et Iftin envisageraient de porter plainte, en leur qualité de citoyens belges, contre le régime de Guelleh, pour les préjudices qu’eux et leurs familles ont subis depuis plusieurs années. Selon certains experts, cette plainte pourrait être déclarée recevable par la Justice belge.

De là à donner l’idée aux familles des victimes du massacre d’Arrhiba de porter plainte en Belgique contre Guelleh, il n’y aurait plus qu’un pas. Encore faudra-t-il qu’il soit franchi … !

23/12/09 (B530) Nouvelles de Somalie (2 articles)

_____________________________ 2 – Afrique en Ligne

Le Kenya ordonne le renforcement du contrôle des réfugiés somaliens

Le gouvernement kenyan a appelé au contrôle strict et au suivi de tous les réfugiés entrant sur son territoire et qui fuient la guerre en Somalie, en vue d’empêcher des insurgés d’acquérir un statut officiel de réfugié dans ce pays d’Afrique de l’Est, a rapporté lundi l’Agence kenyane d’informations (KNA).

Le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, a affirmé que le gouvernement continuerait à contrôler les étrangers à la recherche d’un statut de réfugié pour limiter le risque de voir les insurgés somaliens disposer de la reconnaissance officielle de réfugié, a précisé l’agence de presse kenyane.

"Nous ne pouvons pas oublier l’attentat à la bombe à Nairobi en 1998 et celui de Kikambala qui ont été perpétrés par des groupes terroristes. Tous les Kenyans doivent dénoncer les étrangers douteux", a affirmé le ministre des Affaires étrangères qui était en visite dans la ville de Kitui, située dans l’Est du pays.

Le Kenya a fermé ses frontières avec la Somalie en 2006 à la suite d’une offensive militaire éthiopienne destinée à débusquer des terroristes basés en Somalie.

La frontière a été ouverte partiellement pour permettre à des vols aériens en provenance de Mogadiscio et d’autres parties de la Somalie de passer par le Kenya.

Les organisations internationales de défense des droits humains ont condamné l’attitude du gouvernement kenyan qui consistait à fermer la frontière aux Somaliens qui fuient les combats dans leur pays.

M. Wetangula a affirmé que bien que le Kenya soit signataire des accords de l’ONU, ces accords ne devraient pas être considérés comme des chèques en blanc pour permettre à ceux qui fuient la Somalie d’infiltrer le Kenya.

Les autorités kenyanes ont arrêté plus de 80 Somaliens fuyant vers le Kenya au cours du mois précédent, selon des ONG de défense des droits de l’Homme.

Renforçant la position du gouvernement vis-à-vis des Somaliens, le ministre kenyan de la Sécurité intérieure, George Saitoti, a demandé aux responsables provinciaux de sécurité de contrôler strictement la frontière avec la Somalie durant les prochaines fêtes de fin d’année.

Il a affirmé que les responsables de la sécurité devaient s’assurer qu’il n’y ait pas de mouvement vers ou à partir de la Somalie, "car pendant que certains combattants se déguisent en réfugiés pour se rendre au Kenya, des Kenyans d’origine somalienne risquent de rejoindre les insurgés".

_____________________________ 1 – AFP

Somalie: les humanitaires sous la pression des shebab

De Hervé BAR

Sous l’influence croissante de jihadistes étrangers, les insurgés radicaux shebab se font de plus en plus menaçants sur les rares organisations humanitaires internationales opérant encore en zone islamiste, dans le centre et le sud de la Somalie.

En fin de semaine, les shebab se sont emparés des locaux à Baïdoa d’une agence de l’ONU spécialisée dans le déminage (UNMAS), après en avoir interdit les activités au motif qu’elle aurait notamment "incité (…) à la rébellion contre l’administration islamique".

L’incident est le dernier épisode d’une campagne implacable des shebab contre les organisations humanitaires étrangères qui tentent de venir en aide aux populations dans les territoires qu’ils contrôlent.

Ces ONG et agences de l’ONU sont la cible d’un harcèlement quotidien et permanent, sur des motifs les plus divers et souvent motivés par l’argent.

Mais début novembre, les insurgés ont annoncé la mise en oeuvre imminente dans la région de Bay et Bakool (200 km au nord-ouest de Mogadiscio) d’une nouvelle réglementation leur imposant "onze conditions" drastiques. Ils exigent ainsi que les humanitaires cessent d’"interférer avec la religion islamique", qu’ils licencient leurs personnels féminins et, plus prosaïquement, qu’ils paient tous les six mois une taxe de 20.000 dollars.

En juillet, les shebab avaient déjà interdit à trois organismes des Nations unies (PNUD, UNPOS et UNDSS), qualifiés d’"ennemis de l’islam", de travailler en Somalie et leurs locaux avaient été pillés.

Les "onze conditions", qui ne sont pas sans rappeler la législation ultra-répressive imposée aux ONG sous le régime des talibans à Kaboul (1996-2001), ne s’appliquent pour l’instant qu’à Bay et Bakool.

Réputé pour son extrémisme et ses appels aux meurtres contre les "infidèles" et leurs supposés "espions", le gouverneur shebab de la région, cheikh Mahad Omar Abdikarim, en est le principal maître d’oeuvre. Le gouverneur Mahad "est actuellement la personne clé dans ce dossier", confirme à l’AFP une source onusienne. Des négociations se poursuivent avec les notables locaux et leaders communautaires, qui sont opposés à la mise en oeuvre de telles mesures.

Un moment le principal interlocuteur des organisations étrangères, cheikh Mukhtar Robow, figure historique de la hiérarchie shebab, "n’est pas impliqué dans ces négociations", explique la même source. "Il a clairement déclaré que la décision d’imposer les onze conditions relevait du gouverneur et qu’il n’interviendrait qu’en cas d’échec des discussions".

C’est le signe que cheikh Robow, dit "Abu Mansour", pourtant un vétéran de l’Afghanistan et l’un des visages les plus connus des shebab, "a perdu de son influence au profit des éléments les plus radicaux".

Toujours selon la source onusienne, "la situation dans Bay et Bakool doit être analysée à la lumière de la stratégie générale des shebab, désormais largement influencée par les jihadistes étrangers" d’al-Qaïda.

Le gouverneur Mahad est un fervent partisan de ces volontaires internationaux, qu’il appelle régulièrement à venir faire le jihad (guerre sainte) en Somalie.

Avec la multiplication des attentats suicide, la campagne contre les humanitaires est une nouvelle illustration de l’influence grandissante des jihadistes étrangers au sein des shebab.

Elle se déroule alors que des rumeurs persistantes, non confirmées à ce jour, font état de l’arrivée à la tête de la milice islamiste du Comorien Fazul Abdullah, leader supposé d’al-Qaïda dans la Corne de l’Afrique, en remplacement de "l’émir" somalien Ahmed Abdi Godane, dit cheikh Mukhtar "Abu Zubaïr".

23/12/09 (B530) Flash Info / CDE : un bradage honteux et scandaleux ! (Lecteur)

Certains cadres supérieurs du CDE subissent au moins deux mois d’arriérés de salaire, ainsi que deux ans d’arriérés de primes et que le reste du personnel n’a pas été payé depuis quatre à six mois , sans compter les indemnités de licenciement et autres dommages.

La Direction de la partie Djiboutienne, sous les ordres du mafieux IOG continue à brader à tour de bras le Patrimoine de cette Société plus que centenaire, depuis le départ d’Obock et Dépendance vers la rade de Djibouti à la fin des années 1890.

Avec les nouvelles politiques du tandem Meles <-> IOG, l’un pour la priorité du transport routier de Djibouti directement vers les Territoires Tigrés et l’autre plus proche de son propre portelone, plus exactement vers ses paradis Fiscaux.

En cette période très récente, où les ballets de Washington et de Bruxelles, des experts militaires et ceux du Foreign Department de la nouvelle Administration OBAMA et en particulier la Délégation de l’Union Européenne spécialiste pour le financement des Rénovations et de la Modernisation du Chemin de Fer Ethiodjibouti, les expulsions manu militari sont tombées et plus d’une trentaine de vieilles familles de Cheminots se sont retrouvées dans la Rue un peu avant celles des Logements Sociaux des familles de nos militaires, .

Drôle de coïncidence, deux Banques Islamiques Vierges récemment installées à Djibouti se sont partagées le Magot des Cheminots et des Militaires.

Affaire à suivre avec des chiffres en main pour les spécialistes de la contrebande, du blanchiment de l’argent sale voir même ceux des Pirates de Mer, sans oublier les trafics d’armes et autres trafics de toutes sortes.

Appel à notre ami Montebourg…

Djibouti : Plaque tournante de la Mafia Internationale et toutes autres Trafics !

Les Cheminots sont sidérés.

Faut-il rappeler :

1. plusieurs Cheminots auraient été arrêtés et malmenés pour avoir tout simplement protesté il y a quelques jours devant la Cité ministérielle.

2. le Patrimoine du CDE s’élèverait à plus de 200 millions de Francs Djibouti (au bas prix après amortissement si l’on voulait revendre ces maisons au cheminots résident pour certains depuis 31 ans)

3. A quel Prix a-t-on donné sous enveloppe ce Patrimoine en voie de bradage au profit des nouvelles Banques sans clients Djiboutiens , car les quelques fonctionnaires et autres agents de l’Etat ou du secteur privés sont engagés avec les anciennes Banques respectées et connues.

4. Les transactions des Sociétés Multinationales ont leurs Banques préférées ;

5. Après le Club des Cheminots vendu en cachette à la première Dame il y a deux ans, ce sont désormais les villas Historiques du Plateau du Serpent qui seraient mis aux enchères.

6. Jusqu’où ira le démantèlement du Patrimoine Public sous ce régime insatiable et inhumain.

Il est primordial de descendre dans la Rue avec l’arme humaine en main.

La Rue appartient au Peuple !

Un Cheminot dans la Rue.