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01/12/2015 (Brève 530) Mise aux enchères d’un vaste domaine à louer en Afrique de l’Est, sans aucune restriction d’usage : aérodrome et port privés. (Humour – ARDHD)

Logo EbayParticulier louerait un grand terrain (4 km2) à Djibouti. Avec piste d’atterissage et port privés. Toutes facilités d’implantation – Maximum : 10.000 hommes. Terrain exempté de toutes autorisations administratives restricitives. Garantie des plus grandes facilités d’utilisation. Pas de normes environnementales (bruit, pollution des sols et de l’air, …) pas de contraintes sociales pour l’emploi de travailleurs locaux (pas de salaire minimum, durée de travail illimité, pas de charges sociales, sans obligation d’emplois, ..), pas de taxes et immunité garantie pour tous les occupants.

Conviendrait à un Etat souverain ayant besoin d’externaliser ses moyens de défense, de récolte de renseignements et d’actions ciblées (discrétion assurée) sur une large zone : Somalie, Somaliland, Ethiopie, Erythrée, Yémen, … voire plus si besoin (i.e. Kenya, Soudan, Ouganda).

Possibilité visite sur place : demander les clefs au gardien, Monsieur Hassan Saïd.

Bail toutes activités pour une période minimale de 10 années reconductible, plus à négocier.

Mise à prix : 30 millions US$ annuels
Achat immédiat : 50 millions US$ annuels

L’enchère se terminera le 15/12/2015
Paiement direct à Monsieur Ismaël Omar Guelleh, par virement mensuel sur son compte personnel dans une banque des Bahamas.

25/12/09 (B530) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Finalement jeudi 24 en fin d’après-midi l’OFII a réagi et a fait conduire Me Karera et ses deux filles au centre d’hebergement de Créteil où elles ont été prises en charge, selon la procédure.

Hier jeudi, nous avons appris que les services de l’OFII avaient pris en charge la famille Karera pour qu’elle soit hébergée au Centre de Créteil.

Nous nous félicitons de cet heureux dénouement et nous remercions toutes les personnes qui se sont mobilisées pour qu’une solution réaliste soit enfin trouvée, y compris à la direction de l’OFII. Nous remercions aussi la famille djiboutienne qui les a accueillies durant une semaine.

Nous espérons que Madame Karera et ses deux filles vont pouvoir dès maintenant, commencer dans les meilleures conditions possibles, les démarches en vue de leur réinstallation en France et de leur insertion dans notre pays.

25/12/09 (B530) LDDH : La situation alarmante des Réfugiés du sud de la Somalie en République de Djibouti.



Le Président

Communiqué de presse

du 25 DECEMBRE 2009.

La situation alarmante des Réfugiés du sud de la Somalie en République de Djibouti.

Après la récente reconduction par avion d’une quarantaine de réfugiés vers Mogadiscio et ce malgré l’intervention du HCR.

Après diverses agressions sexuelles sur de mineurs commises entre mars et mai 2009 dans le camp d’Ali Ade, force est de déplorer que l’Officier de Police judiciaire n’ait même pas daigné transmettre au Parquet de Djibouti les plaintes des parents, certificat médial à l’appui.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

  • consciente de la précarité sécuritaire dans les Camps ;
  • dénonce les divers rackets pour faciliter les migrations par boutres vers le Yémen ;

Aujourd’hui, la LDDH vient d’appendre que 46 personnes sous protection du HCR et de Djibouti, pays d’accueil ont été arrêtés par la Police le 22 décembre 2009, 22 seraient encore à Nagad et 24 autres ont été expulsés vers le no man’s land au-delà de Loyada ;

Rapidement alerté le HCR a pu les récupérer et les ramener à Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Autorités Djiboutiennes de se conformer aux Conventions Internationales sur les Droits des Réfugiés et notamment l’article 33 de la Convention relative au statut des réfugiés sur la défense d’expulsion et de refoulement d’un Réfugié

NOEL ABDI Jean-Paul

25/12/09 (B530) LDDH : Ultime renvoi dans l’affaire du MRD contre l’Etat



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 23 DECEMBRE 2009.

Enfin !
ULTIME RENVOI
dans l’Affaire MRD contre l’Etat

La Présidente du Tribunal du Contentieux Administratif, à juste titre, a décidé le samedi 19 décembre 2009 l’ultime renvoi de l’Affaire du MRD contre l’Etat de Djibouti au samedi 26 décembre 2009.

En effet, c’est la nième fois que le Représentant de l’Etat se permet de ne pas venir, d’autant plus que ses observations et si possible des preuves concrètes devraient permettre à la Justice de trancher dans cette Affaire imbue de préjugés et d’Arbitraires.

Il est vrai que la Commissaire du Gouvernement a informé avec beaucoup de retard qu’elle ne pouvait pas venir pour des raisons de santé.

Au stade actuel la Ligue Djiboutienne continue à soulever, à faire remarquer :

  • que cette Affaire est consécutive à une Décision du Chef de l’Etat prise dans des conditions brutales et inattendues ;
  • qu’une telle Décision hâtive est plus qu’étonnante ;
  • que jusqu’à la preuve du contraire, il est de notre Devoir de connaître la Vérité sur non seulement une hypothétique existence d’un Document que nous considérons apparemment comme Faux, mais aussi et surtout de connaître les raisons profondes d’une Décision Arbitraire et inadmissible en violation du Respect des Droits les plus élémentaires, hélas, constamment bafoués en particulier à ‘égard des Partis d’Opposition Non Armés et légaux ;
  • il est légitime de dénoncer sans ambages les insultes et les bas dénigrements souvent proférés par le journal Gouvernemental financé sur les Fonds et Biens publics à savoir « La Nation » et parfois la propagande odieuse diffusée par l’unique Radio en République de Djibouti.
  • Faut-il rappeler que la RTD est l’unique antenne, elle aussi financée par l’argent des contribuables Djiboutiens et les fonds des contribuables des pays amis ;
  • Unique antenne autorisée, en dépit, des flux d’argent propres octroyés par des contribuables des Puissances Etrangères, dans le cadre du renforcement d’une soit disante Démocratie, mais qu’en réalité , on devrait considérée comme une « Fausse Démocratie » au profil d’une Parfaite Dictature Sournois

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec une attention particulière la Décision du Tribunal dans cette Affaire d’Abus de Pouvoir qui n’épargne personne surtout pas les victimes des fréquentes délations émanant du Haut Niveau de l’Etat.

NOEL ABDI Jean-Paul

24/12/09 (B530) Les traits de l’Erythrée (1 article)

__________________________ 1 – Le Monde

L’ONU sanctionne l’Erythrée, soupçonnée d’aider les islamistes somaliens

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mercredi 23 décembre, des sanctions contre l’Erythrée pour son action déstabilisatrice en Somalie et son attitude hostile à l’égard de son voisin Djibouti. La résolution, de facture ougandaise, a été approuvée par treize des quinze membres du Conseil. La Chine, membre permanent doté du droit de veto, s’est abstenue. La Libye, présidente en exercice de l’Union africaine et seul membre arabe du Conseil en ce moment, a voté contre.

Le journaliste Roger Auque nommé ambassadeur de France en Erythrée

Le journaliste et écrivain Roger Auque, détenu pendant près d’un an au Liban en 1987, a été nommé ambassadeur de France en Erythrée par un décret publié mercredi au Journal officiel. Il remplace l’ambassadeur Pierre Coulont, qui part à la retraite. La France entretient des relations difficiles avec l’Erythrée, en conflit territorial avec Djibouti, où Paris dispose d’une importante base militaire.

Le texte exige que l’Erythrée, indépendante de l’Ethiopie depuis 1993, cesse sa campagne "destinée à déstabiliser ou renverser, directement ou indirectement", le gouvernement fédéral de transition somalien. Il gèle les avoirs de la direction politique et militaire du pays, et lui impose des restrictions de voyages. En outre, il exhorte tous les membres de l’ONU à inspecter l’ensemble des cargaisons en partance pour la Somalie et l’Erythrée depuis leur territoire, dans le cas où les autorités seraient portées à croire que ces cargaisons contiennent des armes sous embargo ou du matériel similaire.

La résolution demande par ailleurs à l’Erythrée de retirer ses troupes d’une zone frontalière disputée avec Djibouti, comme le Conseil l’exigeait dans sa résolution 1862 de janvier 2009, et de lancer des discussions devant mener à "un accord acceptable" par les deux pays sur cette zone controversée. Plus largement, il appelle tous les Etats membres – en particulier l’Erythrée – à arrêter "d’armer, d’entraîner et d’équiper les factions armées (dont les militants islamistes de Somalie) qui ont pour objectif la déstabilisation de la région et l’incitation à la violence et le désordre civil à Djibouti". Enfin, il prie le secrétaire général Ban Ki-moon de rendre compte de la conformation de l’Erythrée avec la résolution dans six mois.

L’ambassadeur érythréen pour l’ONU a fustigé ce qu’il a qualifié de "résolution honteuse calquée sur les mensonges concoctés par le régime éthiopien et l’administration américaine". L’ambassadeur adjoint de la Libye à l’ONU, Ibrahim Dabbashi, a estimé que "les sanctions ne sont pas le meilleur moyen de résoudre des problèmes" et qu’elles sont susceptibles d’exacerber la crise humanitaire qui sévit dans la Corne de l’Afrique. Pour sa part, l’ambassadeur chinois a jugé que "le Conseil devrait manier l’adoption de sanctions prudemment". Il a souligné que ces mesures ne doivent pas se substituer aux efforts diplomatiques mis en œuvre pour résoudre les conflits.

Les Etats-Unis accusent régulièrement l’Erythrée de fournir un soutien logistique aux rebelles en Somalie, pays qui n’a pas connu la paix et la stabilité depuis près de vingt ans. Le différend frontalier avec Djibouti a une acuité particulière, puisque ce pays héberge des bases militaires françaises et américaines. Quelque 1 200 soldats américains y sont stationnés.

24/12/09 (B530) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Des pressions diplomatiques djiboutiennes sur les autorités françaises, pourraient-elles être à l’origine du climat de discrimination à l’encontre de la première famille arrivée sur le territoire national ? (ARDHD)

Les réfugiés djiboutiens d’Ethiopie sont-ils vraiment les bienvenus en France ?


En septembre 2009, quand le Comité de soutien aux réfugiés djiboutiens d’Ethiopie a appris que la France venait d’accepter pour la première fois, la réinstallation d’une famille, ce fut une grande joie pour tous ses membres qui se battaient depuis deux ans, pour obtenir que ces familles soient considérées commes des réfugiés et puissent avoir l’accès à la réinstallation.

Milieu décembre, l’annonce que des visas seraient délivrés en faveur de trois autres familles a renforcé nos espoirs.

Les espoirs décçus

Malheureusement la joie est vite retombée. Madame Karera est arrivée le jeudi 17 décembre à Paris. Contrairement à ce qui avait été annoncée, elle est arrivée vers 16h00 et non 5h45, heure à laquelle un représentant de l’ARDHD l’attendait à Roissy.

Pire encore !

L’OFII, pourtant en charge de l’accueil des réfugiés, n’avaient rien prévu ni rien organisé pour assurer sa prise en charge et son transfert dans un centre d’hébergement.

Heureusement Madame Karera, après plusieures heures d’attente, a pu joindre une famille djiboutienne qui a accepté de la prendre provisoirement en charge, lui évitant de passer la nuit dans la rue comme des SDF.

L’OFII contacté par nos soins, dès vendredi, a admis qu’il y avait eu des erreurs dans la transmission des informations, mais qu’il allait remédier à cet état de fait au plus tard le lundi.

Depuis lundi 21 décembre, nous ne cessons de demander aux agents de l’OFII de prendre cette famille en charge. Outre le ton méprisant de l’un d’entre eux Ahmed Chatibat, c’est la langue de bois qui semble être l’attitude préférée de ces agents.

Mardi 22 décembre, nous avons adressée une lettre ouverte à plusieurs autorités de tutelle de l’Organisme et à ses dirigeants. (Voir l’article précédent)

Aujourd’hui le service juridique de l’OFII nous adresse
un message aussi embarassé que non applicable. La signataire déclare que l’hébergement dans le centre de Créteil est normal. Certes il le serait !

Mais l’OFII n’a jamais proposé d’y faire accueillir la famille et au contraire nous a précisé que l’accueil n’aurait lieu que le 7 janvier, soit 20 jours après leur arrivée. Il faut savoir que cete famille doit déposer un dossier en préfecture pour l’obtention à la fois de papiers de séjour et de la couverture médicale. Cette démarche ne peut être accomplie qu’avec l’assistance de personnels compétents.

Aujourd’hui, la famille est pratiquement en situation illégale, puisque son visa expire en fin de semaine et n’a aucune couverture sociale. Elle est généreusement hébergée dans une famille djiboutienne, mais cette facilité ne pourra pas se prolonger indéfiniment.

– Est-ce la trève de Noël qui paralyse le fonctionnement de l’OFII et les vacances de ses agents ?

– Ou faut-il penser plutôt à des pressions diplomatiques djiboutiennes, pour continuer à rendre la vie impossible à ces malheureux réfugiés, comme cela s’est pratiqué depuis 16 longues années ?

Un manque de bonne volonté ?

L’ARDHD prépare un communiqué de presse qui sera envoyé en fin de soirée à l’ensemble de sa liste de contacts, car nous espérons toujours que la situation puisse se débloquer trés rapidement.

Il suffirait simplement d’un peu de bonne volonté de la part de l’OFII, dont c’est pourtant le rôle, pour résoudre le problème . Mais la bonne volonté ne semblait pas encore être à l’ordre du jour dans cette institution, en tout cas jusqu’à ce jeudi midi.

24/12/09 (B530) A lire sur LOI. Aden Robleh Awalleh, candidat à la prochaine élection présidentielle. Guelleh retarde l’annonce de son processus pour briguer un troisième mandat. Tensions dans le Day.

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1276 – 25/12/2009
Djibouti
Le président Ismaïl Omar Guelleh semble encore hésiter sur la manière d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2011 et la modification de la Constitution que cela impliquera. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1276 – 25/12/2009
Tensions dans la région de Day à Djibouti
Les relations se sont quelque peu tendues, ces derniers temps, entre certaines autorités traditionnelles de la région de Day, dans le nord du pays, et le gouvernement djiboutien. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1276 – 25/12/2009
Mission impossible pour l’USAID
L’United States Agency for International Development (USAID) se berce quelque peu d’illusions lorsqu’elle considère que la fin du mandat constitutionnel du président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) en 2011 va laisser "la porte ouverte pour un nouveau leadership". (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1276 – 25/12/2009
Electricité de Djibouti
Le budget prévisionnel de l’Electricité de Djibouti (EDD) pour l’exercice 2010 sera stable par rapport à celui de cette année. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1276 – 25/12/2009
Les firmes indiennes à l’offensive
La société indienne Multiplex Biotech est devenue le consultant du gouvernement djiboutien et le manager de ses projets agricoles dans le pays et en Ethiopie. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1276 – 25/12/2009
Aden Robleh Awaleh
Le congrès du Parti national démocratique (PND), qui s’est déroulé le 16 décembre à Djibouti , a approuvé la candidature de son leader Aden Robleh Awaleh pour l’élection présidentielle de 2011. (…).

23/12/09 (B530) Yémen Express (4 articles)

____________ 4 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

L’Iran critique le meurtre "d’innocents" au Yémen

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a déclaré mardi que son pays s’inquiète du meurtre des "innocents" au Yémen, a rapporté Press TV.

"L’Iran est attristé par la situation actuelle au Yémen, le meurtre des frères musulmans", a déclaré M. Mehmanparast aux journalistes lors de son point de presse hebdomadaire.

Dénonçant le meurtre "d’innocents", il a déclaré que "les actions militaires contre les civils sont inhumaines", a souligné le média.

L’actuel conflit au Yémen se résoudra si les parties organisent des négociations rapidement et si les forces étrangères arrêtent de s’immiscer dans les affaires internes du pays, a-t-il ajouté.

Le Yémen accuse l’Iran de soutenir la rébellion chiite dans le nord du pays, mais Téhéran nie cette allégation.

________________________________ 3 – Le Figaro

Le Yémen au bord de l’éclatement

Pierre Prier

Dans une vidéo diffusée par Al-Jezira, un membre d’al-Qaida a promis, mardi dans le sud du Yémen, de venger les combattants tués lors d’un raid aérien de l’armée yéménite contre un camp d’entraînement du réseau terroriste.

Le gouvernement se bat sur trois fronts pour préserver l’unité du pays.

Dans le sud du Yémen, des combattants d’al-Qaida sont pour la première fois apparus publiquement dans un village. Une vidéo diffusée par la chaîne qatarienne al-Jezira montre un homme barbu, flanqué de gardes du corps, promettre de venger les combattants tués lors d’un raid aérien contre un de leurs camps d’entraînement.

Dans le Sud encore, des manifestants défient régulièrement le pouvoir en réclamant l’autonomie. Une revendication inquiétante alors que le rattachement au Yémen du Sud marxiste, l’ancienne République démocratique et populaire du Yémen, ne date que de 1990. Les Sudistes tentèrent encore une sécession en 1994, déclenchant une sanglante guerre civile.

Dans le nord du pays, la situation est encore pire. La guerre commencée en 2004 contre le mouvement «houthiste», inspiré par le zaïdisme, une version locale du chiisme dont les imams ont gouverné le pays jusqu’en 1962, est en train de tourner au désavantage du président Ali Abdullah Saleh. Le conflit s’est internationalisé avec l’entrée en guerre aux côtés du gouvernement yéménite, en novembre, de l’Arabie saoudite. Riyad, qui défend sa frontière, affirme que les rebelles houthistes bénéficient du soutien de l’Iran, sans pouvoir le démontrer.

Les Saoudiens sont à la peine. La monarchie a pour la première fois mardi annoncé ses pertes : 73 tués, 26 disparus et 470 blessés depuis novembre. Selon une récente analyse de la revue de défense britannique Jane’s, l’Arabie saoudite, confrontée à des rebelles bien armés et maîtres dans l’art de la guérilla, n’aura pourtant d’autre choix que «d’augmenter son soutien financier et militaire au gouvernement de Sanaa».

La parade d’al-Qaida

L’Arabie saoudite n’est pas seule à redouter l’éclatement de ce pays de plus de 23 millions d’habitants. Le risque de voir le Yémen devenir un «État failli» transformé en base arrière pour al-Qaida, hante les capitales arabes et occidentales. L’armée yéménite, gangrenée par la corruption, selon le Jane’s, ne semble pas pouvoir se battre seule sur trois fronts, contre la rébellion du Nord, l’agitation de la nébuleuse de comités autonomistes sudistes et les groupes d’al-Qaida.

L’armée, peu disciplinée, se méfie en outre de ses soldats issus du Sud, raison pour laquelle elle privilégie, dans la lutte contre les «houthistes» l’aviation et le recours à des tribus armées. Des méthodes à double tranchant : les rebelles, qui possèdent des missiles sol-air, ont déjà revendiqué la destruction de deux appareils. Quant à l’emploi de tribus, composées de sunnites, il creuse le fossé entre sunnites et zaïdites, ces derniers représentant un tiers des habitants, parmi lesquels le président Saleh lui-même.

_________________________________ 2 – Medi Arabe

L’Arabie saoudite poursuit la guerre contre les rebelles au Yémen : une guerre par procuration contre l’Iran

L’Arabie saoudite a revu à la hausse le bilan des opérations engagées depuis près de deux mois contre la rébellion Al-Houthi, à la frontière avec le Yémen. Selon Riyad, 73 militaires ont été tués et 470 autres ont été blessés, dont 60 sont toujours hospitalisés. Le commandement de l’armée saoudienne reconnait en outre que 26 militaires sont toujours portés disparus.

L’adjoint au ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled Bin Sultan, a reconnu, ce 22 décembre, le bilan officiel des opérations menées contre les « insurgés » qui tentent de s’infiltrer en territoire saoudien. Aux rebelles qui occupent la localité frontalière d’Al-Jabiri, Khaled Bin Sultan a lancé un avertissement leur accordant 48 heures pour se rendre aux forces saoudiennes. Notons que le village Al-Jabiri est une avancée saoudienne (enclave) encerclée aux trois quarts par le Yémen, ce qui en fait une position militairement indéfendable. Les rebelles l’ont occupée depuis plusieurs jours.

Par ailleurs, le prince Khaled Bin Sultan a affirmé que les forces saoudiennes ont sécurisé l’ensemble de la frontière sud avec le Yémen, dans la province de Jazane. Mais il n’a pas évoqué la partie nord de la frontière. Pourtant, les rebelles, alliés à Al-Qaïda et soutenus par l’Iran, multiplient les tentatives d’ouvrir de nouveaux fronts avec l’Arabie saoudite. A cet égard, Al-Qaïda dans la Péninsule arabique est de plus en plus présente dans le Hadramouth, à l’est du Yémen, une province désertique où les tribus se convertissent au chiisme. La particularité de ce territoire est sa vaste étendue et sa proximité avec le « Roubeh Al-Khali » (le quart vide), qui fut longtemps disputé par l’Arabie et le Yémen. En outre, les autorités de Sanaa ont annoncé, ce mardi, la saisie de 37 voitures chargées d’armes et de munitions, destinées aux rebelles. Ce qui prouve que ces derniers ne s’avouent pas vaincus. Leur détermination à harceler l’Arabie est proportionnelle aux divergences politiques et idéologiques qui alimentent la crise saoudo-iranienne tant en Irak qu’au Liban.

Le président égyptien Hosni Moubarak a entamé une tournée dans les monarchies du Golfe, immédiatement après avoir reçu au Caire le président du Parlement iranien, Ali Larijani. Plusieurs observateurs estiment que l’Egypte serait sur le point de tenter une médiation entre la République islamique d’Iran et ses voisins sunnites du Golfe. Mais avant d’en arriver là, il faudrait que le Caire et Téhéran parviennent à normaliser leurs relations. A l’heure actuelle, la tournée de Moubarak serait davantage un signe de tension (revue des troupes) qu’un signe d’apaisement (médiation).

Khaled Asmar

_________________________________ 1 – AFP

Arabie: 73 soldats saoudiens tués dans les combats à la frontière yéménite

Soixante-treize soldats saoudiens ont été tués et 26 sont portés disparus depuis le début des combats avec les rebelles zaïdites yéménites début novembre, a annoncé mardi un haut responsable saoudien de la Défense.

"Le nombre de martyrs est de 73 et celui des disparus est de 26. Nous pensons que parmi ces derniers, 12 ont trouvé la mort. Le sort des 14 autres reste inconnu", a déclaré le ministre adjoint de la Défense, le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz, dans une conférence de presse à Al-Khoba sur la frontière yéménite.

"Le nombre de blessés a atteint 470, dont la majorité ont été soignés et ont quitté les hôpitaux, et il n’en reste que 60 hospitalisés", a-t-il ajouté.

Tout en affirmant que le gros des opérations avait pris fin, le responsable militaire a reconnu qu’un petit village saoudien, Al-Jabiria, restait sous le contrôle de rebelles yéménites auxquels un ultimatum a été lancé.

"Ils ont 24 heures pour se rendre ou ils seront écrasés", a-t-il dit.

C’est le premier bilan officiel saoudien depuis le lancement par l’armée saoudienne d’opérations militaires à la frontière avec le Yémen, après la mort le 3 novembre d’un de ses garde-frontières tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.

L’entrée en guerre de l’armée saoudienne est intervenue après des semaines de combats entre l’armée yéménite et les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, dans le nord du Yémen, qui conteste l’autorité du régime du président Ali Abdallah Saleh.

Ce sixième round des combats depuis 2004 entre l’armée yéménite et les rebelles zaïdites avait commencé le 11 août.

Depuis le début du conflit, les combats récurrents ont fait des milliers de morts et plus 150.000 déplacés, selon des organisations internationales.