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19/11/10 (B578) A lire sur Billets d’Afrique et d’ailleurs (Association Survie) Djibouti – Une « enquête » fiction sur l’affaire Borrel (Par Laurence Dawidowicz)

Quelles sont donc les raisons qui ont conduit l’écrivain et journaliste Francis Gillery à réaliser un film documentaire sur l’affaire Borrel ?

Une question qui n’est pas si saugrenue pour un film dont le titre est déjà si ambigüe « La légende du juge Borrel».

Une «contre-enquête» qui met surtout en relief les piètres qualités d’investigateur de Gillery.

Celui-ci choisit délibérément la thèse de l’assassinat crapuleux franco-français en mettant grossièrement en avant la pédophilie existant à Djibouti. Il essaie d’y relier Bernard Borrel à titre professionnel comme personnel.

Son premier témoin, abusé par un ancien conseiller français du président Aptidon (1977 à 1999) Claude Sapkas-Keller, par ailleurs ami de Bernard Borrel, explique seulement qu’on le payait plus cher pour qu’il parte sans rencontrer ce dernier. Au côté de ce premier, un de ses amis, attentif, qui dit qu’il n’était pas là lui-même. Mais qu’apporte alors ce «double» témoignage à sa démonstration ?

Son deuxième témoin, Bruno Mercier, un ancien para et des renseignements militaires (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), auteur du livre «La mafia française, ses méthodes, ses réseaux» explique les mécanismes utilisés au Cambodge par des Français ayant fuit Djibouti en 1995 pour compromettre journalistes et coopérants. Mais il suppose davantage qu’il ne prouve…

En d’autres termes, rien d’autres que des suppositions et une suspicion gratuite qui n’est pas étayée ; Gillery prend la posture curieuse de celui-ci qui touche à la vérité sans apporter ni fait ni éléments que l’on ne connaisse déjà.
Gillery utilise également le témoignage de la juge d’instruction Marie-Paule Morrachini qui s’était vue dessaisie de l’affaire en juin 2000 pour avoir organisé, à Djibouti, une reconstitution en l’absence de la partie civile.

Aujourd’hui elle cherche à décrédibiliser le témoin principal qui met en cause l’actuel chef d’Etat djiboutien, Ismaël Omar Guelleh. Morrachini persistait même en mars 2009, à la barre du procès en appel de deux dignitaires djiboutiens, dont Djama Souleiman le procureur général de Djibouti, accusés de subordination du témoin principal de l’assassinat du juge Borrel, à soutenir qu’elle était toujours convaincue de la thèse du suicide : «Quand j’ai découvert l’endroit où le corps du juge avait été retrouvé, j’ai compris que ce n’était pas un lieu pour se faire tuer, mais un lieu pour se suicider».

Par ailleurs, Gillery évacue d’une phrase les nombreuses enquêtes journalistiques qui depuis quinze ans évoquent plutôt d’importants détournements de biens publics sur la base militaire française de Djibouti et même d’un trafic d’uranium.

De la même façon, il écarte tout lien avec les politiques djiboutiens et les présente à leur avantage tels le procureur général de Djibouti ou le président Guelleh serrant la main de Jacques Chirac.

Curieusement alors que le film a été diffusé sur Arte le 17 octobre, il l’a été, traduit en langues locales, sur la chaîne nationale djiboutienne, dès le 21 octobre !

Le procureur général en a même profité pour faire une allocution reprenant la thèse du film renvoyant l’affaire Borrel au cercle franco-français.

Une intervention cousue de fil blanc alors que le président Guelleh vient de faire modifier la constitution de son pays afin de pouvoir briguer un troisième mandat, malgré l’opposition dont témoignent les manifestations populaires. Le film tombe étonnamment à point dans sa campagne. C’est à se demander pour qui ce film a été fait.

Laurence Dawidowicz

Un « expert » en toc

Un autre documentaire est en préparation. Il sera bientôt présenté par Karl Zero qui a curieusement choisi comme «expert», un ancien journaliste de Paris Match, Chris Lafaille dont le livre «L’inavouable vérité de l’affaire Borrel» n’a été qu’un contrefeu médiatique dénoncé devant la justice par Élisabeth Borrel.

Selon la veuve du juge Borrel, Lafaille avait aussi bénéficié de facilités offertes par l’Élysée pour qu’il puisse rencontrer des hauts fonctionnaires et des officiers supérieurs. Par ailleurs, elle soupçonne Claude Chirac d’avoir joué un rôle dans cette manipulation.

19/11/10 (B578) Radio-Trottoir Encore une fois, le regime s’acharne sur les Gadaboursi. (Lecteur)

Désormais, pour le governement djiboutien, les Gadaboursi sont devenus des "étrangers", que l’on peut expulser en les raccompagnant aux frontières !

Incroyable mais vrai.

Mardi 16 novembre, le jour de la Eid ADHA, le meeting de l’opposition à l’occasion de de la fête du mois de ramadan a rassemblé des fonctionnaires, des professeurs, des cadres, des chomeurs, des parents, etc… . Nombreux étaient les manifestants issus de la famille GADABOURSI qui ont répondu massivement présent au grand rassemblement de l’opposition à Djibouti qui s’est tenu avenue Nasser.

Comme la derniere fois, les agents du SDS, la gendarmerie et la police se sont mis au travail en commencant par les "étrangers" (les gadaboursi) selon le langage du SDS, de la gendarmerie et de la police.

Apres la manif, vingt-et-une personnes, dont trois leaders de "Avenir-Q5", ont été arretés chez eux à Q.. 18 autres personnes avaient été convoqués à la gendarmerie, le même soir dans differents quartiers.

Ils sont accusés de "participation à une réunion non autorisée, de refus d’ordre de dispersion et de destruction de biens privés", ont précisé les parents.

Puis bizarrement, tous ont été relachés ce matin jeudi 18 novembre. Les parents et les fonctionnaires ont confirmé qu’ils ont été menacés d’expulsion vers Borama s’ ils participaient à une autre manifestation de l’opposition.

Le gouvernement actuel sait qu’il a peu de chance d’être réélu démocratiquement en avril 2011… Les opposants Gadaboursi n’iront pas à Borama mais ils seront là jusqu’à la fin de ce régime raciste et tribaliste ….


Vive Djibouti
et Pitié pour ces victimes de Q5 depuis 33

19/11/10 (B578) A lire sur LOI cette semaine

_________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Les bonnes relations de Djibouti avec Téhéran
La visite début 2009 du président Mahmoud Ahmadinejad à Djibouti a boosté les relations diplomatiques entre ce pays et l’Iran. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Rien ne va plus pour Inchcape Shipping
Dubai World a entamé la restructuration de sa filiale Inchcape Shipping Services (ISS) de Djibouti . Ces dernières semaines, de nombreux employés locaux d’ISS ont été licenciés à cause d’une réduction des activités. (…).

__________________________ 2 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Mohamed Saïd Atom
En octobre, l’armée du Puntland a infligé un revers militaire au groupe rebelle islamiste de Mohamed Saïd "Atom", qui était installé dans les monts Galgala, à l’est de la région de Sanag, une zone frontalière que se disputent le Somaliland et le Puntland. (…).

_________________________ 3 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Addis-Abeba
Officiellement, le vice-président en charge des finances de la Commercial Bank of Ethiopia (CBE, grosse banque étatique), Negussu Gebre Egziabher, vient de démissionner de son poste pour simple convenance personnelle. (..)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Le nouveau cabinet du premier ministre
Deux des nouveaux conseillers de Meles Zenawi sont des nominés politiques plus que des techniciens compétents. Il s’agit de Tsegaye Berhe, l’ex-président du Tigray Regional State (2003-2010), et d’Arkebe Oqubay Mitiku, l’ambitieux ex-maire d’Addis-Abeba. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
L’Ethiopie dicte sa loi à Hargeisa
Le président du Somaliland, Ahmed Mohamed Mahamoud, dit Silanyo, a fini par céder aux demandes de l’ Ethiopie . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Kassu Ilala
En perte de vitesse depuis deux ans en Ethiopie (LOI nº1238 ), l’ancien ministre des travaux publics Kassu Ilala sera le prochain ambassadeur de son pays auprès de l’Union européenne (UE) à Bruxelles. (…).

18/11/10 (B578) Ouest-France La veuve du juge Borrel participe à un ciné-débat vendredi à Lisieux

La magistrate Élisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux, assassiné en 1995 à Djibouti, revient en Normandie.

Elle a répondu à l’invitation du comité de soutien Borrel, l’Association pour le cinéma, le Collectif lexovien des droits humains, qui organisent un ciné-débat ce vendredi 19 novembre.

Thème de la rencontre : le rôle du témoin en justice.

Maître Schneider, avocat, et Christophe Richard, professeur de philosophie, seront également présents. L’échange entre public et invités interviendra après la projection du film « La Révélation » de Hans-Christian Schmid.

L’histoire d’un ex-général en passe d’accéder à la présidence serbe, qui comparaît pour crimes contre l’Humanité au Tribunal pénal international de La Haye.

18/11/10 (B578) Radio Trottoir (Lecteur) Djibouti, les Services Spéciaux sont en danger.

La Garde Républicaine n’est pas épargnée -> mort Mystérieuse à Haramous le 12 novembre 2010.

Le Caporal chef Moumin Ibrahim Wais est brutalement mort juste après qu’il eut été appelé d’urgence par l’Officier de la Garde rapprochée de la Première Dame Kadra M. Haïd.

A-t-il été empoissonné par piqure ou a-t-il eu le coup fracassé ?

Son épouse et ses enfants sont sidérés.

On se demande les causes exactes de sa mort rapide. Ses voisins avaient l’habitude de le voir rentrer à la maison, sauf quand il était retenu par Madame IOG
pour des raisons de services car il était son chauffeur particulier et aussi son homme de confiance.

C’est lui qui accompagnait la Paulette
lors de ses missions
spéciales auprès des femmes nécessiteuses. La rumeur dit qu’un grand nombre de mères, dans la détresse la plus totale, étaient disposées à leur confier leurs
enfants. Etaient-il embrigadés ensuite dans une organisation, dit toujours la rumeur, de propositions à caractère pédophile qui pourraient avoir le Kempeski
et consorts pour cadre ?
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Rappelons la pédophilie continue, au vu et au su de tous les Djiboutiens, sauf aux yeux du Parquet de Djibouti, qui affiche une cécité sans égal sur ce point, mais qui intervient avec vigueur contre ceux qui dénoncent les crimes.

Il ne faut surtout pas en parler ! Secret défense. Par exemple, l’Iman d’une mosquée aurait été arrêté et placé en détention à Nagad pour avoir simplement dit dans son sermon du vendredi que des petites filles de 9 à 13 ans sont régulièrement amenées à Kempeski .
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Le 12 novembre, le Caporal Wais rentre chez lui à 14:00 h. A peine avait-il terminé son repas
entouré de ses enfants avec lesquels il discutait, le téléphone sonna. Il répondit et il se leva en disant à son épouse que la Première Dame avait besoin de lui en urgence.

Deux heures plus tard, un officier de la Garde Républicaine aurait téléphoné à l’ épouse pour lui annoncer que son mari avait été transféré d’urgence à l’hôpital et qu’il était plongé dans le coma.

Il est mort le lendemain et il a été rapidement enterré sans aucune autopsie.

Un soldat de la Garde Républicaine
qui lui aussi a peur.

18/11/10 (B578) RTD – Djibouti/France : accord de restructuration de la dette djiboutienne

Le ministre de l’économie et des finances et de la planification charge de la privatisation Ali Farah Assoweh a procédé ce dimanche à la signature d’un accord bilatéral de consolidation avec l’ambassadeur de France à Djibouti.

Ces dettes sont composées des dettes auprès de l’AFD au titre des crédits APD et des dettes auprès de la Coface au titre des crédits commerciaux d’un montant total de 3.7 millions d’euros.

Cet accord bilatéral s’inscrit dans le cadre de l’accord de restructuration de la dette conclu par la république de Djibouti le 16 octobre dernier avec le club de paris suite à l’approbation par le fonds monétaire international d’une facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance.

Le réaménagement de ces dettes vise à réduire le service de la dette dû sur la période du programme avec le FMI de sorte à améliorer les perspectives économiques du pays.

Cet accord bilatéral comporte une clause de conversion de créances offrant la possibilité d’investir dans les projets de développement social et de réduire ainsi le service de la dette extérieure.

18/11/10 (B578) Succès pour le rassemblement de l’UAD à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd El Edha (Compte-rendu transmis par l’ARD)

Compte rendu de la manifestation de l’Aïd-el-Adha 2010 : le verdict de la rue

Djibouti, le 16 novembre 2010

La mobilisation générale décrétée par l’UAD au printemps dernier a franchi une nouvelle étape avec la démonstration de force de l’opposition djiboutienne à l’Avenue Nasser ce mardi matin 16 novembre 2010.

Jamais depuis les grands meetings des Législatives de janvier 2003, l’Avenue Nasser n’avait connu pareille affluence : plusieurs milliers de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième mandat illégal et confirmé leur soutien à l’UAD.

Les orateurs qui se sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès de cette montée en puissance de la contestation contre l’imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée par notre peuple.

Alors que les dirigeants de l’UAD galvanisaient les foules en vue des prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP, l’imposteur du palais de l’escale rêvant toujours d’un troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro devant un parterre d’obligés en assurant: « l’opposition semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste encore cinq mois avant la présidentielle… ». Cinq mois c’est en réalité le temps qu’il lui reste pour préparer son départ car demain sera un autre jour.

En venant massivement occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti, les femmes et les hommes de notre pays ont clairement démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue face au parjure et à l’imposture. La mobilisation continue jusqu’au triomphe du droit sur le mensonge et l’arbitraire.

Le rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.

Les prochaines semaines, l’UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des Djiboutiens oubliés des districts de l’intérieur, qui sont les principales victimes du système d’Ismaël Omar Guelleh, l’éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal depuis avril 2010.

A tous de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti, éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la désolation quotidienne qui est la leur.

Les photos, qui accompagnent ce compte rendu, montrent une nouvelle fois l’ampleur de la mobilisation générale qui s’opère à Djibouti.

18/11/10 (B578) Forumicanada – Japan Constructs Large Military Base in Djibouti // Le Japon construit une grand base militaire à Djibouti (- En Anglais – Info lecteur)

The Democratic Party of Japan-led government is constructing a large military facility in Djibouti, the first Self-Defense Forces’ base abroad « to counter piracy in the waters off Somalia in East Africa », Akahata reporterd.

The newspaper of the Japanese Communist Party said that this information was revealed by a government response in writing to a written inquiry submitted by Japanese Communist Party member of the House of Councilors Akamine Seiken on November 2.

In June 2009, the government dispatched a Maritime Self-Defense Force (MSDF) unit, including two P3C patrol aircraft and 150 MSDF servicemen, to Djibouti. Along with two destroyers which were sent in 2008, the unit is taking part in anti-piracy missions in the Gulf of Aden. At present, the MSDF unit uses the U.S. base next to the Djibouti International Airport as a foothold for its activities, according to the paper.

Akahata added that « after signing a lease on the land with the Djibouti government, the Japanese government in July began building a MSDF facility in the north-west zone of the airport as its new base of operations. »

The government’s response states that « by using 4.7 billion yen in tax money, the government plans to construct a 12 hectare facility which includes housing units, hangers, and an office building. The facility will also have an aircraft apron which can hold three aircraft and will be completed in March 2011. »

Akamine criticized the MSDF’s new facility currently under construction in Djibouti as being a “genuine military base” and said, “Constructing such a facility enables the Self-Defense Forces to possess a permanent base abroad for the first time since the war’s end. It is a matter of extreme importance concerning abiding by the Japanese Constitution.”

He also urged the government to withdraw the SDF units from Djibouti, pointing out that even though many countries have sent their military forces to Somalia, acts of piracy are increasing and that “sending military forces offers no solution to the occurrence of piracy.”