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2912/2015 (Brève 581) Communiqué de la LDDH pour dénoncer l’arrestation illégale de son Président et pour appeler la communauté internationale à faire pression sur le Président djiboutien pour qu’il cesse de terroriser la population et qu’il respecte le Droit et les Droits de l’homme.

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La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 29 Décembre 2015

COMMUNIQUE de PRESSE 

Arrestation du Président de la LDDH

Le président de la LDDH Mr OMAR ALI EWADO a été arrêté illégalement devant l’hôpital militaire BOUFFARD  en même temps que Mr SAID HOUSSEIN ROBLEH secrétaire général de la LDDH dès sa sortie de L’hôpital.

Mr Said à été aussitôt relâché par la police, mais notre président s’est fait embarqué à bord d’une voiture de la Gendarmerie nationale et emmené vers un lieu inconnu.

Avant d’arrêter Mr Ewado, les agents de la gendarmerie se sont rendus à sa résidence et ont terrorisés sa famille.

L’arrestation du président de la LDDH constitue le prélude d’un vaste programme de musèlement et de bâillonnement de toute voix dissidente de la Société Civile à l’approche de l’élection présidentielle prévue en Avril 2016.

La LDDH dénonce et condamne fermement l’arrestation illégale de son président.

La LDDH lance un appel solennel à tous les défenseurs des droits de l’homme, à l’UNION AFRICAINE, à l’UNION EUROPEENNE  et à tous les bâilleurs et partenaires de la République de Djibouti pour faire pression sur les autorités de Djibouti  pour  que les violations des droits humains cessent.

Enfin la LDDH demande la libération immédiate et sans condition de Mr OMAR ALI EWADO président de la LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS.
 

 Le 2ème Vice président de la LDDH
MAHDI SAMIREH SOUGUEH

10/12/10 (B581) Nouvelles de Somalie – Des milliers de personnes en danger alors qu’une grave sécheresse frappe Mudug – les Etats-Unis minimisent l’influence d’Al-Qaida en Somalie – Projets d’attentats-suicide en Somalie: 4 ans de prison pour deux Suédois – KENYA. LES RÉFUGIÉS SOMALIENS ONT BESOIN D’UNE PROTECTION CONTRE LES ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS (4 articles)

________________________ 4 – Irin News (ONU)

SOMALIE: Des milliers de personnes en danger alors qu’une grave sécheresse frappe Mudug

« L’ampleur des besoins est bien plus grande que ce que nous pouvons livrer », a dit à IRIN Mustafa Abdulaziz

Des dirigeants locaux ont demandé une aide urgente pour des milliers de gens qui sont en danger après une grave sécheresse dans la région de Mudug en Somalie centrale.

« Nous avons eu très peu de pluies durant la période du Gu [la saison de pluies longues allant d’avril à juin] et les pluies de Dayr [allant d’octobre à décembre] ne sont pas venues du tout, ce qui a empiré une situation déjà très mauvaise », a dit à IRIN Abdullahi Mahamud Nur, un ancien, le 8 décembre.

M. Nur a dit qu’au moins 5 000 familles (30 000 personnes) dans 13 villages au nord-est et au sud-est de la capitale régionale, Galkayo, avaient besoin d’une aide immédiate.

Galkayo se situe à 700 kilomètres au nord de Mogadiscio.

La plupart des gens comptent sur le bétail [pour vivre], mais les faibles chutes de pluie les forcent à se battre pour joindre les deux bouts, a ajouté M. Nur. Il a dit que les plus durement touchés étaient des villages dans les régions de Towfiq, Eil Dhanane, Dhinowda et Afbarwaqo.

« J’ai vu de mes propres yeux des chèvres et des moutons et des bovins agonisant ; ceux qui restent du cheptel sont si faible qu’ils ne peuvent aller nulle part pour de l’eau », a dit M. Nur. « Ils ne peuvent pas être vendus et ils sont inutilisables pour du lait ou de la viande ».

Il a dit qu’il était prêt à accompagner toute agence dans cette zone et il a demandé aux agences d’accroître leurs activités.

La situation a aussi forcé certains nomades à se rendre dans les villes, selon M. Nur. « Ils y en a qui sont déjà arrivés à Galkayo ».

Abdiaziz Aw Yusuf, également connu comme Harin, un ancien commissaire du district de Jariiban dans la région de Mudug – la grande ville la plus proche de la zone concernée – a dit que les villages les plus touchés étaient proches de la côte.

« Ils n’ont eu aucune pluie et ils n’ont pas de barkads [bassin de rétention d’eau] », a-t-il dit. « Le premier besoin, c’est l’eau et ensuite la nourriture. Beaucoup de gens qui n’ont pas encore perdu leurs animaux les perdront s’ils ne reçoivent pas d’eau bientôt ».

Harin a dit que la zone habitée par les clans Dir et Sheikhal se trouvait entre les deux principaux clans dans la région, les Habar Gedir et les Majerteen, et étaient souvent ignorés.

Comme dans la majorité de la Somalie centrale, la région n’a pas connu de précipitations durant la dernière saison des pluies et les points d’eau et puits de forage ont séchés, ou ce qu’il y reste d’eau n’est potable ni pour les gens ni pour le bétail, a dit Mustafa Abdulaziz, de l’ONG locale Homboboro Relief and Rehabilitation Organization.

« Nous prévoyons de transporter de l’eau par camion dans certains des villages les plus durement touchés comme Towfiq, mais l’ampleur des besoins est bien plus grande que ce que nous pouvons livrer », a-t-il dit.

Selon les Nations Unies, on estime à deux millions le nombre de Somaliens qui ont besoin d’une assistance humanitaire.

_______________ 3 – Le Monde avec WikiLeaks

WikiLeaks : les Etats-Unis minimisent l’influence d’Al-Qaida en Somalie

Jean-Philippe Rémy

Les groupes armés islamistes qui tentent de prendre le pouvoir dans le sud de la Somalie et poursuivent la guerre à Mogadiscio contre les forces divisées du Gouvernement fédéral de transition (TFG) menacent-ils de créer un nouveau foyer mondial pour des combattants de la nébuleuse Al-Qaida?

Les Etats-Unis s’interrogent, alors qu’ils interviennent de manière discrète, mais indirecte, en Somalie. Ce dossier a pris de l’importance ces dernières années, avec la crainte de voir tomber Mogadiscio, son port et son aéroport, fournissant une plateforme pour les groupes en contact avec les Somaliens d’Al-Chabab, eux-mêmes liés à Al-Qaida.

Les diplomates américains notent bien "l’arrivée de combattants étrangers" en Somalie, mais ils précisent : "Beaucoup d’entre eux sont d’ethnie somalie, recrutés dans les pays voisins ou dans la diaspora (…) Ceci inclut des Nord-américains, dont au moins vingt jeunes hommes recrutés à Minneapolis, et d’autres venus d’Europe."

"PIPELINE" DE COMBATTANTS MIS EN DOUTE

Dans le même télégramme, il est aussi fait mention de combattants venus "d’Afrique de l’Est, surtout du Kenya et du Soudan", ainsi que de "non-somalis" originaires de "l’Asie du Sud et du Proche-Orient, incluant des Pakistanais, des Yéménites et d’autres ‘arabes’ non identifiés." Mais le diplomate prend le soin de préciser : "Pas plus que le gouvernement somalien, nous ne connaissons [leur] nombre exact (…) Les déclarations d’officiels somaliens parlant de milliers d’étrangers semblent exagérées."

Et l’ambassadeur note qu’en dépit du "soutien public" d’Al-Qaida aux combattants somaliens, "il y a bien peu de preuves de liens significatifs de soutien direct d’Al-Qaida, en termes financiers ou militaires, en provenance d’Irak ou d’Afghanistan", ni même d’un "pipeline" de combattants depuis ces deux pays. Au contraire, son télégramme met en évidence des sources d’approvisionnement régionales (Yémen et Erythrée) pour les armes et l’argent.

Et si les Etats-Unis se fourvoyaient? Des télégrammes révèlent à quel point les dirigeants somaliens du TFG sont des alliés incommodes. En témoigne un télégramme relatant une discussion, en mai 2009, entre Ali Sharmake, premier ministre à l’époque, avec le chargé des affaires somaliennes à l’ambassade américaine de Nairobi, au Kenya.

M. Sharmake brosse un tableau inquiétant des divisions du TFG. Il "s’inquiète de l’influence" d’un groupe armé allié, Ahlu Sunna Wal Jama’a, pourtant activé pour lutter aux côtés du TFG. Il admet que les contre-attaques du TFG enregistrent des résultats médiocres, mais en impute la responsabilité à des "problèmes de logistique et de communication." Il en profite pour réclamer "des radios" et du "conseil militaire".

A propos d’argent, le premier ministre promet de justifier "très rapidement" l’emploi mystérieux d’un demi-million de dollars (378 000 euros) versé par le gouvernement américain. Dans l’immédiat, il assure ses interlocuteurs de sa "profonde gratitude" d’avoir reçu des "munitions et des armes de gros calibre."

Ali Sharmake redemande aussi aux Etats-Unis de procéder à des frappes pour éliminer des chefs de la guérilla islamiste. Il rappelle à cet effet que peu de temps auparavant, il a appelé depuis Mogadiscio, le 16 mai, pour demander qu’une frappe américaine "efface si possible" les participants à un conclave réunissant des responsables d’Al-Chabab et du Hizbul Islam, alliés contre le TFG. Le diplomate américain demande si le TFG pourrait faire face à "des dommages collatéraux". Le premier ministre somalien répond "oui, sans hésiter".

_______________ 2 – Radio Nederland avec AFP

Projets d’attentats-suicide en Somalie: 4 ans de prison pour deux Suédois

Deux Suédois d’origine somalienne membres de la milice islamiste radicale shebab ont été condamnés mercredi à quatre ans de prison ferme pour "préparation de crimes terroristes" en Somalie, a annoncé le tribunal suédois de Göteborg.

Leur peine est plus lourde que les réquisitions du procureur, qui avait demandé 3 ans de prison ferme.

"Le procureur a démontré que les deux accusés ont endossé la responsabilité, et décidé en association avec la milice islamiste somalienne shebab, de commettre des crimes terroristes via des attentats-suicide", écrit la cour dans sa décision.

Mohamoud Jama, 22 ans, et Bille Ilias Mohamed, 26 ans, avaient été arrêtés par le renseignement intérieur suédois, le premier à Göteborg (sud-ouest) en mai et le deuxième à Stockholm en juin.

Les deux Suédois naturalisés sont "membres" et "ont de fortes sympathies" pour le mouvement islamiste radical somalien des shebab, qui a déclaré son allégeance au réseau Al-Qaïda et contrôle la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, souligne la cour.

_______________________ 1 – Amnesty International

KENYA. LES RÉFUGIÉS SOMALIENS ONT BESOIN D’UNE PROTECTION CONTRE LES ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Françoise Guillitte

Au Kenya, les violations des droits humains infligées aux réfugiés et demandeurs d’asile somaliens mettent des milliers de vies en danger, a indiqué Amnesty International dans un rapport publié mercredi 8 décembre 2010.

Intitulé From life without peace to peace without life , ce document montre que les milliers de personnes qui fuient les violences perpétrées en Somalie ne trouvent pas refuge, protection ni solutions durables au Kenya, la frontière entre les deux pays ayant été fermée il y a près de quatre ans pour des raisons de sécurité.

« Les combats incessants et les atteintes aux droits humains abominables commises en Somalie constituent une menace avérée pour la vie de dizaines de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes. Aucun Somalien ne doit être renvoyé de force dans le sud et le centre de la Somalie », a expliqué Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d’Amnesty International.

Au mois de novembre, quelque 8 000 Somaliens, qui s’étaient réfugiés au Kenya pour fuir les combats intenses dans la ville somalienne de Belet Hawo, ont été sommés de retourner dans leur pays par les autorités kenyanes. La police kenyane a ensuite contraint quelque 3 000 d’entre eux à retourner en Somalie, où ils courent toujours le risque d’être soumis à de graves violations des droits humains.

« De nombreux Somaliens n’ont pas d’autre choix que de franchir la frontière kenyane. Cependant, le Kenya ayant fermé le centre de filtrage situé près de la frontière, aucun Somalien n’est enregistré immédiatement et personne ne fait l’objet d’un filtrage. Comme on pouvait s’y attendre, cette mesure ne permet aucunement de régler les problèmes de sécurité nationale au Kenya. »

Au lendemain d’une flambée de violence en décembre 2006, le Kenya a fermé sa frontière de 682 kilomètres avec la Somalie, affirmant que des combattants qui entretiendraient des liens avec al Qaïda risquaient d’entrer dans le pays et de mettre en péril la sécurité nationale.

Pourtant, en raison de la porosité de la frontière, les Somaliens ont continué à fuir leur pays et à chercher refuge au Kenya. Les autorités kenyanes ont fermé les yeux sur l’afflux continu de demandeurs d’asile somaliens franchissant la frontière, ce qui remet en cause l’effet, si tant est qu’il existe, de cette fermeture sur la situation en termes de sécurité.

Lors d’une rencontre avec Amnesty International en mars 2010, le ministre kenyan de l’Immigration a en effet admis que « fermer la frontière n’a[vait] pas d’effet bénéfique. Nous ferions mieux de filtrer [les demandeurs d’asile somaliens], afin de savoir qui ils sont. »

Dans son rapport circonstancié, Amnesty International explique que depuis la fermeture de la frontière, les forces de sécurité kenyanes ont renvoyé de force des demandeurs d’asile et des réfugiés en Somalie, leur ont extorqué des pots-de-vin et les ont arrêtés et détenus de manière arbitraire. Les Somaliens sont régulièrement harcelés par la police kenyane dans les régions frontalières, dans les camps de réfugiés de Dadaab, situés dans le nord-est du Kenya, et dans les zones urbaines, y compris à Nairobi.

Une Somalienne de 55 ans a raconté à Amnesty International en mars 2010 : « Je suis arrivée à Dadaab il y a sept jours en passant par Dobley. Arrêtée après Dobley, j’ai passé six jours en prison à Garissa. Je suis venue en voiture avec 25 autres Somaliens. Nous avons tous été emprisonnés… J’avais quatre enfants avec moi : une fillette de 11 ans, et trois garçons de neuf, huit et trois ans. La police kenyane nous a dit : « Vous êtes entrés illégalement par la mauvaise route. » J’ai dû leur donner 5 000 shillings kenyans [47 euro]. Mes proches ont dû m’envoyer de l’argent. »

Les trois camps de Dadaab sont déjà extrêmement surpeuplés. Conçus à l’origine pour accueillir 90 000 réfugiés, ils en hébergent désormais plus de 280 000. La pression est par conséquent considérable sur l’accès des habitants à un abri, à l’eau, aux installations sanitaires, à la santé et à l’éducation. Le gouvernement kenyan a traîné les pieds avant d’attribuer de nouveaux terrains pour recevoir la population croissante de réfugiés.

Les réfugiés installés à Dadaab ont expliqué à Amnesty International que les camps eux-mêmes devenaient de moins en moins sûrs et que des membres et des sympathisants d’al Shabab, groupe armé islamiste somalien, y habitaient ou y circulaient et, parfois, y recrutaient des réfugiés pour aller combattre en Somalie. Les forces de sécurité kenyanes auraient également été impliquées dans le recrutement de réfugiés somaliens aux fins de formation militaire fin 2009.

« Dans les camps de Daadab, nous sommes désormais face à une situation de crise, a fait valoir Michelle Kagari. Les réfugiés somaliens se retrouvent coincés entre une zone de conflit et ce que d’aucuns décrivent comme une prison ouverte, car le Kenya ne les autorise pas à sortir des camps sans une autorisation spéciale. Les réfugiés qui se sont rendus dans des villes kenyanes vivent dans la précarité et sont exposés aux violences policières. « Le Kenya prend en charge de manière disproportionnée la responsabilité des flux massifs de réfugiés venus de Somalie et a besoin d’une aide accrue de la communauté internationale, notamment des pays de l’Union européenne (UE), en vue d’offrir des solutions durables à ces personnes. » Amnesty International engage le gouvernement kenyan à veiller à ce que les Somaliens fuyant les violations flagrantes des droits humains et les violences exercées sans discrimination trouvent refuge sur le sol kenyan et y bénéficient d’une réelle protection.

Elle demande aussi à la communauté internationale et aux partenaires donateurs du Kenya de partager la responsabilité de la crise des réfugiés au Kenya, de renforcer les programmes de réinstallation et de soutenir les projets d’intégration locale visant à améliorer la vie des réfugiés au Kenya.

10/12/10 (B581) LDDH / Réquisitoire introductif ouvert du 10 décembre 2010, sur les crimes du dictateur passible de poursuites auprès des tribunaux aux compétences internationales.



Le Président

REQUISITOIRE INTRODUCTIF OUVERT DU 10 DECEMBRE 2010 SUR LES CRIMES DU DICTATEUR PASSIBLE DE POURSUITES AUPRES DES TRIBUNAUX AUX COMPETENCES INTERNATIONALES.

Définition du vocabulaire juridique de G. CORNU :

« Réquisitoire à fin d’informer (ou réquisitoire introductif). Document par lequel le ministère public saisit le juge d’instruction en le demandant d’informer sur certains faits paraissant constituer une infraction. »

Contexte Djiboutien.

En République de Djibouti il est impossible de déposer des plaintes pénales contre le Chef de l’Etat même en cas de Haute Trahison, le rendant impuni et rendant les juridictions de notre pays stériles.

La cause principale découle du fait que le texte de la Haute Cour de Justice adopté en 1993, présenté par le Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale à cette époque NOEL ABDI Jean-Paul et comportant la Loi Organique portant sur la création de cette Haute Juridiction qui serait chargée de juger le Chef de l’Etat notamment pour Haute Trahison et les Ministres dans l’exercice de leur Fonction est toujours inopérationnel.

En effet, cette Loi Organique était incomplète et nécessitait un complément de plusieurs dispositions que seule ladite Cour était habilitée à apporter.

Hélas, le premier président de cette Cour parlementaire, l’ancien député Djama Djilal Djama, très proche de feu Hassan Gouled, n’a jamais voulu s’atteler à la préparation et à l’adoption d’une Loi complémentaire, qui devait, en principe, rendre opérationnelle cette Haute Cour de Justice.

Actuellement, face à une impunité qui n’en finit pas, la seule issue dont dispose le citoyen Djiboutien, à titre individuel pour les Défenseurs des Droits de l’Homme et autres juristes comme les avocats dans la défense de leur client, est à notre avis les juridictions aux compétences universelles.

C’est dans cet esprit que nous soumettons un Réquisitoire introductif à l’aimable attention du Procureur de la Cour Pénal International ainsi qu’à ceux des Cours aux Compétences Universelles et nos regards sont tournés vers ces Juridictions Universelles.

Une pensée particulière au Juge d’Instruction GARZON d’Espagne qui avait avec courage et détermination lancé la dynamique des poursuites en émettant un mandat d’arrêt contre le dictateur-sanguinaire Pinochet, encourageant tous les défenseurs des droits fondamentaux à combattre tous les crimes contre les populations civiles, contre les disparitions forcées etc ….

Son courage exemplaire pour mettre fin à l’impunité des crimes de génocide sous le Franquisme reste gravé dans nos cœurs.

Car nous aussi, nous avons notre dictateur-sanguinaire l’individu Ismaël Omar Guelleh, en toute impunité demeure et projette de s’éterniser avec l’assistance de l’Administration de Washington afin d’amplifier l’extermination programmée du peuple Somali en particulier celui de Mogadiscio.

Voilà les motivations réelles de notre Réquisitoire Introductif auprès des tribunaux aux compétences universelles.

Ce Réquisitoire se réfère en partie aux Tableaux de Bord et autres documents de la LDDH publiés depuis avril 2010 sur le site de l’ARDHD dans la lutte contre le Terrorisme d’Etat.

D’autres Tableaux de Bord complémentaires seront progressivement diffusés dans le cadre de la volonté et du rejet populaire du Coup d’Etat électoral programmé pour le 8 avril 2011 sous la coupole d’un Etat de droit artificiel, commandité et encore imposé par des Forces extérieures pour ne pas dire d’occupation.

I) Violations permanentes des deux Pactes Internationaux ratifiés par Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

– déplore le silence du Haut Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui garde provisoirement le « protocole de silence » pour l’un de ses Vice-présidents, certes, encore écouté ou toléré à savoir le dictateur notoire de la République de Djibouti ;

– constate que pendant les onze dernières années de règne à la tête d’un pouvoir usurpé depuis 1999, grâce aux interférences extérieures, tous les droits fondamentaux prévus par la Constitution nationale, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et les Pactes Internationaux des Droits de l’Homme sont constamment bafoués ;

– rappelle que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est partie intégrante de la Constitution Djiboutienne largement approuvée par le peuple de notre pays lors du référendum du 4 septembre 1992 ;

– dénonce toutes les autorités Djiboutiennes qui bénéficient de la totale impunité et continuent allégrement de violer les institutions républicaines et tous les textes ratifiés, les Pactes Internationaux des Droits de l’Homme, les Conventions et les Accords Internationaux, en particulier ceux de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et du Bureau International du Travail (BIT).

II) Violations permanentes des droits fondamentaux à Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

– consciente des dangers actuels d’un conflit armé dans la capitale et des risques imminents des dérapages consécutifs aux abus de pouvoir exercés par une clique de la mafia régionale assistée et en connexion avec d’autres réseaux mafieux ;

– préoccupée de la situation de décomposition régionale qui s’amplifie de jour en jour ;

– dénonce les manigances et interférences extérieures pour imposer un Coup d’Etat électoral ou comme en Côte d’Ivoire après plusieurs années de blocage des élections présidentielles ;

– dénonce les comportements inadmissibles d’une justice totalement muselée par un premier magistrat membre du club de la mafia ;

– constate que les Partis politiques de l’Opposition n’ont pas depuis une décennie la possibilité d’exercer librement leurs activités conformément à la Constitution ;

– constate que les journaux libres sont techniquement interdits comme un organe de presse de l’opposition ;

– constate qu’un Parti de l’Opposition Djiboutienne légalement reconnu a été interdit par un décret du chef de gouvernement basé sur un faux document

– demande et encourage la Cour Suprême de se prononcer sur ce décret basé sur un faux ;

– Préoccupé par l’inactivité des dirigeants des centrales syndicales libres dépourvus et/ou privés de leur combat pour déclarer des avis de grèves, pour exiger des manifestations.

Par ces motifs

  • La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme de continuer leur noble combat pour mettre fin à l’impunité ;
  • La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Cour Pénale Internationale (CPI) et aux Cours aux Compétences Universelles d’accorder une attention particulière à notre volonté en tant que défenseur des droits de l’homme de Djibouti et nous permettre de vous saisir dans le cadre de la lutte contre l’impunité.

NOEL ABDI Jean-Paul

10/12/10 (B581) RSF – > SOMALIE : Le Prix 2010 de la liberté de la presse décerné à Radio Shabelle

Reporters sans frontières, en partenariat avec la Fnac, est heureuse de décerner son prix 2010 de la liberté de la presse à deux symboles de courage, le journaliste iranien Abdolreza Tajik et le média somalien, Radio Shabelle.

"Nous honorons cette année un journaliste courageux, Abdolreza Tajik, et un média meurtri, Radio Shabelle. Ces lauréats travaillent dans deux pays, l’Iran et la Somalie, où informer est un combat", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Jean-Christophe Rufin, écrivain, ex-ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie, est venu remettre le prix du média de l’année à Radio Shabelle. Il a salué le travail des correspondants locaux de Reporters sans frontières et plus largement celui des journalistes, sur le terrain, dans les zones difficiles.

Ali Abdi, directeur des relations internationales du Shabelle Media Network, a déclaré avec émotion : "C’est un immense honneur de recevoir ce prix. Il récompense notre travail mais également le courage de tous les journalistes somaliens et de la société civile somalienne. Dans notre pays où règne le chaos et où les milices islamistes armées veulent nous faire taire, notre travail d’information ne se fait pas sans risques. En trois ans, cinq de nos journalistes ont été tués, dont deux directeurs, et près d’une centaine ont dû fuir le pays pour des questions de sécurité. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous sommes déterminés à continuer notre combat pour l’information indépendante et le respect des droits de l’homme".

Radio Shabelle a été récompensée dans la catégorie "Média de l’année". Station privée la plus réputée de Somalie, Radio Shabelle est aussi la plus exposée. Victime de pressions permanentes de la part des milices islamistes radicales qui affrontent le gouvernement de transition, mais touchée aussi parfois par les balles des soldats progouvernementaux lors des nombreux combats, la radio s’efforce de survivre dans le chaos. En 2009, quatre de ses journalistes ont été tués, dont le directeur, Mukhtar Mohamed Hirabe, abattu de quatre balles dans la tête, à Mogadiscio, alors qu’il se rendait au travail. A l’été 2010, la radio a été contrainte de cesser la diffusion du talk-show "Tartan Aqooneedka Shabelle", en raison de menaces. 

Cette année, près d’une dizaine de radios somaliennes sont passées sous le contrôle des combattants islamistes qui les utilisent désormais pour diffuser leur propagande politique et religieuse. Mais Radio Shabelle a pour l’instant échappé à ce sort. La radio résiste. Considérée par les milices islamistes Al-Shabaab et Hizb-Al-Islam comme servant les intérêts des "Croisés" parce qu’elle couvre l’actualité somalienne de façon indépendante et refuse de leur servir de porte-voix, Radio Shabelle est la cible numéro un de ces taliban africains, prêts à tout pour faire taire les journalistes.

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Animée par la journaliste Elizabeth Tchoungui, la 19e cérémonie du prix de la liberté de la presse s’est tenue au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE), à Paris, le jeudi 9 décembre 2010.

"La liberté d’informer et le droit des citoyens à être informés sont plus que jamais menacés. Protéger et promouvoir la liberté de la presse, comme défendre celle des femmes, contribue à faire avancer les libertés de toute une société", a tenu à rappeler Gisèle Halimi, avocate, ancienne ambassadrice de France à l’UNESCO, ancienne députée à l’Assemblée nationale, invitée à remettre le prix du journaliste de l’année.

Incarcéré pour la troisième fois le 12 juin 2010, Abdolreza Tajik est toujours en prison. Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix et présidente du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, est venue recevoir le prix en son nom. "Je regrette qu’Abdolreza ne soit pas là en personne pour recevoir ce prix. Son seul crime est celui d’écrire, et d’écrire la vérité. Pour cela, il est détenu à l’isolement, dans la prison d’Evin, sans que son avocat ne puisse le voir ni avoir accès à son dossier. Abdolreza est un symbole de résistance en Iran et il n’est pas le seul. J’espère qu’il sera ici l’année prochaine pour faire votre connaissance", a déclaré Shirin Ebadi en remerciant tous ceux qui soutiennent la liberté d’expression en Iran.

L’Iranien Abdolreza Tajik a été consacré « Journaliste de l’année 2010 » pour la qualité de son travail et son engagement pour la défense de la liberté de la presse en Iran. Journaliste et membre du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, ce fervent militant de la liberté d’expression a travaillé comme responsable des pages politiques dans la plupart des journaux suspendus par les autorités, tels que Fateh (suspendu en 2000), Bahar (suspendu en 2001), Bonyan (suspendu en 2002), Hambastegi (suspendu en 2003) et Shargh (suspendu en 2008). Dans ses articles, il dénonçait les atteintes à la liberté d’expression et les arrestations arbitraires de journalistes.

Depuis 1992, le prix Reporters sans frontières honore le travail d’un journaliste et d’un média, ayant contribué de manière notable à la défense ou à la promotion de la liberté de la presse dans n’importe quelle région du monde. Il est décerné par un jury international composé de professionnels des médias et de défenseurs des droits de l’homme.

La Fnac est partenaire du prix de la liberté de la presse. "La Fnac s’imagine et se pose comme un véritable acteur, un média à part entière et entend jouer un rôle dans la société aux côtés d’ONG comme Reporters sans frontières, précise Isabelle Saviane, membre du comité exécutif de la Fnac. L’engagement de la Fnac fait intégralement partie de son ADN et donc de son modèle économique. Nous allons d’ailleurs en 2011 proposer à Reporters sans frontières de nouvelles actions communes." 

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
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10/12/10 (B581) Yémen Express – la kalachnikov se vend bien, merci ! (1 article)

_________________________ 1 – Libération

Au Yémen, la kalachnikov se vend bien, merci

«Nous sommes restés ouverts jusqu’à minuit hier pour faire face à la demande», confessait mercredi un vendeur d’armes de Jihana, un des principaux marchés du Yémen. Une vendetta entre deux tribus locales est à l’origine de ce pic de consommation, si élevé que les combattants ne se donnent guère plus la peine de négocier les prix. L’arme vaut actuellement entre 500 et 1 500 dollars (de 380 à 1 135 euros). Cette situation n’a rien d’extraordinaire dans ce pays où les affrontements tribaux font environ 4 000 morts chaque année, et où un citoyen sur deux possède une arme à feu.

Soucieux de ne pas décevoir une clientèle très exigeante, les marchands n’hésitent pas à passer outre une réglementation qui autorise uniquement la vente d’armes automatiques classiques : «Si vous voulez un RPG [lance-roquettes, ndlr] ou tout autre type d’armes, nous pouvons le livrer», chuchote Yahya, un vendeur d’armes.

09/12/10 (B581) Radio-Trottoir : Djibouti brûle-t-il ? (ARDHD avec nos correspondants)

Plusieurs correspondants nous ont alerté au sujet de nouveaux incendies qui se sont déclarés spontanément (?) à Djibouti depuis deux jours.

D’abord à la centrale EDD de Boulaos, ce qui a privé la ville d’électricité pendant une très longue période. Est-ce le baroud d’honneur du baron qui dirige cet établissement depuis tant d’années et qui serait pressenti, selon la rumeur pour aller remplacer un autre baron : le sulfureux Ollayeh, Ambassadeur de Djibouti aux USA et à l’ONU, mais qui exercerait des activités paralléles peu conformes avec l’éthique des personnels diplomatiques … (Drogues, placement d’argent douteux, … )

Très accessoirement producteur d’électricité, l’EDD est l’une des pompes à fric les plus productives du régime. De nombreux pays, dont la France, l’Arabie saoudite et l’Italie, pour ne citer qu’eux, ont été invités dans le passé à financer son amélioration, son reconditionnement, sa modernisation et son agrandissement. Résultat ? Rien.

L’EDD fait des miracles ! Elle continue à produire du courant discontinu et alternatif (délestage régulier par quartier) avec des machines obsolètes qui sont raccomodées avec des bouts de ficelle grâce à l’expérience et au savoir-faire remarquable d’une équipe d’opérateurs d’entretien talentueux…que nous honorons, parce qu’ils le méritent.

Mais où passe l’argent ? En application de la loi mafieuse et secrète, probablement est-il partagé entre le caïd directeur et le parrain président dictateur. Certains pays, pour éviter cela, avaient choisi d’envoyer du matériel (générateurs) et non de l’argent, mais ils avaient mal évalué les talents du baron. Car il a réussi à les revendre au Yémen à l’état neuf, sans les installer et il a récupéré les sous !!

Bref le matériel de Boulaos semble être à bout de souffle : dans ces conditions, un incendie de cause naturelle n’est pas à exclure …

Pourtant comme de nouveaux incendies ont été signalés dans les quartiers et même aux alentours de la maison d’un officier supérieur, on peut se demander si le régime n’a pas lancé son plan 3ème mandat : 1°) susciter la peur parmi la population 2°) dégager des zones constructibles pour réaliser des opérations de promotion immobilière qui financeront une campagne présidentielle inoubliable… par sa splendeur… !

Allez, les bailleurs de fonds ! On va vous demander un nouvel effort en faveur de ces pauvres populations qui sont privées d’électricité … La demande de financement de la 5ème ou 6ème (on ne les compte plus) rénovation de la centrale de Boulaos va être introduite rapidement sur le marché international. A vous de jouer et de montrer votre générosité … pour les oeuvres charitables d’Haramous.

Rappelons que l’incendie volontaire est une spécialité djiboutienne (« reconnue » ?). (Retrouver notre dossier sur les incendies et les attentats)

Toujours bien ciblés, les incendies concernent des lieux hautement sensibles : trésorerie du port, cour des comptes, palais du peuple (tribunal), quartiers à rénover. La liste est longue …. mais moins longue quand même que celle des responsables qui se suicident, opposants, responsables militaires, responsables du SDS, juge français, …

Le stress au travail est-il le responsable de tous ces incendies et de tous ces suicides ? Certainement si vous le lui demandiez, le couple infernal vous jurerait la main sur le coeur qu’il n’y est pour rien et qu’il déplore tout cela … !

10/12/10 (B581) Communiqué de l’ADPPD (Canada) pour lancer un appel à manifester le 18 décembre 2010 à Ottawa

Commémoration du massacre d’Arhiba

À tous les djiboutiens et à tous les amis de Djibouti:
Commémoration du massacre d’Arhiba du 18 décembre 1991.

Chers compatriotes,

Vous n’êtes pas sans savoir que le 18 décembre 1991, notre pays a connu une des journées les plus sombres de son histoire, depuis son accession à l’indépendance nationale. La police et l’armée ont reçu l’ordre d’ouvrir le feu sur des civils sans armes, en pleine capitale. Ce jour-là, 59 civils sans défense ont perdu la vie et plus de 300 autres ont été blessés. Parmi eux, des femmes, des enfants, des personnes âgés. C’était il y a 19 ans et personne n’a été jugée ni même dégradée pour cela.

Ce massacre était en fait une expédition punitive contre la population afare du quartier Arhiba pour lui faire payer les pertes causées aux forces armées, par la rébellion du FRUD, le Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie.

Hélas, en fait de représailles, le régime Guelleh/Gouled n’en était pas à ses débuts:

  • 1978, répression des afars (assassinat, emprisonnement, etc.) suite à l’affaire du “Palmier en Zinc”
  • 1988-1991, répression des gadabourcis (assassinat, déportation, emprisonnement) surtout après l’affaire du “Café de Paris”.

Pire encore, depuis l’accession au pouvoir suprême de l’ex-chef de la police politique, les différentes composantes de la communauté nationale sont désignées tour à tour comme «ennemis de la nation». De 1999 à ce jour, toutes y sont passées. Plus personne n’est épargnée (afars, arabes, gadabourcis, issacks, issas, etc.).

Les derniers événements d’Ali-Sabieh (assassinat de jeunes adolescents) et la découverte de charniers à Balbala s’ajoutent au triste palmarès de ce régime qui a perdu tous ses repères. Mêmes les plus hauts gradés des forces de l’ordre et des services secrets n’échappent plus à la répression aveugle. Ces quelques exemples forment la pointe émergée de l’iceberg:

  • AHN Général Yassin Yabé Galab (ex chef de la Force Nationale de Police et ami d’enfance de Guelleh),
  • AHN Col. Abdi Bogoreh Hassan (ex-chef de la Gendarmerie Nationale),
  • AHN “Qaraf” (ex-Numéro 2 du SDS, les tristement célèbres services secrets du régime).

Enfin, l’assassinat des membres de la garde rapprochée du président Guelleh et de sa famille vient ajouter une toute nouvelle donne à la tuerie vengeresse et à la folie de cet homme.

Plus personne n’est à l’abri, désormais. En 33 ans, tout le monde y est passé. Trop c’est trop. C’est pourquoi l’Association pour la Promotion de la Démocratie et du Droit de la Personne joindra sa voix à celles d’autres associations et organisations politiques et viendra manifester le samedi 18 décembre 2010 devant la flamme éternelle de la Colline du Parlement à Ottawa (et ailleurs dans la ville et sa région) afin que les événements de ce triste anniversaire ne se répètent plus.

Notre association invite les djiboutiens d’Ottawa et les amis de Djibouti à venir nombreux à cette manifestation.

Hassan A. Aden
Président
de l’Association pour la Promotion
de la Démocratie et du Droit de la Personne.

10/12/10 (B581) Radio-Trottoir – Un avion Sud Africain a fait un atterrissage forcé à Hargeisa pour des raisons techniques.

D’après le ministre de l’Intérieur de Silanyo sur VOA en langue Somali, cet avion était piloté par des « Russes et deux Sud Africains blancs ».

Il transportait des armes à destination de Bossasso.

On veut bien croire à la déclaration du Ministre de Silanyo associé d’IOG, mais Bossasso est au Sud de Hargeisa et la question que l’on peut se poser est de savoir, si le pilote s’est trompé de direction ou bien s’il aurait oublié (uniquement par inattention) d’atterrir à Bossasso alors qu’il venait pourtant de survoler.

De source fiable, il semblerait que lors du long séjour du Président du Puntland à Haramous, un accord secret ait été signé pour l’approvisionnement du Puntland en armes produites dans l’usine d’IOG en Afrique du Sud. Le Puntland aurait payé cash 75% du montant à titre d’acompte : le reste devant être payé, après livraison, en deux tranches.

D’après un expert, c’est IOG qui aurait demandé à son associé Silanyo de saisir l’avion. En demandant de déposer les marchandises à Hargeisa et de s’approprier le contenu, les deux larrons faisaient coup double : une belle publicité pour montrer leur engagement dans la lutte contre le trafic des armes et un beau bénéfice personnel puisqu’ils récupéraient ainsi gratuitement des armes déjà payées à 75 %. Guelleh s’étant engager à rétrocéder 45% du montant de la marchandise pour les services rendus par son associé ….

Eh oui, les affaires sont les affaires.

Votre correspondant de Bossasso
le 10/12/10 17heures heure Puntland