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13/12/2011 (B634) Appel à manifester ce samedi 17 décembre de 14h00 à 15h00 à Bruxelles devant l’Ambassade de Djibouti, pour commémorer le 20ème anniversaire du massacre d’Arhiba. (1 vidéo émouvante à regarder – Youtube -)

Appel à la Manifestation à Bruxelles, Samedi 17 decembre de 14H à15H devant l’ambassade de Djibouti, pour la 20 ème commémoration du massacre d’Arhiba.

Comme chaque année, la Diaspora Djiboutienne a commémoré cette journée du 18 Décembre 1991, « où les forces gouvernementales se sont abattues, tôt le matin, sur les habitants du quartier d’Arhiba », faisant 59 morts, plus de 300 blessés et 7 disparus, « sans compter les victimes mortes à l’hôpital ou celles qui n’ont pas été recensées car leurs corps ont enlevés par les forces gouvernementales pour effacer toutes traces et toutes preuves ».

Face à un tel massacre, à ce jour, les autorités du pays demeurent muettes.

Tant que le régime ne pourra répondre aux questions fondamentales, nul doute que sa complicité, son engagement, son ordonnancement des massacres des civils demeurent clair et évident.

Qui a donné l’ordre de tirer sur des civils paisibles d’Arhiba, le matin du 18 Décembre 1991 ?

20 ans après, sans qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question, les forces d’oppressions, chaque jour, tranquillement, assassinent, exécutent dans l’impunité et l’indifférence totale des civils dans les régions montagneuses et dans les villes.

Dénoncer, se rappeler, ne jamais oublier tous les martyrs tombés sous les balles d’une armée bâtie pour l’épuration ethnique. C’est informer, éduquer d’autres générations à venir, pour qu’un jour, l’histoire, le peuple, l’État reconnaissent les souffrances endurées pour instaurer la Démocratie.

Les morts victimes de « la Barbarie d’État », resteront gravés à jamais dans la mémoire des djiboutiens épris de paix et de justice.

Nous avons décrété le 18 Décembre 1991 « Journée des Martyrs » de la répression aveugle et sans nom.

Nous tenons à remercier d’avance tous les manifestants, les responsables et les membres qui partage avec nous ce moment de recueillement à la mémoire de nos morts et dénoncer les agissements cruels et inhumains des autorités djiboutiennes.

C’est notre devoir à tous, d’honnorer leurs mémoires.

samedi 17 decembre 2011

(rdv à la Gare du Midi,depart à 13H30,)
transit metro Louise

Prendre tram 94 direction Musée du Tram
descendre à la 13 eme arret(Brésil)

manifestation devant l’ambassade de Djibouti

Adresse :
Avenue Franklin D. Roosevelt 204
1180 Bruxelles (UCCLE)

13/12/2011 (B634) Communiqué de l’ARD pour appeler à manifester le 18 décembre au cimetère des martyrs d’Arhiba, en hommage aux victimes de la dictature.

Djibouti, le 12 décembre 2011

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ARHIBA : 20 ANS D’IMPUNITÉ !!!

A la veille du vingtième anniversaire de l’horrible massacre de civils innocents d’Arhiba perpétré par la soldatesque gouvernementale au petit matin du mercredi 18 décembre 1991, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) appelle le peuple Djiboutien au devoir de mémoire en souvenir de toutes les victimes de la tyrannie depuis 1977.

A l’heure où cette dictature néocoloniale intensifie vainement sa répression sans distinction contre les forces démocratiques, sonnent avec plus d’évidence le constat dressé en 2003 par le regretté Ahmed Dini père de l’indépendance et fondateur de l’ARD : « il ya eu plus de victimes sous les balles et tortures en 20 années d’indépendance à l’ombre de notre drapeau qu’en 120 ans sous le colonialisme ».

Dans notre monde désormais globalisé, des criminels et autres tortionnaires sont pourchassés et arrêtés pour répondre de leurs forfaits : il faut immédiatement mettre fin à l’impunité et rendre justice aux victimes en république de Djibouti !

Rappelons qu’à ce jour le régime djiboutien n’a pas daigné poursuivre les commanditaires et auteurs de cette odieuse boucherie, ni indemniser les victimes ; plus gravement, se refuse toujours à officiellement demander Pardon.

Ni pour aucune autre de ses innombrables victimes…

Dans le cadre de la vingtième commémoration de ce massacre, l’ARD appelle toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens épris de paix, de justice et de concorde nationale à venir massivement se recueillir au cimetière des martyrs à Arhiba le 18 décembre 2011 à partir de 14heures.

Le Président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

13/12/2011 (B634) Survie : Des mercenaires en eau trouble (Rafik Houra) un article à lire sur la version papier du dernier Billets d’Afrique et d’ailleurs, n°208, décembre 2011, que nous publions avec l’aimable autorisation de la rédaction.

__________________________ Note de l’ARDHD

Les deux dépêches citées par l’auteur, dans cet article, peuvent être téléchargées en cliquant sur ce lien.
__________________________________________

Il y a un an, Wikileaks et
quelques partenaires de
la presse internationale
commençaient la publication
au compte-goutte de
télégrammes de la diplomatie
américaine.

A l’occasion
de cet anniversaire, nous
revenons sur l’un des tout
premiers câbles publiés par
le New-York Times, indexé 09DJIBOUTI113.

Le 30 novembre 2010, on apprenait
ainsi les conditions dans lesquelles
Blackwater avait projeté de se lancer,
au printemps 2009, dans la sécurité maritime.

La sulfureuse société de mercenaires
américaine avait racheté puis équipé le MV
McArthur pour en faire un navire de chasse
au pirates somaliens et vendre ses services
d’escorte aux navires commerciaux.
Le journal américain révélait surtout le
mode opératoire prévu par les mercenaires:
«Blackwater n’a aucune intention
d’arrêter des pirates, mais utilisera la
force meurtrière contre les pirates si
nécessaire».

Pas de quartier !


Il ressort du câble que Blackwater est
préoccupé à l’idée de faire des blessés
parmi les pirates: «Tout en affirmant que
le droit maritime international permet
l’utilisation de la force létale contre les
pirates, Blackwater reconnaît aussi la
nécessité de respecter les obligations
internationales en matière de Droits
de l’homme. Une préoccupation, par
exemple, est de savoir si Blackwater
serait responsable d’assister les pirates
blessés, si faire ainsi remettait en cause
la capacité de Blackwater à protéger
ses clients.»

Pas de quartier!?

Malgré
ses méthodes expéditives, début février
2009, Blackwater obtient l’assentiment
d’Hassan Saïd Khaireh, le grand patron de
la sécurité du président djiboutien, Ismaïl
Omar Guelleh. Finalement, alors que des
plaintes pour discrimination raciale et
excès d’autorité à bord du patrouilleur
McArthur étaient déposées, Blackwater
aurait renoncé à se lancer dans la lutte
contre la piraterie.

Mais comme l’a
souligné le journaliste Nicolas Gros-
Wikileaks
Verheyde sur son blog , le câble explique
que «pour les urgences médicales,
Blackwater a négocié l’accès à Bouffard,
l’hôpital militaire français de Djibouti»
et «Bruno Pardigon, directeur général
de la nouvelle Djibouti Maritime Security
Services (DMSS), fournira à Blackwater
un agrément»
.

Le franco-djiboutien
Bruno Pardigon a en effet obtenu, par
décret présidentiel du 12 février 2009
– donc quelques jours après l’entrevue
du représentant de Blackwater avec
Khaireh -, que les demandes d’agrément
en matière de sécurité maritime soient
traitées par DMSS.

Un second câble,
09DJIBOUTI1333, de novembre 2009,
donne les nouveaux tarifs pratiqués: $5000
au lieu de $15000/mois pour un permis
d’armes en simple transit.

Quant au statut
de DMSS, «Pardigon a facilement admis
que c’est une entreprise commerciale et
une opportunité pour faire de l’argent pour
lui et le gouvernement djiboutien, mais
il a été clair sur le fait qu’il n’est qu’un
intermédiaire pour le gouvernement.
Tous
les permis et autorisations sont signés
du conseiller national pour la sécurité
du président de Djibouti, Hassan Saïd
Khaireh.»

Interrogé sur le nombre de
licences délivrées, «Pardigon a déclaré
qu’il en délivre approximativement
quatre à cinq par mois»
, citant les
firmes anglo-saxones G4S, Secure West
et Trident Group.

À cette liste, selon
Intelligence Online (16 décembre 2010),
il faut ajouter Triskel. Enregistrée à
Londres et fondée en 2008 par Massimo
Cauci, un ancien légionnaire, cette société
emploie d’anciens nageurs de combat
français.

Le bureau djiboutien de Triskel
est dirigé par Gilles Capelle, un ancien
du Centre Parachutiste d’Entraînement
aux Opérations Maritimes, une branche
du service action de la DGSE. Pendant un
peu plus d’un an, un sergent de la marine
britannique, Craig Shaw, «dirigeait
une équipe de six hommes armés qui
embarquait sur les cargos des armateurs
clients de Triskel »
avant de se retrouver à
la tête de l’antenne britannique de Saracen
International et travailler pour le compte
du gouvernement de transition somalien
et des autorités du Puntland.

Selon le
rapport du Groupe de contrôle sur la
Somalie et l’Érythrée du 18 juillet dernier,
suite à des contacts entre les dirigeants de
Saracen International et Blackwater, le
patrouilleur McArthur, rebaptisé Eaton
et un second navire, le Seafarer, sont
exploités par Saracen (Sarrazin – sic). En
2010, les deux navires opéraient à partir
de Djibouti, avec une licence accordé
par DMSS et des armes à bord louées au
gouvernement djiboutien.

Pour le Groupe
de contrôle, les activités de Saracen en
Somalie et au Puntland sont une violation
délibérée de l’embargo sur les armes en
Somalie et pourraient «créer la force
militaire locale la mieux équipée de
toute la Somalie.» Devant les pressions,
Saracen a finalement suspendu ses
programmes en Somalie et au Puntland.

Rafik Houra

13/12/2011 (B634) LDDH : Hier la juge d’instruction de la Cour Suprême a entendu le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA, sans avocat.


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 DECEMBRE 2011
Hier la juge d’instruction de la Cour Suprême a entendu le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA, sans avocat.

Il avait été radié par ministre de la justice et consorts jeudi dernier alors qu’il était déjà incarcéré à la sinistre prison de Gabode, sans que son immunité de juge du siège soit levée.

Faut-il rappeler que dès son incarcération le Juge MOHALED CHEICK SOULEIMAN avait demandé à Maître Fadouma et aux membres du Barreau, l’assistance de deux avocats commis d’office.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur de ce refus aux colorations politiques, dicté par le ministère public

Aujourd’hui 13 décembre 2011, vont comparaître les deux défenseurs des droits de l’Homme, membre de la LDDH et journalistes et correspondant de « La Voix de Djibouti ».

HOUSSEIN ROBLEH DABAR et FARAH ABADID HIDID sont aussi des personnalités politiques membres de l’UAD qui milite contre les deux régimes dictatoriaux qui se sont succédés et règnent par la forces et la terreur en violant allégrement la Constitution et constamment le Code des procédures pénales.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée des risques de voir Houssein Robleh et Farah Abadid sans avocats car la Juge d’instruction de la Cour Suprême qui les a mis en liberté contrôlé n’aurait jusqu’à présent pas remis à leurs deux avocats la totalité des dossiers,

NOEL ABDI Jean-Paul

13/12/2011 (B634) Survie : La poudrière djiboutienne (JL Schaal) un article à lire sur la version papier du dernier Billets d’Afrique et d’ailleurs, n°208, décembre 2011, que nous publions avec l’aimable autorisation de la rédaction.

Alors que la gabegie et
la corruption siphonnent
les finances de l’Etat,
la contestation sociale
s’amplifie neuf mois après
l’élection frauduleuse de
Guelleh.

Chaleureusement
salué par Sarkozy pour ce
troisième mandat, Guelleh
accentue la répression au
risque d’embraser le pays.
Asséchées par la corruption du
gouvernement du président Ismaël
Omar Guelleh et par les patrons des
grandes entreprises nationales, les finances
de Djibouti sont exangues.

La voracité de
Guelleh, sa famille et ses proches continue
de plus belle avec des retraits considérables
d’argent, plusieurs millions d’Euros à chaque
fois. Et comme les aides internationales
semblent avoir été pratiquement stoppées
(notamment celle de la France), le Trésor
djiboutien n’a plus de ressources financières.
Le désengagement de la France est visible
alors que cet été, la 13e DBLE (demi-brigade
de légion étrangère), l’un des deux régiments
opérationnels et le plus emblématique, qui
était stationné à Djibouti, a levé le camp
pour rejoindre la nouvelle base française
d’Abu Dhabi.

Sans que l’information ne soit
confirmée, le second régiment opérationnel,
le 5e RIAOM, devrait faire ses valises dans
les prochains mois. Ne resteront plus que la
base aérienne, la base navale et le 10e bataillon
de commandement et de service, puisque la
fermeture de l’hôpital militaire Bouffard a été
évoquée dans le projet budgétaire soumis aux
députés français.

Depuis de nombreux mois,
on parle de la renégociation des accords de
défense entre les deux pays. Les négociations
butent sur des points majeurs sans que l’on
sache lesquels. On peut imaginer que les
prétentions financières du président Guelleh
quant au loyer de la base française dépassent
le seuil maximal proposé par la France.

Amende record pour Total


Dans ce contexte de crise, il est tentant de voir
dans la récente condamnation de deux filiales
de Total à la somme record de 204 millions
d’euros, une mesure de compensation. Total
Djibouti et Total Marketing Djibouti ont été
condamnés pour une affaire de pollution,
des fuites d’hydrocarbures venant d’un
réseau ancien d’oléoducs, découvertes en
1997. En réclamant un tel montant, Guelleh
ne cherche-t-il pas à faire pression dans les
négociations avec le gouvernement français.

Une thèse probable alors que Total avait
suspendu récemment l’approvisionnement
des véhicules des forces de police pour des
arriérés de paiement. Ce jugement permettrat-
il de pratiquer des compensations dans le but
d’annuler les dettes de l’Etat djiboutien auprès
du pétrolier ?

Un avenir inquiétant

Dopée par les exemples du printemps arabe,
la population djiboutienne commence à se
rebeller et à réclamer ouvertement le départ
du dictateur. La tension est palpable et n’a
cessé de monter en puissance depuis la grande
manifestation du 18 février 2011 puis la
«réélection» de Guelleh.

Le niveau moyen
de ressources par habitant continue à baisser:
la moitié des familles ne ferait plus qu’un
seul repas par jour. Le niveau de chômage est
considérable avec un taux de 74 % de chômeurs
dans la population en situation de travailler,
généralement admis. Après les retraités, ce sont
surtout les élèves, les étudiants et les jeunes
diplômés-chômeurs, qui conduisent des actions
quasi-quotidiennes dans les rues de la capitale.

La répression est violente; les manifestants, y
compris mineurs, sont arrêtés par centaines et
transférés dans différents centres de la ville:
brigades de gendarmerie, école de police de
Nagad et parfois détenus dans des lieux de
détention secrets.

Les retards de paiement
dans la fonction publique sont fréquents, la
mise en liquidation d’entreprises privées et les
licenciements massifs de personnels dans la
construction et la gestion du port s’accélèrent.
Certains quartiers n’ont accès à l’eau qu’une
heure par jour, l’alimentation électrique est
souvent interrompue et les hôpitaux manquent
de tout.

Pour toute réponse, le régime prend pour cible
des membres de l’opposition, les journalistes et
les défenseurs des Droits de l’homme. Certains
ont passé plusieurs jours dans les salles de
torture de la gendarmerie et du SDS (services
secrets Djiboutiens), avant d’être remis en
liberté par un juge intègre et courageux.

Celui-ci, Mohamed Cheick Souleiman, paye
d’ailleurs très cher son engagement pour
la justice, puisqu’il a été à son tour arrêté et
torturé avant d’être mis au secret. Malgré tout,
les langues se délient. Plusieurs opposants,
dont Houssein Robleh Dabar, ont osé raconter
publiquement le récit de leurs tortures.

Il est à
noter qu’un médecin français installé de longue
date à Djibouti, a refusé, avec virulence, de
délivrer des certificats médicaux aux victimes
Djibouti
pour attester des tortures subies.
Alors que la répression s’accentue, Guelleh
se prépare au pire.

D’après plusieurs témoins,
le régime assure la distribution d’armes et
d’argent dans des quartiers connus pour
être proches de l’ethnie du président avec
des agents kenyans et éthiopiens qui font la
tournée en pick-ups.

De quoi embraser le pays
à la moindre étincelle.

Jean-Loup Schaal

13/12/2011 (B634) LDDH : La Juge de la Cour Suprême va-t-elle continuer à entendre des victimes de la dictature dont les accusations changent constamment de motifs et sans la présence d’avocats ?


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 DECEMBRE 2011

La Juge de la Cour Suprême va-t-elle continuer
à entendre des victimes
de la dictature
dont les accusations changent constamment
de motifs et sans la présence d’avocats ?

Hier la juge d’instruction de la Cour Suprême a entendu le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA sans avocat, qui a été radié par le ministre de la justice et consorts jeudi dernier alors qu’il était déjà incarcéré à la sinistre prison de Gabode, sans que son immunité de juge du siège soit levée.

Faut-il rappeler que dès son incarcération le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN avait demandé à Maître Fadouma et aux membres du Barreau, l’assistance de deux avocats commis d’office.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur ce refus aux colorations politiques, dicté au Barreau par le ministère public

Aujourd’hui 13 décembre 2011, vont comparaître à la Cour Suprême les deux défenseurs des droits de l’Homme, membre de la LDDH et journalistes et correspondants de « La Voix de Djibouti ».

HOUSSEIN ROBLEH DABAR et FARAH ABADID HILDID sont aussi des personnalités politiques membres de l’UAD qui militent depuis plus de vingt (20) ans contre les deux régimes dictatoriaux qui se sont succédés et qui règnent par la force et la terreur en République de Djibouti, tout en violant allégrement la Constitution et constamment le Code des procédures pénales, tout en détournant les fonds publics et sociaux, sans oublier les tortures et autres Crimes Organisés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée des risques de voir Houssein Robleh et Farah Abadid sans avocats car la Juge d’instruction de la Cour Suprême qui les a mis en liberté contrôlé jusqu’à présent n’aurait pas remis à leurs deux avocats la totalité des dossiers.

Difficile à plaider et défendre ses clients dans ces conditions en violation du Code de Procédure Pénale.

NOEL ABDI Jean-Paul

Ci-après les communications de la LDDH sur les arrestations arbitraires et dont les motifs d’incarcérations varient de jour en jour.pour les trois victimes du régime pour un soit disant délit de presse suite au communiqué de presse du juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN.

Aucune des trois victimes du régime n’est assistée par un avocat.

Chronologie par thème

Liste des communications de la LDDH

Harcèlements et répressions des Journalistes Défenseurs des Droits de l’Homme ;Communiqué de presse du 22 décembre 2011 Attention au régime agonisant…

– 24 novembre 2011 les Tortures morales et atteintes à la Dignité Humaine ;

– 24 novembre 2011 arrestation arbitraire d’un Juge et deux Journalistes membres du Conseil National des Droits de l’Homme affilié à la LDDH ;


26 novembre 2011 tortures et fausses incriminations sur ordre du premier magistrat…


1er décembre 2011 témoignage de torture par la police politique (SDS) à l’égard du défenseur des droits de l’homme et journaliste Houssein Robleh Dabar
Harcèlements et répressions d’un Juge du siège ;


6 décembre 2011 les violations des droits des magistrats
– 8 et 9 décembre 2011 refus du magistrat illégalement et arbitrairement incarcéré de ses rendre au ministère de la justice car sans avocat

12/12/2011 (B634) Association Djibouti-Europe / Bruxelles, Manifestation commémorative du 20e anniversaire du massacre d’Arhiba , ce Samedi 17 decembre de 14H à 15H

Association Djibouti-Europe
Quai de Chantier, 6
1000 Bruxelles
commuanute.djibouti.europe@hotmail.fr

Bruxelles, le 12 décembre 2011

Appel à Manifester

L’association Djibouti-Europe (ADE) , vous invite à prendre part à la

Manifestation commémorative du 20e anniversaire du massacre d’Arhiba ,
ce
Samedi 17 decembre de 14H à 15H
devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles .

Chaque année , les djiboutiens établit en Europe se retrouvent pour commémorer cette sombre journée du 18 Décembre 1991 , où les forces gouvernementales se sont abattues tôt le matin, sur les habitants du quartier d’Arhiba , faisant 59 morts, plus de 300 blessés et 7 disparus ( majoritairement femmes , enfants , vieillards ).

Jusqu’ à ce jour, les autorités du pays demeurent muettes face à cette tuerie préméditée et perpétrée sans états d’ âmes .

Tant que le régime ne pourra éclaircir les circonstances douloureuses de ce massacre , nul doute que sa complicité et sa participation au massacre des civils innocents demeurent claires et évidentes.

Deux décennies après, les forces d’oppressions continuent chaque jour , à assassiner et exécuter dans l’impunité et l’indifférence totale des civils innocents dans les régions de l’ intérieur du pays et dans les villes sous l’ oeil complice des forces occidentales présentes à Djibouti .

Dénoncer, se remémorer et ne jamais oublier tous les martyrs tombés sous les balles d’une armée bâtie pour l’épuration ethnique. C’est informer, éduquer les générations à venir, pour qu’un jour, l’histoire retienne, les souffrances endurées pour instaurer une Démocratie .Cette sombre page de l’ histoire de notre pays restera gravée à jamais et les djiboutiens épris de paix et de justice se le remémorant chaque année . Nous avons décrété le 18 Décembre 1991 «

Journée des Martyrs » de la répression sanglante , aveugle et sans nom.

Devoir de mémoire oblige ! Et nous incombe d’honorer leurs mémoires ! Tôt ou tard , justice sera rendue aux familles des victimes face à cette ignominie d’ Etat.

Nous tenons à remercier d’avance les forces vives présentes à Bruxelles , les associations et ami(e)s démocrates ainsi que tous les manifestants qui partageront avec nous ce moment de recueillement à la mémoire de nos concitoyens morts , en ce triste jour du 18 décembre 1991 , afin de clamer haut et fort les agissements cruels et inhumains des autorités djiboutiennes .

L’ équipe d’ Association Djibouti -Europe

12/12/2011 (B634) Le Journal « DJIBREVEIL » du Mabrass de Bareh Bouh ( Écrit par Ismail Osman –Wadaad Yare) Edmonton Alberta (Illustration par Roger Picon)

Le corrompu ? Le corrupteur ? Le couple inséparable et peu fréquentable

Y’en à Ras le Bol de ses Policiers Corrompu.

Mon étonnement passé, la déclaration a eu le mérite de : l’écrire cet épisode de corruption impliquant un incroyable sous- officier de police de circulation de Djibouti.

C’était le mercredi 28 mars 2007 à Ambouli, dans le 3eme arrondissement de mon voyage du Foret de Day à bord d’un taxi « clando ». Notre chauffeur s’était garé au niveau de la station de Mobile pour déposer un passager. Soudain, deux agents de la police routière entourent la voiture.

Leur uniforme, de couleur vert à l’origine a, depuis longtemps, viré sur un ton hâlé sous l’effet des intempéries. L’un d’eux, un sergent au col de la chemise crasseux, s’adressant au taximan, lance : « bonjour, puis-je voir tes papiers ? »

Le chauffeur fait une moue et sort ostensiblement un billet de 5.000 francs (FD) qu’il tend au Sergent, en lieu place des papiers :

« Chef, prenez ça et laissez-nous partir », plaide-t-il.
« Je ne prends pas cet argent ». Le taximan rajoute un billet de 1.000 francs.
« Prenez ça, Yaakhi (mon frère) et laissez-nous partir. On vient de loin ».
« Tu es sourd ou quoi ? Je ne prends de l’argent, je le jure. Si je prends cet argent, appelle-moi chien ! Nous ne sommes pas vendables. Tout ce que je te demande ce sont tes papiers : ton permis, l’assurance et la carte grise du véhicule, c’est tout ».

Témoin oculaire de cet échange, j’ai dû me pincer pour me convaincre que je ne dormais pas, tant j’étais ébahi ! Un policier Djiboutien qui refuse 6.000 francs d’un taximan !

Je me suis dit alors : « voici l’exception qui confirme la règle. Ce sont des agents professionnels». Jai été rapidement réconforté dans cette position, d’abord par le niveau de français irréprochable du Sergent, ensuite par la pertinence de ses observations.

Debout, raide dans ses bottes, l’œil rouge comme un coucher de soleil, le Sergent refusait dédaigneusement les 6.000 francs que lui tendait le chauffeur.

Malgré le plaidoyer appuyé des notables parmi les passagers. Devant cette intransigeance, le taximan se résigne à céder ses papiers. Dernier acte d’un chauffeur de Taxi Djiboutien depuis quelques années. Un baroud d’honneur !

Un conducteur Djiboutien ne donne pas facilement ses papiers à un policier. Il faut discuter, parlementer, se mettre en colère, prononcer des jurons, solliciter l’aide des passagers,…mais ne jamais donner ses papiers, puisque ça met l’agent de police en position de force et oblige à payer plus. Le sergent examine les dossiers pendant un court instant puis les refile à son second, un subalterne.

Nous sentons que ça va se compliquer. Chacun des passagers y va alors de son « pardon chef, on est fatigués ; nous venons du Foret de Day, c’est loin»…. Le policier reste de marbre.

Calmement, il se met à expliquer: « ce chauffeur est en parfaite irrégularité. Il roule dans une voiture immatriculée taxi – plaque de couleur noire – alors qu’elle est peinte en jaune, au lieu de blanc. Il n’est pas assuré, à vos risques et périls. Il détient une attestation de non gage, en lieu et place de la carte grise. Enfin, son permis est un document trafiqué, un faux ».

Avec de telles charges, le plus ignorant d’entre nous comprend que notre chauffeur est indéfendable. Les flics rangent les faux papiers et vont s’assoir plus loin sous un arbre pour se protéger du soleil.

Jusque là passif, je les rejoins en compagnie du taximan pour en savoir davantage sur leur méthode de travail si professionnelle.je demande le nom du Sergent – m’explique qu’il relève de la Brigade mobile. Il farfouille dans un calepin décati et sort un permis de conduire portant un numéro complètement identique à celui de notre chauffeur. « Vois-tu jeune homme, ce sont des documents scannés à des fins de trafic. Nous en saisissons quotidiennement. Votre chauffeur doit aller à la fourrière », me dit-il.

Notre-fautif-chauffeur essayait bien évidemment de se défendre avec des piètres arguments : tantôt, il avait oublié son vrai permis à la maison, tantôt il a confondu la carte grise du véhicule avec le certificat de non gage, etc. Chacune des ses phrases le plongeait davantage.

Enthousiasmé par le professionnalisme de l’agent et comprenant que les carottes étaient cuites de par sa détermination, je hasarde cette question. « Chef, y a-t-il un moyen pour nous permettre de rentrer à la maison ? Voyez que nous sommes fatigués par ce long voyage ». Petit silence. Puis il répond : « Oui, je peux laisser le chauffeur vous déposer au terminus des autobus et revenir. Pour ce faire je lui donnerai mon numéro de téléphone, en cas de contrôle devant ».

Au moment où je m’apprête à le remercier, il fait volte-face! « Non, allez plutôt vous voir et revenez me voir ». Tout de suite, j’ai eu du mal à saisir le sens de sa phrase, un nom de code. Contrairement au chauffeur et un des sages qui nous avait rejoints entre temps.

Ils tournent le dos, se concertent brièvement et reviennent avec 15 000 Fdj qu’ils tendent au commandant.

Celui-ci compte l’argent et répond : « c’est trop peu ». J’étais perdu ! Le sage rajoute de sa poche un autre billet de 5.000 Fdj. Le poulet empoche les 20.000 Fd et dit tout simplement à notre intention : « vous pouvez partir » ! Un « Putain de merde » involontaire s’échappe de ma bouche ! J’étais complètement désemparé par le rapide retournement de la situation.

Une heure de négociation et un chauffard en flagrant délit d’infraction, le sergent de la police vend le tout à 20.000 FD ! J’étais moins choqué par l’acte de corruption lui-même – c’est devenu monnaie courante – que par le temps qu’il a consacré pour l’accomplir. Et surtout son semblant d’honnêteté initial. Un policier hautement qualifié mais pourri jusqu’aux os !

Comparé à l’agent Canadien, propre et ordonné, le policier de la circulation à Djibouti en est un pauvre hère crasseux qui vit de racket sur lequel on tape à chaque fois qu’il ose réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.

C’est de là que nos chauffeurs de taxi, Autobus et autre transporteurs perpétuels hors-la-loi, tirent leur indélicatesse. Entre les deux, sont coincés les passagers qui trinquent perpétuellement. Un cercle vicieux et infernal dont les autorités Djiboutienne s’en tapent royalement.

Récit de Mohamed Omar