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02/02/2012 (B641) A l’approche du 20ème anniversaire de la création de l’ARDHD, nous recevons de nombreux messages de remerciements et d’encouragement.

Nous ne pouvons pas les publier tous et nous mettons en ligne quelques témoignages.

Hachin Loita, porte-parole de l’UJD

Vingt ans déjà ! Hélas, que le temps passe vite ! Je tiens à te remercier pour ton courage, ton dévouement, ton engagement et
ta persévérance sans faille auprès du peuple Djiboutien. Depuis si longtemps maintenant.

Merci encore d’avoir donné une voix à un peuple sans voix. Ton site est sans commune mesure, le premier à tenir tête à l’un des dictateurs-sanguinaires, le plus féroce de l’Afrique.

Les Djiboutien(nes) sont reconnaissant(es) du combat que tu mènes à juste titre pour la liberté et la démocratie depuis près d’un quart de siècle.

02/02/2012 (B641) ALERTE ROUGE « Nous craignons tous pour la vie de Farah Abadid Hildid ». C’est ce que nous a déclaré Jean-Paul Noël Abdi lors d’un entretien téléphonique ce matin, qui est à écouter / télécharger sur notre site.

Lors d’un entretien téléphonique qu’il nous a accordé ce matin, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH (à écouter ou à télécharger en intégralité ci-dessous) :

1°) exprime ses plus vives inquiétudes sur la situation de Farah Abadid Hildid, qui a été enlevé hier le 1er février,à son domicile, par des hommes de la Gendarmerie nationale

Depuis, plus personne n’a de ses nouvelles. Sa famille est plongée dans la plus grande angoisse et Jean-Paul Noël Abdi n’exclut pas qu’il puisse avoir déjà été éliminé physiquement,

2°) désapprouve les appels à manifester qui sont lancés depuis l’étranger, prenant à titre d’exemple, un appel du président du MRD, diffusé par la Voix de Djibouti. Il estime que c’est aux dirigeants de l’UAD, sur place, de décider de leurs actions, sans n’avoir à être téléguidés depuis l’extérieur. Ces appels pouvant avoir, par ailleurs, de graves conséquences sur la situation des responsables locaux. L’enlèvement de Farah pouvant être une réaction du régime à cet appel …

3°) s’étonne du mutisme des ambassades étrangères (en particulier France et USA) vis à vis des crimes commis à Djibouti, que l’on pourrait qualifier de complicité par bienveillance … !

4°) dénonce la fraude électorale qui vient de se dérouler dans le pays, mais dans les pénibles circonstances actuelles, il préfère nous faire partager son analyse dans quelques jours, lorsque l’on en saura plus sur le sort de Farah Abadid Hildid

_________________________ Entretien avec JPNA
1°) A écouter en WMA


2°) A télécharger en MP3
Lien de téléchargement

02/02/2012 (B641) ALERTE ROUGE (Dernière minute) Farah Abadid Hildid vient d’être libéré et a pu regagner son domicile.

Jean-Paul Noël Abdi, que nous avions interviewé, il y a deux heures à peine, vient d’avoir la confirmation de la libération de Farah Abadid Hildid, qui a pu le joindre depuis son domicile.

C’est une grande joie pour tous les défenseurs des droits de l’homme. L’équipe de l’ARDHD adresse toutes ses félicitations à Farah Abadid pour son courage et espère qu’il n’a pas subi de mauvais traitements dans les locaux des forces de sécurité djiboutiennes.

Dès que nous aurons des informations complémentaires, nous ne manquerons pas de les mettre en ligne.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés pour lui : car la mobilisation internationale a certainement contribué à cet heureux dénouement.

02/02/2012 (B641) Communiqué de la CNDD

__________________________ Note de l’ARDHD
Au seul titre du respect de la diversité de l’information, nous publions ce communiqué à la demande personnelle de Monsieur Aïnaché (qui est un ami de l’Association) signataire du document et agissant vis à vis de l’ARDHD sous sa propre responsabilité.

Nous rappelons que la publication d’un article sous une autre signature que la sienne, n’implique pas qu’il engage les positions de l’Association.
__________________________________________

COORDINATION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE A DJIBOUTI
(CNDD)

Communiqué de presse

Les forces et personnalités politiques djiboutiennes signataires du présent communiqué de presse ainsi que les personnalités et organisations qui se reconnaissent en elles, sont conscientes de leurs responsabilités vis-à-vis du peuple djiboutien. Elles mesurent la gravité de la situation à Djibouti qui est susceptible d’entraîner une explosion sociale et une intensification de la guerre civile. Elles sont profondément préoccupées par la misère morale et matérielle que vit le peuple djiboutien.

Elles considèrent le refus délibéré du régime de respecter ses engagements, notamment les accords de paix qu’il a signés, mais aussi les dispositions à visée démocratique de la Constitution du 15 septembre 1992. Elles prennent en compte l’appel en date du 26 septembre 2009 des partis légalisés d’opposition coalisés au sein de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), appel pour, entre autres choses, un véritable multipartisme intégral, une véritable décentralisation, une justice indépendante, une Commission électorale nationale réellement indépendante, le respect des libertés fondamentales (syndicale, d’expression, de presse, etc.) et des droits de l’Homme.

Elles condamnent fermement la politique du pouvoir répressif, anti-démocratique, anti-social et anti-économique de Monsieur Ismaël Omar Guelleh. Elles condamnent la modification de la Constitution en date du 19 avril 2010 par Monsieur Ismaël Omar Guelleh pour s’arroger un troisième mandat présidentiel le 8 avril 2011 et s’ouvrir la voie à une présidence à vie.

Les personnalités et forces démocratiques signataires sont convaincues que seule l’unité de l’opposition sur des bases claires et inclusives peut enclencher une dynamique populaire de nature à entraîner des changements fondamentaux répondant aux aspirations de notre peuple. Elles sont convaincues que la démocratie est l’unique voie permettant au peuple djiboutien de sortir du calvaire et de s’engager sur le chemin de la concorde nationale et du progrès socio-économique.

Aussi ont-elles décidé de renforcer l’unité de l’opposition, de coordonner leurs efforts et d’intensifier les luttes pour le changement démocratique. Pour unifier leurs discours politiques, se concerter dans la réflexion comme dans la décision et mieux coordonner leurs actions, elles ont convenu de la mise en place d’une Coordination nationale pour la démocratie à Djibouti (CNDD). Les personnalités politiques, qu’elles soient fondatrices ou admises ultérieurement, sont membres directs de la CNDD et chaque mouvement (fondateur ou admis ultérieurement) y est représenté par deux de ses dirigeants.

Dans le cadre de la CNDD, les personnalités et forces démocratiques fondatrices ont adopté une plateforme politique articulée autour d’un projet alternatif qui se décline en ces axes:

1- l’instauration d’un État de droit et de démocratie où la séparation des pouvoirs et le pluralisme politique soient effectifs;

2- le respect des libertés fondamentales (d’expression, d’association et syndicale, de presse, de manifestation, etc.) et des droits de l’Homme;

3- la mise en œuvre d’une politique économique équilibrée où secteurs public, privé et coopératif se complètent au service du développement harmonieux et durable de toutes les régions du pays ainsi que de la justice sociale;

4- une politique étrangère guidée par :

  • l’intérêt national,
  • le respect mutuel,
  • la coopération régionale, intercontinentale et internationale,
  • la solidarité et l’amitié entre les peuples;

5- la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition, regroupant l’ensemble des forces politiques, associations et personnalités de la société civile favorables au changement. Ce gouvernement de transition sera chargé de mettre en œuvre les résolutions de la charte de transition élaborée par les acteurs politiques, économiques et sociaux, notamment:

  • les questions afférentes aux réformes politiques, citoyennes et sécuritaires, en particulier celles instituant une véritable décentralisation et la reconstruction des zones détruites par la guerre,
  • la refonte des listes électorales, la mise en place d’une véritable commission électorale nationale indépendante ainsi que l’organisation d’élections générales libres et démocratiques placées sous observation internationale.

Les organisations et personnalités signataires invitent solennellement les forces vives de la nation, qu’elles soient politiques, sociales, culturelles ou économiques, à rejoindre cette nouvelle impulsion unitaire et à contribuer à l’avènement d’une société djiboutienne démocratique, juste, fraternelle et prospère.

Fait à Paris, le 1er février 2012

Mohamed Moussa Aïnaché,
Figure politique nationale

Pour le FRUD,
Mohamed Kadamy Youssouf

Pour le MRD
Daher Ahmed Farah

02/02/2012 (B641) Communiqué de l’ARD pour appeler à la mobilisation générale le 18 février 2012, sous la signature de Mahdi Ibrahim God.

Paris, le 30 janvier 2012

APPEL A UNE MOBILISATION GENERALE LE 18 FEVRIER 2012

«Debout! Pour notre Liberté, notre Dignité!
Tous solidaires contre l’esclavage et l’arbitraire,
marquons massivement l’anniversaire de notre soulèvement!»

Chers compatriotes,

Plus qu’aucun autre événement depuis 1977, le 18 février 2011 restera à tout jamais gravé dans notre mémoire collective. Ce jour-là, tous ensemble, nous avons clairement et massivement démontré que ce régime était l’ennemi de la Nation djiboutienne.

Et que, malgré la répression et l’intimidation qui touchent même fonctionnaires et dignitaires, le combattre pacifiquement était et reste notre devoir le plus sacré. Ce devoir d’émancipation et plus que jamais d’actualité et sa réalisation à notre portée. Ceci pour plusieurs raisons:

1) La dégradation des conditions de vie de couches sociales de plus en plus larges, aggravée par l’absence de toute liberté politique, syndicale ou associative;

2) La course effrénée à la corruption impunie à tous les niveaux, détruisant le minimum de légalité indispensable à la libre entreprise et à la création d’emplois

3) La substitution de population, par l’octroi de la nationalité à des étrangers, constituant autant d’électeurs mobilisables pour la fraude institutionnalisé;

4) La dégradation de tout le système éducatif, qui produit toujours plus d’échec et condamne au chômage même les universitaires;

5) La fuite des cerveaux qui condamne à l’exil d’importantes forces vives de notre Nation;

6) Les atteintes à la paix civile et la situation de ni guerre ni paix avec un pays voisin.

Tous ces facteurs obèrent de plus en plus gravement notre survie en tant que Nation pluriethnique et tolérante dans sa diversité. Pour dire définitivement et concrètement NON ! à la destruction dont cette dictature est porteuse, nous devons tous impérativement renforcer notre mobilisation citoyenne et pacifique.

Nous le devons et nous le pouvons

Le 18 février 2012, l’anniversaire de notre soulèvement doit absolument symboliser la reprise jusqu’à la victoire de toutes les formes de contestation pacifique.

C’est pourquoi nous lançons in appel solennel à toutes les forces vives de notre Nation, sans exclusive et dans une véritable Unité, par-delà les partis, mouvements et personnalités politiques de l’opposition, à une manifestation massive sur l’ensemble du territoire national le 18 février
2012.

Et chaque jour qui suivra, iusqu’à l’inéluctable victoire finale!

Nous vaincrons! Vive notre Nation ! Vive la Paix ! Vive l’Egalité! Vive la Démocratie!

02/02/2012 (B641) L’inquiétude des réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba, face à des mesures incompréhensibles du HCR et à l’insécurité

Bon anniversaire ARDHD !


Avant de parler de la situation des refugiés djiboutiens, je voudrais souhaiter un bon anniversaire à l’ARDHD qui va fêter sa 20éme année de luttes. Le style et la capacité d’écoute des membres de l’équipe me touchent énormément. Elle a surmonté tous les coups bas et n’a jamais prêté attention aux faux-opposants qui ont préferé garder le silence et rester inactifs face à l’injustice dans notre pays.

L’ARDHD a poursuivi sa lutte légitime et juste pour combattre ce sytème qui sévit dans notre pays depuis prés de 35 ans.

J’ai toute la reconnaissance et l’amitié que ressent un bon coeur envers vous et envers son president Jean Loup Schaal, sa vice-présidente Anne-Marie de Vaivre et l’infatigable Roger Picon. J’adresse aussi mon témoignage de reconnaissance à Laurence Dawidowicz de Survie, qui s’est beaucoup impliquée en faveur des réfugiés djiboutiens d’Addis. Mille mercis à vous tous ! Sans votre soutien les refuigies Djiboutiens auraient été jetés dans les oubliettes.

Ils avaient grandement besoin de secours que vous avez apporter.

Je compte aussi sur vous pour que les milliers de djiboutiens eparpillés sur le territoire éthiopiens, qui vivent dans des conditions inhumaines de pauvreté et d’insécurité, soient enfin reconnus comme réfugiés, comme ils en ont légitimement le droit.
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Coici les noms des six personnes, qui sont affichés sur le tableau du UN HCR d’Addis Abeba et qui sont susceptibles de perdre l’assistance minimum, dont ils bénéficiaient.

Mohamed Abdoulkader Radwan
Ahmed Ibrahim
Abdo Houssein
Abddallah Ali MOhamed
Hassan Osaman Ismael
Yousssouf Aytiaaso

La question que tout le monde se pose est de savoir pour quelles raisons l’UN HCR aurait décrété de leur refuser son assistance et ce qu’il compte faire pour assurer le suivi, conformément à ses statuts et à ses missions ?

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Quatre réfugiés djiboutiens ont été sauvagement agressés, par des inconnus (voyous, personnes en mission ?) le 15 janvier à Addis Abeba et ils n’ont du leur salut que dans une fuite…
Ahmed Ibrahim
Mohamed ali Aboubaker
Mohamed Ismael Ahmed
Adoita Oudoum Mohamed .

Ce n’est qu’un exemple, malheureusement parmi tant d’autres. Les harcèlements et les agressions sont trés fréquentes. Espérons qu’il ne soit pas trop tard quand le HCR décidera enfin de s’interesser aux réfugiés djiboutiens. Aujourd’hui, e crains pour leur vie, si rien n’est fait pour les réinstaller dans un pays d’accueil.

Omar Gabassé
Co-representant des refugies Djiboutiens

02/02/2012 (B641) : ALERTE ROUGE / LDDH / Plus de nouvelle de Farah ABADID HILDID, défenseur des DH, membre de la LDDH et journaliste de la Voix de Djibouti.


Le Président

Alerte DU 02 FEVRIER 2012

Plus de nouvelle de Farah ABADID HILDID, défenseur des DH, membre de la LDDH
et journaliste de la Voix de Djibouti.

Ce matin(*) vers les 11 heures Farah ABADID HILDID aurait été enlevé par les Forces de la Gendarmerie.

Mais jusqu’à présent nous ne savons pas son lieu de détention.

Est-il dans les locaux de Torture de la SDS, dans une salle de torture à Haramous, ou a-t-il été assassiné ?

Les membres de la famille de la victime de cet enlèvement sont plus qu’inquiets.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste mobiliser pour connaître le lieu exact et les motifs de cette disparition forcée.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant et exige la libération immédiate et sans condition de Farah ABADID HILDID et demande au premier magistrat Monsieur Ismaël Omar Guelleh de cesser ses absurdes harcèlements à l’égard des quelques journalistes de la Presse libre.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant aux Reporter Sans Frontières, aux Avocats Sans Frontière, à la FIDH, à l’Observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme, à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) et à toutes les autres Organisations Internationales des Droits de l’Homme afin de condamner ce genre de disparition forcée et d’engager des poursuites pénales auprès des Juridictions aux Compétences Internationales.

NOEL ABDI Jean-Paul

(*) Mercredi 1er février

02/02/2012 (B641) Point de vue Ma conception de l’opposition : encore une coordination, après une alliance, une union, une coalition, etc… (Lecteur)

Même si je suis un fervent combattant de la lutte contre le régime sanguinaire et dictatorial de IOG, il n’en demeure pas moins qu’il est consternant de constater que l’opposition n’arrive toujours pas à se mettre d’accord sur une plateforme commune ou un consensus pour arriver en ordre de bataille et présenter un projet politique, fiable, acceptable et privilégiant l’intérêt commun du peuple djiboutien.

Force est de constater que chacun bataille de son côté, soit se lie avec un parti ou représentant d’un parti mais sans pour autant faire l’unanimité auprès des Djiboutiens désireux de se débarrasser du régime d’IOG.

Le courage politique des leaders de partis, c’est de mettre de côté leur égo, leurs divergences d’opinions personnelles, leurs proximité communautaire mais concevoir une vision globale et convergente dans la recherche de solutions.

Ce n’est que de cette manière, en mettant de côté vos divergences, en essayant de vous rencontrer sans imposer un tri sélectif, que vous arriverez à adhérer les Djiboutiens afin qu’ils épousent votre projet commun, quitte après, une fois le régime dehors, à ce que chaque parti défende ses idées et laisser le peuple décider de son avenir.

J’ai l’impression que nos leaders mettent la charrue avant les bœufs » et pensent qu’en intégrant certaines personnes spécifiques issues de quelques communautés, un cocktail en quelque sorte, ça passera mieux. Je pense que c’est exactement le contraire.

Il y a eu un forum de l’opposition il y a quelques temps de cela, qui n’a pas donné les résultats escomptés. Pourquoi ne pas partir sur des bases nouvelles et essayer de regrouper l’ensemble des leaders politiques, avoir une discussion claire, sérieuse et honnête qui puisse aboutir sur un projet commun, en incluant les idées de tout le monde.

Bref, ce n’est pas en partant en ordre dispersé qu’en arrivera à vaincre ce dictateur d’IOG.

Il faut du courage (politique), un sens du compromis, un sesn de l’écoute, un respect de l’autre et un débat d’idées.

Aldagal : un citoyen
pour servir l’intérêt général
et non pour polémiquer