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03/03/2016 (Brève 684) Pour quelles raisons et sur quel fondement juridique, le Procureur « abusif » Maki Omar Adoulkader, refuse-t-il de restituer le matériel informatique saisi lors de la perquisition effectué dans les locaux de la LDDH ? Abus de droit ? Le représentant de l’Union européenne à Djibouti va-t-il aider la LDDH à remplacer son matériel informatique saisi ? L’appel est lancé ! (ARDHD)

Afficher l'image d'origineMonsieur Ewado, Président de la LDDH a été relaxé par la Cour d’appel de Djibouti des charges que le Procureur « abusif », Maki Omar Adoulkader, avait requis contre lui et il a été libéré pendant l’audience, après avoir passé inutilement 45 jours dans la sinistre prison de Gabode.

Au lendemain de son arrestation, la Gendarmerie, bien connue pour son recours systèmatique à la torture (pouvant aller jusqu’à la mort du supplicié) avait procédé à une perquisition en règle et brutale. A cette occasion tout le matériel informatique de l’organisation avait été saisi.

Normalement et dans un Etat de droit, le matériel aurait dû être restitué après le jugement de relaxe de l’inculpé.

Eh bien, non, le procureur, probablement vexé de n’avoir pas été suivi dans son raisonnement bancal, par le Juge d’appel, refuse de restituer le matériel, ce que certains considèrent comme un abus de droit et pas un acte de justice.

Au sein de l’ARDHD, nous suivons cette affaire avec attention et nous attendons que le Procureur abusif revienne sur sa décision et qu’il applique le Droit en restituant le matériel informatique.

Sachant que c’est un homme zélé qui privilégiera toujours les souhaits du Palais de l’Escale à la Justice, nous appelons les Associations qui en auraient la possibilité à nous aider pour fournir à la LDDH, deux ordinateurs et une imprimante.

L’Union européenne présente à Djibouti dispose de la capacité de venir matériellement en aide à une association de Défense des Droits de l’Homme : son résident prendra-t-il la bonne décision ? L’appel est lancé, nous verrons les réactions !