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01/01/2013 (Brève 076) Voici la liste des victimes de la répression policière, organisée à Obock pour la venue du sous-ministre chargé de la jeunesse et des sports.(ARDHD)

Comme nous l’avions signalé dès hier, à notre connaissance, aucun communiqué officiel n’a été diffusé par une autorité djiboutienne (Gouvernement, Police, Gendarmerie, préfecture, ..) pour regretter la tuerie d’Obock …

Les hordes armées à la solde du régime ont tiré sur des jeunes lycéens qui manifestaient pacifiquement. Probablement lourdement armés avec des cartables, des stylos-feutres et des règles en plastique, ils ont fait trembler les autorités locales et le sous-ministre dont le courage n’est pas la qualité première semble-t-il ? Et d’ailleurs quelles sont ses qualités ? Personne n’a pu répondre à cette question pour le moment …

Donc le sous-ministre aurait pris peur devant ces jeunes et il aurait donné l’ordre d’envoyer d’abord des grenades lacrymogènes, puis très rapidement d’ouvrir le feu à balles réelles.

Un jeune de 15 ans n’a pas survécu à ses blessures : Hafez Mohamed Hassan.

Un lecteur nous a adressé la liste des blessés qui ont été admis à l’hôpital dans un état grave et comme l’on sait que la santé est en péril à Djibouti, par manque de moyens, de médicaments et d’instruments, on peut craindre qu’ils ne puissent pas être soignés dans les meilleures conditions …

Ahmed Mohamed Ali
Ali Kanano Barqo
Ali Omar
Fatouma Ibrahim Moussa
Hasna Mohamed Ali
Omar Mohamed Ali
Ali Mohamed Ali,
tous lycéens.

Plus une personne
âgée de plus de 70 ans : Aicha Dini.

L’équipe de l’ARDHD adresse ses plus sincères condoléances à la famille du jeune martyr d’Obock et envoie tous ses voeux de bon rétablissement aux blessés.

Avec ses moyens limités, car n’étant pas sur place, l’ARDHD prépare un dossier, puisqu’aucune instruction judiciaire ne semble avoir été ouverte par le procureur chef.

Elle a besoin de recueillir des informations, des témoignages et les noms des auteurs de cette tuerie. Elle accueillera ces informations dans la plus grande confidentialité, ayant le souci permanent de protéger ses sources et les familles.

A l’avance, merci à celles et à ceux qui nous adresseront des informations vérifiées et utilisables pour traduire les coupables devant une cour pénale et pour freiner les ardeurs disproportionnées des forces de gendarmerie et de police. Ecrire à equipe@ardhd.org