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27/04/2016 (Brève 775) USN (Rep en France) En dépit d’un non-lieu prononcé par la justice djiboutienne après quatre mois d’emprisonnement préventif dans des conditions inhumaines, le régime djiboutien empêche le secrétaire général de l’USN M. Abdourahman Guelleh dit TX de se rendre à l’étranger pour des soins rendus nécessaires par l’incarcération.

Représentant en France de l’Union pour le salut national (USN ), coalition de l’opposition djiboutienne, je lance une alerte concernant l’interdiction de quitter le territoire djiboutien décidée à l’instant à l’encontre du secrétaire général de l’USN, Monsieur Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX.

Libéré le 5 avril 2016 après 4 mois de detention arbitraire et de traitements inhumains, et ayant bénéficié d’un non lieu du juge d’instruction en charge du dossier sur le massacre du 21 décembre 2015, il vient d’être empêché ce  samedi 30 avril 2016 de voyager en France pour une visite médicale suite à un état de santé fragilisé par les traitements inhumains endurés au moment de son arrestation brutale et durant sa detention où les conditions étaient pénibles.

Probablement sur instruction du chef de l’Etat Ismael Omar Guelleh, le procureur général monsieur Djama Souleiman a intergete appel contre  le non lieu de la Cour d’appel émis  le 16 avril 2016 en faveur du secrétaire général de l’USN par le juge d’instruction en charge du dossier, monsieur MAHAD HADJI ABDILLAHI.

Nous dénonçons avec la dernière énergie que la justice à Djibouti soit à ce point inféodée au régime et aussi dépendante du pouvoir exécutif détenu par le chef de l’Etat cumulativement chef de gouvernement Ismael Omar Guelleh.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’USN en France
Tel. +33 (0)6 25 52 08 85 

 

29/04/2016 (Brève 775) LDDH / Communiqué / LDDH : Fête du Travail

LDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 30 Avril 2016

COMMUNIQUE de PRESSE
FÊTE DE TRAVAIL

Demain les travailleurs et travailleuses djiboutiens fêtent le 1er MAI à l’instar des autres travailleurs du monde entier.

Depuis 25 années les travailleurs djiboutiens végètent dans la précarité caractérisée par les refus répétés du gouvernement de reconnaître les droits des travailleurs à avoir des organisations syndicales libres et capables d’être une force de propositions comme il se doit. Le nouveau code de travail élaboré unilatéralement par les Pouvoir Publics restreint d’une manière drastique les droits de travailleurs car la création d’un syndicat est subordonnée à l’approbation de l’Administration.

Les Pouvoirs d’Achats des travailleurs djiboutiens sont pratiquement négatifs et les fins de mois constituent la galère pour l’ensemble des travailleurs que l’on peut qualifier : Travailleurs mais pauvres.

Depuis Septembre 1995, les Pouvoirs Publics ne tolèrent pas l’existence d’un syndicalisme libre dans le pays et les travailleurs qui veulent passer outre à cette interdiction s’exposent au licenciement voire à l’emprisonnement. Cela est arrivé aux employés du Port et FREE ZONE.

A l’Education Nationale, le jeune Ministre outre sa fonction ministérielle exerce de facto les fonctions des secrétaires généraux de 2 syndicats de l’Education à savoir le SEP et le SYNES.

 C’est lui qui organise la Journée Mondiale du 05 Octobre au lieu et place des enseignants et de leurs représentations syndicales.

Il y a quelques jours ce Ministre s’est permis une série des mesures à savoir des nominations des Principaux de Collège à la veille du BEF blanc programmé sur l’ensemble du pays sans aucune considération d’incidence que cela peut avoir sur le programme en cours et à quelques semaines de la fin de l’année scolaire.

Toujours à l’Education, l’esprit de tribalisme et de clanisme qui prévaut pour le concours de l’Inspectorat s’inscrit dans la même démarche qui se caractérise par une vulgaire entorse aux textes et lois en vigueur dans le pays et le mépris total à l’égard des Enseignants.

Après les élections présidentielles, à l’UMP c’est le temps du fric entre potes et le verbe à l’adresse du peuple. ADIEU, chômage, emploi, formation, etc.…, peut être cela sera déterré à la prochaine échéance électorale !   

Les droits des travailleurs ont été confisqués ces vingt dernières années par les Pouvoirs Publics et il appartient aux travailleurs djiboutiens de reconquérir leurs droits avec les sacrifices que cela comporte.

Enfin la LDDH soutient sans réserve l’émergence d’un syndicalisme libre au bénéfice des travailleurs, exhorte le monde du travail à s’émanciper et lance un appel solennel aux Pouvoirs Publics Djiboutiens pour le respect des droits des travailleurs.


Bonne fête à tous les travailleurs.    

Pour la LDDH
Le Président
OMAR ALI EWADO