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24/03/2017 (Brève 957) ALERTE ROUGE – Sans aucune nouvelle d’Omar Ali Ewado, incarcéré au siège du SDS et en grève de la faim, sans assistance médicale, Omar Gabasse lance un appel aux organisations humanitaires pour qu’elles se mobilisent en faveur de sa libération.

La seule information dont dispose la famille d’Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, est qu’il poursuit sa grève de la faim entamée le 19 mars date de son arrestation.

Ses proches et ses amis sont désormais très inquiets sur son état de santé, d’autant plus, qu’ aucun médecin n’a été invité à donner un avis médical, contrairement aux exigences de la LOI.

Je rappelle ici que depuis une semaine, pratiquement, personne n’a pu lui rendre visite, que ce soit son épouse, ses enfants ou des proches.

Nous imaginons que s’il refuse de s’alimenter c’est en signe de protestation contre cette mesure arbitraire de détention.

En mon nom et en celui de tous ceux qui le soutiennent, je lance un appel
international à toutes les organisations humanitaires afin qu’elles mobilisent tous leurs moyens de pression pour obtenir la libération de M. Ewado, qui sera bientôt en danger de mort.

Omar Gabasse
Representant de la LDDH
pour l’Europe du nord

24/03/2017 (Brève 958) ALERTE ROUGE – Lettre ouverte de l’Organisation de l’Internationale de l’Education au Président Guelleh pour réclamer la libération immédiate d’Omar Ali Ewado.

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Dans la lettre ouverte adressée par Fax à la Présidence de la République djiboutienne, le secrétaire général de la puissante organisation Internationale de l’Education, Fred van Leeuwen, demande à Guelleh de :

  • « Libérer immédiatement et inconditionnellement Omar Ali Ewado et Ahmed-Kadar Nour et garantir leur intégrité physique et psychologique ;
  • Cesser immédiatement les mesures d’intimidation et lever toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignant.e.s et personnels de l’éducation ;
  • Garantir en droit et dans la pratique l’exercice de la liberté d’expression, de la liberté d’association et du droit de réunion pacifique, et pour créer un environnement propice à cet exercice1 ;
  • Se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti relatives aux droits syndicaux, à la protection des citoyens et au respect des libertés fondamentales;
  • Etablir les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, dont les organisations d’enseignants. »

Il rappelle que « Les atteintes sérieuses et récurrentes aux droits fondamentaux des acteurs de la société civile dont se rendent coupables les autorités de Djibouti, obligent une fois de plus l’Internationale de l’Education à en référer au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à l’Organisation internationale du travail et à l’UNESCO