17/02/06 (B337-B) OBR : un cireur de pompes habitué à écrire dans les colonnes de La Nation, se distingue aujourd’hui avec un article grandiose sur Ali Abdi Farah ! Bien qu’il soit un récidiviste convaincu, le Comité des Brosses à Reluire, réuni en session restreinte, tient à lui accorder une nouvelle promotion, à la dignité d’Officier du Comité.

Ce matin, le Comité des Brosses à Reluire, réuni en session restreinte sous la Présidence par intérim de Yacin Elmi Bouh, en remplacement du Président Dileita, parti cueillir des fraises, comme il aime le faire …

Outre les affaires courantes, l’agenda du Comité comportait la demande de Dig-Dig qui signe un article dans La Nation, à la gloire d’Ali Abdi Farah, Ministre de la Communication et de la Culture, chargé des Postes et des Télécommunications, Porte Parole du Gouvernement, qui s’est fait remarquer récemment avec des prises de position brutales à l’encontre des syndicalistes et des manoeuvres financières assez peu compatibles avec la gestion habituelle. Ce qui lui a certainement valu les félicitations appuyées et chaleureuses du Patron et de la Patronne de la nébuleuse GHA …

Mais revenons à Dig-Dig : les membres présents ont tenu à faire remarquer que Dig-Dig avait déjà été coopté au sein du Comité, au grade de « Lèche-bottes » avec mention spéciale, le 14/11/01 pour un fabuleux article paru dans le numéro 91 de La Nation du 12/11/01 et qu’il n’y avait pas lieu, sauf nouveau fait d’arme héroïque et particulièrement extraordinaire, à proposer une seconde citation. (Lien http://www.ardhd.org/francais/observat/obsb122.htm#BROSSE)

Yacin Elmi Bouh, grand expert et amateur en matière de cirage de pompes, a insisté vivement pour lire aux membres du comité le nouveau poulet de Dig-Dig paru dans La Nation le 16 février 2006.

_______________________________________ Extrait de La Nation

Chapeau, Monsieur le Ministre !

Je dois vous avouer qu’il se trouve un homme qui force mon admiration. Cet homme, il s’appelle Ali Abdi Farah et il détient le porte feuille du MCCPT.

Pourquoi je l’admire ? Pas parce que je travaille au MCCPT et que c’est mon patron.

C’est pour les rapports qu’il entretient avec le monde des artistes djiboutiens. Jamais, je n’ai vu autant de chanteurs, de compositeurs dans la salle d’attente de notre ministère. J’ai dit la salle d’attente ?

Ils sont aussi dans la salle de réunion, dans le bureau du secrétaire général, debout juste devant la porte de son bureau, dehors dans l’escalier. Bref c’est le va et vient continuel, permanent de 7h du matin jusqu’à 14h.

Bien -sûr, cette invasion a une raison ! on prépare la journée de l’artiste. Mais moi à sa place j’aurais pris  » la tangente  » j’aurais fui. Lui, à la sortie de son bureau il est très à l’aise ! pas fatigué du tout !

Il est comme un  » poisson dans l’eau « . On dit qu’il a été enseignant ! Moi je dis : être une étoile au firmament de l’art c’est son paradis perdu !

Dig- Dig

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Les membres présents ont reconnu immédiatement à la fois tout le talent de l’artiste surdoué en flagorneries ciselées, mais aussi la candide humilité de l’homme qui n’hésite pas à divulguer les raisons fondamentales et profondes de son admiration : « c’est parce que c’est mon patron ! ». Ce genre de banalité, ça ne peut pas s’inventer. Seul un cerveau supérieur pouvait la trouver …

Face à un tel chef d’oeuvre, à une telle conscience professionnelle, à une telle abnégation de sa personne, les membres du Comité de l’Ordre des Brosses à Reluire ont tenu d’abord à remercier Yacin Elmi Bouh pour la sélection qu’il a présentée et ensuite à accorder sans délai une nouvelle promotion plus que méritée au récidiviste impénitent.

En vertu des pouvoirs qui nous ont été délégués,
Chevalier Dig-Dig, « Lèche-bottes » avec mention spéciale
nous vous élevons à la dignité
d’Officier de l’Ordre des Brosses à Reluire
au grade de « Lèche-Bottes récidiviste et incorrigible »

Nous vous remettons les insignes de votre nouvelle dignité
que vous devrez porter avec fierté, devant votre Patron,
Ali Abdi Farah, qui vous vouera une reconnaissance éternelle,
car vous êtes si peu nombreux à Djibouti à partager la même analyse !