07/02/2018 (Brève 1118) Les malheureux habitants de Bouljouqo sont-ils les bêtes noires du régime de Guelleh ! En tout cas, ils ne cessent d’essuyer les harcèlements incessants des forces au service exclusif de la dictature, jusqu’à être empêché de quitter un régime qui les rejette ! (LDDH)

Dans un communiqué daté du 6 février 2018, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH détaille le calvaire des habitants de Bouldouqo.

Rappelons que Bouldouqo est (ou était ?) un bidonville parmi les plus sommaires à proximité de Balabala, autre bidonville en périphérie de Djibouti.

Le 21décembre 2015, les forces du régime avaient encerclé le quartier, alors que la fête religieuse traditionnelle s’y préparait. Le 23 décembre, la LDDH avait publié un bilan détaillé des nombreuses victimes de cette agression délibérée et injustifiée: au moins 28 morts, 52 blessés, 34 disparus et 13 arrestations. Ce qui avait valu l’arrestation du Président de la LDDH et sa condamnation en première instance à de la prison ferme.(http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16375)

Depuis
les habitants n’ont jamais cessé d’être victimes de harcèlements, destructions d’habitation, incarcération extra-judiciaires, etc… (La question a été posée de savoir si le régime, ou plus certainement le clan au pouvoir ne souhaitait pas récupérer ces terrains pour les louer ou les céder à son propre bénéfice).

Récemment, ces malheureuses familles dont certaines possèdent des cartes d’identité djiboutienne attestant de leur nationalité, privées de logements et victime d’exactions à répétition, auraient décidé de s’exiler au Somaliland voisin pour essayer de retrouver la paix et la sécurité.

Mais le régime et son chef, vindicatifs comme d’habitude, en ont décidé autrement et ils ont fait stopper l’exode dans la localité d’Antar à proximité de la frontière avec le Somaliland. Certaines personnes ont même étaient arrêtées et transférées dans le sinistre centre de rétention de Nagad.

Que peuvent faire ces hommes, ces femmes, leurs enfants et des personne âgées : elles n’ont plus de toit, plus de terrain et pourtant il leur est interdit de s’exiler volontairement….

Face à ce nouveau drame dont le régime est encore une fois l’institgateur, l’ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner vigoureusement ces arrestations arbitraires et illégales des populations civiles.
  • envoyer un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cesser les violences dont sont victimes des civils innocents.