25/11/2012 (Bréve 053) L’actualité continue et la réalité djiboutienne dépasse souvent la fiction. Roger Picon nous envoie ses derniers dessins pour caricaturer l’équipe au pouvoir … et lancer des appels à l’opinion internationale pour faire cesser cette parodie de justice et de démocratie, acceptée « tacitement » par les grandes puissances sur place et en particulier la France et les Etats-Unis.

29/09/2012 (Brève 033) Tout chaud ! Tout chaud ! les dernières caricatures de Roger Picon, qui « croque » l’actualité gouvernementale djiboutienne avec sa « férocité » désormais célèbre.

10/06/12 (Brèves 003) Les habitants de Yoboki nous adressent un message désespéré pour qu’on leur vienne en aide. Yoboki, ville morte sans eau.

Un habitant du village de Yoboki nous a fait contacter pour que nous communiquions sur le calvaire que vivent les siens.

A Yoboki, le chômage est général, donc aucune source de revenu : c’est la solidarité familiale de ceux qui travaillent à Djibouti-ville qui permet « aux locaux » de survivre.

Le problème, c’est que le régime a demandé aux habitants de Yoboki d’acheter eux-mêmes le carburant pour faire fonctionner la petite station de pompage d’eau.

N’ayant pas d’argent, ils ont été dans l’impossibilité d’acheter le diesel.

Donc, il n’y a plus d’eau potable à Yoboki que ses habitants viennent de quitter massivement pour s’installer dans la plaine de Hanlé.

Yoboki est aujourd’hui une ville morte !

Déjà martyr car privée de tout programme de réhabilitation prévu par l’accord de paix du 12 mai 2001 qui consacrait tout un volet à la reconstruction des zones affectées par le conflit.

21/05/2012 (B567) Si les forces vives de l’opposition, désintéressées et fondamentalement motivées par l’amélioration du sort de la population djiboutienne ne se réveillent pas, Guelleh a encore de belles années devant lui ! (Jean-Loup Schaal)

Depuis des années, nous assistons à un appauvrissement de l’opposition politique djiboutienne, qui ne fait plus parler d’elle que durant les quelques semaines qui précèdent chaque scrutin, régulièrement entachés par une fraude massive … Laquelle fraude n’est dénoncée ensuite (lorsque les résultats du scrutin sont officialisés) que du bout des lèvres et sans réelle conviction.

Chaque parti, chaque groupement de parti affirme le coeur sur la main, qu’il a un programme politique construit … Mais qui en a réellement lu un ? Un petit groupe d’initiés ?

Chaque dirigeant politique de l’opposition promet qu’il va se passer des choses dans les trois mois qui suivent et que cela contribuera à mettre à genoux, le système mafieux et dictatorial de Guelleh.

Que s’est-il passé depuis des mois, des années ?

Rien de sérieux dans l’opposition. Des alliances comme l’UAD ont implosé, d’autres se sont constituées. Mais toujours rien de concret, aucune proposition crédible n’a été rendue publique.

Et pendant ce temps, le pays s’enfonce dans la misère, la corruption, et ce sera bientôt irréversible

Chaque Djiboutien a recours au système « D » pour survivre et tenter de nourrir sa famille. La capitale est souvent privée d’électricité et d’eau.

Qui s’en soucie vraiment ?

Comme nous l’avons répété à maintes reprises, le rôle de l’ARDHD n’est pas de faire de la politique. Elle n’aurait aucune légitimité à promouvoir un courant politique.

Mais elle est légitime tant à critiquer la direction actuelle des affaires publiques qu’à évaluer les propositions de l’opposition qui conditionnent le respect des Droits humains.

Face à ce vide politique, que peut-elle faire ?

A part tenter d’interpeller les dirigeants politiques de l’opposition pour qu’ils communiquent et qu’ils prennent des décisions fortes, pour mettre un fin à la dictature, pour préparer la période intérimaire et pour organiser des élections libres et transparentes.

Cela a été fait à plusieurs reprises, mais sans aucun résultat à ce jour.

Depuis plus de 20 ans, l’ARDHD a toujours mis tous ses moyens dans la lutte contre l’injustice, les violations des libertés, la torture, l’asservissement de la population, mais elle ne peut pas le faire seule, surtout depuis la disparition de Jean-Paul Noël Abdi qui est une perte immense pour toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice et d’équité.

Le temps est venu pour l’ARDHD d’en tirer les conséquences et de se concentrer exclusivement sur ses missions prioritaires, parmi lesquelles figurent :
– le sauvetage des réfugiés djiboutiens d’Ethiopie, abandonnés de tous et en particulier des partis d’opposition, qui ne les mentionnent jamais
– la libération de tous les prisonniers politiques et parmi eux le sauvetage du Juge intègre Mohamed Cheick SOULEIMAN. Mais il n’est pas le seul !

Il n’est pas besoin d’être un voyant, pour savoir que les forces au service de Guelleh, vont se réjouir immédiatement et considérer qu’elles ont gagné une bataille contre la vérité. Qu’importe, puisqu’elles vivent dans l’obscurantisme et qu’elles devront assumer leurs responsabilités (justice pénale, justice divine) dans un avenir que nous espérons proche.

En prenant cette décision, l’ARDHD lance un dernier appel à toutes les forces vives de l’opposition pour qu’elles se mettent au travail sans délai afin de provoquer le licenciement du dictateur et de son équipe mafieuse, préalable incontournable à l’avénement d’un régime démocratique dans le pays.

14/05/2012 (B656) Courrier des lecteurs. Conte qui nous est envoyé à propos du choix du nouveau Gouvernement. Et s’il y avait un jeu secret entre Bobard et la Vache qui rit ? Pourquoi pas !

A tous les Djiboutiens et Djiboutiennes

qui croient encore à toutes les fables

et aux contes d’Haramous


Si vous étiez moins raisonnables,

Je me garderais de vous conter

La folle et peu galante fable

Que je m’en vais vous débiter



Un roi bananier en fournit la matière

Malade, il voulut protéger ses arrières

Partir au loin, fuir et profiter de l’argent

Volé par lui, son épouse et son gouvernement



L’idée vint que sa Grandeur ne saurait être poursuivie

Un jour prochain pour tous ses crimes et ses délits

Il fit alors quérir son premier ministre

Béatement aux ordres bien plus que sinistre



« Excellence la vache, rieuse à mes élucubrations

Décidons ensemble d’une grande mystification

Car je suis las, usé par ma pénible maladie

Alors de partir au loin, j’ai soudain grande envie »



« Mais selon ma Grandeur il convient avant tout objet

D’organiser ma succession en grande sécurité

Car je ne veux point qu’un jour rapproché

On ne vienne me reprendre ce que j’ai chapardé »



« Nous allons donc constituer nouveau gouvernement

Institué de chèvres et d’autruches principalement

Il serait sage et réfléchi d’aller aussi chercher

Quelques opposants d’opérette pour les y intégrer »



«  De faire choix des plus vérolés, changeant de veste

Semant au sein d’opposition le typhus et la peste.

Vous et moi serons ainsi totalement assurés

Contre quelconque réaction ultérieure de rejet »

« Ce faisant, chacun sera bien plus que content

De pouvoir puiser argent à foison, largement

Alors que je pourrai gouter une paisible retraite

Ailleurs, sans soucis ni risque d’y perdre ma tête »

« A toi ma vieille vache rieuse, toi mon confident

J’ai décidé de te laisser Palais et commandement

A condition que tu t’engages ici et par des écrits

A ne point me créer à l’avenir un quelconque soucis »

«Ô grande Majesté, vous qui mieux qu’Âme qui vive

Savez me charmer, me caresser le coeur en racontant,

Et dont l’expression est toujours si naïve,

Que je crois voir déjà tout ce que j’entends »



«Ô grande Majesté, sachez que c’est la manière

Dont quelque chose est par vous inventée,

Qui beaucoup plus que la matière

De tout récit fait l’ineffable beauté »

« J’adhère à votre projet et ne m’inquiète nullement

Quand à l’avenir et création de ce gouvernement

Je m’effacerai, démissionnerai et laisserai croire

Qu’abandonné par vous, je serai au désespoir »

« Puis et tel le nouveau sauveur de la nation

Vous me ferez élire dans une nouvelle apparition

En falsifiant, une fois encore, ce simulacre de scrutin

Me plaçant à la tête du pays, dès le lendemain »

«  N’ayez Majesté nulle inquiétude, les Occidentaux

Ne seront pas dupes de cette mascarade et des oripeaux

Ils rempliront à nouveau les caisses de l’Etat de bel argent

En sachant à regrets qu’ils ne peuvent faire autrement »

« Peut-être m’obligeront-ils comme nouveau Président

A imposer véritable politique de Liberté et de respect

Des Droits Humains, ce qui me permettra de mendier

A nouveau pour que toutes les aides soient augmentées »

08/05/2012 (B655) Radio-Trottoir / Guelleh placerait-il aussi une partie de ses oeufs à gauche (ARDHD avec un lecteur) ?

Nous savions que, même s’il préférait que la France soit gouvernée par la droite, car ses élus l’ont systématiquement protégé et soutenu contre vents et marées, Guelleh avait aussi une attirance marquée pour la gauche.

En particulier lorsqu’il s’agit de ses « économies », fruit d’une incroyable corruption et du pillage systématique de l’économie nationale djiboutienne. Pour les protéger Guelleh a toujours mis le fruit éhonté de ses prévarications « à gauche » dans les banques de différents pays plus accueillants …

Aujourd’hui, un lecteur (point que nous ne pouvons pas confirmer pour le moment) nous alerte sur le fait qu’IOG pourrait disposer d’un relais dans l’entourage de l’un des barons socialistes. Le lecteur cite le conseil régional de Bourgogne dont la 2ème vice-présidente est une femme d’origine somalilando-djiboutienne, qui serait proche de la Paulette.

Est-elle aussi en chage de faire du lobbying dans les milieux de gauche pour le compte du couple de pacotilles ? On peut le craindre …

Sa mission n’est pas facile, mais le charme pourrait-il jouer en faveur de Guelleh et de sa dictature ? Difficile de le savoir pour le moment. Mais le temps compte pour IOG, car l’affaire Borrel pourrait être relancée par le nouveau gouvernement … et Guelleh craint cela … !

Sur un autre plan, comme nous l’avons déjà écrit, nous jugerons les décisions qui seront prises dans les prochains mois par le nouveau Gouvernement de la France, eu égard aux dictatures d’Afrique dans les domaines du respect des Droits de l’homme, de la démocratie, de la justice, etc… et à l’affaire Borrel.

01/05/2012 (B654) Courrier de nos correspondants. L’arrivée de l’Ougas des Issas  « sur invitation » du dictateur Guelleh n’est pas passée inaperçue. Va-t-on le surnommer l’Ougass « Guelleh » ?

Ougas à DjiboutiQuel a été le véritable objectif de la visite de l’Ougas Guelleh à Djibouti ?

Pourquoi l’arrivée de l’Ougas Guelleh à un moment où l’on enregistre de fortes tensions nationales, en marge de la tenue du congrès de l’état-RPP ?

Les réponses possibles sont au nombre de deux  :

Premièrement,
C’est le dictateur kleptocrate Guelleh qui a ramené l’Ougas Guelleh de l’Ethiopie pour tenter un rapprochement avec le dirigeant de l’UAD, Ismaïl Guedi Hared. Ceci intervenant après l’échec des missions conduites par plusieurs ministres-émissaires qui ont multiplié les visites et réunions nocturnes.

A chaque fois, M. Guedi a clairement répondu qu’il était favorable à un  dialogue sincère et transparent mais il a rappelé a ces émissaires officieux que la source même du problème était Guelleh qui détruit délibérément le pays et qui a rejeté les propositions de l’opposition, en refusant d’accepter les 9 conditions pour la bonne tenue d’élections libres et démocratiques.

Il a rappelé que les élections sont l’aboutissement d’un processus démocratique ou les droits de l’homme et les libertés fondamentales des citoyens sont respectés et que l’état n’est pas la propriété ni d’une tribu ni d’un parti politique.

On imagine que Guedi aurait fait la même réponse à l’Ougas « Guelleh ».

Deuxièmement,
Des sources proches du pouvoir ont signalé que l’Ougas « Guelleh » aurait présidé une réunion avec de soi-disant notables Issas en leur distribuant de l’argent à la fin pour les convaincre de reprendre la souveraineté sur la région de Zeyla, région peuplée majoritairement par des Issas et Gadaboursi, dans la partie est du Somaliland.

Si les faits sont confirmés on peut se demander les motivations de l’Ougas  « Guelleh » à s’impliquer dans ce litige territorial ?

L’Ougas « Guelleh » veut-il détourner l’opinion nationale de la réalité misérable qu’affrontent les pauvres Djiboutiens qui ont hâte de se libérer du joug dictatorial et d’un système mafieux qui bénéficie de la bénédiction des chancelleries de la place ?
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La réponse la plus crédible serait le fait qu’IOG téléguiderait désormais ce jeune Ougas qui aurait échappé au comité des notables résidant en Ethiopie, chargé de contrôler ses paroles durant les premières années de son règne pour devenir l’ambassadeur de Guelleh pour les affaires de Somalie.

Guelleh aurait créé à Djibouti un groupe de représentants de la région de Zeyla présidé par Abdillahi Haji Mahamoud (père de madame Hodan  Haji, représentante des Nations-unies à Djibouti) venu récemment a Djibouti pour constituer un groupe censé se rendre à Mogadiscio pour signer la nouvelle Constitution dont s’est dotée le TFG. Rappelons que l’état autoproclamé du Somaliland y est farouchement opposé.

Par conséquent, la visite de l’Ougas Guelleh est bien loin d’être la visite d’un Ougas à sa communauté Issas, alors  qu’il est censé l’écouter et la représenter, mais il pourrait s’agir précisément d’une mission diplomatique au sujet de laquelle la communauté des Issas est informée et connaît les effets possibles. 

_________________ Extrait de La Nation N°86 / 29/04/12

Le Chef de l’Etat reçoit l’Ugass Moustapha Mohamed

Le guide spirituel de la communauté Issas, dix neuvième du nom, l’Ugass Moustapha Mohamed Ibrahim a été reçu hier par le Président de la république M. Ismaïl Omar Guelleh au palais présidentiel.

Arrivé jeudi en début de soirée sur invitation du chef de l’Etat, l’Ugass Moustapha Mohamed Ibrahim a été reçu avec les grands honneurs hier au Palais.

Le Ministre délégué au Budget M. Amareh Ali Said, et le Secrétaire général de la Présidence M. Ismaïl Houssein Tani ont également pris part à l’entretien entre

Le Président Ismaïl Omar Guelleh et le guide spirituel des Issas, l’Ugass Moustapha Mohamed Ibrahim. Intronisé le 1er mars 2010 à Zeyla, il s’agissait en effet pour le jeune Ugass de sa deuxième visite dans notre pays.

Rappelons que l’ugass Moustapha a succédé à l’Ugass Hassan Hersi décédé en 1994 et qui a régné plus de soixante six ans à la tête de la Communauté Issa.