18/02/09 (B486) L’Express / Une centaine soldats français dans le nord de Djibouti

Une "grosse centaine" de soldats français ont été affectés à une base logistique de soutien aux forces djiboutiennes déployée après une série d’incidents frontaliers avec l’Erythrée, a annoncé samedi l’état-major des armées à Paris.

"Nous avons monté dans le nord de Djibouti, en retrait de la zone des combats, une base logistique avancée qui fournit du carburant, des vivres et des moyens de transport au profit des forces djiboutiennes", a déclaré à l’AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.

"Une grosse centaine de soldats pris sur les effectifs de la base de Djibouti y sont affectés tandis qu’une force terrestre de combat, également issue de la garnison française, se tient prête à intervenir si nécessaire", a-t-il ajouté.

Liée par un accord de défense avec Djibouti, la France dispose à Djibouti de sa plus importante base militaire permanente à l’étranger forte de 2.900 militaires.

"Il n’y a pas de participation directe aux combats pour le moment, aucun renfort n’est attendu de France", a dit le commandant Prazuck.

Toutefois, a ajouté une source proche du dossier interrogée par l’AFP, "une participation directe serait envisageable en vertu des accords de défense entre la France et Djibouti si la situation se dégradait fortement".

Quant aux moyens navals français supplémentaires attendus dans la région, il s’agit, toujours selon l’état-major, de la frégate Surcouf qui fait route vers Djibouti. D’autres navires français sont éventuellement disponibles, comme le bâtiment de projection et de commandement Mistral ou l’aviso Jacoubet.

Le ministère de la Défense avait indiqué jeudi que la France apportait une aide logistique, notamment médicale, à Djibouti, ainsi que des renseignements militaires.

Des échanges de tirs nourris ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, à 120 km au nord de la ville de Djibouti.

Ils ont fait neuf morts dans les rangs des forces armées djiboutiennes, selon le haut commandement militaire djiboutien. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes.

La tension entre les deux voisins était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira. Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

10/02/09 (B485) African Manager avec Pana : Kadhafi va aider à régler le conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie

Le guide libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’Union africaine (UA), a annoncé à la presse, dimanche à Massawa (environ 100 km à l’est d’Asmara), qu’il entreprend actuellement une initiative, après son accession à la présidence de l’organisation continentale, en vue du règlement du différend frontalier entre l’Erythrée et l’Ethiopie.

Le Guide Kadhafi a précisé dans une déclaration aux médias érythréens, dimanche, avant son départ de l’Erythrée, qu’il a longuement évoqué cette question avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi à Addis- Abeba et avec le président érythréen Assias Afeworki au cours de sa visite en Erythrée.

Il a également précisé que le rôle de l’UA est de régler les problèmes entre les protagonistes par des moyens pacifiques, faisant également part de son espoir que les protagonistes se mettent d’accord entre eux, « que ce soit au Darfour (ouest du Soudan) ou en Somalie ».

Le leader libyen, qui a rappelé la solidité des relations entre la Libye et l’Erythrée, a signalé aussi dans sa déclaration la possibilité pour les deux peuples libyen et érythréen de tirer profit de la création de projets d’investissement communs, étant donné que l’Erythrée est riveraine de la Mer Rouge et représente un pays touristique de renommée internationale.

Mouammar Kadhafi est arrivé, rappelle-t-on, dimanche après-midi à Tripoli, en provenance de l’Erythrée qu’il a visitée après avoir participé au 12ème sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.

24/01/09 (B483) A lire cette semaine dans LOI : L’armée sur le qui-vive dans le nord.

Problème avec la population à Assa Gueyla, ratissage des rebelles afars à la frontière avec l’Erythrée : l’armée djiboutienne est omniprésente dans le nord du pays.

Selon la Lettre de l’Océan indien, l’Armée nationale multiplierait les missions autour de Margoita et de Moussa Ali. Elle traquerait les rebelles du FRUD …

Les tensions entre la population locale et les militaires auraient été particulièrement exacerbées après la mort du berger Hamad Mahamad Youssouf.

L’officier soupçonné de ce « meurtre » avait reconnu les faits. Ce qui lui a valu une promotion au grade de capitaine : les hommes qu’il encadrait ont aussi bénéficié de promotion. (nous avions publié la copie du décret pris à titre exceptionnel …)

18/01/09 (B482) Le Soir de Bruxelles (03/01/09) Le cap Doumeira vaut-il une guerre ? (Info lecteur)

Par Alain
LALLEMAND
Samedi 3 janvier 2009

Djibouti Conflit persistant avec l’Erythrée Un timbre-poste, mais à haute valeur stratégique, a fait 9 morts en 2008. L’Ethiopie va-t-elle s’en mêler ?

L’année 2008 a laissé en héritage un conflit frontalier dans la Corne de l’Afrique qui pourrait bien s’envenimer dans les prochains mois : en huit mois de dialogue, ni le Conseil de sécurité des Nations unies, ni l’Union africaine, ni la Ligue arabe, ni même la France n’ont réussi à faire plier l’Érythrée, laquelle occupe illégalement depuis le 16 avril quelques kilomètres carrés du territoire de Djibouti.

Certes, on ne meurt pas pour un timbre-poste, fût-il rendu célèbre par les récits de Henry de Monfreid. Mais stratégiquement, celui-là compte parmi les plus rares : il s’agit du Ras Doumeira, une petite île et une pointe de terre qui s’enfonce dans la mer Rouge et marque la frontière entre Érythrée et Djibouti. Si Djibouti est déjà un territoire hautement stratégique (c’est notamment le point d’accès de l’Ethiopie à la mer, mais aussi la principale base des forces armées américaines en Afrique), le Ras Doumeira est, lui, le point le plus au nord-est du petit État, et il offre un poste d’observation inégalé sur le Bab el-Mandeb, la porte d’entrée de la mer Rouge.

Le 16 avril, Djibouti s’est rendu compte qu’à cet endroit, des ouvriers venus d’Érythrée, affairés à creuser des tranchées, continuaient leurs travaux de terrassement militaire sur le sol de Djibouti. On parle de la présence de troupes érythréennes, mais à l’époque une reconnaissance effectuée par l’armée française (puissance garante de l’intégrité territoriale de Djibouti) ne permet pas de confirmer la présence de soldats.

Bien que l’Érythrée affirmera rapidement ne pas avoir de revendication territoriale au détriment de Djibouti, le différend sera porté début mai par le président djiboutien Ismail Omar Guelleh devant le Conseil de sécurité des Nations unies, et la Ligue arabe enverra une mission d’information. L’Union africaine est elle aussi saisie. Las, l’Érythrée va simplement nier la violation du territoire djiboutien, et le 10 juin, des échanges de tirs entre les deux armées vont faire 9 morts, 10 blessés graves, 98 blessés légers dans les seuls rangs djiboutiens.

Un véritable front silencieux s’ouvre alors, plus de 2.000 soldats djiboutiens défendant leur république avec l’appui des soldats français qui fourniront jusqu’en octobre dernier une aide logistique, médicale et de renseignement. En octobre, la France poussera le Conseil de sécurité vers l’adoption d’un texte déplorant la violation continue du territoire djiboutien – un texte toujours en travaux en ce moment –, mais sans grand résultat immédiat puisque le 15 décembre, l’Érythrée adressera à Djibouti un ultimatum visant à récupérer des soldats érythréens déserteurs passés dans le camp djiboutien.

Selon un colonel de l’armée djiboutienne cité par l’Agence France-Presse, « presque tous les jours des déserteurs entrent ici. (…) Nous ne pouvons pas les rendre parce que sinon ils seront directement abattus sur place. Ils l’ont déjà fait devant nous. »

Militairement, l’alerte demeure au plus haut côté djiboutien, et l’Érythrée a posté des blindés sur sa frontière. On sait que l’Érythrée est un État mauvais coucheur, déjà englué dans un conflit frontalier important avec l’Ethiopie, et qu’il s’est mis dans son tort en 2008 en faisant obstruction à la Mission des Nations unies en Ethiopie et Érythrée (Minuee), en conséquence dissoute. On sait par ailleurs que l’Érythrée est le pays qui instrumentalise l’islamisme radical en Somalie, hébergeant les leaders exilés les plus radicaux et finançant les milices islamistes shabâbs… lesquels tuent les militaires éthiopiens déployés en Somalie. C’est ce qu’on appelle une « guerre par procuration ».

Or le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie, entamé ce vendredi, entraînera peut-être une nervosité éthiopienne croissante sur sa frontière érythréenne (volonté d’en découdre après la déroute somalienne ?) et par ricochet sur Djibouti. Car Djibouti semble s’être rapproché ces derniers mois de l’Ethiopie.

L’ancien candidat à la présidence de Djibouti, Mohamed Moussa Ali, dit « Tourtour », nous explique qu’il « est des choses que tous les Djiboutiens peuvent constater. Je ne suis pas un ennemi de l’Ethiopie, l’Ethiopie est un peuple frère. Mais on voit l’armée djiboutienne escorter des armes éthiopiennes qui entrent par Galafi (NDLR : village djiboutien frontalier de l’Ethiopie). A la police des frontières, des soldats djiboutiens constatent que de hauts gradés éthiopiens entrent sur notre territoire, avec pour tout document leur carte militaire. Sans passeport, sans visa… »

A croire l’opposant Tourtour, qui plaide pour un équilibre diplomatique djiboutien scrupuleux entre Ethiopie et Érythrée, et défendra cet axe aux présidentielles de 2011, Djibouti n’a pas su tenir le cap d’une stricte neutralité, pourtant nécessaire lorsqu’un micro-Etat se trouve enclavé dans de grands pays. Une gaffe ?

16/01/09 (B482) Le Monde / Conflit Djibouti-Erythrée : Asmara rejette la résolution de l’ONU

L’Erythrée a rejeté la résolution de l’ONU lui demandant de retirer ses troupes d’ici cinq semaines de la zone frontalière disputée avec la République de Djibouti, dans un communiqué reçu vendredi par l’AFP.

« Sous la forte pression de puissances égoïstes, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté contre l’Erythrée une résolution irréfléchie, injuste et inutile », affirme le texte du ministère érythréen des Affaires étrangères.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi la résolution 1862, rédigée par la France et donnant cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière de Ras Doumeira et de l’île de Doumeira, où avait éclaté un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

« Toute étude équilibrée de la situation devrait conduire à la conclusion que cette mesure ne peut pas avoir été motivée par la prise en compte honnête du droit », estime Asmara, soulignant que « l’Erythrée n’a occupé aucun territoire djiboutien ».

L’Erythrée « ne peut évidemment pas accepter une résolution qui lui demande de retirer ses forces de son propre territoire », ajoute le texte.

De son côté, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, « se félicitant de cette résolution », a souligné que si l’Erythrée ne se soumet pas aux exigences du Conseil, elle risque « des sanctions », selon un communiqué de l’Agence djiboutienne d’information (Adi, officielle) transmis vendredi à l’AFP.

« Selon les termes de la résolution, ce n’est pas une demande qui a été adressée à l’Erythrée mais plutôt une exigence. Ceci déjà est une forme de contrainte qui est imposée à ce pays », a ajouté le ministre.

Enfin le ministre djiboutien a estimé que « la non reconnaissance par la partie érythréenne de l’existence d’un conflit frontalier avec Djibouti, est une attitude irresponsable et un comportement qui est nuisible aux intérêts de ce pays, aussi bien sur le plan régional qu’international ».

La tension entre l’Erythrée et Djibouti est très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira (nord de Djibouti), promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge. Les deux pays s’étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le 10 juin, des échanges de tirs avaient eu lieu entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, faisant au moins neuf morts côté djiboutien. L’Erythrée n’avait fourni aucune indication sur ses pertes.

Asmara avait nié toute intention hostile envers son voisin, mais le gouvernement djiboutien avait vu dans cet accrochage une volonté délibérée de l’Erythrée de déstabilisation de toute la Corne de l’Afrique.

La frontière entre les deux pays n’a jamais été très précisément définie en dépit d’accords anciens entre les puissances de l’époque: la France et l’Ethiopie en 1897, la France et l’Italie en 1901. Cependant, la « neutralisation » de l’îlot de Doumeira était acquise.

Aujourd’hui l’îlot est occupé par l’armée érythréenne qui entretient déjà un conflit frontalier avec l’Ethiopie.

15/01/09 (B481) Romandie News avec AFP / L’ONU exige que l’Erythrée se retire de la zone disputée avec Djibouti

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné mercredi cinq semaines à l’Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira, où s’était produit un incident armé avec Djibouti en juin dernier.

Dans sa résolution 1862 rédigée par la France et adoptée à l’unanimité, le Conseil "se félicite que Djibouti ait retiré ses forces afin de revenir au statu quo ante (…) et condamne le refus de l’Erythrée de le faire".

Il "exige de l’Erythrée qu’elle retire ses forces et tout leur matériel sur les positions du statu quo ante", (…) qu’elle reconnaisse l’existence du conflit frontalier avec Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira et qu’elle se prête activement au dialogue afin d’apaiser la tension".

Il exige qu’Asmara se conforme à cette demande "immédiatement et, en tout état de cause, au plus tard dans cinq semaines".

Il "exhorte Djibouti et l’Erythrée à régler d’urgence leur différend frontalier pacifiquement et conformément au droit international, et souligne qu’il incombe au premier chef aux parties d’établir le cadre diplomatique et juridique approprié à cette fin".

Le Conseil de sécurité avait condamné le 12 juin, dans une déclaration, "l’action militaire de l’Erythrée contre Djibouti à Ras Doumeira et dans l’île de Doumeira" à la frontière entre les deux pays.

Cette déclaration, restée lettre morte, appelait les deux parties à s’engager à un cessez-le-feu et les exhortait, "en particulier l’Erythrée", à ramener leurs forces à leurs positions d’avant l’incident.

L’Union africaine (UA) avait elle aussi exigé fin juin le retrait "immédiat et inconditionnel" de l’Erythrée des territoires au nord de la République de Djibouti.

La tension entre l’Erythrée et Djibouti est très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira (nord de Djibouti), promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge. Les deux pays s’étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Le 10 juin, des échanges de tirs avaient eu lieu entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, faisant au moins neuf morts côté djiboutien.

L’Erythrée n’avait fourni aucune indication sur ses pertes.

Asmara avait nié toute velléité hostile envers son voisin, mais le gouvernement djiboutien avait vu dans cet accrochage une volonté délibérée de l’Erythrée de déstabilisation de toute la Corne de l’Afrique.

Une mission d’information de l’ONU a remis en septembre un rapport dans lequel elle affirme que "la situation sur la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, en particulier la militarisation de Doumeira, constitue une menace pour la stabilité et le développement de Djibouti".

La frontière entre les deux pays n’a jamais été très précisément définie en dépit d’accords anciens entre les puissances de l’époque: la France et l’Ethiopie en 1897, la France et l’Italie en 1901. Cependant, la "neutralisation" de l’îlot de Doumeira était acquise.

Aujourd’hui l’îlot est occupé par l’armée érythréenne qui entretient déjà un conflit frontalier avec l’Ethiopie.

L’Erythrée, qui nie l’existence d’un contentieux territorial avec Djibouti, a protesté contre la résolution du Conseil avant même son adoption.

Dans une lettre à la présidence du Conseil, assurée ce mois-ci par la France, son ambassadeur, Araya Desta, réaffirme que "l’Erythrée n’a occupé aucune terre qui appartienne à Djibouti et ne peut accepter une résolution qui demande de retirer ses forces de son propre territoire".

27/11/08 (B475-B) Vanguard (Laos) Djibouti se prépare à reconquérir tragiquement son territoire aux mains des éthiopiens. Bien qu’ayant des forces inférieures, Djibouti a-t-elle une chance de gagner le combat, avec l’aide des ses alliés Américains et Français. Tragically, Djibouti is threatening to resume its border war with Eritrea. (En Anglais – Info lecteur)

In the first place, the « conflict » between the two countries is childish and stupid.

Going to war like they did on June 10 and 11, 2008 was a great disservice to the African people.

The so-called dispute is primarily over a piece of land not more than one hundred metres; that is a land mass the average Olympic sprinter can cover in ten seconds.

The area disputed by these two tiny African countries is, itself, so tiny that you cannot build a buffer zone.

You cannot even erect a tent on the disputed area that can accommodate ten persons.

The temporary demarcation site on top of the Ras Doumeira Hill dividing both armies is so tiny that soldiers on both sides can actually shake hands.

The International Herald Tribune reported that « The distance between the rival armies is shorter than the barrel of a gun. Hundreds of opposing troops are lined up on the border, staring each other down, from just inches away ».

The hill itself is of no known historical, cultural, economic, social or military significance to either country. So why the conflict, and the eagerness to resume a stupid war?

The immediate events that led to the dispute began in January 2008. Eritrean President, Isaias Afwerki, met twice with Djiboutian officials and briefed them from the point on the hill where his country intends to build a demarcation separating both countries.

The point he chose is the Ras Doumeira Hill. Doumeira itself comprises the hill, a hill range and an almost abandoned tiny island.

Both countries had been colonized by Italy and France and both colonialists did not make any demarcation; they merely acknowledge the hill as their boundary. Eritrea and Djibouti acknowledge this, and generally accept that the northern slopes of the hill are part of Eritrea while its southern slopes are in Djibouti.

It is not clear why Eritrea wants to build an identifiable demarcation, but it might not be unconnected with the boundary disputes it had with its neighbours, including Ethiopia, Yemen and Somalia.

It might also show Eritrea’s discomfort with the presence of American and French bases in Djibouti; in fact, less than ten kilometers south of the hill are the « Seven Seas » which is the main American base area.

The Djiboutians have not disputed the Eritrean claims that their president met with some Djibouti officials before beginning work on the demarcation point.

Their official claim is that the Eritreans asked if they could cross the Djiboutian side to get some sand to build a road. « Instead, they occupied a hilltop and started digging trenches ».

Ordinarily, a war between the two countries would have been a no-contest as Djibouti, with its 700,000 populace, cannot take on an Eritrea of five million people backed by a highly disciplined army.

But an African proverb says that with human backing, the dog can kill a monkey. With Djibouti backed by France, Ethiopia and United States, it is not the case of the David Djibouti taking on the Goliath Eritrea, it is more of the French and American goliaths watching to see if Eritrea will try to roll over Djibouti. This is the point; the conflict is not really over a tiny undefined border; it is actually a proxy war in the making.

Both countries are at the mouth of the Red Sea which has strategic military significance for the big powers and is a gateway to oil supplies from the Gulf to most industrialized countries.

But, while Djibouti is open and enjoys a lot of trade, its neighbour, Eritrea, is an enigma to most of the international community. During the cold war, the Eritrean war of independence was the only international conflict I know where the Soviet Union, Cuba, the US and NATO were all on one side; the colonial Ethiopian side, while Eritrea was abandoned.

The reason for this strange alliance was that the Eritrean Peoples Liberation Front (EPLF), which led the anti-colonial war, was a Marxist group, and the US, its allies and almost all the Arab States did not want revolutionaries take over Eritrea.

On the other hand, Ethiopia, that had annexed Eritrea, was under Colonel Mengistu Haile Marian who was running a Marxist regime.

The logic of the Soviets and Cubans seemed to be that it was better to have a unified Ethiopia with Eritrea as a province under Mengistu than have a small Eritrea which can be crushed by US, if it became an independent nation.

The Eritreans fought their war of independence from 1961 to 1991 when it militarily defeated Ethiopia. Since then, it had fought border wars with Ethiopia which claimed 100,000 lives and Yemen – over the Hamish Islands.

It is also accused as being the main backer of Islamic Court forces (the Alliance for the Re-liberation of Somalia) in Somalia who are fighting the Ethiopian-backed Somalia Transitional Federal Government (TFG).

With these conflicts, and many not understanding the Eritreans, Djibouti President, Ismail Omar Guelleh, and his international backers have sought to portray Eritreans as crazy war mongers. On the other hand, Eritrea believes that Djibouti is merely being used as proxy.

The international mediators, including the UN Security Council, have made little effort to conceal their bias against Eritrea.

The 1897 treaty between Ethiopia and France in which the former recognized the Ras Doumeria hill and area as French, will not be of much help. Ethiopia did not, and does not, own Eritrea, so it cannot give what it does not have

The solution is not technical or legal, it is political; how to get both sides to agree on a consensus while, in the process, keeping away the international hawks who may benefit from Djibouti-Eritrea war. This process can be midwived by the African Union.

14/11/08 (B473-B) France 24 – Bruit de bottes dans la Corne de l’Afrique (Article recommandé)

Depuis le départ, en juillet dernier, de la Minuee, la force d’interposition de l’ONU à la frontière entre l’Éthiopie et l’Érythrée, les armées des deux pays semblent prêtes à s’affronter. Une fois de plus.

Reportages Jeudi 13 novembre 2008
Par FRANCE 24

Chaque matin à l’aube des soldats éthiopiens inspectent la route qui relie la ville de Badmé au reste du pays. Les militaires craignent que des commandos envoyés par l’Erythrée voisine aient pu miner la voie.

Le risque est bien réel : il y a quelques semaines trois civils sont morts dans l’explosion de l’une de ces mines antichar. Depuis le départ, en juillet dernier, de la Minuee, la force locale d’interposition de l’ONU, les armées éthiopienne et érythréenne se défient. Une nouvelle fois.

Le souvenir de la guerre de 1998-2000, qui a fait plus de 80 000 morts, hante encore les esprits des deux côtes de la frontière. Checkpoints, barrages, fouille méthodique des véhicules… Bien que la nouvelle délimitation internationale décidée par une commission d’arbitrage de l’ONU ait redonné Badmé à l’Erythrée, l’armée éthiopienne y reste omniprésente.

"Ceux de l’autre côté"

Au dessus de la petite ville c’est bien le drapeau éthiopien qui flotte. Pour les autorités locales, l’hypothèse d’une annexion à l’Erythrée n’est tout simplement pas envisageable. "De tout temps, Badmé a été éthiopienne ! revendique Tilahun Guebremedhin, président du Conseil du district de la ville. Badmé revêt une importance particulière aux yeux des Ethiopiens : elle est le symbole de l’intégrité de notre pays ! Je préfère mourir que de voir un morceau de notre pays accaparé par ceux de l’autre côté !" Les plaies de la guerre et de l’occupation érythréenne sont encore fraîches dans la mémoire des habitants de cette ville disputée.

Nombreux sont ceux qui ont perdu un parent ou un proche lors de l’offensive surprise des troupes d’Asmara en 1998. Aussi craint-on une reprise des combats, même si on affiche son soutien à l’armée. "Bien sûr que je suis inquiète, affirme Mamite Guebresarkan, agricultrice. Leurs soldats mènent régulièrement des opérations d’infiltration ici. Mais quoi qu’il arrive nous resterons ici : c’est notre terre, notre pays. Victorieux ou non, nous vivrons et mourrons ici !"

Même détermination du côté de Negussa Gubreselassie, fermier et membre d’une milice éthiopienne : "Nous nous attendons toujours à ce que la guerre recommence. Ma femme a été blessée par des balles tirées par des soldats érythréens… Elle a beaucoup souffert et il a été très difficile de la soigner…"

Mission impossible pour l’ONU

Voila plus de six mois que la Minuee a pris fin. Avec, d’un côté, l’Erythrée qui imposait des restrictions toujours plus nombreuses aux opérations des casques bleus et, de l’autre, l’Ethiopie qui, malgré ses engagements, a toujours refusé de reconnaître le tracé des nouvelles frontières, il était devenu impossible pour la mission locale de l’ONU d’exécuter son mandat. Badmé qui compte aujourd’hui moins de 4 000 habitants, contre 10 000 avant la guerre, se résigne à devoir revivre la guerre.

"Si l’on peut régler le problème frontalier de manière pacifique c’est bien, mais sinon je suis prête à aller soutenir nos troupes sur la ligne de front ! lance Letay Kidane, commerçante. Les esprits se préparent au combat, une division entière de l’armée éthiopienne a pris place sur une colline fortifiée en bordure de ville. Et à quelques kilomètres de là, dans les rangs de l’armée érythréenne, l’attente est similaire…