05/06/02 Contrairement aux envolées lyriques de l’ADI et de La Nation et aux fausses affirmations en tout genre, IOG se moque complètement du sport et de la jeunesse.

L’ADI et la Nation
ne manque pas une parution pour faire l’éloge du sport, des sportifs
et de l’action gouvernementale dans ce domaine.

C’est affligeant !
Prenez par exemple cet article paru dans Le Monde du 28 mai 2002. Djibouti
n’aura même pas le droit de voter pour l’élection du Président
de la FIFA, en raison de l’activité jugée inexistante ou
déficiente de sa fédération nationale. Il n’y a rien
à ajouter !!!

A la lumière
de cette confirmation on comprend encore mieux à la fois l’importance
et l’opportunité de l’action que mène actuellement le GED
afin de solliciter des aides internationales en faveur du sport à
Djibouti. Parce qu’IOG et ses sbires, s’en foutent éperdument
!! Comme d’ailleurs de l’Éducation ou de la Santé et plus
généralement du sort de tous les jeunes !

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Deux candidats
pour un poste prestigieux –

(Extrait du Monde)
L’élection
du président de la Fédération internationale de Football
Association (FIFA) interviendra mercredi 29 mai, à Séoul
(Corée du Sud), lors d’un congrès ordinaire qui suivra un
congrès extraordinaire, convoqué la veille à la demande
de 44 de ses membres, pour débattre des accusations de gestion
financière déficiente qui agitent l’organisation.

La FIFA regroupe 204
fédérations ou associations nationales de football, un nombre
supérieur à celui des États reconnus (le Royaume-Uni
compte ainsi quatre fédérations pour l’Angleterre, le pays
de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord). Sont membres de droit
les présidents des fédérations ou leur représentant
(le président de la Fédération française,
Claude Simonet, a ainsi cédé sa place à Michel Platini
pour ce congrès).

L’élection
du président a lieu tous les quatre ans.

Chaque
pays dispose d’une voix. Pour le scrutin de mercredi, cinq petites fédérations,
dont l’activité est jugée inexistante ou déficiente
– Afghanistan, Djibouti, Niger, Cap-Vert et l’île de Turks et Caïman-
n’auront pas droit de vote.

La présence
des représentants de la Corée du Nord et du Kenya n’était
pas assurée lundi 27 mai. Le nombre des votants devrait donc être
de 197 à 199, la majorité requise pour être élu
se situant à 99 ou 100 voix.

Deux candidats sont
en compétition.

L’actuel président
élu en 1998, le Suisse Joseph Blatter, 66 ans, et le Camerounais
Issa Hayatou, 55 ans, président de la Confédération
africaine et vice-président de la FIFA.

ARTICLE PARU DANS
L’EDITION DU MONDE du 28.05.02

16/05/2000 – L’enquête sur l’affaire Borrel est minée par la suspicion ( Extrait Le Monde, http://www.tout.lemonde.fr/ )

Près de cinq ans après la mort du juge français à Djibouti en 1995, sa veuve accuse les magistrats instructeurs de négliger la thèse de l’assassinat pour privilégier celle du suicide.

L’enquête sur la mort étrange du juge Bernard Borrel, à Djibouti en 1995, tourne au conflit entre les deux juges d’instruction chargés du dossier et la veuve du magistrat. Celle-ci reproche aux juges Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini de négliger la thèse de l’assassinat pour privilégier celle du suicide. Selon elle, l’éventuel assassinat de Bernard Borrel pourrait être lié à son rôle lors de l’instruction d’un attentat commis à Djibouti en 1990.
Les juges, eux, ont complété une enquête initiale très mal menée en se rendant à Djibouti avec la directrice de l’institut médico-légal de Paris. Son rapport, controversé lui aussi par Mme Borrel, ne laisse guère de place à l’hypothèse criminelle. La polémique s’est également nourrie de deux témoignages contestés sur le rôle éventuel de la présidence djiboutienne dans cette affaire minée par la suspicion.

Mis à jour le lundi 15 mai 2000

ASSASSINAT ou suicide ? Voilà bientôt cinq ans que « l’affaire Borrel » – du nom d’un juge français mort dans des conditions étranges, le 18 octobre 1995, à Djibouti – se heurte à cette question. La première hypothèse, celle de l’assassinat, est défendue avec obstination par sa veuve, elle-même magistrate à Toulouse. La seconde, celle du suicide, emporte, pour l’instant, la conviction des enquêteurs. Le fossé est tel, entre ces deux certitudes, qu’un climat de suspicion s’est développé, au point de gangréner un dossier complexe.

Toute à son combat, Mme Borrel reproche en effet aux juges Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, ainsi qu’aux autres intervenants (policiers, experts…) de vouloir « étouffer » ce qu’elle qualifie, sans preuve, d’ « affaire d’Etat » impliquant les autorités djiboutiennes. Les deux magistrats, sans jamais polémiquer, lui opposent ce qui constitue, à leurs yeux, la réalité des faits : son mari, dont le corps calciné avait été retrouvé au bas d’un ravin, se serait donné la mort par le feu. Toujours selon les enquêteurs, ce magistrat détaché à Djibouti en tant que conseiller technique du ministre local de la justice, était profondément déprimé ; ce que conteste Mme Borrel. Au mois de mars, les juges se sont rendus pour la deuxième fois sur place. Des policiers et un représentant du parquet les accompagnaient, de même que la directrice de l’Institut médico-légal de Paris, Dominique Lecomte, conviée à titre d’expert. Le rapport de cette dernière développe un scénario qui ne laisse guère de place à l’hypothèse criminelle.

A l’approche du ravin, dans l’obscurité du début de soirée, Bernard Borrel se serait agenouillé, en tenant au-dessus de sa tête un bidon d’essence acheté dans une station-service. Après avoir déversé une partie du contenu sur sa tête et sur son buste, il serait descendu jusqu’à une sorte de palier.
Là, il aurait allumé son briquet et se serait transformé en torche humaine, dévalant le ravin « dans une fuite instinctive douloureuse, aveuglé du fait des brûlures du visage et des yeux ». Plus bas, il se serait blotti entre deux pierres, « en position recroquevillée de souffrance pré-mortem ». L’agonie aurait duré plusieurs heures.

« AVANCER UN SCÉNARIO »

Mme Borrel s’insurge contre ce récit : « Un expert médico-légal n’est pas là pour avancer un scénario mais pour déterminer les causes de la mort ! Or, comme Mme Lecomte ne peut pas le faire, elle déforme tous les éléments pour étayer sa thèse, qui est celle des juges. De plus, elle se trompe dans les dates. » Mme Borrel lui reproche en outre de négliger le travail d’un autre spécialiste, sollicité à titre privé, fin 1997. Celui-ci, le professeur Lazarini, avait en effet écarté le suicide par immolation. L’absence de suie dans les bronches l’avait conduit à « rejeter la notion de carbonisation s’étant produite du vivant du sujet ». A en croire M. Lazarini, M. Borrel était déjà mort au moment où son corps a brûlé.

Mme Lecomte repousse ces conclusions. Forte du témoignage d’un médecin de Djibouti et surtout de photos recueillies sur place, elle s’en tient à la thèse d’un « oedème pulmonaire » dû à l’inhalation de vapeurs d’essence. Une rencontre entre cet expert et Mme Borrel a donné lieu à divers accrochages, le 2 mai, en présence du juge Moracchini.
L’expertise est également contestée par le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), partie civile au même titre que les autres organisations professionnelles (APM, USM). « J’ai l’impression que l’on enquête que dans un sens, regrette Anne Crenier, présidente du SM. Les juges ont demandé à Mme Lecomte de valider le suicide sans envisager une autre hypothèse. »

Les points de friction sont si nombreux entre Mme Borrel et les juges que le dossier semble à jamais miné par le doute. Cette dérive s’explique en partie par les errements de l’enquête initiale, menée en 1995, à Djibouti : autopsie non effectuée ; disparition du dossier médical et des radios… Les juges, dont les avocats cherchent à obtenir le dessaisissement, ne sont pas responsables de ces négligences puisqu’ils n’étaient pas encore saisis. Ils en paient malgré tout les conséquences.

Le dossier est d’autant plus complexe que d’étonnants témoins sortent de l’ombre. Le premier a été Mohamed Saleh Alhoumekani, un ancien membre du service de sécurité du palais présidentiel de Djibouti ( Le Monde du 14 janvier). Cet homme met en cause l’actuel président, Ismaïl Omar Guelleh, qui, au moment des faits, dirigeait le cabinet du chef de l’Etat de l’époque. M. Alhoummekani affirme avoir assisté, le 19 octobre 1995, dans les jardins du palais, à une discussion entre cinq personnes, dont M. Guelleh, évoquant le meurtre du « juge fouineur ».

A Djibouti, où les magistrats parisiens ont entendu une trentaine de personnes, rien n’a permis d’établir que M. Alhoumekani disait la vérité. Les enquêteurs ont au contraire recueilli de nombreux éléments prouvant, selon eux, qu’une telle discussion n’avait pu avoir lieu. De plus, des proches du témoin ont douté de sa sincérité.

Pourquoi aurait-il menti ? Policiers et magistrats soupçonnent une manoeuvre de l’opposition locale. L’hypothèse d’un « montage », destiné à nuire à la présidence, a été évoquée sur procès-verbal, le 6 mars, par un ancien responsable de la garde présidentielle, qui a dit tenir cette information du témoin lui-même, sans que cela puisse être prouvé. « Les investigations des juges ont confirmé qu’Alhoumekani racontait n’importe quoi », assure Me Francis Szpiner, l’avocat du président Guelleh. Selon Me Szpiner, « les enquêteurs français ont eu toutes les facilités pour travailler sur place », ce qui nous a été confirmé de bonne source.

Plus récemment, un second Djiboutien a néanmoins assuré avoir assisté à une autre conversation troublante. Cet homme affirme avoir surpris une discussion, en 1996, à l’ambassade de Djibouti au Yémen, au cours de laquelle le « meurtre » du juge aurait été évoqué. Ce témoin, que les magistrats n’ont pas encore entendu, s’est exprimé sur TF1, vendredi 12 mai. Me Szpiner voit là une nouvelle « manipulation grossière ».

Mme Borrel reste malgré tout persuadée que son mari a été « assassiné » parce qu’il « dérangeait ». A l’entendre, sa mort pourrait être liée à l’attentat commis en 1990 contre le Café de Paris à Djibouti (un mort, quatorze blessés,). Mme Borrel assure que son mari avait aidé le juge chargé de l’enquête, M. Le Loire. Celui-ci rétorque que M. Borrel n’avait qu’une fonction administrative, et non judiciaire, à Djibouti, ce qui semble effectivement avoir été le cas. Dans l’attente d’un éventuel dessaisissement des magistrats instructeurs ou d’une clôture de l’instruction, l’heure est plus que jamais au conflit entre les deux parties.

Philippe Broussard dans Le Monde

16/05/2000 – Une mise en cause de la présidence djiboutienne (« Le Monde »)

Lors de l’émission « Sans aucun doute », vendredi 12 mai, sur TF 1, l’un des avocats de Mme Borrel, Me Olivier Morice, a mis en cause la présidence djiboutienne. Me Morice a affirmé détenir une note rédigée, d’après lui, par les services de renseignement français (DGSE) en 1991 au sujet de l’actuel chef de l’Etat djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh. Une annexe de ce document présente M. Guelleh comme l’éventuel commanditaire d’un attentat commis en 1990, à Djibouti, contre le Café de Paris. Cette affaire pourrait être à l’origine, toujours selon la partie civile, de la mort du juge Borrel en 1995.

S’indignant de la diffusion de ces documents non signés et non authentifiés, Me Francis Szpiner, défenseur de la présidence, nous a déclaré : « Tout cela est scandaleux, ce sont des faux grossiers, nous assistons à une fuite en avant de la partie civile dont l’attitude vis-à-vis des juges est particulièrement lâche. » Me Szpiner rappelle que les auteurs de l’attentat ont été jugés et condamnés par la justice française.

Le Monde daté du mardi 16 mai 2000

12/02/2000 – Aff. BORREL: Le procureur de la République de Paris  » n’envisage pas  » de dessaisir les deux juges enquêtant sur la mort de Bernard Borrel Extrait LE MONDE / 12 Février 2000 / Page 11

Le procureur de la République de Paris  » n’envisage pas  » d’engager une procédure visant à dessaisir les deux juges enquêtant sur la mort de Bernard Borrel, magistrat français mort à Djibouti en 1995.  » Aucun élément objectif ne vient entacher de partialité et de déloyauté cette difficile et délicate enquête « , écrit Jean- Pierre Dintilhac, dans un courrier adressé, mercredi 9 février, aux avocats de la veuve du magistrat. Dénonçant la conduite de l’instruction, Mes Olivier Morice et Laurent de Caunes avaient déposé, jeudi 3 février, une demande de dessaisissement des juges Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini ( Le Monde du 5 février).

05/02/2000 – 5 500 soldats français participent à des manoeuvres dans le Golfe (Extrait LE MONDE)

5 500 militaires français participent, tout ou partie, à une série d’exercices interarmées dans le Golfe, entre le 31 janvier et le 17 février, avec, selon la manoeuvre concernée, les forces émiraties, koweïtiennes, omanaises et qataries. Les unités françaises déploieront, venues de France et de Djibouti, des blindés (notamment des chars Leclerc), des batteries de 155, des hélicoptères, des avions de combat Mirage 2000, des frégates, un sous-marin nucléaire d’attaque et le porte-avions Foch.

Depuis 1996, date du début des premiers exercices dans la région, cet ensemble de manoeuvres binationales, baptisé  » Golfe 2000 « , est le plus important jamais organisé par la France. Des accords de défense lient la France à la plupart de ces pays, notamment Qatar et les Emirats arabes unis, qui ont intégré un bataillon dans le contingent français au Kosovo. – (AFP. )

27/01/2000 – DISPARITION de Jean-Claude Izzo, Écrivain militant et voyageur. Il avait séjourné à Djibouti et en Éthiopie.

Écrivain militant et voyageur »L’ECRIVAIN Jean-Claude Izzo est mort, mercredi 26 janvier, à Marseille. Né en 1945 dans la cité phocéenne, fils d’un barman italien et d’une couturière espagnole, Jean-Claude Izzo est muni d’un CAP d’ajusteur-tourneur-fraiseur lorsqu’il devance l’appel pour effectuer son service militaire à Djibouti, afin de  » voir la mer Rouge et la maison de Rimbaud « . Démobilisé, il rôde un an en Éthiopie. …  »

Extrait LE MONDE / 27 Janvier 2000 / Page 27

13/01/2000 – (LE MONDE) Un témoin met en cause le président de la République de Djibouti (I.O. GUELLEH)dans la mort du juge français Bernard Borrel

L’ENQUÊTE sur la mort mystérieuse du juge Bernard Borrel, le 18 octobre 1995 à Djibouti, a peut-être pris un tournant capital ( Le Monde daté
8-9 juin 1997). Plus de quatre ans après la découverte, dans un ravin, du corps calciné de ce magistrat français, alors conseiller auprès du
ministre de la justice de Djibouti, un témoignage essentiel vient remettre en cause la thèse du suicide, jusqu’ici privilégiée par l’instruction. Rendu public par Le Figaro dans son édition du
11 janvier, ce témoignage vient renforcer la conviction d’Elisabeth Borrel que son mari a été assassiné.

Voilà quatre ans que cette femme, magistrate elle aussi, refuse de croire au suicide de son mari. Quatre ans qu’elle dénonce les  » intérêts
politiques  » qui ont concouru à  » étouffer le dossier « . Seule, elle a imposé l’ouverture d’une information judiciaire pour  » assassinat « .
Toujours seule, elle a obtenu que soit pratiquée, dix-huit mois après les faits, une autopsie. Elle et son avocat, Me Olivier Morice, reprennent aujourd’hui espoir. Car l’arrivée de ce nouveau témoin
pourrait bien transformer ce fait divers en affaire d’Etat.

L’homme se nomme Mohamed Saleh Alhoumekani. Agé de trente-six ans, il vit actuellement en Belgique, où il a demandé l’asile politique il y a quinze mois. Marié et père de trois enfants, il affirme craindre pour sa sécurité  » et surtout celle de [sa] famille restée au pays « , précise-t-il. Son témoignage il est vrai met en cause rien moins que l’actuel président de la république de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh.

REGISTRES DISPARUS

Le 19 octobre 1995, M. Guelleh n’est encore que
chef de cabinet du président de l’époque, Hassan Gouled Aptidon. Mais déjà, il affiche des ambitions de premier rang. Mohamed Alhoumekani le
connaît bien. Lieutenant d’infanterie affecté à la garde présidentielle,il assure la fonction de chef adjoint de la sécurité du palais.  » Ce
jour-là, vers 14 heures, deux 4 × 4 sont entrés à la présidence. Cinq hommes en sont descendus, accueillis par Omar Guelleh.  » Il reconnaît
immédiatement Hassan Saïd, chef des services secrets, et le colonel Ahmed Mahdi, chef de corps de la gendarmerie nationale. Deux autres personnes,  » des étrangers  » dont il ne veut rien dire, les
accompagnent. Le cinquième homme lui est également familier : Awalleh Guelleh a été son instructeur à l’école militaire, huit ans auparavant.
Mais ce 19 octobre 1995, il réside officiellement… en prison. Mis en cause dans l’attentat du Café de Paris, dans lequel un Français a été tué en 1990, il sera condamné par contumace, en novembre 1998, à Paris, à la réclusion criminelle à perpétuité. C’est pourtant bien lui, assure M. Alhoumekani, qui s’adresse, cet après-midi là – soit tout juste
douze heures après la mort de Bernard Borrel – au futur président.

La conversation, telle que la relate le jeune lieutenant, est rapide.
 » Ça y est, le juge fouineur est mort « , dit le terroriste. Le chef de cabinet s’interroge :  » Le travail a été bien fait ?  » Cette fois, c’est
un des deux étrangers qui répond :  » Il n’y a aucune trace mais il faut demander au colonel de récupérer la main-courante.  »  » C’est fait « ,
aurait dit le colonel Mahdi. De quoi expliquer la disparition de ces registres tenus par la police aux points de contrôle routiers entre Djibouti et le lieu de la découverte du corps du magistrat.

PROCHAINE AUDITION

Cet échange verbal apporte un éclairage nouveau sur
un dossier particulièrement obscur. Autopsie non effectuée, disparition de la fameuse main-courante, disparition du dossier médical du juge : de
nombreuses pièces manquaient au puzzle judiciaire. D’autres peinaient à trouver leur place. Comme cette expertise, réalisée fin 1997 par le professeur Lazarini, expert honoraire près la Cour de cassation et spécialiste de médecine légale. Constatant l’absence de suie dans les bronches, il invitait à  » rejeter la notion de carbonisation s’étant
produite du vivant du sujet  » et à écarter la thèse du suicide par immolation défendue par les autorités djiboutiennes et françaises.

Ce rapport n’a toutefois pas convaincu les juges parisiens Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini, qui instruisent la plainte pour  » assassinat  » déposée par Elisabeth Borrel. Leur déplacement à
Djibouti, en mars 1999, en compagnie de deux policiers, est venu étayer la thèse du suicide. Dans leur rapport de synthèse, du 21 novembre 1999,
les deux enquêteurs de la brigade criminelle concluaient :  » Sauf à envisager l’existence d’un vaste complot politico-judiciaire impliquant
dissimulation d’éléments d’enquête par les premiers intervenants, procès-verbaux volontairement erronés, examens médicaux orientés et conspiration généralisée du silence, l’hypothèse de l’assassinat ne
peut, à ce jour, être sérieusement retenue. « 

Du moins devra-t-elle être sérieusement envisagée. Mercredi, on indiquait, de source judiciaire, que les magistrats instructeurs souhaitaient  » entendre prochainement  » ce nouveau témoin. L’ambassade
de Djibouti a dénoncé, de son côté,  » le témoignage d’un individu instable  » et y décèle  » les mains de certains milieux français animés par une hostilité constante à la stabilité et à la paix en République de Djibouti « .

Nathaniel Herzberg

Le Monde daté du vendredi 14 janvier 2000

14/12/1999 – INDONESIE: les soixante-dix derniers prisonniers politiques ont été libérés. Un exemple pour Djibouti (Source Le Monde daté 14/12/1999) ?

Les soixante-dix derniers prisonniers est-timorais emprisonnés en Indonésie ont bénéficié, en fin de semaine, d’une remise en liberté dans le cadre d’une amnistie présidentielle.

Note de l’ARDHD : un exemple pour Djibouti ?