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03/05/2013 (Brève 141) Djibouti : peut mieux faire !!! Selon le classement mondial 2013 de la liberté de la presse, publié par RSF, Djibouti n’arrive encore qu’en 13ème position, mais il gagne 8 places par rapport au classement 2011-2012

Lien avec le site de RSF

Selon le classement mondial 2013 de la liberté de la presse, qui a été publié
ce matin par RSF, Djibouti est classé en 13ème position sur 179 pays classés. C’est un progrès certain à mettre au crédit de Guelleh et de son régime dictatorial et sanguinaire, puisque l’année dernière, il était classé 21ème !

Encore un effort Monsieur Guelleh ! Bientôt Djibouti pourra figurer parmi les 10 premiers pays les plus lliberticides de la planète. Rappelons que le champion cette année est toujours l’Erythrée. Pour se hisser sur les plus hautes marches du podium, IOG devra interdire sans exception, toutes les publications même « clandestines » et multiplier les emprisonnements de journalistes. A noter qu’il est sur la bonne voie dans ces domaines.

L’équipe de l’ARDHD tient à saluer comme il se doit, ce nouveau recul des libertés à Djibouti et les efforts constants du régime djiboutien pour anéantir toutes les formes d’expression et de contestation de l’arbitraire, de l’injustice et des violations quotidiennes des Droits humains, sous le regard placide (et parfois attendri ??) des différents Ambassadeurs en poste et des forces militaires pré-positionnées sur le territoire

      Classement annuel
Les plus
liberticides
  cote 2013 Evolution 2011-2012
1 Érythrée 84,83 179 0 179
2 Corée du Nord 83,90 178 0 178
3 Turkménistan 79,14 177 0 177
4 Syrie 78,53 176 0 176
5 Somalie 73,59 175 -11 164
6 Iran 73,40 174 +1 175
7 Chine 73,07 173 +1 174
8 Vietnam 71,78 172 0 172
9 Cuba 71,64 171 -4 167
10 Soudan 70,06 170 0 170
11 Yémen 69,22 169 +2 171
12 Laos 67,99 168 -3 165
13 Djibouti 67,40 167 -8 159

11/04/02 Appel de LDDH pour la réouverture de la frontière avec le SOMALILAND

Le Président

NOTE D’INFORMATION

DU 10 AVRIL 2002

LA
FRONTIERE DE DJIBOUTI AVEC LE SOMALILAND EST
ET RESTE TOUJOURS FERME PAR DETOURNEMENT DU
POSTE DE FRONTIERE.

LES
VOYAGEURS PAR LA VOIE ROUTIERE DOIVENT MARCHER DANS LE NO-MAN’S
LAND D’UN POSTE DE FRONTIERE A L’AUTRE SUR UNE DISTANCE DE
HUIT (8) KM ( sac et valise au dos et les bébés
dans les bras).

IL
FAUT LE FAIRE CES HUIT KILOMETRES A PIEDS ! CES 8 KM DE MARCHE
FORCEE !

LES
GRANDES VACANCES S’APPROCHENT.

LES
VACANCIERS DJIBOUTIENS ET DJIBOUTIENNES VERS LE
SUD DOIVENT-ILS, DOIVENT-ELLES D’ORES ET DEJA SE PREPARER,
S’ENTRAINER A REALISER, A EFFECTUER DES MARCHES FORCEES SUR
8 KM AVEC UN SAC A DOS DE 50 KILOS ?

Cette
politique absurde continue à paralyser non seulement
les relations de bon voisinage entre la République
de Djibouti et nos frères du Somaliland, mais aussi,
les relations économiques et financières entre
nos deux pays, les relations humaines entre nos deux peuples.


En effet, depuis pratiquement un an, depuis que quelques cartons
de cigarettes ont été brûlés à
Berbera, depuis rien ne va plus entre les deux Présidents,
malgré des Communiqués de Presse sur la réouverture
des frontières, sur le rétablissement des relations,
sur la création d’une Commission de surveillance du
" bon voisinage ". RIEN NE VA PLUS !


C’est toujours le blocage des relations économiques
et les échanges commerciales, c’est toujours le blocage
de la circulation routière entre ces deux pays frères.
C’est toujours le blocage des Droits d’Aller et Venir, le
blocage des Droits de la Circulation des Biens et des Personnes.

Ce blocage
est imposé par la partie djiboutienne, qui a unilatéralement
décidé, sans aucun texte juridique officiel,
de transférer son poste de frontière de Loyada
vers Dheggo Dameer à huit kilomètres à
l’ouest de Loyada.

En principe
les postes de frontières se trouvent de part et d’autre
de la frontière et se regardent. Il suffit aux passagers
de traverser la frontière pour avoir devant eux l’autre
poste de frontière.

Mais avec
les artifices de notre diplomatie les passagers routiers doivent
changer de véhicule, et pour ce faire doivent obligatoirement
effectuer à pieds et bagages en mains le trajet de
huit kilomètres pour rejoindre l’autre véhicule
de l’autre côté de la frontière.

Il est
interdit, voir dangereux de franchir la frontière et
les passagers sont obligés de suivre une piste dans
le No-Man’s Land pour atteindre l’autre poste de frontière.

Certes,
il est normal de comprendre la révolte de l’important
commerçant djiboutien et de ses amis politiques contre
cette mesure sans nom, qui a consisté a brûlé
sans raison profonde des cartons de cigarettes d’une valeur
de 3 à 4 millions de dollars.

Certes,
il est difficile de comprendre la réaction extrême
du Gouvernement Djiboutien, réaction supérieure
à la Déclaration de Guerre, réaction
non prévue par les Textes Juridiques, non prévue
par la Constitution.

Certes,
il est urgent de se demander, de savoir à combien se
chiffre les pertes en dollars sur le transit des marchandises
vers le Somaliland, les pertes sur les opérations bancaires,
les pertes sur les opérations portuaires, sur toutes
les autres opérations et échanges, depuis la
fermeture des Frontières entre Djibouti et le Somaliland
?

Faut-il
retenir le chiffre de 100 Millions de Dollars US par an, pour
mieux cerner l’importance du volume des chiffres d’Affaires,
qui avaient été réalisés, souvent
par des commerçants de la place, chiffres d’affaires
directement non imposables car en transit, mais indirectement
imposables par les impôts sur les bénéfices
?

Est-ce
vrai, que le Port de Djibouti ne pourra pas fournir les pertes
consécutives à la fermeture des frontières
du Sud, car l’Autorité portuaire de DUBAI n’est pas
autorisée à donner ces chiffres, encore moins
à divulguer ses bénéfices : alors comment
le Service des Impôts fixe-t-il le montant des impôts
sur les bénéfices de cette Autorité Portuaire
?

Est-ce
vrai, qu’une Société Multinationale, en l’occurrence,
la Mobil Oil a vue ses portes fermées par les Forces
Armées ?

A combien
se chiffre les dettes de la Mobil Oil et les dettes de l’Etat
de Djibouti : entre 190 à 390 MILLIONS de Francs Djibouti.

Ce "
bras de fer " résulte-il du refus des opérations
de compensations ?

Une chose
est sûr : le Gouvernement Djiboutien fonce, souvent,
trop rapidement sur les violations, tant à l’intérieur
qu’aux frontières, fonce trop rapidement sur les violations
des droits d’Aller et Venir, des Droits sur la Circulation
des Biens et des Personnes, sur les Droits de la Liberté
du Commerce Intérieur et Internationale !

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) lance un Appel pressant
aux membres du Gouvernement pour qu’ils respectent les Droits
fondamentaux d’Aller et Venir, de la libre Circulation des
Biens et des Personnes, du libre commerce nationale, régionale,
et internationale.

11/04/02 Communiqué : Appel des 40 internationaux du Moukata’a (depuis la résidence du Président Arafat)

Nous sommes
plusieurs centaines d’internationaux engagés dans une
campagne civile pour la protection du peuple palestinien présents
en Palestine, à Ramallah, dans le palais présidentiel,
dans les hôpitaux, à Jérusalem-Est et
dans les camps de réfugiés de Bethléem
et de Gaza.

Nous voulons
depuis notre arrivée protéger le peuple palestinien
contre les massacres commis sous nos fenêtres par les
forces d’occupation israéliennes : bombardements des
villes, des camps, des hôpitaux, des habitations et
des infrastructures, rupture totale en approvisionnement en
eau, en nourriture, en médicaments, exécutions
sommaires de civils et de résistants, arrestations
massives et arbitraires, attaques systématiques des
ambulances, du personnel médical et des lieux de culte,
exclusion des journalistes et des observateurs des zones occupées
et ceci très souvent par la force.

Face à
la faillite des Etats et des institutions internationales
nous appelons les centaines de milliers et les millions de
personnes qui se mobilisent dans le monde entier à
faire le siège de toutes les représentations
israéliennes ainsi que celles des instances
internationales concernées et des gouvernements jusqu’à
:

1 – la
fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens
;
2 – l’application immédiate de toutes les résolutions
des Nations Unies
et de la 4ème convention de Genève ;
3 – la mise en place d’une force internationale de protection
du peuple
palestinien.

Nous appelons
les citoyens et citoyennes israéliens à manifester
contre la politique criminelle de leur gouvernement.

Nous appelons
chacun et chacune dans le monde entier à venir, ici
et maintenant, en Palestine, pour participer aux actions de
protection du peuple palestinien jusqu’à sa libération.

La résistance
à l’occupation et à l’oppression est un droit
et un devoir universel.

Signature
:
Les 40 citoyens internationaux présents en solidarité

dans la résidence du président Arafat.

*
texte transmis par téléphone le vendredi 5 avril
à 16 heures, après la
visite de l’émissaire américain, le général
Zinni, au président ARAFAT.
Les internationaux ont remis à M. Zinni une lettre
dans ce sens.

11/04/02 Communiqué de SURVIE concernant l’attitude de la France à Madagascar et au Congo.La politique du pire ?

Paris,
le 10 avril 2002

C O M M U N I Q U E de SURVIE

MADAGASCAR – la France a-t-elle définitivement
choisi son camp : le pire ?

Pourquoi craint-on Monsieur Ravalomanana ?

Le
peuple malgache a prié Monsieur Ratsiraka de laisser
la place au suivant. Monsieur Ratsiraka prend tous les risques
pour se maintenir au pouvoir. Selon de nombreuses sources
malgaches, il serait à l’origine d’une opération
visant à dynamiter le barrage d’Antelomita, à
faire sauter les cuves du dépôt de carburants
d’Alarobia, ou à faire s’évader les détenus
de droit commun de la prison d’Antanimora. Des armes et des
mercenaires arriveraient dans l’Ile de Madagascar pour soutenir
les ambitions de celui que le peuple malgache a clairement
rejeté.

Celui à qui les Malgaches souhaitent confier la présidence
de leur pays (en tout cas dans l’immédiat, il semble
que les Malgaches aient pour projet de décider périodiquement
de qui doit les gouverner en passant par les urnes !) tente
de faire face à la situation.

La France pourrait se rendre utile à Madagascar en
reconnaissant l’effectivité, la légitimité,
la nécessité de l’autorité de celui que
le peuple a choisi. Elle pourrait entraîner l’Union
Européenne dans ce sens. Elle ne le fait pas. Pourquoi
? Quels "intérêts" l’en "empêche"
? Nous exhortons la France à un comportement honorable,
c’est le moins qu’elle doit à Madagascar.

CONGO BRAZZAVILLE – la France a depuis longtemps choisi
son camp : le pire.

Pourquoi ne craint-on pas Monsieur Sassou Nguesso ?

Au Congo-Brazzaville, Monsieur Sassou Nguesso est arrivé
au pouvoir grâce à une fraude électorale
multiforme incontestable. A Paris, le scandale n’a même
pas fait froncer les sourcils. Nous ne jouerons pas les étonnés,
les crimes de Monsieur Sassou Nguesso sont de longue date
tolérés à Paris – pétrole oblige
? Quoi d’autre ? Le "président" congolais
reviendrait du Gabon muni d’hélicoptères de
combat tout neufs. Pour réprimer dans le sang des troubles
signalés dans le sud du pays (au sujet desquels la
presse française ne prête guère attention,
ne serait-ce que pour vérifier les information contradictoires
les concernant) ? Selon Benjamin Toungamani, de la Fédération
Congolaise de la Diaspora (FCD), ces "troubles"
seraient initiés par le "président"
congolais, dans le cadre des prochaines élections législatives,
en guise d’invitation à la population à le craindre
plus qu’à s’exprimer librement. De l’intimidation,
qui se traduit par le bombardement d’un quartier de Brazzaville,
Kinoundi.

En choisissant d’ignorer les aspirations des Malgaches, les
souffrances des Congolais… au moment de solliciter nos
suffrages, les deux principaux candidats à la Présidence
de la République resteront-ils fermés à
toute raison ? La France persévère dans le pire
de ce dont elle est capable. C’est désespérant.

Un candidat aux élections législatives tchadiennes,
Mahamat Konto, nous a dit cette semaine, au sujet du peu d’empressement
de l’exécutif français à honorer ses
discours sur la démocratie : "La France se décrédibilisera
pour longtemps en Afrique, qui lui tournera le dos, à
elle et même à la francophonie, si elle continue
à se placer entre les espoirs des peuples africains
et leur réalisation". Au Tchad, on sait de quoi
on parle.

11/04/02 ETHIOPIE : RSF demande l’abrogation de la loi sur la presse et une modification du code pénal

Trois journalistes
en prison

Dans une lettre
adressée au Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi,
Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre
la détention de trois journalistes. RSF a demandé
au chef du gouvernement de saisir les autorités compétentes
afin qu’ils soient libérés immédiatement.
« Le problème en Ethiopie est que les lois régissant
le secteur de la presse sont très répressives. Il
faut absolument abroger la loi sur la presse de 1992 et modifier
le code pénal dans un sens plus libéral et plus
respectueux de la liberté de la presse », a expliqué
Robert Ménard, le secrétaire général
de RSF. L’organisation a rappelé que Meles Zenawi fait
partie de la liste des trente-sept prédateurs de la liberté
de la presse dans le monde. « Début mars, nous nous
étions félicités de la libération
du dernier journaliste emprisonné en Ethiopie. Ces trois
nouvelles arrestations montrent que la liberté de la presse
n’est jamais acquise et qu’il faut rester très vigilant »,
a ajouté M. Ménard.

Selon les
informations recueillies par RSF, trois journalistes ont été
arrêtés à Addis-Abéba ces dernières
semaines. Le 3 avril, la Haute Cour fédérale a condamné
Lubaba Said, ancienne rédactrice en chef du journal Tarik,
à un an de prison pour « fabrication de fausses nouvelles
de nature à démotiver l’armée nationale et
à causer des troubles dans l’esprit des gens ». La
journaliste a été conduite, le même jour,
à la prison centrale d’Addis-Abéba. Elle avait publié,
plusieurs années auparavant, deux articles faisant état
de la défection de membres de la garde présidentielle.

Quelques jours
plus tôt, le 20 mars, Melese Shine, rédacteur en
chef du journal Ethiop, a été emprisonné
sur ordre de la Haute Cour fédérale. On lui reproche
d’avoir publié une interview d’un ancien colonel de l’armée
impériale en exil au Soudan. Dans un autre article, le
journaliste établissait un profil de la personnalité
du Premier ministre à l’aide de déclarations d’anciens
collaborateurs. Melese Shine est officiellement accusé
d’avoir « diffamé le chef du gouvernement » et
« interviewé un bandit qui se dit être le leader
d’une organisation illégale ». Le journaliste est détenu
au commissariat n°4 de Woreda (Addis-Abéba). Il doit
payer une caution de 10 000 birrs (environ 1 350 euros).

Enfin, le
15 mars, Gizaw Taye Wordofa, rédacteur en chef de l’hebdomadaire
Lamrot, a été interpellé par la police après
avoir « publié de la littérature immorale et
indécente ». Lamrot diffuse des récits de m¦urs
et des histoires érotiques.

Par ailleurs,
selon l’Association des journalistes éthiopiens de la presse
libre (EFJA), une dizaine d’autres professionnels de la presse
sont actuellement poursuivis en justice ou en liberté sous
caution.