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09/06/12 (Brèves 002) La voix au Chapitre : LE RÉVEIL DE L’ARDOUKOBA (Par Aïnaché)


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LA VOIX AU CHAPITRE
du 9 juin 2012

LE RÉVEIL DE L’ARDOUKOBA

Par Aïnaché

Grâce à un certain nombre d’initiatives, l’opposition Djiboutienne s’est
réveillée, comme l’ARDOUKOBA. Ce fameux volcan qui avait eu une éruption dans notre pays en novembre 1978 après un repos volcanique de 3.000 ans.

Comme il nous a été révélé par les scientifiques, ce volcan avait provoqué des phénomènes observables à ciel ouvert : LA DERIVE DES CONTINENTS.

Sans vouloir se hasarder à une quelconque comparaison, force est de constater que les activités de l’opposition Djiboutienne à la fois discrètes ou publiques redonnent l’espoir. Et c’est  heureux ainsi !

APPEL A MANIFESTER

La dernière initiative unitaire de l’opposition Djiboutienne est l’Appel à manifester le samedi 23 juin prochain à Bruxelles devant les Institutions Européennes.

Cette manifestation, à 5 jours de l’anniversaire à l’accession de notre souveraineté nationale, est voulue, et réunira l’ensemble des forces politiques Djiboutiennes d’opposition : membres de la CNDD, de l’UAD, de l’UMD ainsi que les sociétés civiles donc le CDS. Excusez du peu !

Cette manifestation a pour but de redire une fois de plus NON à la dictature à la confiscation de l’État, à la répression arbitraire, aux violations massives des Droits de l’Homme etc…

Elle a pour but également de dénoncer  l’absence de la démocratie après 35 ans de parti unique et l’absence quasi unique de la liberté d’expression qui demeure jusqu’à présent un délit.

Les manifestants émettront le souhait, comme stipulé dans le manifeste de l’Appel : NON à une nouvelle guerre civile, OUI à la paix et à la justice.

Il va sans dire que les Djiboutiennes, les Djiboutiens, et les amis démocrates de Djibouti sont attendus nombreux à cette action de masse collective. 

Je suis persuadé qu’il en sera de même partout où des Djiboutiens sont présents à travers le monde et particulièrement à OTTAWA.

Malgré l’entrave de la liberté et la confiscation de l’État dans tous les domaines, bien que nous soyons le seul pays où aucun contre pouvoir ne fonctionne, nous fêterons quand même le 27 juin de cette année, le 35ème anniversaire de notre accession à l’indépendance nationale.

CROISSANCE ÉCONOMIQUE

Depuis  ces 35 ans nous subissons  la même politique
socio-économique et les mêmes dirigeants à quelques variantes près.

A l’avènement de notre accession à la  souveraineté nationale, il faut bien admettre qu’une  fée protectrice s’est penchée sur notre berceau !
Les pays amis et ceux plus proche de nous, les monarchies de golfe n’ont pas lésiné pour nous couvrir, lors de notre naissance, de cadeaux sonnants et trébuchants.

Cette générosité est sans doute dû à notre territoire à la dimension étroite (23.000 km2), à une faible population estimée à l’époque à environ  un peu plus de 300.000 habitants, et également au poids des réfugiés  Somaliens accueillis chez nous, suite à la guerre entre les deux pays voisins (Ethiopie et Somalie).

Les réfugiés recensés alors,  représentaient  pratiquement dix pour cents (10%) de notre population.

Bien que le bébé se soit transformé en un monstre insatiable, certains continuent à nous aider et  nous font l’amitié de ne pas nous abandonner à la mal gouvernance et aux détournements criants de nos politiques, ce qui n’a  plus de secret pour personne.

Grâce à la vigilance de nos amis et malgré nos dirigeants insatiables, la croissance de notre économie demeure soutenue.

 A cause de la mal gouvernance, cette croissance n’a pas permis de réduire,  loin sans faut, la pauvreté endémique dans notre pays.

Si nos dirigeants ne torpillent pas les activités portuaires et les investissements étrangers, comme ils ont l’habitude de le faire, les investissements en provenance des pays du Golfe devraient s’accélérer au cours des prochaines années

Comme chacun le sait, le Fond Monétaire International (FMI) a vu rouge en constatant le dérapage habituel en matière de fiscalité en 2009, et a fermement demandé aux autorités Djiboutiennes de s’atteler à rétablir un équilibre des finances publiques pour les prochaines années.

L’accélération de l’inflation est tirée principalement de la croissance des prix des produits alimentaires, pratiquement  tous importés, ainsi que par, dans une moindre mesure, les prix du poste : – logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles et de celui des transports.

En réalité, nous ne manquons pas d’atouts  pour renforcer le positionnement de notre pays comme plaque tournante des échanges commerciaux, de logistique et de services connexes. Nous avons la possibilité de mieux nous positionner comme fournisseur de services financiers, de nombreux corridors routiers à réaliser et pour certains à réhabiliter avec  les pays voisins, l’Ethiopie et la Somalie notamment.

Bien que les banques de dépôts et de crédits les plus anciennes se retirent, on constate une floraison des nouvelles banques  qui ont vu le jour. Le nombre d’institutions présentes sur la  place financière au jour d’aujourd’hui  se portent à onze pour un petit pays comme le notre. Et manifestement ce n’est pas fini.

Pour attirer les investisseurs, le gouvernement multiplie les  réformes structurelles, comme la refonte du code des investissements, la loi sur les sociétés et les faillites, ou encore la refonte du code du travail.

Je dois admettre qu’au moins dans les secteurs financiers le tenant du pouvoir se donne les moyens.  Mais, comme toujours les résultats ne profitent pas à la population.

Notre économie est peu diversifiée, nous dépendons presque exclusivement des activités portuaires et du secteur tertiaire.  Ces derniers représentent 76 % du PIB, tandis que le secteur primaire n’a qu’une faible contribution, de l’ordre de 3.9 %.

Notre pays est entièrement, pour ne  pas dire complètement, tourné vers l’extérieur pour notre approvisionnement alimentaire. Notre production agricole domestique ne couvre que 10 % de nos besoins récurrents.

Depuis  longtemps, l’énergie électrique est gérée par l’inamovible cousin du président, elle reste limitée et coûteuse. Cela entrave considérablement le développement de notre pays. La construction lancée avec un grand fracas de publicité, d’une ligne d’interconnexion avec l’Éthiopie  afin d’importer de l’électricité, ne nous a pas encore démontrée son efficacité.

Enfin, bien que nous ne manquions  pas d’atouts  et que la croissance de l’économie soit soutenue, elle ne bénéficie pas,  malheureusement  à  l’ensemble de la population.

Les fonctionnaires sont payés avec du retard, leur salaire est figé depuis des décennies.

Le chômage demeure élevé et la pauvreté touche pratiquement plus de 70 % de la population.

Il faut souligner malheureusement le fait que, malgré une certaine croissance apparente, la majeure partie de la population vit dans des conditions horribles, peut être les pires en Afrique.

Pour que la potentialité de notre positionnement, plaque tournante des échanges commerciaux et géopolitiques profite à l’ensemble de la population, il faut mettre fin à la politique désastreuse menée depuis 35 ans.

CONFISCATION DES MÉDIAS

Pour ce qui concerne la liberté d’informer, il n’y a aucune possibilité d’émettre ou de publier dans notre pays. Bien que la constitution de 1992, ait prévue  :   

– La Commission Nationale de la Communication-, elle n’a jamais été mise en œuvre.

Que dit la constitution :
 » La Commission Nationale de la Communication est une autorité indépendante prévue par la loi n°2/AN/92 2ème L du 15 septembre 1992 relative à la liberté de la communication.

La liberté de communication est garantie par la Constitution et est définie par l’article 3 de la loi susvisée: « La liberté de communication est le droit, pour chacun de créer et d’utiliser librement le média de son choix pour exprimer sa pensée en la communiquant à autrui, ou pour accéder à l’expression de la pensée d’autrui.

Le citoyen a le droit à une information complète et objective, et le droit de participer à l’information par l’exercice des libertés fondamentales de pensée, d’opinion et d’expression proclamées par la Constitution.

La Commission Nationale de la Communication est chargée de veiller au respect du pluralisme de l’information ».

Dernièrement, le pouvoir a voulu réanimer cette Loi qui n’a jamais été mise en œuvre durant 22 ans,  pour trouver une parade et  se prémunir d’ éventuelles demandes  de l’opposition dans ces domaines.

Le dynamisme de l’opposition inquiéterait donc le pouvoir qui cherche comment faire barrage.

Ainsi, ce ne serait pas Le Président qui aurait interdit, la création des outils des médias, mais une instance en principe autonome et libre de sa décision.

Bien entendu  et comme il est de coutume, il mettra à la tête de cette commission un homme de paille qui portera  »le chapeau ».

Le Président n’a t-il pas affirmé dans son journal préféré :  » Jeune Afrique »  n°2655-du 27.11. au 03.12.12.2011- en réponse à la question du journaliste : Pourtant, il n’y a chez vous ni télévision ni radio indépendantes….

Le président avait répondu sans hésiter :  »Ce n’est pas un problème de censure mais un problème d’argent ». On se demande pourquoi sont censurés les sites internet de l’opposition et des défenseurs des Droits de l’Homme comme l’ARDHD ?

D’anciens fonctionnaires qui ont déposé une demande pour la création d’un journal auprès du gouvernement depuis le mois de février dernier attendent toujours  à ce jour une réponse (LOI n°1332).

Le dynamisme de l’opposition et les méthodes évoluent et cela accroit l’espoir et l’attente des Djiboutiens.

Autant je redoute pour mon pays le réveil du volcan l’ARDOUKOBA, autant je me réjouie de la dynamique de l’opposition réunie.

Nous fêterons donc, joyeusement dans l’unité de l’opposition, notre 35ème année d’indépendance, du 27 juin 2012.

AÏNACHÉ

14/03/99 (LIB 001) 1 – LETTRE DE L’ARDHD

Monsieur
le Ministre,

Nos relais
djiboutiens viennent de nous informer du contenu
de votre intervention sur les ondes de RFI, ce matin.
Vos propos les ont surpris / déçus à plus d’un titre
et ils souhaitent
que je vous transmette des informations et des précisions.


Cas de l’Avocat Aref Mohamed AREF et de tous les prisonniers politiques à
Djibouti.

Vous avez déclaré que vous attendiez des informations complémentaires car
vous ne disposiez que de celles contenues dans la lettre
de Maître Montebourg.

Depuis le
12 février, notre Association multiplie les communiqués
et vos collaborateurs (MM xxxxxxxxxxxx et xxxxxxxxxxxxx) ont reçu,
à chaque fois, un exemplaire par FAX. Constatant au travers de vos propos,
que ces documents ne vous pas été transmis, je joins à cette lettre,
un exemplaire de nos communiqués.

Personnellement,
je suis à votre disposition pour vous faire parvenir
tous les éléments qui seraient nécessaires pour compléter vos dossiers. Toutes
nos informations peuvent aussi être consultées sur notre site WEB, ouvert
à cette occasion : www.ardhd.org

Notre Association
est particulièrement attentive sur les conditions d’incarcération des prisonniers
politiques.
Le sort qui est réservé à Maître AREF depuis un mois
est véritablement effroyable et nous demandons une intervention humanitaire
et urgente de la France pour qu’il soit libéré le plus rapidement possible.

Sa condamnation
et les conditions de son procès ont été vivement dénoncées par Maître Anne
Monseu, dans le rapport qu’elle a remis à Avocats Sans Frontières. (copie
ci-joint)

Dépôt
d’une plainte pour tortures et crimes contre l’humanité
.

Notre Association, conjointement avec un plaignant djiboutien,
a déposé le 5 mars 1999 auprès du Procureur de la République,
Tribunal de Grande Instance de Paris, une plainte à l’encontre
de MM Hassan GOULED et Ismaël Omar GUELLEH,
pour tortures et crimes contre l’humanité.

Cette plainte
reprend pour partie les faits qui ont été dénoncés par Maître Montebourg dans
le courrier qu’il vous a adressé.

En
vous adressant cette lettre personnelle, je me fais aussi l’interprète d’une
majorité de djiboutiens, victimes civiles du régime en place, qui attendent
toujours une intervention française efficace pour rétablir la Démocratie,
les Droits de l’Homme et la Justice.

Ils ont été
choqués par les termes de votre intervention et par le fait que la France
renforce sans contrepartie son soutien financier à un régime dictatorial qui
reconnaît lui-même que sa justice ne fonctionne pas.

Ce
même régime, je vous le rappelle :

  • interdit aux avocats
    français l’accès à son territoire et le droit de plaider, en contradiction
    avec les termes de la convention franco-djiboutienne d’assistance judiciaire,
  • continue de pratiquer
    systématiquement la torture, les arrestations arbitraires, les exécutions
    sommaires, le viol des femmes, la destruction de villages, des cheptels
    et des points d’eau, la fermeture des écoles,
  • réprime très violemment
    toutes les manifestations publiques (même autorisées) et tous les mouvements
    syndicaux,
  • ….

Restant à votre disposition,
je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de mes sentiments
respectueux.

 

Jean-Loup
SCHAAL
Président

P.J.

  • Six communiqués récents
    envoyés à vos collaborateurs,
  • Rapport de Maître Monseu,
    administrateur d’Avocats Sans Frontières – Belgique
  • Articles parus dans
    Le Monde, l’Express, La Lettre de l’Océan Indien et
    le
    Nouvel Observateur
  • Copie du contenu de
    notre plainte.

15/03/99 (LIB 002) 2 – LETTRE DE L’AFADD

à
Monsieur Charles JOSSELIN
Ministre de la Coopération
Tarbes, le 15 mars 1999

Monsieur
le Ministre,

Le peuple
de Djibouti vient d’entendre les propos que vous avez tenus sur R.F.I. ce
14 mars et se trouve légitimement interpellé par l’absence de discernement
et de connaissance du sujet dont vous avez fait preuve
lors de cette intervention radiophonique.

Vous
avez indiqué n’avoir aucun élément d’information sur la situation de Me AREF
MOHAMED AREF, illégalement condamné et détenu à la prison de Gabode depuis
le 15 février 1999, alors même que vous avez été rendu destinataire de tous
les documents, communiqués et lettres d’intervention émanant tant de l’Association
Française des Amis des Démocrates de Djibouti que d’autres O.N.G. de défense
des droits de l’homme, comme l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme
à Djibouti, Amnesty International etc…

Vous
avez été informé également en temps utile du dépôt de la plainte, sous ma
constitution d’avocat, contre MM. GOULED et GUELLEH, devant le Tribunal de
Grande Instance de Paris, pour actes de torture et crimes contre l’humanité.
Le Nouvel Observateur, l’Express, le Monde ont relaté cette situation.

La préfecture
de police de Paris vous a sans doute avisé de la conférence de presse qui
a été tenue le vendredi 12 mars et de la manifestation du même jour à 18 heures
30 devant l’ambassade de Djibouti.

Votre intervention
radiophonique semble laisser supposer que vous ne prenez pas connaissance
des informations qui vous sont adressées ou que les conseils qui vous sont
prodigués sont manifestement mal adaptés.

Ainsi, est-il
aisé de constater une réelle volonté de dénaturer la réalité des faits sur
la situation de Me AREF en général et des droits de l’homme à Djibouti en
particulier.

Dois-je
porter à votre connaissance que votre cabinet m’a téléphoné, sur mon poste
personnel, vendredi 12 mars à 10 heures 45, pour m’informer d’une dépêche
que vous auriez reçue du poste français à Djibouti selon laquelle Madame Madiha
AREF contestait formellement les accusations dénoncées par les O.N.G. en Europe
relativement à la situation de son mari.
Interrogée directement par nos soins, Madame AREF a élevé une solennelle protestation
contre de tels procédés qui ne grandissent pas ceux qui les utilisent et qui
constituent une faute grave à la charge des fonctionnaires français en poste
à Djibouti.

Devant
cette grossière tentative de déstabiliser les défenseurs des droits de l’homme
et de porter un discrédit sur la personne de Me AREF, nous sommes légitimement
fondés à nous interroger sur le rôle joué dans cette affaire par vos services.

Je dois
rappeler que nous avons reçu de nombreux témoignages de soutien d’hommes et
de femmes politiques et de militants des droits de l’homme parmi lesquels
notamment Monsieur Michel ROCARD, Monsieur Arnaud MONTEBOURG et Monsieur Jean-Marie
BOCKEL.

Les agences
des Nations Unies et les grandes O.N.G. se sont toutes mobilisées pour soutenir
et défendre AREF. Le 9 avril prochain auront lieu les élections présidentielles
à Djibouti. GUELLEH, contre qui une plainte pour crime contre l’humanité a
été déposée, est candidat.

Le feu
et le sang sont près des urnes et il convient d’être extrêmement vigilants
dans l’observation de ce scrutin par des personnes indépendantes connaissant
la situation.

Me serait-il
pas possible de vous rencontrer prochainement pour vous apporter d’autres
informations ?

Dans l’attente
de vous lire, Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de
ma parfaite considération.

LE
PRESIDENT,
Roger-Vincent
Calatayud

01/05/99 (LIB 002) .O.G. s’attaque avec sa férocité habituelle aux partisans du candidat de l’opposition. Front Pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie

COMMUNIQUE
DE PRESSE

L’armée
gouvernementale djiboutienne a assassiné à Orobou le mardi 27
avril 1999 quatre personnes civiles : Abdallah Ahmed Mohamed Rebeh, Moussa
Abdallah dit Asa-Houmed, Ali Mohamed Ali dit Derbi, Ahmed Kamil Mohamed dit
Yagouri.

La même
armée gouvernementale a procédé le lundi 26 mars à
de multiplesarrestations arbitraires dans des localités des régions
de Saday et Mabla du district d’Obock. ces homems au nombre de 21 ont été
regroupés au camp militaire de Medeho.

Après
quatre jours de séquestration dans cette localité, cinq d’entre
eux ont été relaxés après avoir subi des violences,
l’un gardé en détention à Medeho : Ahmed Mohamed Ahmed,
et quinze autres transférés à Obock puis à Djibouti
où ils ont été placés au camp de Police de Nagad.
Il s’agit de :

    1. Houmed Dini AHMED
    2. Ahmed Dini MOHAMED
    3. Kassim Dini AHMED
    4. Abdallah Mohamed
      AHMED
    5. Houssein Moussa AHMED
    6. Ahmed Dini MOHAMED
    7. Daoud Mohamed ISSA
    8. Ahmed Mohamed ALI
    9. Ahmed Daoud DINI
    10. Ahmed Batio HINGIRIDA
    11. Kamil Batio HINGIRIDA
    12. Mohamed Farada YOUSSOUF
    13. Mohamed Moumin MOHAMED
    14. Mohamed Dini AHMED
    15. Kassim Ahmed Dini
      HOUMED

Un civil a été
arrêté à Obock et transféré à Nagad
: Houmed Ahmed ALI

Quatre autres
civils ont été arrêtés à Obock mais transférés
dans les commissariats de Djibouti-Ville :

    1. Mohamed Saad ALI
    2. Ahmed OMAR
    3. Issa Kamil MOHAMED
    4. Houssein Daoud MOHAMED

Toutes
ces personnes restent détenues et soumise à des violences physiques
sur simple soupçon de sympathie avec le FRUD. Les atrocités
continuellement infligées par les forces gouvernementales à
la population civile doivents cesser et les coupables d’assassinats poursuivis.

Ahmed
DINI
Président du FRUD

Aide
et solidarié au peuple Afar
ASPA

9, rue Aiché
EGNA
BP 543
64700 HENDAYE

 

COMMUNIQUE
N° 2

 

Pour avoir
dénoncé les exactions, contre les Civils, perpétrées
par l’Armée djiboutienne, au lendemain des élections présidentielles,
dans la région de MEHDEHO, Saleh Mohamed DINI,
notable bien connu de la région et adjoint du Sultan de RAHEÏTA,
vient de rejoindre les 44 prisonniers politiques détenus arbitrairement
à la prison centrale de GABODE.

Il a été
placé dans la cellule « 12 » tristement célèbre
où ont séjourné de nombreux prisonniers politiques dont
Monsieur AREF.

L’ASPA dénonce
l’intensification de la répression et lance un appel aux Autorités
françaises, tout comme à l’Union européenne pour qu’elles
exigent :

  • la libération
    de tous les prisonniers politiques,
  • l’arrêt des exactions
    contre les civils innocents.

La présidente
:
Hélène AZECUE

 

Des précisions
apportées par Mme Aïcha Daballeh.

Saleh Mohamed DINI
est agé
de 60 ans ; il est marié et père de 9 enfants. Il a le statut
d’Okal Général, c’est à dire chef de tribus et
supérieur hiérarchique des autres chefs traditionnels de la
région de Mabla, en sa qualité de représentant du Sultan
de RAHEÏTA.

La cellule N° 12 désigne
les toilettes à la turque de la Prison de Gabode. Elle est en plein
soleil, sans toiture et mesure environ 1 M2 – Les prisonniers ne peuvent même
pas s’allonger….

31/04/01 (LIB 002) APPEL POUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME À DJIBOUTI ET A LA MISE EN ŒUVRE DES PROCEDURES PREVUES DANS LES ACCORDS DE COTONOU

*
Modèle de pétition joint en fin de document

Nous demandons à
l’Union Européenne de geler toutes les aides en faveur du régime
dictatorial de Monsieur Guelleh et de ne pas financer un accord de circonstance
entre le Gouvernement et le Frud-Armé, car il y a un risque non-
négligeable de détournement de fonds

____________________________


L’organisation d’un vaste détournement des aides européennes
?


Selon des sources très crédibles, le Frud-Armé
et le Gouvernement djiboutien s’apprêteraient à signer
le 2 mai un accord qui est considéré comme un accord de
pacotille, pour favoriser de nouveaux détournements de fonds….

« Il a été
recensé 6.800 victimes de la politique d’extermination conduite
par le régime contre les populations Afars d’Obock à Dihkil.
Cédant à une très forte pression française,
le Président Guelleh aruait finalement accepté le principe
d’une indemnisation de 2.190 victimes au lieu de 245 qu’il avait reconnues
à l’origine.

Un grand pas
a-t-il été fait pour autant ?
Les deux parties seraient convenues, avec la bénédiction
du lobby financier français local, d’exiger que l’UNION EUROPEENNE
débloque rapidement les sommes nécessaires pour indemniser
2.190 victimes de la guerre.

Pourquoi le
régime Guelleh demande-t-il le double des sommes nécessaires
à l’Union européenne ?

Le pouvoir demanderait à l’UNION EUROPEENNE de verser de toute
urgence la somme de 21 milliards FD (*) pour la réhabilitation
des zones qui ont soufferts du conflit armé. Soit !

Mais nous savons
que l’enveloppe moyenne d’indemnisation serait fixée à
4,7 millions de FD par victime, soit 10,3 milliards de FD.

Qui va encaisser
la différence, près de 10,7 milliards de FD ? Comme d’habitude,
le régime et les proches de Monsieur Guelleh ?


Le système de
Monsieur Guelleh : une corruption généralisée et
un détournement des aides internationales et des fonds publics

La corruption
à Djibouti est tellement ‘normalisée’ qu’il arrive que
les proches du régime ne se cachent même plus pour détourner
des fonds publics et que ce soit publié au journal officiel !

Récemment
deux Ministres ont bénéficié officiellement de
largesses importantes de l’Etat :

  • En septembre 2000,
    le Ministre des Finances  » Par arrêté n°2000-0659/PR/MEFPCP,
    du Président de la République, chef du Gouvernement, en
    date du 04 septembre 2000, il sera alloué à titre exceptionnel
    à Monsieur Yacin Elmi Bouh, Ministre de l’Economie, des Finances
    et de la Planification, chargé de la Privatisation, une avance
    de 6.000.000 FD (env. 240.000 FF).
  • En avril 2001,
    le Ministre du Commerce Elmi Obsieh Wais pour env. 240.000 FF
    (à titre exceptionnel !) – Cf la Lettre de l’Océan Indien
    du 28/04/01

Les aides et
subventions internationales et européennes doivent-elles servir
à l’enrichissement personnel d’un dictateur et à l’accroissement
de son pouvoir d’exaction sur la population ?

Signez
la pétition :

toutes les signatures
seront envoyées aux principaux responsables de l’Union Européenne
le 13 mai 2001

Texte de la
pétition du 27 avril 2001
– Utilisez la fonction copier-coller pour le texte compris entre les
deux lignes « === »)
– Adressez l’ensemble à jlschaal@ardhd.org
sans oublier auparavant de le compléter avec vos coordonnées.

=================================

« Je
soutiens l’action de l’ARDHD et je signe la pétition du 27 avril
2001 pour demander à la communauté européenne et
à tous les Etats donateurs :


de mettre en oeuvre les procédures spécifiques prévues
dans les accords de Cotonou en ce qui concerne les violations des Droits
de l’Homme et les cas graves de corruption, pouvant aller jusqu’à
la suspension de toute coopération européenne,
– en conséquence de geler
les subventions et aides en faveur de Monsieur Ismaël Omar GUELLEH,
Président de DJIBOUTI,
– de ne distribuer des aides qu’au peuple Djiboutien et uniquement par
l’intermédiaire d’associations incontestables et bien implantées,
– de diligenter une enquête internationale sur les agissements du régime
en place, d’en faire paraître toutes les conclusions et d’installer
un observatoire local permanent sur la bonne utilisation de ces fonds
et sur le Respect des Droits de l’Homme,

J’autorise
l’ARDHD à communiquer mon nom et mon adresse E-Mail aux responsables
de la Commission européenne, aux Parlementaires français
et européens et aux Ministres français. « 

03/10/1999: L’initiative djiboutienne examinée par le Comité permanent sur la Somalie.

2 oct (SOURCE AFP) – Le Comité permanent sur la Somalie, réuni jeudi à Addis Abeba, a examiné la proposition djiboutienne dans le cadre de l’Autorité intergouvernementale de développement (IGAD, regroupant six pays d’Afrique de l’est), visant à impliquer la société civile somalienne dans le processus de réconciliation nationale du pays, a-t-on appris samedi matin de sources concordantes.

Au cours de la septième réunion du comité depuis octobre 1998, les représentants ont débattu de la proposition djiboutienne consistant à impliquer les anciens des clans, les autorités religieuses, le monde des affaires, les ONG, les groupes de femmes et de jeunes dans la réconciliation des Somaliens et la reconstitution de leur pays sans gouvernement central depuis 1991, a indiqué vendredi soir le ministère éthiopien des Affaires étrangères.

Les participants au Comité, qui ont « exprimé à la fois des espoirs et des frustrations » concernant l’état de la situation en Somalie, ont souligné « l’urgence de progrès tangibles. L’absence de progrès pourrait créer une désillusion chez ceux qui soutiennent financièrement le processus de paix et de réhabilitation de la Somalie », a souligné le ministère éthiopien.

Le Comité permanent, organe consultatif, présidé par l’Ethiopie, et comprenant 17 pays membres et organisations internationales, doit notamment se retrouver le 8 décembre à Nairobi après la réunion mi-novembre des pays membres de l’IGAD (Djibouti, Ethiopie, Erythrée, Ouganda, Kenya, Soudan, la Somalie n’ayant plus de siège permanant depuis 1991) afin « d’évaluer la meilleure façon d’assister le processus de paix mené par l’IGAD ».

La Somalie est déchirée par une guerre civile entre différents chefs de guerre depuis le renversement de Mohamed Siad Barre, en 1991.

02/10/1999: RSF s’inquiéte de la disparition d’Amir ADAWE et de sa probable incarcération en Ethiopie dans des conditions éprouvantes et dégradantes.

L’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a appelé vendredi l’Ethiopie et Djibouti à donner des informations sur le sort d’un journaliste d’opposition djiboutien, qui serait détenu depuis plus de trois mois en Ethiopie.

RSF « s’est inquiété de la disparition d’Amir Adaweh, rédacteur en chef du journal La République, l’organe du Parti national démocratique (PND, opposition) », indique RSF dans un communiqué reçu par l’AFP à Nairobi.

L’organisation de défense de la liberté la presse a adressé deux lettres distinctes à Ali Abdi Farah, ministre djiboutien des Affaires étrangères, et à Wolde Woredwolde, ministre éthiopien de la Justice.

« Si celui-ci (le journaliste) est emprisonné en raison de ses activités de journaliste, nous vous demandons alors d’user de votre influence pour obtenir sa libération », a déclaré le président de RSF, Robert Ménard, cité par le communiqué. RSF croit savoir qu’Amir Adaweh est emprisonné depuis plus de trois mois à Harer, dans l’est de l’Ethiopie, « dans des conditions particulièrement éprouvantes ».

« Partis en vacances dans cette région, le journaliste et plusieurs autres personnes auraient été appréhendés par la police éthiopienne à la demande des autorités de Djibouti », poursuit le communiqué.

Une trentaine de membres du PND, dont Amir Adaweh, accusés d’avoir organisé une manifestation interdite, doivent être jugés en appel à partir du 13 octobre,
conclut-il.

(Sources AFP)

01/10/1999: Journée d’information et de débat sur la situation générale à Djibouti le samedi 16 ocotbre à Montreuil

Le samedi 16 octobre 1999
À partir de 12h30 à la Maison Ouverte

17 rue Hoche – 93100 MONTREUIL

Prix du repas : 30 francs

Réservation jusqu’au 10 octobre au 01 43 60 96 01

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

12h30 : Déjeuner Spécialité djiboutienne

14h30 : Conférence Mise au point sur la situation politique à Djibouti par
M. Ahmed Dini, Ancien Premier Ministre, Président du FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et de Démocratie)

Sur les Prisonniers politiques
M. Mohamed Issé Président du CODEPP (Comité en Europe pour la défense des prisonniers politiques de Djibouti) avec le témoignage d’Aïcha Dabalé

17h00 Pause Thé à la cardomone, camir, bagiya, Goulgoul, …

17h30 Action humanitaire

Madame Hélène Azcué Président d’ASPA (Association de Solidarité avec le Peuple Afar)

19h00
Danses et chants afars Danse exécutée par les femmes Malabo

Danses exécutées par les hommes Lalé Horra Dinkara

Danses mixtes Barino Sadda

Chansons à la guitare Interprétée par Mohamed Habib dit père Robert et Abdoul Aziz

21h00 Fin de la soirée