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19/06/05 (B303) LDDH : appel du 18 juin 2005 pour l’ouverture d’un dialogue sincère entre le Gouvernement et l’opposition.

APPEL ET CONTRIBUTIONS DE LA LDDH
DU 18 JUIN 2005

POUR L’OUVERTURE D’UN VERITABLE, FRANC ET SINCERE
DIALOGUE ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LES PARTIS DE L’OPPOSITION
EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI.

Après la désignation de quatre députés devant siéger au Parlement Arabe, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a annoncé aux Députés que la politique d’une nouvelle Décentralisation constitue la priorité du Chef de l’Etat.
Il a en outre déclaré que : « le Premier Ministre m’a chargé de vous annoncer que le statut de Djibouti-ville et fin prêt et que le Gouvernement organisera bientôt un débat national sur ce projet de statut avec l’ensemble des Partis politiques et les membres de la société civile ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) salue toutes les initiatives d’ouverture, des dialogues constructifs, tout en rappelant, que l’ensemble des Textes juridiques, à débattre, doivent respecter, dans leur ensemble, au moins l’esprit des Accords de Paix du 12 mai 2001, signé entre le Frud-Armé et le Gouvernement.

La LDDH, recommande, avec insistance, que dans le cadre de l’ouverture des négociations pour un nouveau statut de la Décentralisation, le Ministre de l’Intérieur devrait mettre en relief l’acceptation par le Gouvernement du principe de la refonte de toutes les listes électorales.

Il serait fructueux qu’un calendrier des discussions et un ordre du jour acceptable par tous soient préétablis, d’ores et déjà dans la transparence.

Elle demande à l’Opposition d’accepter cette ouverture même si le climat de confiance n’est pas au beau fixe.

NOEL ABDI Jean-Paul

18/06/05 (B303) L’Afar en perte de Vitesse. Attention Danger ! ! ! ! ! (Par Xagag Bagoul)

_________________________ Note de l’ARDHD
Nous publions cette contribution, parce qu’elle nous est envoyée par un lecteur, et parce que nous ne considérons pas, qu’elle ait le moindre caractère tribaliste. Dans notre esprit, il s’agit simplement d’attirer l’attention sur la situation des Afar.
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Les Afars de Djibouti, sont-ils en passe de perdre leur identité culturelle (autrement dit leur existence) et leurs âmes ? Rien n’est moins sûr.

En effet, depuis la chute d’Ali Aref Bourhan en 1976, la proclamation de l’indépendance de Djibouti en 1977 et l’instauration de Gouled(un issa mamassan) à la tête du nouvel Etat, les afars ont d’ abord été écartés des sphères du pouvoir et marginalisés sur leurs propres terres;ensuite, le pouvoir “Mamassan” a entrepris d’affaiblir leur culture par une panoplie des mesures, à savoir:

– imposition de la langue somalie;

– recherche et invention des méthodes pour contre carrer le “Qafar-Xinto” prononcer afar-dinto; par exemple, la mise en place du “xeer issa”qui a le désavantage de ne pas avoir une “notion d’ÉTAT”

– mise sous tutelle du service des Domaines des terres dans le Nord alors que l’organisation du système foncier afar repose sur le fait que l’ensemble des tribus puisse disposer des parcelles de terrains;

bref, une véritable tentative de mise en lambeaux d’une culture millénaire qui porte en elle une référence à une notion d’ÉTAt(les différents Sultanats de Djibouti l’attestent).

Sultanats qui sont actuellement soumis à une énorme pression de la part du pouvoir iogien. Les Sultans sont sommés d’abdiquer en renonçant à exercer toute responsabilité sur les territoires dépendant de leurs juridictions. C’est l’arme de destruction massive d’IOG à l’encontre des afars. Déjà avec le colonialisme français(qui n’a pas rendu service aux afars en mettant sur un même pied d’égalité une Nationalité {afar}et une tribu{issa}), les afars sédentarisés avaient du mal à préserver leur culture et surtout leur langue, contrairement à ceux de la brousse qui n’ont pas eu à beaucoup côtoyer les colons. Aujourd’hui non seulement le processus de déculturation est général mais il est aussi en accéléré.

Quelques exemples des traits de caractères de cette société qu’on veut à tout prix réduire au silence :

-la société afar est une des “rares” communautés dont le taux de criminalité avoisine le zéro;

– les nombres de prostituées afars se comptent sur les doigts de la main;

– chez les afars le vol est mal vu et mendier est une véritable honte contrairement à la mentalité dominante ou le “ORODE HOGSO”est de mise, ou la solidarité fait défaut et ou le criminel reste libre de ses mouvements en payant le “MAGTA”.

Que va dire un homme somali (qu’il soit Issack, Darode, Gadaboursi ou Issa) qui a vécu avec les afars, qui connaît les afars et qu’il ait un tant soit peu de bon sens ? Eh bien, il va dire que les afars sont des gens honnêtes, courtois mais aussi, qu’ils sont courageux et qu’ils n’aiment pas l’injustice(batil);soit dit en passant, pour répondre à un certain M. Qayaad, ( justement parce qu’ils n’aiment pas l’injustice)qu’il s’est avéré que ce sont les intellectuels afars de l’opposition qui ont les premiers alertés les organisation de défense des droits de l’homme, particulièrement Amnesty International, de la terrible répression qui s’est abattue sur la communauté gadaboursi en 1990 à Djibouti.

Qu’a t-il dit lui du massacre d’Arhiba, des exécutions sommaires et des viols des femmes afars dans le Nord du pays ? Qu’a t-il dit lui, quand les militaires mercenaires ont brûlé vive la défunte Hasna(paix à son âme)à Obock ? Qu’a t-il dit quand l’ÉTHIOPIE a extradée des responsables de l’opposition(Frud et Autres) vers Djibouti ? On ne l’a point vu, point entendu et encore moins lu quand ces militants étaient emprisonnés dans des pires conditions et que des actions étaient menées par la diaspora djiboutienne et des démocrates français pour leurs libérations. Pourquoi ne parle t-il pas des 3 membres du FRUD assassinés lâchement au mois de Mars 2005 par la soldatesque d’IOG ?

OU se cachait-il en Mars 2000 quand des intellectuels et responsables politiques afars ont refusé de sortir de la sinistre prison de Gabode en solidarité avec un groupe des prisonniers issas ? Comment qualifierait-il les membres de la diaspora afars qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour demander la libération de DAF ?

Bref, tout cela n’est pas pour nous étonner puisque on savait qu’il était mamassan(tous les mamassans ne possèdent pas un 4×4) et que d’une manière comme d’une autre, il roulait pour IOG en dépit des textes “abracadabrantesques”qu’il expédie à tout “vent”. Il ne peut tromper que ceux qui veulent bien être trompés. Ainsi, dans son “au nom de tous les miens”, on peut s’apercevoir qu’IBN QAYAAD, élevé au lait tribal, après avoir tenté des années durant de se faire passer, aux yeux de certains, pour un opposant, il tombe enfin le masque ? On peut aussi constater que ce n’est pas tant ce qui est arrivé à Mahdi qui l’empêche de dormir, mais c’est le fait de vouloir lui reprocher d’être membre de l’ARD qu’il considère comme un parti afar étant donné que son fondateur n’est autre que le regretté Ahmed Dini(paix à son âme). Le message qu’il veut faire passer en filigrane(deux poids deux mesures) est “voit comment les afars te traitent, toi qui est “Gada”. Mais en fait qui a intérêt à voir Mahdi quitter l’ARD si ce n’est le pouvoir en place ? Cela ressemble étrangement au scénario concocté pour MR. Moussa Ahmed Idriss lors de l’élection présidentielle de 1999. Sous un autre angle, c’est cette même logique qui a poussée Abdourahman Borreh à se présenter chez Ismaël Guedi avec une valise pleine des billets de banque afin de le convaincre de se porter candidat à la présidence pour éviter l’humiliation et le ridicule d’une candidature solitaire à IOG. Alors, la question par “excellence”que l’on pose est la suivante;le rejeton de Qayaad est-il un “ honorable correspondant” du SDS ? On laisse aux lecteurs le soin de se faire une idée car pour nous cela ne fait désormais plus aucun doute.

S’il y a une chose de positive dans son texte qui sent plus le plagiat qu’autre chose, en s’octroyant pêle-mêle les écrits de Martin Gray, Hannah Arendt et le grand Sartre qui doit se retourner dans sa tombe, c’est le fait qu’il parle de Mahdi, ce qui n’est pas pour nous déplaire (malgré la disproportion de l’évocation de la blessure de Mahdi la comparant à la barbarie nazie ! ).

Juste une dernière question au fils de Qayyaad, est-ce son côté tribal qui l’a empêché de visiter le site web de l’ARD et de son journal “Réalité”qui a réalisé une excellente interview de Mahdi ?

Quant au camarade Mahdi, tous les djiboutiens épris de paix et de justice savent que c’est un opposant qui a fait preuve de beaucoup de courage et d’abnégation pour être resté debout face à la dictature. nous n’avons pas attendu le jet de venin de Qayaad pour lui exprimer, à travers les responsables de l’ARD notre soutien et notre compassion. Ceci dit, une chose est sûr, nous ne nous lasserons jamais de réclamer, n’en déplaise à tous les révisionnistes, une enquête nationale et internationale pour le massacre d’Arhiba, nous n’aurons de cesse de vouloir traduire les violeurs devant la justice de notre pays ou d’ailleurs afin qu’ils paient leurs crimes;nous crions haut et fort que tant que ce régime utilisera la violence pour résoudre les problèmes qui se posent au pays , nous nous opposerons à lui en conséquence. Beaucoup de nos jeunes compatriotes ont sacrifié leurs vies pour cette lutte , d’autres sont prêts à suivre leurs exemples et ce n’est certainement pas par “nationalisme romantique”.

Pour revenir à nos “moutons”, on peut affirmer que l’honnêteté, le courage et la courtoisie ne nourrissent pas le bonhomme, en tout cas pas dans le système politique qui prévaut actuellement à Djibouti. Et c’est là que le bât blesse ! ! ! ! Car les afars adoptent les us et coutumes de la mentalité dominante qui consiste à considérer le voleur comme un lion(Libah) et le corrupteur comme un génie. On aurait dit que Pierre Bourdieu se serait penché sur la société djiboutienne pour décrire le rapport Dominant Dominé. Et dans ce rapport, le plus grave est que le dominé ne se rend même pas compte qu’il ingurgite la culture, la langue, le comportement du Dominant. Alors, il y a danger et il faut dire STOP. Il n’est écrit nulle part que c’est un crime qu’une nationalité aspire à défendre son identité, sa culture, sa langue et ses traditions. Surtout si elle est menacée dans son existence. C’est dans la reconnaissance mutuelle des uns et des autres qu’on peut construire une Nation. Le régime en place à Djibouti n’oeuvre en aucune maniere en ce sens, au contraire, il a tribalisé à outrance le pays. Et là aussi une question s’impose:comment se fait-il que Djibouti ait échappé jusqu’à maintenant au terrible et triste sort de la Somalie ? On peut répondre sans risque de se tromper que c’est parce que des afars vivent à Djibouti et que leur présence et leur culture ont constitué un énorme contrepoids à la mentalité dominante destructrice.

Alors, il est plus que temps que les Afars se surpassent et se révoltent. Qu’ils cessent de compter sur ceux qui font de la figuration au sein du pouvoir iogien.

Faisons notre le titre slogan d’un journal lancé par J. P. Sartre dans les années 60.

Les Afars ont la faim au ventre et la liberté au coeur ! ! ! !

Xagag Bagoul.

18/06/05 (B303) LDDH : appel pour l’envoi d’une enquête internationale à Djibouti sur le Droit d’asile (Copie du rapport de la FIDH, sur la situation en Italie)

DIFFUSION D’INFORMATION DU 16 JUIN 2005

SUR LA PUBLICATION D’UN RAPPORT DE MISSION INTERNATIONALE
D’ENQUETE SUR LE DROIT D’ASILE EN ITALIE

En République de Djibouti, la journée internationale des réfugiés (20 juin 2005) sera-t-elle un jour de Décision pour la nouvelle équipe gouvernementale, afin de mettre fin aux rafles quotidiennes, aux humiliations et aux dégradations au quotidien des personnes en situation d’asile sur notre Territoire, des réfugiés et surtout des immigrés dont la situation reste tout le temps précaire et irrégulière.

A Djibouti, aucun Texte législatif ne détermine les conditions d’asile et de régularisation de la situation des immigrés. Mise à part l’article 18 de la Constitution, qui stipule :

Article 18
Tout étranger qui se trouve régulièrement sur le Territoire national jouit pour sa personne et pour ses biens de la protection de la loi.

Il s’avère nécessaire, qu’une Commission d’enquête sur le Droit d’asile en République de Djibouti soit effectuée par, si possible, la FIDH, qui suit avec attention la situation des réfugiés et/ou immigrés en République de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) présente sa totale solidarité à tous les réfugiés du monde entier. Que Dieu Tout Puissant leur accorde la Paix et la sécurité.

NOEL ABDI Jean-Paul

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Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
Publication d’un rapport de mission internationale d’enquête

Journée internationale des réfugiés (20 juin 2005)
Droit d’asile en Italie :
l’accès aux procédures et le traitement des demandeurs

http://www.fidh.org/IMG/pdf/it419fr.pdf

Paris, le 15 juin 2005 – A quelques jours de la journée mondiale des réfugiés (lundi 20 juin), la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme publie un rapport de mission d’enquête sur la situation des demandeurs d’asile en Italie.

Le rapport fait suite à une mission d’enquête effectuée en décembre 2004, qui s’est notamment rendue dans les centres de rétention en Sicile, à Lampedusa, ainsi qu’à Rome. Le rapport analyse la situation des demandeurs d’asile en Italie, en démontrant que la politique italienne en matière d’immigration et de droit d’asile est à l’origine de nombreuses violations de normes internationales de protection des droits de l’Homme et des réfugiés, que sont la Convention de 1951 sur les droits des réfugiés, le Pacte international sur les droits civils et politiques et d’autres standards internationaux.La position géographique de l’Italie fait de ce pays une des principales portes d’entrée par voie maritime dans l’Union européenne, pour des migrants et des demandeurs d’asile de provenances de plus en plus lointaines.

Cette position l’a amenée à prendre, au cours des dernières années, des initiatives en matière de gestion de ses frontières et de traitement des demandeurs d’asile qui, adossées à un dispositif législatif complexe et instable, ne répondent pas toujours aux exigences du respect des droits de la personne. Tendance qui s’inscrit dans le cadre plus général des orientations prises par l’Union européenne depuis la fin des années 90 dans le domaine de la lutte contre l’immigration illégale. Celles-ci se traduisent non seulement par un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’UE, notamment maritimes, et des modalités d’éloignement des étrangers indésirables (charters communs), mais aussi par des restrictions à l’accès des candidats à l’asile en Europe, et le développement de relations de partenariat avec les pays de départ et surtout de transit pour les inciter à collaborer étroitement à la politique migratoire européenne, notamment en empêchant les migrants et les demandeurs d’asile de poursuivre leur route vers l’UE.

Le pourtour de la Méditerranée est naturellement un des terrains privilégiés de cette politique, que l’Italie expérimente avec ses voisins d’Afrique du nord au détriment, souvent, des migrants et exilés qui en sont l’objet.Au cours de l’année 2004, plusieurs événements ont illustré de façon spectaculaire les méthodes musclées choisies par l’Italie pour gérer les arrivées de migrants sur ses côtes en organisant leur refoulement massif et presque immédiat, au moment où le pays tentait péniblement d’adopter un dispositif législatif cohérent en matière d’asile. Si l’Italie a su initier un système d’accueil digne pour les demandeurs d’asile dans le cadre d’un programme national d’accueil, celui-ci est loin de suffire aux besoins et laisse nombre de requérants de côté.

Au lieu de chercher à le généraliser, la réforme de la réglementation sur l’asile entreprise depuis 2002, et qui devrait être totalement en vigueur courant 2005, repose sur l’accélération des procédures et la création de  » centres d’identification  » dans lesquels nombre de requérants risquent de se retrouver enfermés en guise de premier accueil. L’expérience de l’Italie en matière de centres de rétention pour étrangers – les CPTA, qui existent depuis 1998 – n’est pourtant pas particulièrement probante, et nombreuses sont les critiques contre les conditions dans lesquelles leurs  » hôtes  » sont traités. Cependant, bien que l’efficacité de la rétention ne soit pas démontrée au regard des objectifs affichés (améliorer le taux d’expulsion), le législateur a récemment doublé la durée maximale de maintien en CPTA. C’est dans ce contexte que s’inscrit la mission que la FIDH a effectuée en Italie entre le 5 et le 15 décembre 2004.

Intervenant après la visite de la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les Travailleurs migrants, en juin 2004 [1], et celle d’une délégation du Comité européen pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe, au mois de novembre 2004 [2], la mission n’entendait pas traiter l’ensemble de la politique migratoire de l’Italie, ni le détail des conditions matérielles dans les centres de rétention des étrangers. Outre l’étude qu’elle a faite de l’état du droit italien en matière de réception des immigrés, d’asile et d’éloignement des étrangers, la mission a effectué une enquête sur les conditions concrètes de traitement des demandeurs d’asile et des migrants en situation irrégulière.

Cette enquête a consisté en :
• la visite de quatre CPTA (centres de permanence temporaire et d’accueil), et d’un CDA (centre de premier accueil),
• la visite de plusieurs lieux d’accueil associatifs pour demandeurs d’asile,
• la visite de  » l’Hôtel Africa Tiburtina « , squatt considéré comme l’un des plus importants de la capitale, situé à la sortie de Rome, où sont rassemblés beaucoup de demandeurs d’asile,
• la rencontre de nombreuses associations et personnes impliquées dans la défense des migrants et des demandeurs d’asile (liste en annexe), et d’un représentant de la délégation italienne du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR),
• des entretiens avec les hauts responsables des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères.

La mission a également reconstitué, à partir des informations recueillies, le déroulement de trois événements qui ont marqué l’année 2004 : il s’agit de l’affaire du Cap Anamur, au mois de juillet, de celle des expulsions massives organisées depuis l’île de Lampedusa vers la Libye, en octobre, et, le même mois, celle des treize Kurdes passagers clandestins du cargo Lydia Oldendorff, empêchés de déposer des demandes d’asile à leur arrivée en Italie. Ces événements illustrent d’une part la recherche, par l’Italie, d’un positionnement ferme dans le débat européen sur l’immigration, d’autre part les contradictions entre sa législation interne, ses engagements internationaux, et les pratiques de ses responsables politiques.
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[1] Rapport de la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les Travailleurs migrants – visite en Italie, E/CN.4/2005/Add.3, du 15 novembre 2004.
[2] Visite du Comité anti-torture du Conseil de l’Europe en Italie, communiqué de presse, 9 décembre 2004.

Gaël Grilhot
Attaché de presse
Press Officer
FIDH
+33-1 43 55 25 18
+33-6 10 60 05 57

18/06/05 (B303) Les élections présidentielles 2005 sont à marquer dans les annales tant les scandales ont été nombreux. (Lecteur)

Comment ne pas ironiser au sujet de cet appel au boycott, qui a été suivi par une écrasante majorité de djiboutiens ?

Comment ne pas ironiser sur les comportements cyniques de ce pouvoir acculé et encore arrogant ?

L’écurie ‘’pro IOG ‘’ a joué les rabatteurs à tous les niveaux pour tenter de rallier tous les opportunistes de dernière heure dans l’histoire d’amour qui les lient tous entre eux.

Dans un premier temps regroupés en meutes, ils ont tenté d’aboyer et de donner la chasse aux récalcitrants : courageux mais pas téméraires quand même, ils avaient mis les gros devant et les nains derrière …

Tous les compères de l’ordre établi affichaient leur mépris a l’égard des Boycotteurs.

Accompagnés de notables grassement payés, pour soutenir la charge, ils ont tout tenté pour provoquer et pour punir les tenants du boycott … Matin, midi et soir soit par intimidation, soit par autoritarisme, soit par pressions familiales ou professionnelles, pour les plus tendres, ils ont utilisé la Prison à l’encontre des plus téméraires.

N’oublions pas non plus les paparazzis ‘’La Nation, RTD’’ qui étaient chargés de faire des zooms sur la propagande gouvernementale inconsistante, tels des collaborateurs de « Paris-Match » ou de « Voici ».

En dépit des moyens mis à leur disposition, les photos ont été « râtés » : ces journalistes,
à la botte du pouvoir, n’avaient visiblement que du négatif à développer…

Leurs portraits étaient tirés par les cheveux : leurs reportages étaient visiblement sur exposés.

Ironie encore sur ses élections où les notables locaux n’ont cessé de chanter les louanges du Grand Pourvoyeur via leurs portables, en mobilisant le réseau de Djibouti Télécom.

On dit même que la veuve de Djama Elabeh aurait reçu, en dotation « électorale » un forfait illimité, pour mieux diffuser l’image sublime du couple royal.

Ironie encore sur les « soit-disant » partisans ou les fonctionnaires contraints, par l’état militaire d’assister en masse avec femmes et enfants assister à la mascarade donnée par le Candidat unique au Stade Gouled.

Que dire encore du comportement des ministres qui, sautant du coq à l’âne, ont été dans l’incapacité de faire preuve d’esprit d’initiative pour éviter que le Chef aille se planter, droit dans le mur ?

Quel culot ! Oser parler au nom du peuple alors qu’ils ont pris en otage, sans scrupule !

Comment ces hommes trop zélés pouvaient-ils juger des aspirations légitimes de la population, du besoin d’oxygène, de la soif de changement. Pourvus de rentes substantielles accordées par le Prince, que peuvent-ils savoir des malheurs d’une population à laquelle ils ont tout pris ?

Dans leurs voitures climatisées, ces Messieurs, qui ignorent la chaleur des quartiers poussiéreux, ont-ils la moindre pensée pour le peuple, pour celles et ceux qui vivent dans
la misère et qui doivent économiser sur chaque repas …

Entre votre caviar et nos galettes, il y a vraiment de quoi faire une indigestion

18/06/05 (B303) Portrait de Ministre : Yacin Elmi Bouh, collé à l’écrit et recalé à l’oral, ca carrière ne tient que par son engagement sans faille aux côtés d’IOG et son habileté à détourner les fonds, même si cela a découragé le FMI …. ! (Lecteur)

A l’évidence, Yacin Elmi Bouh n’a pas pris la mesure des exigences internationales qui ont été formulées lors des visites successives du FMI.

Non seulement DJIBOUTI se trouve exclu des décisions du G8 dans son plan dit d’annulation de la dette des pays pauvres, mais il est relégué parmi les dictatures.

Les hommes mafieux qui ont accaparé le pouvoir, n’ont même pas été capable d’obtenir ce beau cadeau …

La situation économique et financière de Djibouti est bel et bien dans l’œil du cyclone.

S’il a été reconduit, lors du dernier remaniement ministériel, c’est tout simplement parce que notre Ministre « léche-bottes » se positionne à l’extrémité de la ligne directrice IOG.

Dans ce gouvernement on retrouve, ce qui n’est pas une nouveauté, la série des incompétents, la meute des vieux loups, tous promus Ministres alors que personne n’a jamais rien trouvé dans leur cervelle.

Nommé il y a bien longtemps à la table du roi, son accession au Ministère n’avait tenu qu’à un fil. Depuis, sacré Chevalier de la table ronde, bien que sans noblesse, Yacin Elmi Bouh n’est pas un homme fort. Avant tout c’est le Comptable de l’équipe, celui qui multiplie les abus de bien sociaux et les détournements fonds public. C’est l’homme du financement de Guelleh et de sa clique

Tel Zorro, qui surgit de l’ombre de la nuit, au moment opportun, il apparaît dès que le Chef demande de l’argent (ce qui est de plus en plus fréquent) et d’ailleurs sa signature ressemble au Z du sauver de l’impossible

Son seul mérite est d’avoir surpassé ses opposants dans la collecte illégale des fonds publics.

A l’image de Fanfan la Tulipe il n’a pas la dignité d’un grand Seigneur : il est l’un des compagnons d’armes de la garde rapprochée d’IOG, qui se bat (non pas contre les moulins) mais contre son propre peuple.

Du Ministère des Finances au Ministère de l’Intérieur notre « léche-botte » promène son image d’intouchable et laisse entendre que sa carrière ne s’arrêtera pas : deviendra-t-il Calife à la place du Calife ?

Difficile à dire, d’autant plus qu’il communique fort mal. Le membre actif de l’Ordre des Brosses à Reluire (qui cumule deux citations) n’est pas un loup, mais plutôt un mouton a quatre pattes sui se contente de brouter l’herbe dans le jardin d’IOG.

Issu de la famille des alimentaires, il se livre ou se rétracte en fonction de ses différentes démarches, à l’endroit comme à l’envers, toujours disposé a faire la révérence, il peut aussi tenter de vous moucher, pour défendre IOG …

Si la vérité n’est pas toujours bonne à dire une simple mise au point est parfois nécessaire.