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24/01/2014 (Bréve 352) Sous la signature de son secrétaire général, Fred Van Leeuwen, l’IE (Internationale de l’Education) adresse une lettre ouverte de protestation à IOG, pour dénoncer les violations des droits des enseignants et les harcèlements.

Télécharger la version PdF de la lettre
http://www.ardhd.org/ie/protest_djibouti_20140122.pdf

M. Ismaïl Omar Guelleh
Président de la République
Djibouti
Fax : (253) 21 35 06 45 

Bruxelles, le 22 janvier 2014 

Violations des droits des enseignants djiboutiens

Monsieur le Président de la République,

L’Internationale de l’Éducation (IE), la fédération syndicale mondiale qui représente 30 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation dans 171 pays, condamne les sanctions arbitraires prises par les autorités de Djibouti à l’encontre d’au moins 83 enseignants et autres personnels de l’éducation (conseillers pédagogiques, inspecteurs et agents du Ministère de l’Education) dont les salaires ont été suspendus depuis le mois d’octobre 2013. Parmi les enseignants et personnels de l’éducation sanctionnés figurent le Secrétaire général du SYNESED, M. Farah Abdillahi Miguil, et plusieurs des membres fondateurs du Collectif « Sauvons l’Education Nationale ».

Le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), tous deux affiliés à l’IE, ont fait part de leurs inquiétudes face à la détérioration de la situation des enseignants djiboutiens et aux atteintes sérieuses à la liberté syndicale dans le pays. Mutations, gels des salaires, procédures de licenciements : les sanctions arbitraires appliquées au mépris de toutes les règles et des procédures administratives se poursuivent à l’encontre des travailleurs et travailleuses de l’éducation.

Le harcèlement et la répression à l’encontre des enseignants et des syndicalistes cherchant à exercer leurs droits légitimes à la liberté d’expression et à la liberté syndicale sont malheureusement choses courantes depuis de nombreuses années à Djibouti. Depuis septembre 1995, date du licenciement des principaux responsables syndicaux des deux centrales du pays, l’Union Djiboutienne du Travail et l’Union Générale des Travailleurs Djiboutiens, puis de la révocation des dirigeants du SYNESED en février 1997, aucune expression syndicale ne semble plus tolérée par le pouvoir en place.

L’IE est particulièrement préoccupée par le décès en cours de détention de M. Mahamoud Elmi Rayaleh, professeur de français au Lycée public de Balbala et citoyen engagé. Sa mort dans la nuit du 28 au 29 août 2013 et son inhumation à la hâte par les autorités, en l’absence de tout membre de sa famille et de son entourage, laissent planer de nombreux doutes sur les circonstances de sa disparition. Arrêté le 2 août 2013, M. Rayaleh avait été placé en mandat de dépôt dès le lendemain et condamné à 2 mois de prison ferme le 20 août au motif de sa « participation à une manifestation interdite ». Il était en bonne santé lors de son incarcération dans la prison centrale de Gabode.

Deux missions de contact direct de l’Organisation Internationale du Travail  (OIT) en 1998 et 2008 n’ont pas permis d’améliorer le climat social. L’intransigeance du pouvoir public djiboutien s’est encore manifestée récemment, en novembre 2012, lorsque Mr Samuel Ngoua Ngou, coordinateur régional de l’IE, s’est vu refuser le droit d’entrer sur le territoire de Djibouti, où il se rendait pour organiser un séminaire national sur l’éducation de la petite enfance avec les syndicats SEP et SYNESED. Mr Ngoua Ngou a en effet été refoulé de l’aéroport de Djibouti à son arrivée, malgré le courrier officiel l’autorisant à obtenir le visa à l’aéroport.

L’IE en appelle aux autorités de Djibouti pour qu’elles :

  • lèvent immédiatement et inconditionnellement toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignants et personnels de l’éducation ;
  • versent aux enseignants et personnels de l’éducation concernés les salaires impayés depuis le mois d’octobre 2013 dans les plus brefs délais;
  • respectent les droits fondamentaux et les libertés des enseignants, des étudiants et des militants syndicaux conformément aux normes internationales ;
  • ouvrent une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès de M. Mahamoud Elmi Rayaleh ;
  • établissent les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, y compris les enseignants et les organisations qui les représentent.

Au vu des sérieuses violations des normes internationales du travail dont se rendent coupable les autorités de Djibouti, l’IE envisage de porter l’affaire devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail.

L’IE continuera bien entendu à suivre de près la situation des enseignant(e)s djiboutien(ne)s.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

02/06/06 (B352-B) Petites indiscrétions : le président sénégalais devrait être accueilli à bras ouverts par les membres de la dictature djiboutienne, et pourtant ..(Info lecteur)

D’après le journal gouvernemental « La Nation » du 1er Juin le Président Abdou
Diouf sera accueilli à « bras ouverts » à Djibouti contrairement au Canada où
"il a reçu un acceuil discourtois. Les responsables des services de
sécurité se seraient comportés comme des voyous avec lui »
.

Tout comme les délégués de la FIDH et la CISL lorsqu’ils sont venus à Djibouti.

Pour bon nombre de Djiboutiens les pressions de
RFI, de Reporters Sans Frontières et des Défenseurs des Droits de l’Homme
sur l’OIF en faveur de l’ouverture de l’antenne de RFI dans le cadre de la
promotion de la Francophonie searient agréablement appréciées.

02/06/06 (B352-B) Journal l’Humanité : Le président djiboutien joue la carte de la famine et de la torture …. (Sous la plume de Jean Chatain) (Article signalé par plusieurs lecteurs)

Rubrique International
Article paru dans l’édition du 1er juin 2006.

Lien avec l’article original : http://www.humanite.fr/journal/2006-06-01/2006-06-01-830850

Le président djiboutien joue la carte de la famine


Djibouti.

Ismael Omar Guelleh organise le blocus alimentaire. Arrestations par dizaines. La torture est monnaie courante dans les prisons.

Président depuis 1999 de Djibouti, où depuis trois décennies est mise en oeuvre une politique de marginalisation des populations Afar, Ismael Omar Guelleh avait tenté, l’an passé, de se forger une image d’homme de la réconciliation nationale avec la pantalonnade du 8 avril 2005 : une présidentielle qui, n’étant précédée ni d’une révision des listes électorales, ni de la moindre garantie de transparence sur les conditions de campagne et de vote, voyait le sortant rester seul en lice pour se succéder à lui-même.

Afin de sauver la face, il faisait proclamer une participation supérieure à 84 % du corps électoral, chiffre d’autant moins à prendre au sérieux que l’opposition, lors des législatives de janvier 2003, avait officiellement obtenu 40 % des suffrages exprimés, et ce dans des conditions déjà fortement opaques.

Cela n’empêchait pas l’Élysée d’adresser ses félicitations à l’homme fort d’un pays qui accueille la principale base militaire française à l’étranger. Désormais elle est voisine, la « guerre contre le terrorisme » aidant, d’une base américaine. Djibouti, porte-avions français depuis l’indépendance est devenu porte-avions multinational… Une situation que Guelleh sait utiliser, jouant alternativement une carte ou l’autre.

Ce qui lui permet de renouer avec ses vieux démons.

Depuis le 12 mai, le chef d’État djiboutien a décrété le blocus alimentaire et sanitaire des districts de Tadjourah et d’Obock. Plus de 2 000 soldats, commandés par le colonel Abdo Abdi Dembil, ratissent la zone, prenant pour cible une population déjà sinistrée par plusieurs années de sécheresse.

Objectif affiché, l’éradication de la tendance dite « radicale » du FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), celle ayant refusé de prendre pour argent comptant le « traité de paix » avancé par la présidence le 12 mai 2001.

Les districts du nord sont aujourd’hui coupés du reste du monde.

Des stocks de nourriture ont été saisis en plusieurs endroits, alors que la menace de famine est omniprésente. Des dizaines de personnes ont été arbitra ement incarcérées à Obock, Tadjourah ou dans les prisons de la capitale. Nombre d’entre elles sont soumises à la torture.

Parmi les noms transmis par l’opposition, ceux d’Aramis Mohamed, Mohamed Ali Ahmed, Abdallah Bourhan, Bourhan Mohamed, Ali Houmad Mohamed, Ali Mohamed Alsalé, Abakari Mohamed, Hanifa Assé…


Jean Chatain

02/06/06 (B352-B) LDDH : le Gouvernement de Guelleh s’enfonce dans une répression tous azimuths, qui n’épargne même plus les journalistes de ses propres média : une présentatrice arrêtée par la Police pour un reportage qui aurait déplu au dictateur.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 31 MAI 2006


LES JOURNALISTES DE LA RTD

EN LIGNE DE MIRE ?

 

Hier mardi 30 mai 2006, Madame Kaltoum Ali présentatrice du journal en
langue somalie de la Télévision progouvernementale aurait été interpellée
par des officiers de la police judiciaire.

Il semblerait que certaines autorités politiques lui reprochent son récent
reportage en langue somalie sur la grippe aviaire pour le compte de la BBC,
dont elle est correspondante sur place.

Pourquoi ?

Quoi qu’il en soit, cette affaire révèle la frilosité des pouvoirs publics
cherchant à bâillonner encore plus la liberté d’expression, d’autant plus
que depuis quelques semaines deux autres journalistes de la RTD ont été écartés de l’antenne.

Il est vrai que ces derniers temps rien ne va plus à Djibouti depuis la
fameuse décentralisation censée déboucher sur une « ère nouvelle ».

Après les syndicats indépendants, les blocus alimentaires et sanitaires au
Nord, la répression se dirige-t-elle désormais vers les journalistes des
médias publics ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) sidérée par de tels
comportements, s’inquiète des menaces sur la liberté et le droit à
l’information objective dans notre pays :

– Demande aux pouvoirs publics de cesser les harcèlements à l’égard des
journalistes.

– Attire l’attention de Reporters Sans Frontières sur les entraves à la
liberté d’informer en République de Djibouti.

– Exhorte la BBC à rendre compte de la situation des journalistes en
général et des correspondants locaux des radios étrangères à Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

02/06/06 (B352-B) Nomination d’un nouvel Ambassadeur US à Djibouti. (Par Houmed Daoud)

Selon le  » Washington File « , quatre nouvels Ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique sont nommés dans quatre pays d’Afrique, dont Djibouti. M. Stuart Symington, c’est son nom, qui a été nommé au poste d’Ambassadeur des États-Unis à Djibouti, remplacera, après confirmation par le Sénat, Madame Marguerita Ragsdal.


M. Stuart Symington

Le futur Ambassadeur américain à Djibouti rappelle dans un langage très  » diplomatiquement correcte « , l’illustration des engagements de Djibouti en faveur de la paix dans la sous-région, tout en omettant soigneusement de souligner, que les autorités djiboutiennes ne fassent rien, pour instaurer une paix juste et durable dans leur propre pays.

Peut-être, l’Administration Bush, craint-t-elle les remontrances de la diplomatie djiboutienne réputée agréssive ?

Surtout que par les temps qui courent, les Etats-Unis sont engagés sur plusieurs fronts dans le monde dans le cadre de la lutte anti térroriste et préfèrent nettement éviter des tâches suplémentaires de  » nettoyage « .

De plus, Djibouti accueille la seule base militaire américaine en Afrique, le « Combine Joint Task Force-Horn of Africa » (Corps expéditionnaire combiné pour la Corne de l’Afrique). Le diplomate américain aurait, dans l’hypothèse ou, sa nomination est confirmée, laissé entendre qu’il s’engagerait, à continuer à œuvrer en vue d’aider le peuple de Djibouti à surmonter ses difficultés économiques, une situation à l’origine du mécontentement et de conflits. »

Nous cherchons à bloquer ceux qui pourraient exploiter les vulnérabilités et nous continuerons à promouvoir le respect des Droits de l’Homme et de la démocratie aux quatre coins de la région « , a-t-il déclaré.

Si les engagements américains en faveur des Droits de l’Homme dans cette région du globe s’avéraient concréts, la diplomatie US aurait du fil à retordre, d’autant plus que les dirigeants des pays d’Afrique de l’Est, au même titre que leurs autres pairs africains, ne veulent pas entendre parler de ces  » choses  » là : Démocratie , Droits de l’Homme, etc. etc.

Il n’est un secret pour personne, surtout pas pour l’  » Oncle Sam « , que seules l’absence de la Démocratie réelle et populaire, la corruption généralisée et les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’individu, sont à l’origine des mécontentements,où qu’ils aient lieu.

Si l’Administration Américaine veut aider le peuple djiboutien à… par l’intermédiaire de son énième représentant dans notre pays, elle n’a qu’à user de toute son influence auprès des autorités djiboutiennes.

Si elle s’engage réellement dans cette voie, elle bénéficiera de la gratitude du peuple djiboutien d’une part et, elle aura relevé le défi qui a toujours été classés parmi les tous premiers telle que : la défense des Droits de l’Homme dans le monde, qui a fait partie intégrante du discours d’investiture du président Georges Walker Bush lors de sa réelection fin 2004 d’autre part.

Souvent négligés au profit de la très célèbre lutte anti-térroriste et la traque incessante et permanente d’Oussama Ben Laden et ses compagnons de la nébuleuse  » Al Qaïda, organisation térroriste, les Droit de l’Hom et la Démocratie dans le monde, semblent passer au second plan des actions américaines, si l’on observe les choses avec lucidité .

Pour conclure, rappelons néanmoins, que La commission du Sénat chargée des relations étrangères doit approuver les nominations de ces quatre personnalités qui doivent aussi être confirmées par le Sénat avant qu’elles ne puissent assumer leurs nouvelles fonctions.

H.D.

01/06/06 (B352-B) Somalie : les violences continuent …. AFP, Le Monde (Deux articles signalés par un lecteur)

1 – MOGADISCIO (AFP) – L’alliance de chefs de guerre somaliens soutenue par les Etats-Unis a attaqué jeudi une base des milices des tribunaux islamiques à la sortie nord de Mogadiscio, faisant trois tués, après avoir perdu la veille une position clé dans la bataille pour le contrôle de la capitale.


Les combattants de l’alliance ont lancé une offensive contre les miliciens des tribunaux dans le village d’El Arfid, à la périphérie nord de la capitale somalienne, selon des habitants.

Au total, les deux camps ont engagé dans les combats plus de 500 miliciens, équipés de dizaines de véhicules armés de mitrailleuses, et les villageois ont fui la zone, selon des témoins.

« Les combats ont commencé dans les zones d’El Arfid et de Dermoley », a déclaré à la mi-journée Moalim Ashi, chef coutumier dans la ville voisine de Balad, à environ 30 km au nord de Mogadiscio.

« Au moins trois personnes ont été tuées et sept blessées », a déclaré Abdi Ibrahim, médecin à l’hôpital Al-Hikma situé au nord de Mogadiscio.

Les forces de l’alliance ont reçu des renforts venus de Jowhar (90 km au nord de Mogadiscio) et se préparaient depuis le début de la matinée jeudi à attaquer les miliciens des tribunaux à El Arfid, selon des habitants.

Le début des combats a interrompu tout trafic routier entre Mogadiscio et Jowhar, selon des témoins.

« Nous avons appris que les chefs de guerre ont reçu des renforts de Johwar et prévoient d’attaquer El Arfid, mais nous sommes prêts », avait commenté avant le début des affrontements Mustafa Ali, membre de l’un des 11 tribunaux islamiques de la ville.

Dans la capitale somalienne, quelques tirs sporadiques ont été entendus jeudi matin dans le quartier de Sukahola (nord-est), enjeu des combats de mercredi. « A part des tirs sporadiques, Sukahola est relativement calme », a affirmé un résident, Abdulahmed Noor, qui, comme les autres habitants du quartier, craignaient de nouveaux affrontements.

« Les miliciens sont toujours sur les lignes de front », a expliqué une autre habitante du quartier, Amina Mohamed.

Les combattants des tribunaux ont attaqué et pris mercredi une position-clé de l’alliance des chefs de guerre à Sukahola, dans le but de couper une ligne d’approvisionnement de leurs adversaires reliant Mogadiscio à Jowhar.

Selon une source hospitalière, trois miliciens, qui n’avaient pas été comptabilisés dans les pertes de mercredi, ont également été tués.

Depuis la semaine dernière, les combats ont fait au moins 78 morts dans la capitale, selon un dernier bilan établi jeudi auprès d’habitants et de sources hospitalières.

Depuis la création en février de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), qui regroupe des chefs de guerre soutenus financièrement par les Etats-Unis et qui combat la montée en puissance des tribunaux islamiques, les affrontements entre les deux groupes dans les rues de Mogadiscio et ses environs ont fait au moins 316 morts.

Selon un rapport d’experts de l’Onu datant du 10 mai, les tribunaux islamiques – qui ont déclaré la « guerre sainte » aux chefs de guerre et sont soupçonnés par les services secrets occidentaux d’abriter des extrémistes musulmans – ont pris l’avantage sur l’ARPCT et contrôlent environ 80% de la capitale.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Son gouvernement, mis en place en 2004, se montre incapable de rétablir l’ordre et assiste impuissant aux combats dans la capitale.

______________________________________ Extrait Le Monde

2 – Regain de violences en Somalie, l’ONU craint un « désastre majeur »
(Le Monde 31/05/2006)

Sept personnes ont été tuées à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, mercredi matin 31 mai, après trois jours d’accalmie, dans l’attaque d’une position des miliciens de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT) par les miliciens des tribunaux islamiques.

Les combats, intenses et dans lesquels les deux camps utilisent de l’artillerie et des mortiers, sont localisés dans le quartier de Sukahola, dans le nord-est de la capitale, selon des habitants du quartier. Toujours selon eux, les tués sont des miliciens – quatre de l’Alliance et deux des tribunaux – et un civil.



La Somalie au bord un « désastre majeur », selon l’ONU

La Somalie est au bord d’une crise majeure provoquée par les effets combinés des combats à Mogadiscio, de la sécheresse et du chaos qui règne dans le pays depuis le début de la guerre civile en 1991, a averti, mardi 30 mai,le directeur des services humanitaires de l’ONU pour les personnes déplacées, Dennis McNamara.

La Somalie a été « un de ces points noirs que nous avons collectivement ignorés depuis trop longtemps et nous ne pouvons plus nous le permettre », a déclaré M. McNamara. « Si ce conflit n’est pas circonscrit rapidement, nous pourrions bien nous retrouver face à une nouvelle crise (…) Nous avons un désastre humanitaire à petite échelle, ce sera un désastre majeur », a-t-il ajouté en critiquant la faible mobilisation des donateurs pour venir en aide à la Somalie.

Plus d’un million d’habitants du pays, qui en compte environ 10, sont frappés par la sécheresse qui touche l’Afrique de l’Est. Environ 400 000 personnes ont dû fuir leurs régions à cause de cette sécheresse et de la guerre. Quelque 250 000 déplacés vivent ainsi à Mogadiscio dans des bidonvilles. – (Avec AFP)

Selon plusieurs témoins, l’attaque vise apparemment à couper une ligne d’approvisionnement des forces de l’Alliance reliant Mogadiscio à la ville de Jowhar, à environ 90 km au nord. « Les combats sont actuellement très violents et les milices des tribunaux semblent s’être bien préparées pour l’attaque », a expliqué un habitant du quartier. Les miliciens des tribunaux « sont arrivés tôt ce matin avec des camions (…) C’est la première fois que l’un des camps fait une telle attaque surprise », a commenté, de son côté, un ancien officier somalien, Mohamed Hassan.

REGAIN DE VIOLENCES

Depuis la semaine dernière, au moins 69 personnes ont été tuées et des centaines blessées, essentiellement des civils, lors des affrontements, qui avaient connu une accalmie depuis dimanche. Les combats opposent les milices des tribunaux islamiques, soupçonnés ar les services de renseignements occidentaux d’abriter des extrémistes musulmans, et les forces de l’ARPCT, qui a reçu un soutien financier américain dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

L’ARPCT compte dans ses rangs des chefs de guerre qui contrôlent Mogadiscio depuis le début de la guerre civile, en 1991, qui a fait 300 000 à 500 000 morts. Ces chefs de guerre entendent contrer la montée en puissance des tribunaux islamiques qui menacent leur pouvoir.



Les affrontements, qui ont débuté dès la création de l’Alliance, en février, ont fait depuis quelque 300 morts. Ils sont les plus sanglants depuis le début de la guerre civile en Somalie. Le gouvernement de transition, installé en 2004, assiste impuissant à ces combats dans la capitale.



Avec AFP

31/05/06 (B352-B) La vérité sur l’homme fort du régime (Lecteur – Deux articles)

L’homme fort du régime, qui détient le pouvoir sans partage, dirige le pays avec la main de fer et il oublie la réalité : celle du peuple qui souffre par manque de bonne gouvernance, de liberté, de justice et de moyens minimums pour assurer
la vie courante.

Outre la pauvreté galopante, la santé précaire des personnes âgées, les enfants sans nourriture, les jeunes sans travail, famine et sécheresse sévissent au pays.

Que fait IOG pour lutter contre ces fléaux ?

Il modernise et renforce la force armée ! Il achète des armes lourdes et des chars sophistiqués en Afrique du Sud, afin de pouvoir résister par les Armes contre la population, en cas de besoin. ( La Garde présidentielles comprend 3.000 militaires tous issu de la famille * M *, sans compter leur présence dans l’Armée, la Gendarmerie nationale et la police parallèle /police politique).

Des régiments de force armée, commandés par des officiers volontaires, sans expérience mais proche du clan
au pouvoir terrorisent et commettent des actes criminels envers la population du Nord du pays .

Toutes ces violences, ces abus , cette terreur, ces tortures, ces entraves à la liberté, les détentions, sont commis sous la
responsabilité d’IOG, l’homme aveuglé par le pouvoir, le soi-disant Président du pays maudit à cause de ce fils du « rail ».

C’est une honte ! Jusqu’à ce jour(*), pas un Ministre n’a eu le courage de démissionner en disant, c’est assez , arrêtons les violences
commises par l’armée et orchestrées par le pouvoir dictatorial.

Les familles, les enfants et les vieillards sans défense, qui souffrent, n’ont-t-ils pas le droit de vivre en liberté, de mener une vie saine et
sans violence au lieu que l’on brûle leurs toukouls et qu’on leur complique à plaisir l’existence.

Que veut cacher IOG, le fils de l’Oued, pour attaquer directement les populations du nord ?

  • Recherche du soutien des autres communautés (Affaire Borel),
  • Faire oublier le non-respect de la loi cadre signée depuis des années. (L’homme n’a pas de parole).
  • Détourner l’attention de la communauté internationale (occidentaux) en désignant les Afars comme des terroristes islamistes. (Suite de la catastrophe maritime du boutre en provenance du nord ?).
  • Purger les responsables de l’Armée (les vieux sbires qui refusent de prendre leur retraite pour continuer à s’enrichir
    facilement).
  • Camoufler des transferts illicites, des trafics d’armes vers la vieille Somalie, dont IOG rêve d’obtenir
    les grands contrats juteux qui sont prévus pour la reconstruction d’une Somalie moderne, et surtout pour bloquer la réussite du Somaliland, pays frère et voisin proche.

Les Ministres Afars n’ont pas compris le jeu on peut prévoir des changements
après une réflexion sur les dernidres campagnes, les résultats concrets et l’attitude des divers hommes politiques.

Voila la réalité et l’histoire nous dira le reste.

G.O.A.
Amérique du Nord

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Depuis longtemps, avec l’expérience, on se pose beaucoup de questions sur la vie, le
bonheur, la réussite, le changement de situation, l’évolution mondiale.

I1 y a des moments dans la vie que I’homme voit que lui-même ; il sent le besoin
de se mettre à jour, de s’ajuster à la réalité, et de résoudre les problèmes.

Il cherche à mieux connaître et à comprendre sa personnalité, celle des membres de sa famille et plus généralement à tenter de comprendre
le peuple.

Il se dit :

  • Qu’est-ce que je deviens ?
  • Qu’ai-je fait de mes dons ?
  • Comment suis-je en train de les utiliser ?
  • Que dois-je améliorer ?

Les questions se posent chaque année, aux gens honnêtes, loyaux et humains, qui ont des grandes responsabilités et le rêve de faire vivre et de faire fonctionner l’Etat, pour que la
population vive dans l’harmonie et le bien-être sociaux.

On peut penser : j’ai gagné beaucoup d’argent ou je posséde des grands immeubles, des
voitures de luxe ; je peux estimer avoir réussi ma vie.

Il est possible aussi de n’avoir pas réussi, à cause :

  • d’un manque de capacité ou de volonté d’assurmer ses responsabilités,
  • d’abus de pouvoir,
  • d’entrave à la Justice,
  • de détournement illégal de fonds publics ou privés,
  • d’actes ou décisions qui ont appauvri injustement la population,
  • de la non-atteint de ses objectifs,
  • d’une ignorance volontaire des régles de la Démocratie.

Dans la vie, l’homme juste qui conduit la destinée du pays voit les choses en
face ; il se libère des attaches du clan et il organise la répartition équitable des richesses et des responsabilités : il désigne des hommes compétents et expérimentés pour gérer la
politique du pays afin que le peuple avance et puisse sortir de la pauvreté.

  • Accomplir les changements qui s’imposent :
  • Tracer les grandes lignes de la politique,
  • Améliorer le fonctionnement de la Justice, dans le respect des Lois,
  • Respecter les libertés fondamentables et légitimes des personnes,
  • Réaliser des projets d’avenir constructifs et rentables pour la communauté,
  • Créer des emplois pour les jeunes,
  • Empêcher les Warabas de vider les caisses de l’Etat,
  • Tenir solidement les rennes du pouvoir,
  • Travailler sans relâche pour le bien du peuple,
  • Faire avancer la Démocratie, la Santé, l’Education et le développement économique.

Il y a des gens célèbres et puissants dont l’existence s’est soldée par un immense échec, quand ces
demiers avaientnt commis des actes graves et impardonnables contre des populations innocentes, affaibliées, privées de ressources et d’aide.

G.O.A
Amérique du Nord

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(*) Note de l’ARDHD : à notre connaissance, au moins un Ministre avait eu le courage de démissionner pour dénoncer les affrontements de 91/92 avec le FRUD : il s’agissait de Mohamed Elabeh qui a perdu la vie ensuite dans des circonstances non élucidées. Il y a peut-être d’autres cas, mais ils ne sont pas légions …

31/05/06 (B52-B) Courrier : un lecteur, qui a lu notre appel pour renouveler la liste des abonnés, confirme son abonnement et il nous écrit ….

Il est exact que vous me m’avez jamais demandé de payer.

Mais je suis persuadé que vous soutenez :

– ceux qui participent à l’accomplissement des violences que vous dénoncez sans relâche dans vos éditions,

– ou bien ceux qui ont coopéré avec eux, après que nous les ayions mis à la porte.

Pour moi, il ne peut en être autrement et vous devez être financé par eux, en échange de quoi, vous prenez leur défense ….


Si l’ARDHD est un site contre le pouvoir en place à Djibouti, elle doit défendre les intérêts du peuple même s’il n’a rien à lui offrir.

_________________________________ Réponse de l’ARDHD

Merci, cher lecteur, de nous faire part de votre sentiment et de votre raisonnement. Vous oubliez trois mots cependant qui ont une valeur forte au sein de notre Association : l’engagement, la générosité et la fidélité aux deux.

Les bourreaux du peuple de Djibouti n’ont pas besoin de l’ARDHD : ils ont leur propre média : La Nation, la RTD, l’ADI et parfois Jeune Afrique, mais c’est plus cher … Et ils ont dépensé une fortune récemment, non pas pour nous soutenir, mais pour tenter de nous bâillonner dans le cadre du procès que nous a intenté à Paris, le Général Zakaria ….

Et nous ajoutons en conclusion : nous sommes prêts à affronter les sbires du régime qui ne nous épargnent pas : virus informatiques, multiplication des spams, procès, calomnies, etc… Cela ne nous dérange pas et nous stimule au contraire.

Mais nous ne sommes pas prêt à affronter les doutes de ceux que nous défendons. Si c’était le cas (heureusement ce ne l’est pas), et faute d’un soutien des opposants, nous arrêterions immédiatement la mise à jour du site, qui représente un effort colossal et journalier pour une équipe de bénévoles, qui croit en l’avenir des Djiboutiens dans le cadre d’une véritable démocratie.