02/06/06 (B352-B) Nomination d’un nouvel Ambassadeur US à Djibouti. (Par Houmed Daoud)

Selon le ” Washington File “, quatre nouvels Ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique sont nommés dans quatre pays d’Afrique, dont Djibouti. M. Stuart Symington, c’est son nom, qui a été nommé au poste d’Ambassadeur des États-Unis à Djibouti, remplacera, après confirmation par le Sénat, Madame Marguerita Ragsdal.


M. Stuart Symington

Le futur Ambassadeur américain à Djibouti rappelle dans un langage très ” diplomatiquement correcte “, l’illustration des engagements de Djibouti en faveur de la paix dans la sous-région, tout en omettant soigneusement de souligner, que les autorités djiboutiennes ne fassent rien, pour instaurer une paix juste et durable dans leur propre pays.

Peut-être, l’Administration Bush, craint-t-elle les remontrances de la diplomatie djiboutienne réputée agréssive ?

Surtout que par les temps qui courent, les Etats-Unis sont engagés sur plusieurs fronts dans le monde dans le cadre de la lutte anti térroriste et préfèrent nettement éviter des tâches suplémentaires de ” nettoyage “.

De plus, Djibouti accueille la seule base militaire américaine en Afrique, le « Combine Joint Task Force-Horn of Africa » (Corps expéditionnaire combiné pour la Corne de l’Afrique). Le diplomate américain aurait, dans l’hypothèse ou, sa nomination est confirmée, laissé entendre qu’il s’engagerait, à continuer à œuvrer en vue d’aider le peuple de Djibouti à surmonter ses difficultés économiques, une situation à l’origine du mécontentement et de conflits.”

Nous cherchons à bloquer ceux qui pourraient exploiter les vulnérabilités et nous continuerons à promouvoir le respect des Droits de l’Homme et de la démocratie aux quatre coins de la région “, a-t-il déclaré.

Si les engagements américains en faveur des Droits de l’Homme dans cette région du globe s’avéraient concréts, la diplomatie US aurait du fil à retordre, d’autant plus que les dirigeants des pays d’Afrique de l’Est, au même titre que leurs autres pairs africains, ne veulent pas entendre parler de ces ” choses ” là : Démocratie , Droits de l’Homme, etc. etc.

Il n’est un secret pour personne, surtout pas pour l’ ” Oncle Sam “, que seules l’absence de la Démocratie réelle et populaire, la corruption généralisée et les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’individu, sont à l’origine des mécontentements,où qu’ils aient lieu.

Si l’Administration Américaine veut aider le peuple djiboutien à… par l’intermédiaire de son énième représentant dans notre pays, elle n’a qu’à user de toute son influence auprès des autorités djiboutiennes.

Si elle s’engage réellement dans cette voie, elle bénéficiera de la gratitude du peuple djiboutien d’une part et, elle aura relevé le défi qui a toujours été classés parmi les tous premiers telle que : la défense des Droits de l’Homme dans le monde, qui a fait partie intégrante du discours d’investiture du président Georges Walker Bush lors de sa réelection fin 2004 d’autre part.

Souvent négligés au profit de la très célèbre lutte anti-térroriste et la traque incessante et permanente d’Oussama Ben Laden et ses compagnons de la nébuleuse ” Al Qaïda, organisation térroriste, les Droit de l’Hom et la Démocratie dans le monde, semblent passer au second plan des actions américaines, si l’on observe les choses avec lucidité .

Pour conclure, rappelons néanmoins, que La commission du Sénat chargée des relations étrangères doit approuver les nominations de ces quatre personnalités qui doivent aussi être confirmées par le Sénat avant qu’elles ne puissent assumer leurs nouvelles fonctions.

H.D.