Articles

02/06/2014 (Brève 394) Djibouti ? Tout va bien ! Voyage au cœur d’un terrorisme d’Etat au bord du gouffre et qui ébranle toutes les certitudes occidentales acquises au fil des années. ( Par Roger Picon qui s’exprimait à propos de l’attentat commis à Djibouti)

ManipulationCe sont des vies de familles, de femmes, d’hommes et d’enfants qui viennent soudainement de chanceler ces derniers jours.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Elles viennent, hélas, s’ajouter aux précédentes et sont profondément marquées voire même brisées à jamais.

Des vies qui ont basculé soudainement en désespoir dans les heures qui ont suivi l’horrible et lâche attentat qui s’est produit dans un restaurant de Djibouti dans la soirée du 24 mai 2014.

De ce que nous en savons cet attentat aurait fait, tout le moins, 3 morts et 30 blessés.
Acte absurde et meurtrier perpétré à l’encontre de personnes, le plus souvent innocentes, bien vite exploité localement, politiquement parlant, pour désigner d’un doigt accusateur les supposés « responsables »

Curieusement s’est ouverte, un peu trop aisément et quasi immédiatement selon nous, la porte de l’implication d’Al Shebab.

On peut même affirmer qu’elle était déjà entrouverte, avant que ne se produise l’attentat, par ceux qui font office d’autorités locales dans le pays.

Informations filtrées et diffusées par l’entremise d’une ADI – Agence de Désinformation d’Ismaïl  – exclusivement créée et utilisée pour faciliter la contagion de la bêtise et de la mystification à destination de l’Occident et promouvoir ainsi une image positiviste ; en toute illusoire quiétude, couvrant le « diplomatiquement correct » pour tous les crimes commis par l’Etat bananier d’IOG et ses collabos.

Le fait d’utiliser l’exutoire, en l’espèce Al Shebab, pour le mettre à toutes les « sauces » permet de donner libre cours à toutes les accusations à l’encontre d’un artificiel fondamentalisme universellement décrié dans une descente aux enfers qu’accompagne une actualité toujours brulante et qui, indirectement, a pour objet de mettre la religion de l’Islam dans son ensemble au banc des accusés en utilisant, pour ce faire, la bien trop facile expression, « Si ce n’est toi c’est donc ton frère » !!!

Il est difficile d’imaginer un sujet plus controversé que le conflit en Somalie. Dans les faits, des conflits qui divisent l’opinion mondiale, les intérêts des uns et des autres et exaspèrent les sentiments religieux et politiques.

Encore faudrait-il ne pas tenter de nous faire prendre des « vessies pour des lanternes » !

Cette lâcheté consistant à conditionner un couple (de somalis ?) à commettre un tel périple au bout d’une violence faussement religieuse, mais plus assurément celle du désespoir et de la haine entretenus par le pouvoir à l’égard de certains pays occidentaux (affaire Borrel), me conforte dans mon éternelle conviction.

Le seul combat que j’estime être personnellement juste de mener est celui de lutter contre tous les extrémismes mais aussi de tenter de faire triompher la vérité, et que la vérité. Certes pas celle que l’on nous sert sur un plat d’argent préparé par avance avec caviar et champagne.

Désolé mais le contenu de la gamelle d’Haramous ne nous convient pas ! Et ses mystifications encore bien moins ; elles n’ont que trop duré !

La porte que vient d’ouvrir à nouveau Haramous est une véritable insulte au peu d’intelligence que l’on peut avoir. Cela a pour effet de nous conforter dans toutes nos suspicions à l’égard du Palais des artifices ; de ses occupants et collabos.

Attentats à la grenade, un long entrainement depuis 1977.

Pour celles et ceux qui ont bonne mémoire, souvenons-nous que lorsque la présidence était assurée par Hassan Gouled Aptidon les attentats et les supposées imminences de coups d’état – organisés par IOG et (ou) son frère Idriss Omar Guelleh – avaient le don de semer la panique ; éloignant la famille Gouled de la capitale et du Palais de l’Escale.

Car tel était le but !

Le temps que les SSDS (Services de Sécurité) procèdent à l’arrestation des auteurs désignés par avance d’attentats à la grenade qui – par le fait du hasard…- se trouvaient être quelques jeunes et virulents intellectuels Gadaboursis ou Afars dont les noms et adresses étaient connus par avance.

Arrêtés quasiment dans l’heure qui suivait lesdits attentats ou faux attentats en préparation, incarcérés et torturés, bien que totalement innocents bon nombre d’entre eux décédèrent « malencontreusement » alors que pour survivre sous la torture d’autres allèrent jusqu’à avouer ce que leurs tortionnaires voulaient entendre d’eux, et bien plus encore pour qu’enfin cesse leur ignoble calvaire.

Nombreuses furent ce type d’agressions à l’explosif, dont celles perpétrés aux sièges de partis politiques d’opposition qui furent les victimes de tels délits dont les auteurs ne furent jamais identifiés ; là encore et par le fait du hasard, attentats à la grenade (PRD du regretté Mohamed Djama Elabé – AMIN)

La provenance des grenades étaient connues, la liste complète fut récupérée et exploitée.

Ces grenades furent remises à l’époque de son vivant à Idriss Omar Guelleh par Kadhafi dans un lot important d’explosifs, d’armes et de munitions.

Pour conclure, il y a fort à parier que, s’appuyant sur les conséquences de l’attentat à la grenade de ces derniers jours et les risques omniprésents pour les Occidentaux et leurs familles présentes à Djibouti, Haramous va demander l’octroi, en urgence, de nouvelles aides financières sur le plan international…

La supercherie a toujours fonctionné, pourquoi cela changerait-il ?

Pour conclure, je tiens à présenter toutes mes condoléances et mon soutien aux familles des victimes innocentes de cet odieux attentat et souhaite aux blessés un prompt rétablissement.

10/05/07 (B394) ALERTE ROUGE : Scandale au centre de dialyse : faute de médicaments, on jette les malades à la rue, pour qu’ils meurent en dehors de l’hôpital, mais après avoir payé d’avance les soins ! Combien de morts cette nuit à Djibouti, par manque de soin ? (Lecteur)

Le centre
de dialyse de l’hopital militaire de djibouti a jeté à la rue
une centaine de personnes faute d’approvisionnement en produits utilisés
pour l’hemodialyse. La pr
emière
victime est une femme du nord qui est decedée hier soir à une
heure du matin.

Les familles sont prostrées.

En plus il faut savoir que ces familles, déjà dans la détresse,
avaient été contraintes de réunir la somme demandée
et de payer d’avance les séances de dialyse.

En ce
moment même où je vous écris ces lignes, les familles
des malades sont trés inquiètes de la situation médicale de
leur proches. Combien vont mourir cette nuit ?

Nous vous
demandons de lancer un appel à toutes les organisations humanitaires
pour sortir de cette impasse mortelle et pour que la gestion du centre hospitalier
soit assurée par des personnes compétentes.

Merci pour tout ce que vous ferez pour ces innocentes victimes

Le
guerrier urbain

10/05/07 (B394) ALERTE ROUGE pour ARHIBA II. Un jeune déporté décrit les déportations des décasés d’Arhiba II et le calvaire de ces femmes et de ces hommes apeurés et jetés à la rue par des hordes de policiers.

Voilà
qu’il y a plus de dix jours que le calvaire des déportations d’Arhiba
commence et recommence.

C’était exactement le 30 avril 07, que la Police dirigée par
son Chef Abdillahi Abdi se déploie et décase.

Puis, au 1er mai, jour de repos, avec les renforts impressionnant
de Policiers en tenues camouflées s’emparent des taudis d’Arhiba II.

Ils décasent, cassent et brûlent les baraques, tandis que les
malheureux apeurés s’accrochent, comme lors d’un naufrage, aux derniers
restes des planches et des bois gisant par terre.

Les camions loués pour le ballet des déportations ont embarqué
bois et expulsés, la majorité étant des personnes fragilisées,
à destination du PK 12 (à 12 Kilomètre 500 d’Arhiba).

Ils les ont par la force embarquées, avec leurs bois comme des rescapés
entassés avec leurs maigres détritus et lâchés,
sous un soleil de plomb, en plein terrain vague à proximité
de la Cité Hodane construite par une Société patronnée
par l’important Assureur, cumulativement Entrepreneur de construction et ministre
de la Justice et des Droits de l’Homme, affairiste friand des grands espaces
domaniaux, parfois obtenus par vente préférentielle mise aux
enchères fictives, sinon gratuites.

D’abord toutes ces personnes victimes d’un décasement sauvage et inhumain

sont déchargées avec les restes de leurs habitations taxées
« de poubelles » par certains hauts dignitaires politiques djiboutiens
à l’est du PK 12, plus précisément à Gara-a-daba
– endroit connu pour être le lieu des vols organisés – mais également
jetées sur un terrain caillouteux juste en face de la Cité Hodan,
autrement dit à Djama Aouled.

Toujours est-il que, le 6 mai 2007, les militaires épaulés par
la police font une descente manu-militari à Djama Aouled et délogent
à coup de bulldozer « les naufragés » ou plus exactement
les décasés d’Arhiba, pour les déverser ensuite un peu
plus loin à Warabalé, zone du PK 12..

Pour les investisseurs de la nouvelle Cité Hodone, – dont les déchets
des conduites sanitaires des logements déversés dans deux containers
pour être ensuite vidangés, souvent après des débordements
et écoulements puants vers les bas logements en bois, par un camion
citerne -, sont très satisfaits de ce nouveau délogement à
coup de bulldozer qui permet de faire des économies en ayant gratuitement
un terrain remblayé, un terrain bien dégagé et évidemment
sans frais, car à la charge de l’Etat.

Que pensera le Ministre des Finances ?

A cette cadence insupportable et sans vergogne, les décasements
sauvages rapportent gros à certains entrepreneurs bien placés
auprès de Sa Majesté l’Idil Amin Dada de Djibouti.

Malheureusement et en contre partie, ils sont plusieurs centaines d’individus,
aux environs de mille huit cents (1800) décasés qui se retrouvent
en l’espace de trois jours sans toit, sans abris, ni eaux, ni nourritures,
car le peu des nourritures, en possession, ont été souvent balayées
et brûlées avant embarquements, laissant les enfants affamés
pendant quelques jours.

Après les tentatives de génocides
des années passées, les déplacements forcés et
sauvages font rage pour contrer un pseudo soulèvement populaire avant
les élections prochaines.

Certains députés assistés au plus haut niveau par le
ministère de l’Intérieur sont entrés dans ce jeu cruel,
désastreux et dangereux pour les pauvres des pauvres.

Seule la solidarité de quelques proches ont été les premiers
et uniques secours aux personnes âgées, aux femmes et aux enfants
qui continuent aujourd’hui de souffrir atrocement, sous le silence des soi-disant
humanitaires à Djibouti. Ces derniers ne savent qu’accompagner la publicité
d’aides au régime politique, surnommé ; « rapaces humanitaires
».

Déjà le choléra fait des ravages dans le coin, avec ces
conditions sanitaires lamentables, tous ces déportés sont voués
à une mort certaine et en masse.

Vive le silence des humanitaires, qui résident à Djibouti.

Un
jeune déporté et révolté

10/05/07 (B394) LIBERATION (2 articles) Ravagée par dix ans de guerre civile, la Somalie tente d’établir des forces régulières. (Info lectrice)

1
– Mogadiscio reconstitue une police de bric et de broc

Par Stéphanie BRAQUEHAIS

Ils sont environ 300, au milieu d’une cour cernée de bâtiments
militaires délabrés. Hommes et femmes arborent des uniformes
kaki, beiges, ou des vêtements civils, la tête parfois recouverte
d’un képi.

Sous un soleil de plomb, ils se tiennent au garde-à-vous, devant le
commandement de la nouvelle police de Mogadiscio. A côté du drapeau
somalien, étoile blanche sur fond bleu, flotte celui de la police,
une antilope entourée d’une couronne de laurier. Une fanfare entame
un refrain militaire, légèrement cacophonique. Ce jour-là,
les autorités inaugurent un des camps d’entraînement de la police,
à une vingtaine de kilomètres de Mogadiscio.

Mémoires.

La cérémonie est censée marquer le premier pas dans l’établissement
de forces régulières et d’un Etat de droit en Somalie, ravagé
par la guerre civile depuis seize ans. Après avoir vaincu les Tribunaux
islamiques en décembre dernier, avec le soutien décisif de l’armée
éthiopienne, le gouvernement de transition somalien (TFG), formé
en 2004, ambitionne d’effacer des mémoires les terribles combats qui
ont dévasté la capitale en avril et cessé il y a dix
jours, lorsque les troupes éthiopiennes ont défait les «insurgés».
Environ 2 000 civils ont été tués dans des affrontements,
les plus violents depuis quinze ans, poussant la moitié de la population
à fuir Mogadiscio.

«Votre tâche est immense», déclare le nouveau
chef de la police devant ses nouvelles recrues, pour la plupart d’anciens
policiers sous Siad Barré (président de 1969 à 1991),
aux visages fatigués.

«Nous devons faire oublier le visage indigne de la Somalie, qui n’a
connu depuis 1991 que des guerres claniques et le règne des chefs de
guerre.» Un discours lyrique rapidement émaillé de considérations
pragmatiques : «Nous sommes un pays pauvre, sans sécurité,
et le gouvernement n’a pas les moyens de vous former longtemps. Chaque session
de 500 policiers sera entraînée pendant deux semaines.»

Enfants.

Une tâche «immense», et risquée.

Ces derniers jours, les policiers ont été visés
par plusieurs attentats. Lundi, une bombe placée sous un véhicule
de police a explosé dans Mogadiscio, peu après une opération
des forces éthiopiennes sur un marché aux armes. Deux enfants
qui jouaient à proximité du véhicule ont été
tués et sept personnes blessées.

En revanche, aucun policier n’a été touché.

Furieux d’avoir été attaqués à plusieurs reprises,
soldats et policiers s’en prennent désormais aux femmes voilées
à Mogadiscio, n’hésitant pas à arracher leur voile et
à le brûler. Selon eux, des membres des Tribunaux islamiques
se seraient déguisés en femmes pour mener leurs opérations.

Le nouveau commandant de la police à Mogadiscio, le colonel Ali Saïd,
ne dispose d’aucun chiffre sur l’effectif total prévu et le nombre
de recrues. Quant au budget de fonctionnement, il n’en a pas la moindre idée
: la Somalie vit sans administration depuis seize ans.

Salaires.

Sans revenus, excepté quelques taxes provenant des ports et aéroports,
le gouvernement de transition n’a pas les moyens de payer des salaires. Ce
qui ne semble pas poser de problèmes à certains militaires.
Une centaine de barrages ont été édifiés à
Mogadiscio depuis une semaine. Les hommes de troupes, armés de leur
AK47, installent des «technical» (pick-up surmontés de
mitrailleuse lourde) à chaque carrefour et arrêtent les véhicules,
pour demander avec plus ou mois de rudesse «un peu d’argent pour le
thé».

«Personne ne peut dire dans quelles poches atterrit l’argent, si ce
n’est dans celles du président et des proches qu’il a nommés,
commente un ancien haut fonctionnaire.

C’est un cercle vicieux : pour créer une police, il faut de l’argent.
Alors on prend où on peut.»

L’objectif affiché des autorités est d’obtenir le désarmement
des milices pour recruter des jeunes qui n’ont guère connu d’autre
régime que celui de l’anarchie. «Chaque jour, les forces du gouvernement
fouillent les quartiers, maison par maison. Nous trouvons des bombes, des
mines. La population nous soutient et nous disposons de nombreux informateurs
dans la communauté, claironne Hussein Mohamed, le porte-parole du chef
du gouvernement.

Nous ne restons pas les bras croisés, c’est maintenant que
le travail commence.»

Les ratissages dans les quartiers ont donné lieu à plus de 200
arrestations selon les chiffres officiels.

A Mogadiscio, certains se montrent sceptiques quant à l’efficacité
de telles opérations coup de poing. «Chaque fois qu’ils ont essayé
de trouver des armes, ils ont échoué. Les gens les enterrent,
ils refuseront de les rendre. Personne ne fait confiance à ce gouvernement»,
estime un commerçant, revenu à Mogadiscio il y a deux jours,
après avoir fui les combats.

©
Libération

_____________________________________

2 – Seize ans de conflits

Pays le plus pauvre de la corne de l’Afrique, la Somalie est une ancienne
colonie britannique et italienne. Indépendante depuis 1960, elle est
en proie à une guerre civile qui a fait entre 300 000 et 500 000 morts
depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991.

En 1992, les Etats-Unis, épaulés à partir de
1993 par l’ONU, lancent une opération militaro-humanitaire, qui dérape
en un conflit contre les «seigneurs de la guerre». Ils se retirent
de Mogadiscio en 1995.

Mis en place entre 2000 et 2004 depuis le Kenya, le gouvernement
provisoire est débordé par les Tribunaux islamiques. Soutenues
par l’Ethiopie et les Etats-Unis, les forces gouvernementales les chassent
de Mogadiscio fin 2006.

Les 8,7 millions de Somaliens, pour l’immense majorité de l’ethnie
Somali, sont musulmans. Deux provinces ­ le Puntland et le Somaliland
­ vivent dans une quasi-indépendance.

10/05/07 (B394) Rétrospective de l’ARDHD. D’où vient le prénom de Paulette ? Réponse dans un article qui avait été publié le 1er avril 2001 et que nous reproduisons ici (avec quelques ajustements. Bien que totalement imaginé, il pourrait devenir d’actualité … (Humour)

1er
avril – GUELLEH annonce sa démission.

Dans
un discours retransmis par la radio et par la télévision djiboutienne,

le Président Guelleh vient d’annoncer officiellement sa démission.

Djiboutiens,
djiboutiennes,

Je me
présente devant vous, pour vous faire part de ma décision qui
est irréversible. Désormais, aucun appel ne pourra plus me faire
changer d’avis.

Ma décision
réjouira certainement la petite minorité de djiboutiens en voie
d’extinction qui avait continué à s’opposer à moi durant
ces dernières années. En voie d’extinction, car j’ai su habilement
rallier à mon étendard de nombreux adversaires qui ont été
sensibles au charme discret du pouvoir et de l’argent que je leur ai distribués
en quantités égales. Quant aux irréductibles, il faut
reconnaître que j’en ai fait éliminer physiquement plus d’un
et que les autres se sont nettement calmés ensuite …

Voilà,
chers concitoyens, ma décision est prise. Je quitte le pouvoir et par
la même occasion, je quitte le pays. Durant ces années au pouvoir,
j’ai pu économiser suffisamment pour m’offrir quelques maisonnettes
dans plusieurs pays où j’ai fait ouvrir des comptes en banque dont
les montants ont atteint le seuil qui me permettra de vivre une douce retraite
avec Paulette dans des conditions convenables.

Je vous
restitue le pays dont j’ai mobilisé et accaparé toutes les forces
vives à mon seul profit pendant toutes ces années. Il est au
bord de la ruine et il n’y a plus grand chose à prendre. C’est pourquoi,
j’estime qu’il est de mon devoir de laisser la place à un autre. Dans
ma mansuétude nouvelle, je vous laisse la possibilité de choisir
mon remplacement comme vous l’entendez.

Ne rêvez
pas, car cela ne se fera pas facilement et je prédis de nombreuses
luttes intestines. Il risque même d’y en avoir tellement, que vous serez
obligés de m’appeler au secours, en me donnant avec respect, le délicieux
titre de ‘sauveur potentiel de la Patrie’. Mais sans succès, car je
me serai éloigné de vos problèmes et alors, je n’aurai
plus envie de les partager.

Vous me regretterez, c’est certain, mais cela constituera votre punition pour
votre ingratitude durant toutes ces années en commun.

Et pour
vous punir encore davantage, j’ai décidé d’emmener avec moi,
vos ministres préférés : le Ministre de l’intéreiur
et le Ministre des Finances, ainsi que quelques proches, dont le patron de
l’EDD. Cela achèvera de désorganiser complètement le
pays. Mais pour ne pas vous laisser orphelins, je vous laisse Hassan Saïd
et le Procureur Djama Souleimna plus quelques autres, qui sauront bien ajouter
une poignée de confusion dans le climat qui suivra mon départ.
C’était leur principale qualité .

D’un peuple
ingrat, on n’attend aucun remerciement et c’est la raison pour laquelle je
ne vous en demande pas aujourd’hui. Après de longues minutes de réflexion,
j’ai même choisi de ne pas vous inviter, par la force, à défiler
dans les rues pour me supplier de rester au pouvoir ….

Entre autres, cela vous évitera de recevoir quelques balles perdues,
tirées de façon aléatoire et non contrôlée
par les membres de ma nouvelle garde si bien entraînée par les
officiers israéliens, qui sont des maîtres incontestés
dans ce domaine.

Adieu
chers concitoyens et après moi le déluge ….. !

__________________________________________________

P.S.
Aux dernières nouvelles et pour faire taire d’éventuelles rumeurs,
le Président aurait répondu à ceux qui l’interrogeaient
sur le prénom de Paulette, qu’il n’avait pas changé d’épouse,
mais qu’il trouvait que « Paulette faisait plus classe qu’Odette »
__

10/05/07 (B394) RSF / Somalie : un journaliste tué au cours d’une fusillade.

Reporters
sans frontières est attristé par la mort du journaliste Mohammed
Abdullahi Khalif, tué au cours d’une fusillade dans la région
autonome du Puntland (nord-est du pays) le 5 mai 2007.

"Même si rien pour l’instant ne permet d’établir
que Mohammed Abdullahi Khalif a été directement visé
dans cette attaque, l’évenement n’est pas sans rappeler la mort du
journaliste suédoiis Martin Adler, tué en juin 2006 à
Mogadiscio au cours d’une manifestation.

Le cas de Mohammed Abdullahi Khalif nous rappelle que les journalistes en
Somalie travaillent dans un climat d’insécurité permanent".

Mohammed Abdullahi Khalif collaborait à la station Radio Voice de Galkayo,
dans la région du Puntland. Il se trouvait sur le marché des
armes de la ville le 5 mai pour un reportage lorsque des militaires ont attaqué.
D’après la National Union of Somali Journalist (NUSOJ), ces agents
se trouvaient sur les lieux afin de récupérer une arme qui leur
avait été dérobé. Mohammed Abdullahi Khalif a
été touché au cours de l’échange de tirs qui a
suivi.

Omar Faruk Osman,
secrétaire général de la NUSOJ, déclare qu’il
s’agit d’une "tragédie, qui démontre à quel point
la vie des journalistes est en danger".

Mohammed Abdullahi
Khalif est le deuxième journaliste tué cette année en
Somalie. En février, Ali Mohammed Omar, présentateur pour Radio
Warsan, avait été assassiné à Baidoa.

09/05/07 (B394) Le Conseil de sécurité profondément préoccupé par l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie et la tension grandissante entre les deux pays (Info lectrice)

Les
membres du Conseil de sécurité ont fait part aujourd’hui de
leur profonde préoccupation concernant « l’impasse dans laquelle
se trouve le processus de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie
et la tension grandissante entre les deux pays ».

Ils «
renouvellent l’appel qu’ils ont lancé aux deux parties pour qu’elles
fassent preuve de la plus grande retenue et s’abstiennent de recourir à
la menace ou à l’emploi de la force l’une contre l’autre », indique
une déclaration transmise après une réunion à
huis clos sur le sujet.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment une fois
encore l’intégrité de la Zone de sécurité temporaire
et engagent instamment les deux parties à retirer immédiatement
leurs forces et leur matériel des positions situées à
l’intérieur de la Zone ou à proximité.

Ils sont encouragés par la déclaration que le Premier Ministre
éthiopien a faite au Parlement le 29 mars 2007, selon laquelle le Gouvernement
éthiopien avait accepté la décision définitive
et contraignante de la Commission du tracé de la frontière entre
l’Éthiopie et l’Érythrée, et exigent que l’Éthiopie
applique intégralement et sans plus tarder la décision de la
Commission.

Le Conseil réaffirme son appui à
la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée
(MINUEE) et exige à nouveau de l’Érythrée qu’elle lève
sans plus tarder et sans préalable toutes les restrictions qu’elle
impose aux déplacements et aux opérations de la Mission.

Ses membres « demandent aux deux parties de coopérer pleinement
avec la MINUEE en vue de reprendre les réunions de la Commission militaire
de coordination ».

Les 15 membres du Conseil évoquent la possibilité pour le Secrétaire
général de nommer un nouveau Représentant spécial,
pour aider les deux pays à normaliser leurs relations, promouvoir la
stabilité et poser les bases d’une paix durable dans la région.

Enfin, les membres du Conseil de sécurité demandent
une fois de plus « l’abornement intégral et rapide de la frontière
».

Dans son dernier rapport sur la question, le Secrétaire général
avait lui aussi estimé que l’impasse entre les deux pays demeurait
« une source préoccupante d’instabilité pour les deux
pays, ainsi que pour l’ensemble de la région »

09/05/07 (B394) REUTERS /Offensive contre les femmes voilées à Mogadiscio

MOGADISCIO
(Reuters) – Furieux d’avoir été attaqués à plusieurs
reprises par des islamistes déguisés en femmes, soldats et policiers
somaliens de Mogadiscio n’hésitent pas à arracher les voiles
des femmes musulmanes, voire à les brûler.

« Chaque policier, chaque soldat a reçu l’ordre de confisquer les
voiles des femmes musulmanes », a confirmé mercredi à Reuters
Ali Nour, un responsable de la police de la capitale somalienne, où
les combats se poursuivent malgré l’éviction des Tribunaux islamistes
par les forces gouvernementales et l’armée éthiopienne au début
de l’année.

« Des membres des Tribunaux islamiques déguisés en femmes,
portant le voile, ont mené des attaques contre les soldats gouvernementaux,
faisant de nombreuses victimes », a-t-il dit.

Les femmes somaliennes, traditionnellement adeptes d’un islam modéré,
se couvrent habituellement la tête mais ne dissimulent pas leur visage,
contrairement à ce que font les activistes islamistes, ce qui les signale
à l’attention des forces de sécurité.

Selon les témoignages de plusieurs habitants
de Mogadiscio, policiers et soldats, obéissant aux consignes, arrachent
les voiles des femmes dans les rues et les brûlent.