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21/10/14 (Brève 438) ALERTE pour libérer le Gendarme Ahmed Abdallah Kamil, injustement emprisonné à Gabode, après avoir passé deux mois dans les prisons de l’Erythrée..(ARDHD, info lecteurs)

ahmed abdallah kamil gendarme djiboutien à l'isolement à la prison de GabodePour quelles raisons obscures et probablement inavouable, Guelleh a-t-il fait mettre à l’isolement à Gabode, le jeune gendarme Ahmed Abdallah Kamil ?

Est-ce parce qu’il avait été kidnappé par son collègue dictateur, associé et ennemi à la fois, au cours d’une visite d’inspection avec les membres de la mission d’interposition du Qatar, qu’IOG a
pris peur au point d’émettre une « lettre de cachot » à l’encontre de ce malheureux gendarme.

De quoi Guelleh a-t-il peur ? Que le gendarme raconte ce qu’il aurait vu en Erythrée dans les geôles d’Issaias Afeworki ?

Ce gendarme a-t-il pu entrer en contact avec des militaires djiboutiens qui seraient toujours détenus en Erythrée ? S’ils le sont c’est uniquement parce que les dictateurs qui étaient autrefois probablement associés dans des trafics d’armes (on parle d’approvisioonement des belligérants somaliens ?) sont devenus maintenant des ennemis, estimant certainement que l’autre n’a pas rempli sa part du contrat.

Alors qu’il aurait dû être accueilli à Djibouti non pas en héros, mais simplement en tant que prisonnier de guerre libéré, Ahmed Abdallah Kamil se retrouve directement en prison. C’est absolument odieux et nous appelons tous les Djiboutiens et l’ensemble de la communauté internationale à exercer une pression incessante jusqu’à ce qu’il soit libéré et réintégré dans ses fonctions.

14/03/08 (B438) Radio-Trottoir. En marge du procés pour subornation de témoins qui se déroule actuellement à Versailles, un lecteur pose une question et révèle un dîner à Bruxelles.

J’aimerais poser la question suivante :

Que faisait le procureur Djama "grandes oreilles" aux cotés du Gouverneur de la Banque nationale dirigée par "le frère" Guelleh Djama Doufleh (dit "l’âne") lors de l’inauguration de la succursale d’une banque "mafieuse" ?

Son procés à Versailles est proche ? Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

A-t-il un rôle de conseil dans les affaires financières ?

Il suffit de visionner les journaux de la RTD du 2/03/08 pour mieux comprendre la subornation des témoins d’Iftin et d’Alhoumekani.

Par ailleurs, je vous informe que lors de la visite d’Ali Farah Assoweh à Bruxelles qui est venu pour la reunion ACP, il aurait cherché à rencontrer dans un hôtel, Alhoumekani et Iftin en s’appuyant sur des intermédiaires de sa tribu.

Lors du dîner qu’il a offert à ces intermédiaires, il leur aurait même demandé de lui apporter leur soutien. On dit que des billets de 100 € auraient été distribués à certains mais pas à d’autres.

Furieux ces derniers ont parlé de cette réunion qui devait rester discrète, sinon secrète. D’ailleurs, dans le communiqué où il fait état de sa rencontre avec un Commissaire européen, Ali Farah Assoweh, se garde bien d’évoquer le dîner qu’il a offert aux "obligés" à Bruxelles.

Pensez donc, avec 100 €, on s’approvisionne en Khat pendant une vingtaine de jours !!!

Voilà, chère ARDHD, où passent les deniers publics et comment nos espoirs d’un régime de droit s’éloignent.

Malheureux non!

Samatalis
citoyen du monde

 

14/03/08 (B438) A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 15/03/2008
DJIBOUTI – ICB
(Djibouti) Deux ans après son démarrage à Djibouti, la filiale locale de l’ International Commercial Bank (ICB) appartenant à l’ancien ministre des finances de Malaisie, Tun Daim Zainuddin , s’est vue attribuer une parcelle de terrain de 5 000 m2 aux Salines Ouest. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 15/03/2008
DJIBOUTI – Des Asiatiques dans la construction
Une compagnie enregistrée au Royaume-Uni mais dirigée par deux ressortissants de Singapour a été retenue par le gouvernement de Djibouti pour réaliser un programme de 10 000 logements locatifs dans le quartier de Balbala. (…)

14/03/08 (B438) Le Monde avec AFP / L’Erythrée exhortée à coopérer au retrait des personnels de la Minuee

L’Erythrée doit coopérer pleinement au retrait temporaire de son territoire des personnels de la force de paix de l’ONU, lié à une querelle sur la fourniture de carburant, ont affirmé jeudi les membres du Conseil de sécurité.

Les Etats membres "insistent sur la nécessité d’une pleine coopération de l’Erythrée dans le contexte du redéploiement temporaire des personnels et de leur équipement", a déclaré à la presse l’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vitaly Tchourkine, président du Conseil en mars, à l’issue de consultations sur la situation de la Mission de l’ONU en Ethiopie et Erythrée (Minuee).

L’ONU avait décidé d’évacuer d’Erythrée les personnels de la Minuee et de les redéployer du côté éthiopien de la frontière, en raison de restrictions d’approvisionnement en carburant imposées par Asmara depuis décembre.

Cette pénurie de carburant paralyse les moyens de la Minuee, aériens notamment, et l’empêche d’accomplir son mandat, qui consiste à surveiller la frontière avec l’Ethiopie, où se font face 200.000 soldats des deux pays.

En février, l’ONU avait accusé les militaires érythréens de bloquer le repli en Ethiopie de cette force de paix et de lui couper les vivres, déclenchant une vive condamnation du Conseil de sécurité. Après quoi, l’ONU avait ordonné à ces personnels de se regrouper à Asmara, avant évacuation.

Dès cette évacuation achevée, le secrétaire général, Ban Ki-moon, doit soumettre "des recommandations quant à toute présence future de maintien de la paix dans la région" au Conseil de sécurité. Celui-ci devrait réviser le mandat de la Minuee, devenue inopérante du fait de multiples mesures restrictives prises à son encontre par l’Erythrée.

Le retrait éventuel de la Minuee fait craindre un nouveau conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie, qu’une guerre frontalière a opposées de 1988 à 2000, faisant au moins 80.000 morts, et dont les relations sont très tendues.

La Minuee, créée en 2000, compte au total un peu plus de 2.000 personnels dont environ 1.200 sont concernés par le redéploiement d’Erythrée.

M. Ban a qualifié d’"inacceptables" les restrictions imposées par Asmara aux activités de la Minuee, estimant qu’elles "violent les principes fondamentaux du maintien de la paix".

L’Erythrée est très remontée contre la communauté internationale, qu’elle accuse de prendre parti pour l’Ethiopie dans leur vieille dispute frontalière.

Asmara a demandé à l’ONU de contraindre l’Ethiopie à retirer ses troupes de la région frontalière disputée de Badme, qui devrait revenir à l’Erythrée selon les conclusions d’une commission soutenue par les Nations Unies, mise en place après l’accord de paix ayant mis fin à la guerre.

"Nous l’acceptons" (la décision de la commission), a déclaré l’ambassadeur d’Erythrée, Araya Desta. "Nous voulons la paix avec l’Ethiopie mais avant tout nous voulons qu’elle se retire de notre territoire", a-t-il ajouté.

14/03/08 (B438) Les bornés ont-ils suborné ? Dernières nouvelles de Versailles. Le Procureur reconnaît la subornation de témoins. En dépit d’un réquisitoire assez clément la plaidoirie du Procureur prouve que les faits de subornation sont reconnus officiellement par le parquet de Versailles.

D’après les journalistes sur place qui nous informent amicalement du déroulement du procès, après les plaidoiries remarquables de Mes Cambier et Morice pour les parties civiles, le Procureur a pris la parole pour demander 12 mois de prison avec suris pour les deux prévenus.

Les réquisitions de l’avocat général semblent être assez clémentes. Le tribunal n’est pas obligé de les suivre. Il peut aller plus loin en prononçant des peines de prison ferme ou en diminuant le nombre de mois de prison. Cependant, elles attestent du fait que nos deux « bornés » ont bien subornés. C’est le point important qu’il faut retenir …

Question n° 1
Comme nous l’écrivons depuis des semaines, personne ne tenterait de suborner un témoin, s’il n’avait intérêt à le faire. Ni Hassan, ni Djama n’ont jamais été cités commes ayant pu participer directement à l’assassinat du Juge Bernard Borrel. Ils n’avaient donc aucun intérêt personnel à suborner les témoins.

Ils n’ont donc pu agir que sur ordre hiérarchique. Mais de qui ? Posez la question à n’importe quel Djiboutien. La réponse sera immédiate : IOG !

Question n°2 :

Quel intérêt personnel aurait eu Guelleh à demander à ses « obligés » de suborner des témoins ?

Si la réponse à la question N°1 était celle là, la réponse conduirait directement à l’instruction pour l’assassinat du Juge Borrel.

Guelleh se sent-il coupable directement ou indirectement de la mort de Bernard Borrel ? C’est la question à laquelle il devra répondre un jour …. Nous avons notre réponse, mais nous ne la communiquerons pas.

En tout cas, ce procès et le réquisitoire de l’avocat général permet à l’instruction de faire un grand pas en avant. Nul doute qu’il contribuera à sensibiliser l’opinion publique sur ce qui se passe véritablement à Djibouti et à permettre à la Juge Clément de poursuivre son instruction.

En espérant que la Marine nationale ne lui place pas de nouveaux obstacles, comme cela aurait été le cas, s’il est confirmé qu’Hassan Saïd était bien à bord d’un navire français hier jeudi …

14/03/08 (B438) Nouvel OBS : affaire Borrel / Un an de prison avec sursis requis contre les accusés.

Les deux hauts dignitaires djiboutiens sont accusés de "subornation de témoin" dans l’affaire du juge français tué en 1995. Sa veuve a affirmé à l’audience avoir subi "des pressions invraisembables".

Un an de prison avec sursis a été requis, vendredi 14 mars, au tribunal correctionnel de Versailles à l’encontre de deux hauts dignitaires djiboutiens jugés en leur absence pour "subornation de témoin" dans l’affaire Borrel.

"Ces deux hommes sont coupables du délit de subornation : ils l’ont fait pour détourner les soupçons de la République djiboutienne, pour les faire porter ailleurs", a estimé le procureur Jean-Michel Desset dans un réquisitoire de dix minutes.

Le procureur, Djama Souleiman, et le chef des services secrets de Djibouti, Hassad Saïd, sont accusés d’avoir fait pression sur deux témoins clefs du dossier pour annuler ou discréditer un témoignage mettant en cause l’actuel président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, comme le possible commanditaire du meurtre du juge français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti.

"Des pressions invraisemblables"

Elisabeth Borrel, la veuve du juge tué en 1995 à Djibouti, a déclaré, de son côté, qu’elle avait elle-même "subi des pressions invraisemblables".

"Moi aussi, j’ai subi des pressions invraisemblables", a-t-elle expliqué au tribunal correctionnel de Versailles, première juridiction française à évoquer le fond de l’affaire Borrel en douze ans de procédure.

"Comme on ne m’avait pas donné de preuve sur la mort de mon mari, je suis allée les chercher", a-t-elle ajouté. "De très hautes autorités françaises, des magistrats ont voulu me faire passer pour folle, m’expliquant qu’il ne fallait pas que je cherche la vérité car je serais déçue par mon mari".

"Dans une démocratie, on ne peut pas accepter qu’un témoin essentiel dans l’assassinat d’un magistrat fasse l’objet de pressions", a-t-elle déclaré.

Corps en partie calciné

Le corps en partie calciné du magistrat Borrel avait été retrouvé en 1995 à Djibouti, où il travaillait, dans le cadre de la coopération, auprès du ministre de la Justice.

La thèse d’un suicide a longtemps été privilégiée avant que des expertises n’orientent l’enquête vers un homicide.

14/03/08 (B438) Par quel miracle, une personne recherchée par la Justice française, sous le coup d’un mandat d’arrêt international et ne disposant pas de l’immunité réservée aux chefs d’Etat et personnel diplomatique, peut-elle être accueillie en territoire français sans y être immédiatement arrêtée ??? (ARDHD)

Selon une source extrêmement fiable, Hassan Saïd aurait été en formation, hier jeudi, sur le Mistral, navire de la Marine française.

Nous ne sommes pas très experts en droit international, mais pour nous, il ne devrait pas y avoir de doute : un navire militaire battant pavillon français est considéré comme un territoire français.

Or la Police française a, en principe, pour mission d’arrêter immédiatement toute personne recherchée par la Justice, surtout lorsqu’elle pénètre sur le sol français. Nos braves marins s’affranchissent-ils de ces règles ? Pourtant un navire comme le Mistral  (199 mètres de long, une vingtaine d’hélicos, etc..) devrait disposer d’une police sérieuse …. et se renseigner sur les visiteurs.

Cela ne semble pas être le cas ???? Si ces informations sont vérifiées, on pourrait imaginer que l’Armée française bénéficie de dérogations particulières et n’est pas encore disposée à soutenir la Justice de son pays, en n’arrêtant pas le prévenu en question, justement le jour où il aurait du se présenter à son procés.

14/03/08 (B438) Radio-Trottoir / Silence ! La marine française assure la sécurité d’un prévenu absent à son procès en correctionnelle et sous le coup d’un mandat d’arrêt. Les militaires n’étaient-ils pas au courant ? Ne font-ils pas d’enquête sur les stagiaires invités à découvrir les techniques françaises les plus sophistiquées aux frais des contribuables ou assurent-ils une protection nucléaire aux prévenus contre les foudres de la justice française ????

Données factuelles : « La Nation » du 13 mars a passé sous silence.

Me Spizner l’avocat des deux prévenus absents a rencontré des difficultés pour
joindre Hassan Said. En effet ce dernier était invité en stage de formation à
bord du « Mistral » de la Marine Française où il était en principe injoignable.

La guerre du nucléaire oblige.

Ce stagiaire préparerait-il une offensive
nucléaire contre ses formateurs en cas de condamnation par la Cour de Versailles ?

En effet, l’avocat français(*) a rencontré des difficultés pour joindre Hassan Said – cause
probable du retard de ce dernier pour envoyer son Fax d’acceptation d’être jugé en France -, car il a fallu que les services de la Présidence
djiboutienne contactent le Général Français, – résidant à deux pas de l’Ambassade
des USA -.

Le général, en application, semble-t-il, des procédures concernant les navires ultra-sensibles de la Marine française, a été obligé de demander une autorisation au Ministère de la
Défense Française (**) pour pouvoir joindre le stagiaire HASSAN
SAID qui se trouvait stratégiquement replié et pratiquement injoignable sur le Navire de Pointe «
Mistral » : navire de Guerre anti-nucléaire de la Marine Française et l’un des fleurons de la flotte, bourré de technologies secrètes, à ne pas mettre entre toutes les mains, en particulier pas celles de personnes sous le coup d’un mandat d’arrêt international … et boycottant la Justice …

A première vue c’est étonnant que la Marine Française s’oppose(?) ou s’interpose en accordant le refuge à une personne qui s’obstine à refuser de se présenter à son procès ???

Pour combien de temps la Justice Française sera-t-elle entravée par le Secret non militaire ?

Un lecteur de « La Nation »
déçu du silence.

 

(*) Me Spizner était présent à Djibouti durant le procès où MM Alhoumekani et Iftin, bien que n’ayant jamais été convoqués, ont été jugés par défaut pour diffusion de fausses informations.

(**) Rappelons que M Hervé Morin, Ministre français de la Défense est l’un des signataires de l’appel pour la vérité dans l’affaire de l’assassinat du Juge Borrel ….