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27/12/14 (Brève 442) Nouvelle alerte rouge pour le Gendarme Ahmed Abdallah, qui a été licencié sans préavis ni motif sérieux de la Gendarmerie et qui est maintenant harcelé par les forces au service de la dictature après avoir été emprisonné et torturé. (Avec les informations d’Omar Gabasse)

On se souviendra que le Gendarme Ahmed Abdallah Kamil avait été « kidnappé » le 25 juillet 2014, par les autorités érythréennes, alors qu’il effectuait une mission d’inspection aux côtés des militaires de la force d’interposition du Qatar, en charge de respecter le cessez-le-feu entre Djibouti et l’Ethiopie. Lien

Les autorités djiboutiennes avaient émis de vives protestations exigeant sa libération sans condition. Le 15 septembre 2014, l’Erythrée l’a finalement libéré et il est rentré à Djibouti où il s’attendait à un accueil chaleureux.

Eh bien, non, contrairement à toute attente, c’est un séjour à Gabode qui l’attendait, avec des tortures à la clef. Mais pour quelles raisons ? Aurait-il pu avoir connaissance en Erythrée de situations ou d’informations dérangeantes pour le régime de Guelleh. Aurait-il pu rencontrer des militaires djiboutiens toujours détenus dans ce pays. Toutes les hypothèses mériteraient d’être approfondies.

Finalement, après une campagne d’alerte lancée par Omar Gabasse et l’ARDHD, Djibouti l’avait libéré le 26 octobre 2014. Nous pouvions espérer qu’il retrouverait son corps d’origine et que l’affaire s’arrêterait là. (lien).

Eh bien NON !!
Nous apprenons qu’il a été licencié sans préavis, sans indemnité et surtout sans motif sérieux et véritable. Et qu’en plus, il est la victime d’un harcèlement judiciaire, puisqu’il doit pointer à l’arrondissement chaque mardi.

Nous lançons un appel pour que cesse le calvaire de ce jeune gendarme, très affaibli par sa captivité en Erythrée, puis à Gabode avec torture en prime et maintenant un contrôle judiciaire, sans qu’aucun motif ne lui ait été signifié.

11/04/08 (B442) Plus d’une douzaine de morts au sud de Mogadiscio dans un accrochage entre les insurgés et les forces somaliennes. 13 people killed in Mogadishu clashes (En Anglais – Info lecteur)

More than a dozen people have died in clashes between armed insurgents and Somali soldiers in Hodon district in southern Mogadishu.

The rebel forces attacked government soldiers in the southern district of Hodon. The attack was followed by heavy artillery and gunfire exchange from both sides.

The incident left 13 soldiers and insurgents killed, while another 24 people were injured in the fighting, a Press TV correspondent reported from Somalia.

Later, almost 100 Ethiopian soldiers in a hospital-turned-military-base near the scene joined the Somali troops and opened fire through windows of the building.

The rebel militias backed off as Ethiopian tanks and military vehicles emerged bulldozing their way through empty civilian houses whose occupants had abandoned months ago.

Elsewhere, hundreds of people, mostly women and children, left their houses in Hiiraan region Thursday morning, fearing a heavy fighting that could erupt within a few hours.

The Ethiopian forces in Hiiraan earlier abandoned their bases in Buuloburde and Beledweyne as they faced some 7,000 Union of Islamic Courts (UIC) rebels in over 75 battlewagons heading toward them, the correspondent reported.

The advancement of insurgents, armed with artilleries and heavy weapons, scared people out of the towns where heavy clashes are expected to claim many civilian lives and cause water and food shortage.

11/04/08 (B443) REUTERS : Six des pirates du Ponant capturés par les forces françaises

Six des pirates qui avaient pris en otages les trente membres d’équipage du voilier de luxe français Le Ponant, au large de la Somalie, ont été capturés par les forces françaises, annonce l’Elysée.

Les six hommes se trouvent à bord du porte-hélicoptères français Jeanne-d’Arc, a déclaré l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major particulier du président Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse.

Lors de la capture des pirates, « nous avons récupéré une partie de la rançon qui avait été versée » par l’armateur du navire, a déclaré de son coté le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin.

« Il n’y a eu strictement aucun argent public versé dans cette affaire », a-t-il ajouté.

Emmanuel Jarry

11/04/08 (B442) ARDHD : nous rappelons à tous les internautes qu’ils sont invités à la soirée du 14 mars, organisée par SURVIE, dans le cadre du mois de la Françafrique, sur le thème « Djibouti, entre tourmente et Françafrique »

Lundi 14 avril, 20h,

FIAP, salle Athènes, 50 rue Cabanis, 14e, M° St-Jacques



Djibouti entre tourmente et Françafrique.


Avec l’ARDHD
Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti.




Soirée sur Djibouti et la région, ses liens avec la France sous les différents gouvernements, les accords militaires et leurs évolutions, la présence et l’influence des entreprises françaises, les ‘affaires’, le point sur l’affaire Borrel, analyse de la communication dans les medias, les conflits dans la région et le rôle des américains.

 

11/04/08 (B442) JDD / L’Erythrée ne veut plus de casques bleus.

L’ambassadeur d’Erythrée à l’ONU a déclaré jeudi ne voir aucune nécessité au maintien des casques bleus de l’ONU à sa frontière avec l’Ethiopie, même si les Nations unies craignent qu’un retrait total ne soit suivi d’une nouvelle guerre entre ces deux pays.

"Nous n’avons plus besoin de la Minuee", a déclaré l’ambassadeur d’Erythrée, Araya Desta, en faisant allusion à la Mission des Nations unies en Ethiopie et en Erythrée.

En réponse aux craintes d’une reprise de la guerre frontalière qui a opposé les deux pays de 1998 à 2000, Desta a assuré qu’Asmara n’avait aucunement l’intention d’attaquer l’Ethiopie.

Il a mis en garde cependant Addis-Abeba, en affirmant que son pays était prêt à repousser toute invasion contre le territoire érythréen.

11/04/08 (B442) La FIJ salue le Prix du Courage attribué au Syndicat des Journalistes Somaliens

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a félicité aujourd’hui son affilié le Syndicat National des Journalistes Somaliens (NUSOJ), pour avoir reçu le Prix Democracy Courage Award au nom des journalistes somaliens attribué par le Mouvement Mondial pour la Démocratie (WMD).

« Nous félicitons nos collègues pour ce prix et saluons la reconnaissance de leur lutte pour les droits des journalistes somaliens et pour la liberté de la presse, » a dit Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ.

Le Mouvement Mondial pour la Démocratie (WMD) a tenu sa cinquième assemblée à Kiev, en Ukraine, du 6 avril au 9 avril. C’est un réseau mondial de démocrates dont des journalistes indépendants, des syndicalistes, des chefs d’entreprises, des chefs religieux, des militants des droits de l’homme, des praticiens et des universitaires.

« Cet hommage intervient à un moment crucial pour la liberté de la presse, les droits de l’homme et un processus transitoire de démocratisation en Somalie – un moment où des menaces de mort, arrestations, assassinats, craintes d’arrestation et intimidations de professionnels des médias sont alarmants dans notre pays, » a dit Omar Faruk Osman, Secrétaire général de NUSOJ.

Un journaliste a été tué cette année en Somalie et huit ont perdu la vie l’année dernière. Les journalistes sont régulièrement agressés ou menacés par les forces gouvernementales et les insurgés. Au moins une cinquantaine de journalistes et professionnels des médias ont fui le pays durant la dernière année pour échapper à la violence.

11/04/08 (B442) Les leaders des tribus somaliennes ont appelé à une réunion de crise, pour demander au P.M. de mettre fin au désastre humanitaire et pour évoquer le départ des troupes éthiopiennes. Crisis meeting called in Somalia (En Anglais – Info lecteur)

The Somali tribal leaders have called a crisis meeting, urging the prime minister to end the humanitarian disaster in the African nation.

The meeting was called to discuss fears about the deployment of over 9,000 Ethiopian soldiers near the capital, Mogadishu that forced Somalis to flee their homes and take refuge outside the city, a Press TV correspondent reported on Thursday.

The tribal leaders urged the country’s Prime Minister, Nur Hassan Hussein, to order the Ethiopian troops’ dismissal from the country in order to help save the lives of innocent civilians.

Heavy clashes are expected to erupt between Ethiopian troops and the rebel fighters in the area between Mogadishu and Afgoye, 250 Km (155 miles) from the Capital, where thousands of displaced people are taking refugee.

Somalia has plunged into bloody violence since the fall of its former president Mohamed Siad Barre in January 1991.

11/04/08 (B442) OUEST France : Ponant : la Marine nationale renforce sa présence.

Le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc permettrait d’évacuer les otages après leur libération. :

Jérôme Fouquet

Plusieurs bâtiments français feraient mouvement vers la Somalie où des pirates détiennenttoujours les trente membres d’équipage du voilier détourné jeudi dernier.

Alors que l’aviso Commandant-Bouan monte toujours la garde au large des côtes somaliennes, les autorités françaises ont estimé nécessaire un renforcement des moyens navals. Le Commandant-Bouan ne dispose, en effet, d’aucun hélicoptère comme tous les avisos du type A-69.

Or, quelle que soit l’évolution de la prise d’otages, des moyens aériens seront nécessaires pour exfiltrer (au terme d’un assaut des forces spéciales françaises ou après paiement d’une rançon) les trente membres d’équipage (dont vingt-deux Français) retenus prisonniers par des pirates somaliens depuis une semaine.

Pour palier le manque de moyens aériens, la marine française aurait pris plusieurs mesures, selon le site Internet Mer et Marine et la préfecture maritime de Toulon.

D’une part, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, qui vient de quitter Diego-Suarez et qui ne fera pas escale à Mombassa (Kenya), devrait se positionner au large du port de Garaad où le Ponant est au mouillage. La Jeanne d’Arc dispose de deux Puma et de trois Gazelle qui permettraient d’évacuer l’équipage après sa libération et de le transférer sur un navire disposant de capacités d’accueil et de moyens médicaux suffisants.

La Jeanne et Le Sirocco

Le porte-hélicoptères est, en revanche, attendu à Alexandrie du 26 avril au 1er mai.

Sa présence sur zone sera donc réduite, mais elle laissera le temps au TCD (transport de chalands de débarquement) Sirocco de faire route vers la Somalie où il pourra se positionner dans l’attente du dénouement de cette prise d’otages.

Le Sirocco a quitté Toulon dans la nuit de mardi à mercredi, comme l’a confirmé la Force d’action navale, à Toulon. Il lui faudra une dizaine de jours pour gagner la Somalie. Le dispositif français pourra alors « bénéficier sur place d’une plate-forme avec des installations hospitalières solides ». Le bâtiment aurait appareillé avec un hélicoptère Super-Frelon à bord.

Philippe CHAPLEAU.