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18/01/2015 (Brève 445) Les mésaventures d’un citoyen djiboutien, résidant en Europe du Nord, quand il revient dans son pays …. (Copie de la lettre ouverte et signée qu’il adresse au Président djiboutien et à un certains nombres d’autorités)

IBRAHIM DJAMA

à M. Ismail Omar Guelleh
Président de la République de Djibouti
Box. 6
DJIBOUTI
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Monsieur le Président, Excellence,

Je suis arrivé à Djibouti le 19 décembre 2014 pour effectuer un séjour au pays et pour solliciter le renouvellement de ma carte d’identité nationale.

Mon retour en Europe était prévu le 9 janvier 2015.

À chacun de mes séjours, en novembre ou en décembre, j’ai commencé toujours à faire de longues promenades à pied, quittant mon hôtel vers 8 h 00 du matin pour me rendre compte des changements dans l´environnement de la ville.

Il arrive que je parcoure parfois 50 km à pied dans une journée. Lorsque je me sens un peu fatigué, je rentre au Tribunal de Djibouti pour assister aux audiences publiques. Pour me reposer et se faire une idée en comparant le fonctionnement de la justice de Djibouti et celle du pays Européen qui m’a accueilli.

Le 23 décembre 2014 à 11h00 (heure locale), je me suis présenté au Palais de Justice de Djibouti. Le gendarme Sergent-Chef Kadiyeh me refusa l’entrée et je me suis arrêtée à 50 mètres de lui espérant rencontrer une personne de ma connaissance qui me faciliterait l’accès à la Salle d’audience publique.

N’ayant pas eu la chance de rencontrer une personne de ma connaissance, au bout d’une heure, je me suis décidé à poursuivre ma longue marche en me dirigeant vers mon hôtel ”Avenue 13”.

Le 24 décembre 2014 vers 12 h 00, je me suis de nouveau présenté à l’entrée du Palais de Justice toujours dans le but, d’assister aux audiences publiques de la journée. De nouveau, le Sergent-Chef Kadiyeh, de la Gendarmerie me refusa l’accès et je me suis posté à 50 mètres avec le même espoir : celui de rencontrer une personne qui qui me reconnaitrait et qui me faciliterait l’accès au tribunal, mais sans succès ce jour-là aussi.

Le 25 décembre 2014 à 11 h 00 je passais devant le Tribunal, mais sans intention d’en solliciter l’accès. Juste uniquement pour marcher à pied jusqu’à l´hôpital Peltier. Le sergent-chef Kadiyeh m´arrêta sans raison cette fois ci et m’accusant
d’être un terroriste potentiel, il me signifia mon arrestation.

Il appela une voiture de gendarmerie et me jeta à l’intérieur.

En chemin il me demanda mon appartenance tribale et je lui ai répondu que j’étais de l’ethnie ISSA.

Il affirma que je mentais et pour vérifier, il me demanda de préciser mon sous-clan. Je lui répondis Issa Fourlaba

Aussitôt dit Fourlaba, il en déduisit que j’étais un terroriste potentiel.

Dans le procès-verbal établi par les Services de la Gendarmerie de la Brigade du

nord, il est noté ses affirmations :

”Cet individu stationne devant le tribunal depuis plus de 30 jours et nous avons peur de lui.

Le service de la Gendarmerie me plaça aussitôt en garde à vue, dans une cellule qui ressemble à un cul de basse-fosse où je suis resté de 11 h 00 jusqu’à 19 h 00.

A 19 h 00 l´Adjudant Hassan Osman me fit sortir de mon isolement pour me poser des questions.
– Ton nom ? Ibrahim Djama
– date de naissance ? XX/XX/XX à Djibouti.
– Vous dites né á Djibouti ? – Bien sûr : je suis né à Djibouti et je suis djiboutien comme vous
– quelle tribu ? Issa fourlaba _ reer-Nour.
– Raconte-moi ton parcours à Djibouti ? J´ai raconté mon parcours à Djibouti et mon départ du pays en 1987.
– L´adjudant Hassan me demanda ensuite de donner des noms de collègues de ma classe de 81 à Holl Holl pour vérifier si j’avais bien servi dans l’Armée. – je me souvenais de deux noms : ceux du Chef de Corps de la Gendarmerie le Colonel Mohamed Abdi Douksiye et du Commandant de la Garde présidentielle Ali Iftin actuellement refugié à Bruxelles.

Ces deux officiers faisaient partie de la Gendarmerie alorsque j’ai été incorporé dans l´Armée nationale. Dans mon affectation nous étions 5 gendarmes et 10 militaires de l’AND.

Après ces réponses, l’Adjudant Hassan Osman fut étonné des charges relevées contre moi il me confirma que j’étais un citoyen djiboutien avec un casier judiciaire vierge.

Il poursuivit en rapportant que le Sergent-Chef kadiyeh avait affirmé que j’étais présent tous les jours depuis un mois devant le Tribunal et il m’en demanda la raison.

Je lui ai répondu ceci:

Je suis arrivé à Djibouti le 21 décembre et c´est mon quatrième jour à Djibouti. Si M. Kadiye vous a dit que je stationne devant le Tribunal depuis plus d´un mois ce ne peut être qu’une erreur.

-Avez-vous des pièces justificatives prouvant que vous êtes arrivé à Djibouti le 21 décembre ? Bien sûr parmi les pièces saisies dans mes poches on trouver la réservation et ma carte d´embarquement. De plus, si vous m´accompagnez à mon hôtel je vous montrerai le cachet d’entrée sur le territoire qui est sur mon passeport.

L´adjudant Hassan Houssein est allé chercher les preuves et il me confirma qu’il ne me considérait pas comme un terroriste. Il ajouta que mon dossier était désormais sur les bureaux du Lt Youssouf Ahmed et du Colonel Zakaria Hassan Aden.

Il ajouta que la seule chose qu’il pouvait faire pour me venir en aide, était de restituer mon téléphone portable pour pouvoir communiquer avec mes proches et solliciter qu’ils m’apportent un repas.

Aussitôt mon portable récupéré, j’ai appelé un ami officier, qui a contacté le Lt Youssouf Ahmed surpris qu’on lui disait qu’Ibrahim Djama était suspecté d´acte de terrorisme…. !.

C’est lui qui est venu en personne 10 minutes plus tard pour me libérer et me raccompagner à mon hôtel.

Monsieur le Président de la République, il ne fait nul doute, que si je n’avais pas téléphoné à un ami officier, j’aurais dû moisir dans les cellules de la Brigade Nord voir y mourir puisque j’étais considéré comme un terroriste en puissance, même s’il n’y avait aucune preuve contre moi.

Le fait que le pays soit en état d’alerte maximum n’est pas une excuse suffisant pour ignorer les Droits de l’Homme et pour accuser de terrorisme un citoyen qui n’a commis aucun acte contraire à la LOI.

Le 10 décembre 2014, pour la journée des Droits de l’Homme, je vous rappelle que vous aviez affirmé dans votre discours à l’hôtel Kempisky que » la République de Djibouti respectait les Droits de l’Homme « 

Monsieur le Président de la République, j’ai eu la chance d’avoir un ami officier qui n’est pas Fourlaba et qui est intervenu pour ma libération. Mais qu’en est-il pour les Djiboutiens qui n’ont pas les relations nécessaire quand ils sont confrontés à la même situation?

Sont-ils condamnés à pourrir dans les cellules de la Gendarmerie voire à y mourir sans assistance ?

Je me demande qui est terroriste : celui qui ne connait pas la définition du mot ”terrorisme” et qui bafoue les règles de la République et celle de son serment en considérant que toute la tribu Fourlaba est composée de terroristes en puissance ou un simple citoyen en visite dans son pays.

Au lieu de protéger la Constitution et la population, certains sous-officiers et/ou officiers la piétinent. Et pourquoi, ce ne seraient pas eux qui commettent des actes de terrorisme à l’encontre de citoyens sans défense ?

Combiens de Djiboutiens sont tombés sous les abus d’autorité manifestes de ce Sergent-Chef de la Gendarmerie ?

Combiens de Djiboutiens sont devenus des opposants après avoir été maltraités par ce Sergent-Chef ?

Combiens de djiboutiens ont quitté Djibouti pour la simple raisons qu´ils sont étés
mal traitées par des gens comme le sergent-chef Kadiye.

Aujourd´hui c´est moi qui ai subi les abus manifestes du Sergent-Chef Kadiyeh : qui sera le prochain ?

Monsieur le Président de la République si, aujourd’hui, je prends ma plume pour vous adresser cette lettre c’est parce qu’il existe des milliers de Djiboutiens qui ont subi les mêmes situations d’injustice.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, Excellence, l’assurance de ma plus haute considération

Destinataires pour information
1- Premier ministre
2- Ministre de la Defense
3- Chef de service de securité (SDS)
4- Chef d´etat major de la Gendarmerie

02/05/08 (B445) A lire un communiqué sur le site du GED, sous la signature de son Président pour demander à Guelleh de « réchauffer » les relations avec la France, qui a la capacité de mettre un terme à l’invasion érythréenne. Il recommande aussi de livrer les deux condamnés Hassan et Djama à la Justice française pour qu’ils puissent s’expliquer de leurs actes.

02/05/08 – Communiqué du Président du GED sur la situation qui résulte de l’invasion des forces érythréenne sur le sol de la République et de notre incapacité actuelle à les faire reculer.

Face à l’invasion sur notre sol, qui constitue une grave atteinte à notre souveraineté nationale, notre pays doit réagir effectivement et rapidement pour y mettre un terme. Sinon, l’agresseur pourrait être tenté de progresser plus avant, avec tous les risques que cela constitue à la fois pour la Paix et pour l’indépendance de la République.

La situation n’est pas nouvelle.

Elle s’est déjà produite à deux reprises dans le passé.

En particulier, en 1966, déjà, les érythréens avaient contesté une portion de notre territoire nationale et ils avaient commencé à l’envahir. A cette époque, le défunt Président Gouled avait demandé légitimement à la France, en application des traités de défense, d’intervenir pour mettre un terme aux ambitions territoriales érythréennes.

La France avait organisé une démonstration de force sur tous les fronts : terre, air et mer, pour montrer qu’elle défendrait le territoire national. L’envhaisseur avait rapidement reculé, ce qui avait mis un terme à de nouvelles attaques pendant plus de dix années.

La situation se reproduit aujourd’hui.

Par manque de moyens, par manque de formation et peut-être aussi par manque de motivation et par déficit de l’encadrement, nos forces armées n’ont pas la capacité de défendre le sol djiboutien.

Dans ces conditions, une analyse élémentaire montre que nous avons toujours besoin des forces françaises pour garantir l’intégrité de notre territoire.

La rupture des relations diplomatiques avec la France aurait de très graves conséquences et en particulier elle pourrait entraîner, à terme, la fin de la République qui deviendrait soit une province érythréenne, soit éthiopienne et de toutes les façons, un champ de bataille entre ces deux puissances qui n’ont jamais cessé de s’affronter.

Le régime en place, dont nous contestons la légitimité, puisqu’il se maintient par une succession de scrutins « frauduleux », par la corruption, par la force et par la terreur contre les populations, doit parvenir aux mêmes conclusions.

Ne pas prendre toutes les mesures pour garantir l’intégrité de notre sol et l’indépendance de la République, serait un crime de haute trahison.

Ce n’est pas parce que la Justice française, dont l’indépendance est reconnue par l’ensemble de la Communauté internationale, a condamné légitimement des délits et poursuit l’instruction pour un assassinat qui a été commis sur notre sol, que nous devons mettre en danger, uniquement par orgueil et par peur d’affronter la vérité, les principes sacrés de la souveraineté nationale.

Au sein du Ged, nous constatons que les discours d’Ismaël Omar Guelleh sont mensongers et trompeurs. Nous avons pu vérifier que Guelleh se contredisait très fréquemment et qu’il annonçait des mesures radicalement opposées aux décisions qu’il prenait.

Cela se vérifie aussi dans la situation présente – il suffit de lire le communiqué repris par l’AFP, que nous présentons, ci-dessous, en annexe pour mesurer l’immense décalage entre les déclarations de Guelleh et la réalité sur le terrain.

Il est clair, comme cela a déjà été signalé à juste titre sur le site de l’ARDHD, que le communiqué du MLN a contraint depuis deux jours, le régime à reconnaître que la manoeuvre érythréenne était bien une agression contre notre territoire et à solliciter l’action des différentes organisations internationales.

En tant que Président du GED et au nom des intérêts du peuple djiboutien et de la République, je demande :

  • à Ismaël Omar Guelleh de rompre immédiatement les relations diplomatiques avec l’Érythrée,
  • de mettre un terme au climat de tension qu’il a créé entre Djibouti et la France et de :

    • mettre un terme à l’organisation gouvernemenale des manifestations « spontanées » et haineuses contre la présence française dans notre pays,
    • coopérer en matière judiciaire avec le pays qui su toujours nous aider et apporter son appui et soutien sans faille quand on avait besoin.
    • de remettreà la justice Française, les deux condamnés en première instance, MM. Hassan Said et Djamma Souleiman, afin qu’ils s’expliquent de leurs actes..

Le régime Djiboutien doit faire réaliser une enquête indépendant sur l’état de nos Forces armées et sur les causes de leur incapacité d’assumer la défense du pays. Cette commission d’enquête indépendante devra procéder en particulier à l’évaluation des Officiers supérieurs et des Généraux, pour savoir s’ils ont agi dans l’intérêt des nos armées et de la pérennité d’une force nationale digne de ce nom ou bien s’ils ont privilégié des intérêts personnels.

Un seul exemple suffit à montrer l’extrême niveau d’incompétence : dans les différents communiqués qui se sont succédés, le régime reconnaît finalement qu’il a fallu plusieurs mois d’invasion sans interruption, pour que l’Etat-Major des Armées parvienne à l’identifier !!!

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

01/05/08 (B445) Note d’information du 1er mai et bilan de la situation des travailleurs et du droit des populations.


Le Président

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) en ce 1er Mai 2008, Journée
Mondiale du Travail,

souhaite une très bonne fête
à tous les Travailleurs et
Travailleuses
de Djibouti

Bonne fête aussi à tous les Chômeurs (ses) avec notre entière solidarité
militante.

Elle fait sienne de leur noble combat contre le chômage et singulièrement celui des jeunes à l’heure où le régime emploie dans tous les secteurs une main-d’oeuvre étrangère (philippines et autres), exilant sa matière grise et jetant sa main-d’ouvre à la mer.

En ce jour de fête il est triste de constater la morosité générale qui règne à Djibouti, morosité imposée par un régime sournois foncièrement dictatorial réfractaire à tout dialogue social ou politique.

Est-ce une provocation ou une incitation au combat populaire ?

Les rues de la capitale sont vides car les rafles et des confiscations définitives des biens et marchandises des commerçants (Djibnet et autres qui exerçaient pourtant légalement leurs activités) dans tous les secteurs et notamment informel battent leur plein.

Quant à l’ensemble des Travailleurs Djiboutiens ils sont abattus par l’inflation galopante dépassant les 175% en quelques semaines et le blocage continu de salaires depuis 1986 en particulier pour les Serviteurs de l’Etat.

La Police Nationale, n’a plus droit aux remboursements des frais médicaux et ce depuis le 24 février 2008 ?

Tous les avantages sociaux, qui avaient été acquis par la FNP sous le commandement de feu le Général Yacin Yabeh ont-ils disparus ?

Pourquoi depuis 2008 ? Au profit et en prévision de quel Corps ?

C’est dans ce contexte de totale morosité avec tous ses risques de dérapages et de conflits sociaux que nous allons dresser un bref tableau de la situation actuelle des Syndicalistes Libres en République de Djibouti.

Les bruits de bottes, qui se font entendre dans Nord et l’Ouest de notre pays, sont annonciateurs de jours lugubres.

___________________________________________

Tableau de bord de la situation sociale à Djibouti

Nous nous contenterons ici d’un bref rappel de la mission du Bureau International du Travail qui a séjourné à Djibouti du 21 au 25 Janvier 2008.

Ses constats accablants pour le gouvernement sont fidèlement observés et appellent de notre part un bref commentaire.

Constats et Remerciements du B.I.T

Abordés d’une manière thématique, la mission du B.I.T. a surtout porté sur la situation syndicale à Djibouti.

Après avoir sincèrement salué l’accueil au plus haut niveau (Premier Ministre) et tous les ministères concernés par la situation sociale

– Exercice de la Liberté Syndicale.

Il est apparu que le gouvernement est passablement irrité de devoir répondre de manière régulière devant les instances internationales sur des violations de droits et principes de la Liberté syndicale

L’analyse et la confrontation des versions du gouvernement, des représentants de l’Intersyndicale UDT/UGTD et de l’AED, mettent en évidence que le gouvernement et l’AED n’entretiennent aucune relation avec l’Intersyndicale UDT/UGTD.

Pour justifier une telle attitude le gouvernement évoque, selon les, périodes des arguments différents. L’argumentaire du gouvernement semble changer à partir de 2002, il soutient notamment que les anciens dirigeants ont fait un « coup de force ». (1)

Par ailleurs, la mission observe que la question de l’indemnisation et du paiement des arriérés de salaires des travailleurs non encore réintégrés reste à régler.

La mission prend acte de l’engagement du gouvernement à réintégrer les travailleurs licenciés dans leurs services d’origine, ou si cette réintégration est impossible dans un autre service.

Elle prend acte que le gouvernement, par la voix de son premier ministre, n’est pas opposé au principe dès lors que ces travailleurs acceptent de réintégrer leur poste de travail.

La mission souhaite rappeler la nécessité de lever toute mesure discriminatoire qui empêcherait les travailleurs licenciés d’exercer un emploi dans l’enceinte du Port, dans les entreprises prestataires du Port, ou ailleurs.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.) constate avec beaucoup de satisfaction que cette mission et cette mission-là a fait oeuvre utile à Djibouti.

Partant la L.D.D.H. :

– Exige l’application immédiate de toutes les recommandations de cette mission.

– Alerte la communauté internationale sur les répercutions tant sur les plans régionales et internationales de toutes les formes de provocations.

– Demande au BIT, au système des Nations Unies et à la Communauté Européenne de prendre des décisions plus réalistes dans le cadre du respect mutuel.

(1) – Obsvervation de la LDDH :

Est-ce que l’Equipe au Pouvoir envisage actuellement un Coup de Force contre la Liberté Syndicale et la Liberté tout court ?

M. NOEL ABDI Jean-Paul

NB.
Téléchargement :


Rapport commun sur les libertés émis par LDDH et UDT pour accueillir la mission du BIT (22 janv 08)

01/05/08 (B445) Romandie News (CH) L’Ethiopie salue le bombardement américain contre des islamistes en Somalie

ADDIS ABEBA – Le ministre éthiopien de l’Information Berhane Hailu, a confirmé à l’AFP le bombardement mené par l’armée américaine jeudi contre des islamistes en Somalie et s’est félicité du succès de l’opération, qui a tué dix personnes dont deux hauts responsables islamistes.

"Cette attaque a été menée uniquement par les Américains. Comme d’habitude, il y a un intérêt commun (avec les Américains) à partager les informations (mais) le bombardement a été réalisé par un avion américain", a déclaré M. Berhane, confirmant des témoignages sur place recueillis par l’AFP.

"Selon nos informations, deux chefs d’Al-Qaïda ont été tués, ainsi que la femme et un enfant de (Moaliam Aden Hashi) Ayro", a-t-il précisé.

M. Ayro était présenté par les autorités somaliennes comme le chef du réseau terroriste Al-Qaïda dans la capitale somalienne Mogadiscio.

01/05/08 (B445) Un raid aérien US sur une maison à Dusamareb (Somalie) tue au moins 2 leaders islamistes et d’autres personnes. Le représentant Al Shababb appelle à la vengeance contre les US et confirme que son organisation ne participera aux discussions avec le Président du GNT – (3 dépêches – Press TV, AP et BBC – en Anglais – Info lecteur)

_________________________________ Press TV Iran

US raid kills 2 Somali rebel leaders

US planes attack a house in central Somalia, allegedly belonging to the head of al-Shabab rebel forces, killing two senior insurgents.

The planes bombed the house of Aden Hashi Ayro, the leader of al-Shabab militias, at around 3 a.m. local time in the Somali town of Dusamareb in Galgadud region, a Press TV correspondent in Somalia reported.

Residents said the house was entirely damaged in the bombing launched by four US planes.

Al-Shabab spokesman Sheikh Mukhtar Robow Ali confirmed that Aden Hashi had been killed in the attack along with another senior leader named Sheikh Muhdin Omar.

Sheikh Mukhtar vowed revenge on the US and ‘their puppets’, adding the insurgents would not enter into talks with President Abdullahi Yusuf Ahmed’s government.

Al-Shabab -branded as a terrorist group by Washington- is the military wing of Islamic Courts Union (ICU) which carries out attacks against government forces and Ethiopian allies.

___________________________________ AP

Alleged head of al-Qaida in Somalia said killed in airstrike

By MOHAMED OLAD HASSAN

MOGADISHU, Somalia (AP) — The man believed to be the head of al-Qaida in Somalia was killed in an overnight airstrike along with eight other people, an Islamic insurgent group said Thursday.

The spokesman for the Islamic al-Shabab militia, Sheik Muqtar Robow, said the strike killed Aden Hashi Ayro, his brother and seven others at his house in the central Somali town of Dusamareeb, about 300 miles north of Mogadishu.

Six more people were wounded.

"Our brother martyr Aden Hashi, has received what he was looking for — death for the sake of Allah — at the hands of the United States," Robow told The Associated Press by phone.

"This would not deter us from continuing our holy war against Allah’s enemy; we will be on the right way, that is why we are targeted. I call for our holy fighters to remain strong in their position and keep up the jihad," he added.

It was not immediately clear who was behind the airstrike.

Over the past year, the U.S. military has attacked several suspected extremists in Somalia, most recently in March when the U.S. Navy fired at least one missile into a southern Somali town.

Somali government officials have said Ayro trained in Afghanistan before the Sept. 11, 2001 terror attacks and is the head of al-Qaida’s cell in Somalia.

He was a key figure in the al-Shabab movement, which aims to impose Islamic law and launches daily attacks on the shaky Somali government and their Ethiopian allies. Ayro also recently called for attacks on African peacekeepers in Somalia in a recording on an Islamic Web site.

Local resident Nur Geele said the attack occurred around 3 a.m.

"We heard a huge explosion and when we ran out of our house we saw a ball of smoke and flames coming out of the house where one of the leaders of al-Shabab Aden Hashi Ayro was staying," he said.

Al-Shabab is the armed wing of the Council of Islamic Courts movement. The State Department considers al-Shabab a terrorist organization.

The Council of Islamic Courts seized control of much of southern Somalia, including the capital, Mogadishu, in 2006. But troops loyal to the U.N.-backed interim Somali government and the allied Ethiopian army drove the group from power that December.

Ethiopia’s archenemy, Eritrea, has offered assistance to the group, and it is re-emerging.

In recent months it has briefly taken several towns, freeing prisoners and seizing weapons from government forces. The insurgents usually withdraw after a few hours but continue to target Ethiopian and Somali forces in an Iraq-style insurgency.

The United States has repeatedly accused the Islamic group of harboring international terrorists linked to al-Qaida, which is allegedly responsible for the 1998 bombings of the U.S. embassies in Kenya and Tanzania.

America is concerned Somalia is a breeding ground for terrorist groups, particularly after the Islamic militants briefly gained control of the south and Osama bin Laden declared his support for them.

Fighting between government troops and the insurgents claimed thousands of lives last year and drove hundreds of thousands from their homes.

____________________________________ BBC

Air raid kills Somali militants

The leader of the military wing of an Islamist insurgent organisation in Somalia has been killed in an overnight air strike.

Aden Hashi Ayro, al-Shabab’s military commander, died when his home in the central town of Dusamareb was bombed.

Ten other people, including a senior militant, are also reported dead.

A US military spokesman told the BBC that it had attacked what he called a known al-Qaeda target in Somalia, but refused to give further details.

Al-Shabab, considered a terrorist group by the US, is the military wing of the Somali Sharia courts movement, the Union of Islamic Courts (UIC), until Ethiopian troops ousted them in 2006.

The group has since regrouped and is in effect in control of large parts of central and southern Somalia.

‘Infidel planes’

An al-Shabab spokesman, Mukhtar Robow Adumansur, told the BBC that Ayro was killed along with his "brother in Islam" in the attack.

Locals said it happened at about 0300 (2400 GMT).

"We heard a huge explosion and when we ran out of our house we saw balls of smoke and flames coming out of house," Nur Geele told the BBC.

The house was totally destroyed to the ground, also other houses nearby," local elder Ahmed Mumin Jama said.

Ayro received training in Afghanistan in the 1990s and was an instrumental military figure as the UIC took control of Mogadishu in the second half of 2006, says the head of the BBC’s Somali Service Yusuf Garad.

The US says al-Shabab is part of the al-Qaeda network, although correspondents say it is impossible to accurately establish those links.

Al-Shabab leaders say it is a purely Somali movement and they deny any involvement with al-Qaeda.

‘Serious threat’

In its annual report on terrorism published on Wednesday, the US said al-Shabab militants in Somalia, along with al-Qaeda militants in east Africa, posed "the most serious threat to American and allied interests in the region".

Al-Shabab has been at the forefront of a guerrilla insurgency against the government and its Ethiopian allies since early 2007.

In recent weeks, they have briefly captured several towns in central and southern Somalia before withdrawing.

The US has launched several air strikes against suspected extremist targets in Somalia in recent months.

It has an anti-terror task force based in neighbouring Djibouti, and has accused Somali Islamists of harbouring those responsible for the 1998 attacks on its embassies in Kenya and Tanzania.

The Islamists denied this.

Somalia has not had an effective national government since 1991.

01/05/08 (B445) APA / Différend Erythrée – Djiboutien — ARDHD : Selon plusieurs dépêches de presse, Djibouti aurait enfin fait appel à la communauté internationale pour régler le problème. Le MLN a -t-il servi d’impulseur ?

_______________________________ ARDHD

Au sein de l’ARDHD, ne le répétez pas, on pense que c’est le communiqué du MLN

(Mouvement de libération nationale – GED, sous la signature d’Ali Iftin),

– publié le 28 probablemennt avant les démarches de Djibouti,

qui a déclenché la prise de conscience et la réaction du Palais de l’Escale.

Hier une dépêche informait de l’action entreprise initiée par la ligue arabe.

Mais avec un problème de taille : c’est que Djibouti fait partie de la commission et pas l’Erythrée.

Comment Djibouti pourrait-elle être juge et parti ?

Il est bien connu
qu’à Djibouti, les litiges qui impactent les « grands obligés » sont réglés comme cela par la Justice de Djama, qui juge selon les intérêts des membres de la Nébuleuse.

Mais sur le plan international, on peut espérer que la méthode familiale de Guelleh n’ait pas valeur d’exemple ….

Aujourd’hui, cette nouvelle dépêche nous informe du fait que Djibouti aurait impliqué l’ensemble des organisations internationales.

Ouf ! Merci le MLN ?

______________________________ APA
Djibouti saisit la communauté internationale, de son différend avec l’Erythrée

APA – Djibouti (Djibouti) Djibouti a décidé d’impliquer la communauté internationale pour le règlement du différend frontalier, qui l’oppose à l’Erythrée, a révélé mercredi son ministre des Affaires étrangères, M Mahamoud Ali Youssouf, lors d’une conférence de presse.

Djibouti a saisi la Ligue Arabe, l’Igad, l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, selon le ministre, qui a ajouté que « des commissions d’enquêtes émanant de ces instances internationales étaient « attendues sur place, dans les prochains jours ».

« La République de Djibouti, a agi de la sorte après avoir constaté l’absence totale de communication et le refus de tout dialogue du côté du gouvernement Erythréen », a expliqué le chef de la diplomatie djiboutienne.

Selon Mahamoud Ali Youssouf, « toutes les voies politiques et diplomatiques, aux niveaux régional et international sont désormais ouvertes afin de régler définitivement cette crise frontalière ».

« Les Erythréens ont reculé, mais ils se trouvent toujours sur une portion du territoire djiboutien», a indiqué e ministre, alors que d’autres sources parlent de face-à-face des deux armées, « dans le calme ».

Djibouti dénonce une incursion érythréenne sur son territoire depuis le 16 avril dernier.

01/05/08 (B445) Bombardement aérien américain sur un village au centre de la Somalie. Huit morts et des dégâts collatéraux (2 dépêches en Français : Romandie News et JDD)


______________________________ Romandie News (CH) avec AFP

Somalie: huit tués dont deux responsables islamistes dans un bombardement

MOGADISCIO – Au moins huit personnes ont été tuées, dont deux responsables islamistes somaliens, lors d’un bombardement aérien tôt jeudi dans le centre de la Somalie, attribué à l’armée américaine par des habitants et le porte-parole des insurgés.

"Trois bombes lancées d’un avion à environ 02H00 (23H00 GMT) ont touché une maison, et ce matin j’ai vu huit corps qui ont été découverts.

Six d’entre eux étaient reconnaissables mais les deux autres sont en morceaux", a rapporté à l’AFP Jamal Mohamoud, un habitant du district de Dhusamareb, dans la région de Galgudud (centre).

"Les avions de combat américains nous ont attaqués dans le district de Dhusamareb", a déclaré à l’AFP au téléphone le porte-parole des islamistes Cheikh Mukhtar Robow.

Deux hommes, "Moaliam Aden Hashi Ayro et Cheikh Muhyadin Omar étaient membres des Shebabs (combattants islamistes extrémistes) les plus éminents parmi les victimes de cette attaque étrangère", a-t-il ajouté.

__________________________________ JDD

Somalie : Deux islamistes tués dans un raid

Deux dirigeants de l’insurrection islamiste en Somalie ont été tués tôt jeudi matin lorsque quatre avions ont bombardé la maison dans laquelle ils se trouvaient, a rapporté un chef islamiste.

"Il est vrai que des avions infidèles ont bombardé Doussamareb.

Deux de nos responsables, dont Aden Hachi Eyrow, ont été tués dans cette attaque", a déclaré Moukhtar Robow Adoumansour, un chef militaire des islamistes.

Les deux victimes appartenaient à la milice al Chabaab, l’aile militaire des Tribunaux islamiques, chassés de Mogadiscio fin 2006.

01/05/08 (B445) Confirmation : Djibouti a fait appel aux instances internationales pour arbitrer le litige avec l’Erythrée. Les autorités de Djibouti ont-elles écouté les conseils du MLN, diffusée le 28 avril sous la signature d’Ali Iftin ? (Info lecteur)

Crise frontalier; Djibouti appelle à la médiation internationale


Dans les suites de la crise frontalier Djibouto-Erythreenne, le gouvernement djiboutien a décidé aujourd’hui, de saisir les instances internationales après l’échec des premières tentatives des pourparlers pour un règlement pacifique du différent frontalier entre les deux pays.

Cette décision du gouvernement djiboutien a été annoncée par le ministre des affaires étrangères de la coopération internationale Mahamoud Ali Youssouf à l’issue d’une réunion qu’il a tenue ce matin, avec les membres du corps diplomatique accrédité à Djibouti.

Dans une conférence de presse donnée cet après midi, le ministre des affaires étrangères a affirmé notamment que Djibouti a fait appel à la médiation et aux bon offices des observateurs internationaux de l’Union africaine, de la ligue arabe et des Nations Unies.