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18/01/2015 (Brève 445) Les mésaventures d’un citoyen djiboutien, résidant en Europe du Nord, quand il revient dans son pays …. (Copie de la lettre ouverte et signée qu’il adresse au Président djiboutien et à un certains nombres d’autorités)

IBRAHIM DJAMA

à M. Ismail Omar Guelleh
Président de la République de Djibouti
Box. 6
DJIBOUTI
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Monsieur le Président, Excellence,

Je suis arrivé à Djibouti le 19 décembre 2014 pour effectuer un séjour au pays et pour solliciter le renouvellement de ma carte d’identité nationale.

Mon retour en Europe était prévu le 9 janvier 2015.

À chacun de mes séjours, en novembre ou en décembre, j’ai commencé toujours à faire de longues promenades à pied, quittant mon hôtel vers 8 h 00 du matin pour me rendre compte des changements dans l´environnement de la ville.

Il arrive que je parcoure parfois 50 km à pied dans une journée. Lorsque je me sens un peu fatigué, je rentre au Tribunal de Djibouti pour assister aux audiences publiques. Pour me reposer et se faire une idée en comparant le fonctionnement de la justice de Djibouti et celle du pays Européen qui m’a accueilli.

Le 23 décembre 2014 à 11h00 (heure locale), je me suis présenté au Palais de Justice de Djibouti. Le gendarme Sergent-Chef Kadiyeh me refusa l’entrée et je me suis arrêtée à 50 mètres de lui espérant rencontrer une personne de ma connaissance qui me faciliterait l’accès à la Salle d’audience publique.

N’ayant pas eu la chance de rencontrer une personne de ma connaissance, au bout d’une heure, je me suis décidé à poursuivre ma longue marche en me dirigeant vers mon hôtel ”Avenue 13”.

Le 24 décembre 2014 vers 12 h 00, je me suis de nouveau présenté à l’entrée du Palais de Justice toujours dans le but, d’assister aux audiences publiques de la journée. De nouveau, le Sergent-Chef Kadiyeh, de la Gendarmerie me refusa l’accès et je me suis posté à 50 mètres avec le même espoir : celui de rencontrer une personne qui qui me reconnaitrait et qui me faciliterait l’accès au tribunal, mais sans succès ce jour-là aussi.

Le 25 décembre 2014 à 11 h 00 je passais devant le Tribunal, mais sans intention d’en solliciter l’accès. Juste uniquement pour marcher à pied jusqu’à l´hôpital Peltier. Le sergent-chef Kadiyeh m´arrêta sans raison cette fois ci et m’accusant
d’être un terroriste potentiel, il me signifia mon arrestation.

Il appela une voiture de gendarmerie et me jeta à l’intérieur.

En chemin il me demanda mon appartenance tribale et je lui ai répondu que j’étais de l’ethnie ISSA.

Il affirma que je mentais et pour vérifier, il me demanda de préciser mon sous-clan. Je lui répondis Issa Fourlaba

Aussitôt dit Fourlaba, il en déduisit que j’étais un terroriste potentiel.

Dans le procès-verbal établi par les Services de la Gendarmerie de la Brigade du

nord, il est noté ses affirmations :

”Cet individu stationne devant le tribunal depuis plus de 30 jours et nous avons peur de lui.

Le service de la Gendarmerie me plaça aussitôt en garde à vue, dans une cellule qui ressemble à un cul de basse-fosse où je suis resté de 11 h 00 jusqu’à 19 h 00.

A 19 h 00 l´Adjudant Hassan Osman me fit sortir de mon isolement pour me poser des questions.
– Ton nom ? Ibrahim Djama
– date de naissance ? XX/XX/XX à Djibouti.
– Vous dites né á Djibouti ? – Bien sûr : je suis né à Djibouti et je suis djiboutien comme vous
– quelle tribu ? Issa fourlaba _ reer-Nour.
– Raconte-moi ton parcours à Djibouti ? J´ai raconté mon parcours à Djibouti et mon départ du pays en 1987.
– L´adjudant Hassan me demanda ensuite de donner des noms de collègues de ma classe de 81 à Holl Holl pour vérifier si j’avais bien servi dans l’Armée. – je me souvenais de deux noms : ceux du Chef de Corps de la Gendarmerie le Colonel Mohamed Abdi Douksiye et du Commandant de la Garde présidentielle Ali Iftin actuellement refugié à Bruxelles.

Ces deux officiers faisaient partie de la Gendarmerie alorsque j’ai été incorporé dans l´Armée nationale. Dans mon affectation nous étions 5 gendarmes et 10 militaires de l’AND.

Après ces réponses, l’Adjudant Hassan Osman fut étonné des charges relevées contre moi il me confirma que j’étais un citoyen djiboutien avec un casier judiciaire vierge.

Il poursuivit en rapportant que le Sergent-Chef kadiyeh avait affirmé que j’étais présent tous les jours depuis un mois devant le Tribunal et il m’en demanda la raison.

Je lui ai répondu ceci:

Je suis arrivé à Djibouti le 21 décembre et c´est mon quatrième jour à Djibouti. Si M. Kadiye vous a dit que je stationne devant le Tribunal depuis plus d´un mois ce ne peut être qu’une erreur.

-Avez-vous des pièces justificatives prouvant que vous êtes arrivé à Djibouti le 21 décembre ? Bien sûr parmi les pièces saisies dans mes poches on trouver la réservation et ma carte d´embarquement. De plus, si vous m´accompagnez à mon hôtel je vous montrerai le cachet d’entrée sur le territoire qui est sur mon passeport.

L´adjudant Hassan Houssein est allé chercher les preuves et il me confirma qu’il ne me considérait pas comme un terroriste. Il ajouta que mon dossier était désormais sur les bureaux du Lt Youssouf Ahmed et du Colonel Zakaria Hassan Aden.

Il ajouta que la seule chose qu’il pouvait faire pour me venir en aide, était de restituer mon téléphone portable pour pouvoir communiquer avec mes proches et solliciter qu’ils m’apportent un repas.

Aussitôt mon portable récupéré, j’ai appelé un ami officier, qui a contacté le Lt Youssouf Ahmed surpris qu’on lui disait qu’Ibrahim Djama était suspecté d´acte de terrorisme…. !.

C’est lui qui est venu en personne 10 minutes plus tard pour me libérer et me raccompagner à mon hôtel.

Monsieur le Président de la République, il ne fait nul doute, que si je n’avais pas téléphoné à un ami officier, j’aurais dû moisir dans les cellules de la Brigade Nord voir y mourir puisque j’étais considéré comme un terroriste en puissance, même s’il n’y avait aucune preuve contre moi.

Le fait que le pays soit en état d’alerte maximum n’est pas une excuse suffisant pour ignorer les Droits de l’Homme et pour accuser de terrorisme un citoyen qui n’a commis aucun acte contraire à la LOI.

Le 10 décembre 2014, pour la journée des Droits de l’Homme, je vous rappelle que vous aviez affirmé dans votre discours à l’hôtel Kempisky que » la République de Djibouti respectait les Droits de l’Homme « 

Monsieur le Président de la République, j’ai eu la chance d’avoir un ami officier qui n’est pas Fourlaba et qui est intervenu pour ma libération. Mais qu’en est-il pour les Djiboutiens qui n’ont pas les relations nécessaire quand ils sont confrontés à la même situation?

Sont-ils condamnés à pourrir dans les cellules de la Gendarmerie voire à y mourir sans assistance ?

Je me demande qui est terroriste : celui qui ne connait pas la définition du mot ”terrorisme” et qui bafoue les règles de la République et celle de son serment en considérant que toute la tribu Fourlaba est composée de terroristes en puissance ou un simple citoyen en visite dans son pays.

Au lieu de protéger la Constitution et la population, certains sous-officiers et/ou officiers la piétinent. Et pourquoi, ce ne seraient pas eux qui commettent des actes de terrorisme à l’encontre de citoyens sans défense ?

Combiens de Djiboutiens sont tombés sous les abus d’autorité manifestes de ce Sergent-Chef de la Gendarmerie ?

Combiens de Djiboutiens sont devenus des opposants après avoir été maltraités par ce Sergent-Chef ?

Combiens de djiboutiens ont quitté Djibouti pour la simple raisons qu´ils sont étés
mal traitées par des gens comme le sergent-chef Kadiye.

Aujourd´hui c´est moi qui ai subi les abus manifestes du Sergent-Chef Kadiyeh : qui sera le prochain ?

Monsieur le Président de la République si, aujourd’hui, je prends ma plume pour vous adresser cette lettre c’est parce qu’il existe des milliers de Djiboutiens qui ont subi les mêmes situations d’injustice.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, Excellence, l’assurance de ma plus haute considération

Destinataires pour information
1- Premier ministre
2- Ministre de la Defense
3- Chef de service de securité (SDS)
4- Chef d´etat major de la Gendarmerie

01/05/08 (B445) Note d’information du 1er mai et bilan de la situation des travailleurs et du droit des populations.


Le Président

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) en ce 1er Mai 2008, Journée
Mondiale du Travail,

souhaite une très bonne fête
à tous les Travailleurs et
Travailleuses
de Djibouti

Bonne fête aussi à tous les Chômeurs (ses) avec notre entière solidarité
militante.

Elle fait sienne de leur noble combat contre le chômage et singulièrement celui des jeunes à l’heure où le régime emploie dans tous les secteurs une main-d’oeuvre étrangère (philippines et autres), exilant sa matière grise et jetant sa main-d’ouvre à la mer.

En ce jour de fête il est triste de constater la morosité générale qui règne à Djibouti, morosité imposée par un régime sournois foncièrement dictatorial réfractaire à tout dialogue social ou politique.

Est-ce une provocation ou une incitation au combat populaire ?

Les rues de la capitale sont vides car les rafles et des confiscations définitives des biens et marchandises des commerçants (Djibnet et autres qui exerçaient pourtant légalement leurs activités) dans tous les secteurs et notamment informel battent leur plein.

Quant à l’ensemble des Travailleurs Djiboutiens ils sont abattus par l’inflation galopante dépassant les 175% en quelques semaines et le blocage continu de salaires depuis 1986 en particulier pour les Serviteurs de l’Etat.

La Police Nationale, n’a plus droit aux remboursements des frais médicaux et ce depuis le 24 février 2008 ?

Tous les avantages sociaux, qui avaient été acquis par la FNP sous le commandement de feu le Général Yacin Yabeh ont-ils disparus ?

Pourquoi depuis 2008 ? Au profit et en prévision de quel Corps ?

C’est dans ce contexte de totale morosité avec tous ses risques de dérapages et de conflits sociaux que nous allons dresser un bref tableau de la situation actuelle des Syndicalistes Libres en République de Djibouti.

Les bruits de bottes, qui se font entendre dans Nord et l’Ouest de notre pays, sont annonciateurs de jours lugubres.

___________________________________________

Tableau de bord de la situation sociale à Djibouti

Nous nous contenterons ici d’un bref rappel de la mission du Bureau International du Travail qui a séjourné à Djibouti du 21 au 25 Janvier 2008.

Ses constats accablants pour le gouvernement sont fidèlement observés et appellent de notre part un bref commentaire.

Constats et Remerciements du B.I.T

Abordés d’une manière thématique, la mission du B.I.T. a surtout porté sur la situation syndicale à Djibouti.

Après avoir sincèrement salué l’accueil au plus haut niveau (Premier Ministre) et tous les ministères concernés par la situation sociale

– Exercice de la Liberté Syndicale.

Il est apparu que le gouvernement est passablement irrité de devoir répondre de manière régulière devant les instances internationales sur des violations de droits et principes de la Liberté syndicale

L’analyse et la confrontation des versions du gouvernement, des représentants de l’Intersyndicale UDT/UGTD et de l’AED, mettent en évidence que le gouvernement et l’AED n’entretiennent aucune relation avec l’Intersyndicale UDT/UGTD.

Pour justifier une telle attitude le gouvernement évoque, selon les, périodes des arguments différents. L’argumentaire du gouvernement semble changer à partir de 2002, il soutient notamment que les anciens dirigeants ont fait un « coup de force ». (1)

Par ailleurs, la mission observe que la question de l’indemnisation et du paiement des arriérés de salaires des travailleurs non encore réintégrés reste à régler.

La mission prend acte de l’engagement du gouvernement à réintégrer les travailleurs licenciés dans leurs services d’origine, ou si cette réintégration est impossible dans un autre service.

Elle prend acte que le gouvernement, par la voix de son premier ministre, n’est pas opposé au principe dès lors que ces travailleurs acceptent de réintégrer leur poste de travail.

La mission souhaite rappeler la nécessité de lever toute mesure discriminatoire qui empêcherait les travailleurs licenciés d’exercer un emploi dans l’enceinte du Port, dans les entreprises prestataires du Port, ou ailleurs.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H.) constate avec beaucoup de satisfaction que cette mission et cette mission-là a fait oeuvre utile à Djibouti.

Partant la L.D.D.H. :

– Exige l’application immédiate de toutes les recommandations de cette mission.

– Alerte la communauté internationale sur les répercutions tant sur les plans régionales et internationales de toutes les formes de provocations.

– Demande au BIT, au système des Nations Unies et à la Communauté Européenne de prendre des décisions plus réalistes dans le cadre du respect mutuel.

(1) – Obsvervation de la LDDH :

Est-ce que l’Equipe au Pouvoir envisage actuellement un Coup de Force contre la Liberté Syndicale et la Liberté tout court ?

M. NOEL ABDI Jean-Paul

NB.
Téléchargement :


Rapport commun sur les libertés émis par LDDH et UDT pour accueillir la mission du BIT (22 janv 08)

02/05/08 (B445) A lire un communiqué sur le site du GED, sous la signature de son Président pour demander à Guelleh de « réchauffer » les relations avec la France, qui a la capacité de mettre un terme à l’invasion érythréenne. Il recommande aussi de livrer les deux condamnés Hassan et Djama à la Justice française pour qu’ils puissent s’expliquer de leurs actes.

02/05/08 – Communiqué du Président du GED sur la situation qui résulte de l’invasion des forces érythréenne sur le sol de la République et de notre incapacité actuelle à les faire reculer.

Face à l’invasion sur notre sol, qui constitue une grave atteinte à notre souveraineté nationale, notre pays doit réagir effectivement et rapidement pour y mettre un terme. Sinon, l’agresseur pourrait être tenté de progresser plus avant, avec tous les risques que cela constitue à la fois pour la Paix et pour l’indépendance de la République.

La situation n’est pas nouvelle.

Elle s’est déjà produite à deux reprises dans le passé.

En particulier, en 1966, déjà, les érythréens avaient contesté une portion de notre territoire nationale et ils avaient commencé à l’envahir. A cette époque, le défunt Président Gouled avait demandé légitimement à la France, en application des traités de défense, d’intervenir pour mettre un terme aux ambitions territoriales érythréennes.

La France avait organisé une démonstration de force sur tous les fronts : terre, air et mer, pour montrer qu’elle défendrait le territoire national. L’envhaisseur avait rapidement reculé, ce qui avait mis un terme à de nouvelles attaques pendant plus de dix années.

La situation se reproduit aujourd’hui.

Par manque de moyens, par manque de formation et peut-être aussi par manque de motivation et par déficit de l’encadrement, nos forces armées n’ont pas la capacité de défendre le sol djiboutien.

Dans ces conditions, une analyse élémentaire montre que nous avons toujours besoin des forces françaises pour garantir l’intégrité de notre territoire.

La rupture des relations diplomatiques avec la France aurait de très graves conséquences et en particulier elle pourrait entraîner, à terme, la fin de la République qui deviendrait soit une province érythréenne, soit éthiopienne et de toutes les façons, un champ de bataille entre ces deux puissances qui n’ont jamais cessé de s’affronter.

Le régime en place, dont nous contestons la légitimité, puisqu’il se maintient par une succession de scrutins « frauduleux », par la corruption, par la force et par la terreur contre les populations, doit parvenir aux mêmes conclusions.

Ne pas prendre toutes les mesures pour garantir l’intégrité de notre sol et l’indépendance de la République, serait un crime de haute trahison.

Ce n’est pas parce que la Justice française, dont l’indépendance est reconnue par l’ensemble de la Communauté internationale, a condamné légitimement des délits et poursuit l’instruction pour un assassinat qui a été commis sur notre sol, que nous devons mettre en danger, uniquement par orgueil et par peur d’affronter la vérité, les principes sacrés de la souveraineté nationale.

Au sein du Ged, nous constatons que les discours d’Ismaël Omar Guelleh sont mensongers et trompeurs. Nous avons pu vérifier que Guelleh se contredisait très fréquemment et qu’il annonçait des mesures radicalement opposées aux décisions qu’il prenait.

Cela se vérifie aussi dans la situation présente – il suffit de lire le communiqué repris par l’AFP, que nous présentons, ci-dessous, en annexe pour mesurer l’immense décalage entre les déclarations de Guelleh et la réalité sur le terrain.

Il est clair, comme cela a déjà été signalé à juste titre sur le site de l’ARDHD, que le communiqué du MLN a contraint depuis deux jours, le régime à reconnaître que la manoeuvre érythréenne était bien une agression contre notre territoire et à solliciter l’action des différentes organisations internationales.

En tant que Président du GED et au nom des intérêts du peuple djiboutien et de la République, je demande :

  • à Ismaël Omar Guelleh de rompre immédiatement les relations diplomatiques avec l’Érythrée,
  • de mettre un terme au climat de tension qu’il a créé entre Djibouti et la France et de :

    • mettre un terme à l’organisation gouvernemenale des manifestations « spontanées » et haineuses contre la présence française dans notre pays,
    • coopérer en matière judiciaire avec le pays qui su toujours nous aider et apporter son appui et soutien sans faille quand on avait besoin.
    • de remettreà la justice Française, les deux condamnés en première instance, MM. Hassan Said et Djamma Souleiman, afin qu’ils s’expliquent de leurs actes..

Le régime Djiboutien doit faire réaliser une enquête indépendant sur l’état de nos Forces armées et sur les causes de leur incapacité d’assumer la défense du pays. Cette commission d’enquête indépendante devra procéder en particulier à l’évaluation des Officiers supérieurs et des Généraux, pour savoir s’ils ont agi dans l’intérêt des nos armées et de la pérennité d’une force nationale digne de ce nom ou bien s’ils ont privilégié des intérêts personnels.

Un seul exemple suffit à montrer l’extrême niveau d’incompétence : dans les différents communiqués qui se sont succédés, le régime reconnaît finalement qu’il a fallu plusieurs mois d’invasion sans interruption, pour que l’Etat-Major des Armées parvienne à l’identifier !!!

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

01/05/08 (B445) Confirmation : Djibouti a fait appel aux instances internationales pour arbitrer le litige avec l’Erythrée. Les autorités de Djibouti ont-elles écouté les conseils du MLN, diffusée le 28 avril sous la signature d’Ali Iftin ? (Info lecteur)

Crise frontalier; Djibouti appelle à la médiation internationale


Dans les suites de la crise frontalier Djibouto-Erythreenne, le gouvernement djiboutien a décidé aujourd’hui, de saisir les instances internationales après l’échec des premières tentatives des pourparlers pour un règlement pacifique du différent frontalier entre les deux pays.

Cette décision du gouvernement djiboutien a été annoncée par le ministre des affaires étrangères de la coopération internationale Mahamoud Ali Youssouf à l’issue d’une réunion qu’il a tenue ce matin, avec les membres du corps diplomatique accrédité à Djibouti.

Dans une conférence de presse donnée cet après midi, le ministre des affaires étrangères a affirmé notamment que Djibouti a fait appel à la médiation et aux bon offices des observateurs internationaux de l’Union africaine, de la ligue arabe et des Nations Unies.

01/05/08 (B445) Le Monde avec AFP : L’Erythrée critiquée pour son attitude d’obstruction à la mission de l’ONU

Le Conseil de sécurité a vivement critiqué l’Erythrée mercredi, pour son attitude persistante "d’obstruction" qui a rendu inopérante la force de l’ONU chargée de surveiller la frontière entre ce pays et l’Ethiopie.

Répartie des deux côtés de la frontière, cette force, la Minuee, a été contrainte de quitter, au moins temporairement, le territoire érythréen à cause de multiples tracasseries que lui a imposées le gouvernement d’Asmara, parmi lesquelles des restrictions à ses approvisionnements en carburant.

Les quinze membres du Conseil ont adopté à l’unanimité une déclaration, réaffirmant que "les deux parties ont la responsabilité première de la recherche d’un règlement total et durable de leur querelle frontalière et de la normalisation de leurs relations".

La déclaration condamne les "obstructions" d’Asmara, qui ont atteint un niveau tel que "la mission s’est trouvée dans l’impossibilité de remplir son mandat et contrainte de se redéployer temporairement".

Elle appelle les deux voisins de la Corne de l’Afrique à "faire preuve du maximum de retenue et à s’abstenir de toute menace ou de tout usage de la force l’un contre l’autre".

Elle appelle également l’Erythrée et l’Ethiopie à s’attacher immédiatement à "résoudre les questions pendantes, conformément aux engagements pris aux termes de l’accord d’Alger".

La pénurie de carburant imposée par Asmara paralysait les moyens de la Minuee, aériens notamment, et l’empêchait d’accomplir son mandat, qui consiste à surveiller la frontière litigieuse avec l’Ethiopie, où se font face 200.000 soldats des deux pays.

La Minuee, créée en 2000, comptait un peu plus de 2.000 personnels, dont environ 1.200 étaient basés en Erythrée avant leur évacuation.

Dans un rapport le 11 avril, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a proposé plusieurs options, incluant une dissolution pure et simple, pour tenter de sortir la Minuee de l’impasse.

Le retrait éventuel de la Minuee fait craindre un nouveau conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie, qu’une guerre frontalière a opposées de 1988 à 2000, faisant au moins 80.000 morts, et dont les relations sont très tendues.

Aux termes de l’accord d’Alger de 2000 qui avait mis fin à la guerre, les deux pays s’étaient engagés à accepter le tracé de la frontière qu’établirait une commission indépendante. Celle-ci a remis son tracé mais l’Ethiopie refuse de l’appliquer, revendiquant la région de Badme attribuée par la commission à l’Erythrée.

Cette dernière reproche à l’ONU de prendre parti pour l’Ethiopie en ne la contraignant pas à appliquer l’accord d’Alger, d’où ses mesures de représailles contre la Minuee.

01/05/08 (B445) Radio-Trottoir. Le couple princier se moquerait-il du monde pour tenter de perdurer au pouvoir ? Attention (Avertissement d’un lecteur)

2011 ?

De qui I.O.G. se fout-il ?

Attention warya !

Aujourd’hui, il est devenu évident et incontestable, pour tous les Djiboutiens, que Bobard 1er et la 1ère dame (?) s’agitent en vain, pour tenter de perdurer au pouvoir. Ils ne savent plus quoi inventer pour gagner encore un peu de temps.

Mais ils savent que la fin est inéluctable et qu’elle sera tragique pour eux.

Leur dernière recette : créer, pratiquement de toutes pièces, un conflit invraissemblable avec
une puissance régionale voisine qui ne semble être animée d’aucune animosité
envers notre Pays et sa souveraineté.

Les rafles massives qui sont pratiquées au Nord comme dans l’Ouest du pays indiquent clairement la faiblesse de ceux qui voudraient continuer à conserver les commandes.

La Mobilisation générale des Forces armées du Pays n’a pour objet que de tenter d’effrayer une Communauté nationale qui a programmé la destruction de l’association de malfaiteurs (la nébuleuse comme le dit l’ARDHD) qui ravage le pays, son économie et ses richesses..

De sources militaires et policières fiables, j’ai maintenant acquis la conviction que
cette ultime tentative est vouée à l’échec.

Nous disons au couple : Tow anté ! Tow anté ! Tow anté, car c’est le dernier
avertissement !

A bientôt. ! Vous recevrez de nouvelles informations très prochainement.

HAMADA de Djibouti

01/05/08 (B445) REUTERS / Les insurgés somaliens visent le siège du Parlement à Baidoa – Somali insurgents target seat of parliament (En Anglais – Info lecteur)

By Mohamed Ahmed

BAIDOA, Somalia (Reuters) – Ethiopian troops backing Somalia’s government opened fire killing nine civilians on Wednesday, after being targeted by insurgents in the central town of Baidoa where parliament sits, residents said.

The shots were fired after Islamist-led insurgents detonated a landmine targeting an Ethiopian foot patrol. It was the second attack targeting the allied forces in a week, and exposed the interim government’s inability to secure law and order in even its biggest stronghold.

Lawmakers said the security risk posed by the al-Shabaab military wing of a sharia courts movement ousted at the end of 2006 had forced several of them to flee the trading outpost where parliament meets in a former grain storehouse.

"We cannot work under such circumstances. Our own safety is in jeopardy," said one legislator, who was too afraid to give his name. "Most of the neighbouring districts surrounding Baidoa have been taken over by al-Shabaab. Some lawmakers have fled."

Baidoa’s governor Abdifatah Mohamed Ibrahim said the attacks in Baidoa — seven this month — had seriously hampered security in the town despite the large presence of Ethiopian soldiers.

"We know those who are against our administration are behind these attacks," he told Reuters. "It is really distressing for civilians to have died."

The insurgents attacked hours before Prime Minister Nur Hassan Hussein flew in from Mogadishu for a meeting with legislators that was held under tight security.

"It’s getting worse, the whole country is under siege," said another lawmaker who fled to neighbouring Kenya.

Al-Shabaab, on a U.S. list of terrorist organisations, claimed responsibility for Wednesday’s attack on a website commonly used by militants in Somalia. It said five Ethiopian troops were killed in the attack and vowed to step up assaults against what it sees as an "occupation force".

Al-Shabaab also said its militants also executed a senior military official in Beletweyne, north of the capital on Wednesday, while two of their fighters died in the capital Mogadishu in battles with government forces.

"Whatever they (Ethiopians) do will not stop the holy jihad targeting God’s enemies," the website statement said.

Analysts say such attacks are aimed at instilling fear among lawmakers to stop them from carrying out their duties. They said the strategy is also to weaken government troops and their Ethiopian allies before a major attack anytime soon.

"The al-Shabaab is testing the Ethiopians," an analyst who did not want to be named told Reuters.

"They want to know how prepared the government and Ethiopian troops are before they launch a massive attack and seize the town for hours, kill those they want and take what they can."

Civilians have borne the brunt of the conflict, which a local rights group says killed 6,500 civilians in Somalia last year. Many fear being caught in between gunmen waging an Iraqi-style insurgency of assassinations and roadside bombings and retaliatory fire from the Somali-Ethiopian troops.

01/05/08 (B445) Romandie News (CH) L’Ethiopie salue le bombardement américain contre des islamistes en Somalie

ADDIS ABEBA – Le ministre éthiopien de l’Information Berhane Hailu, a confirmé à l’AFP le bombardement mené par l’armée américaine jeudi contre des islamistes en Somalie et s’est félicité du succès de l’opération, qui a tué dix personnes dont deux hauts responsables islamistes.

"Cette attaque a été menée uniquement par les Américains. Comme d’habitude, il y a un intérêt commun (avec les Américains) à partager les informations (mais) le bombardement a été réalisé par un avion américain", a déclaré M. Berhane, confirmant des témoignages sur place recueillis par l’AFP.

"Selon nos informations, deux chefs d’Al-Qaïda ont été tués, ainsi que la femme et un enfant de (Moaliam Aden Hashi) Ayro", a-t-il précisé.

M. Ayro était présenté par les autorités somaliennes comme le chef du réseau terroriste Al-Qaïda dans la capitale somalienne Mogadiscio.