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12/06/08 (B451) Appel des populations à donner leur sang pour les blessés des premiers combats de Ras Doumeira. S’il n’y avait que quelques blessés, les appels auraient-ils été aussi pressants ? En ville, on parle de plus de 200 morts et d’au moins le double de blessés. (Info lecteur)

_____________________________________ Extrait ADI

11/06/2008 – La société civile appelle les djiboutiens à donner leur sang pour sauver nos soldats blessés

Le comité de coordination de la société civile djiboutienne a, dans un communiqué publié mercredi, appelé la population djiboutienne à prendre part aux opérations de collecte de sang au profit des blessés militaires djiboutiens.

Organisées à la banque de sang de l’hôpital Peltier, ces opérations ont été initiées à la suite de l’attitude belliqueuse de l’Etat érythréen à l’endroit de la République de Djibouti.

Exprimant son indignation face aux intentions malveillantes du gouvernement érythréen, le comité de coordination de la société civile djiboutienne a également exhorté les djiboutiennes et djiboutiens à soutenir les Forces Armées Djiboutiennes (FAD) qui, en ce moment même, « défendent héroïquement l’intégrité territoriale de notre pays ».

« Nous demandons à toutes les organisations de la société civile du pays à se mobiliser et inciter leurs membres à faire preuve de citoyenneté en faisant don de leur sang pour sauver nos soldats », conclu le communiqué.

12/06/08 (B451) DJIBNET avec RTD : La diplomatie djiboutienne accuse l’Erythrée de vouloir déstabiliser le pays

Les affaires étrangères djiboutiennes ont émis dans l’après midi du mercredi 11 juin, un communiqué qualifiant l’agression érythréenne de « pure provocation ».

Les affaires étrangères djiboutiennes ont émis dans l’après midi du mercredi 11 juin, un communiqué qualifiant l’agression érythréenne de « pure provocation ».

Le communiqué dénonce « l’attitude belliqueuse de l’état d’Erythrée à l’endroit de Djibouti », « une attitude qui ne laisse planer aucun doute sur les intentions malveillantes du Gouvernement Erythréen ».

La diplomatie djiboutienne accuse l’Erythrée « de nourrir le dessein subversif d’une déstabilisation de la République de Djibouti et par voie de conséquence de toute la région de la Corne l’Afrique ».

Elle a indiqué également l’échec du dialogue « qui incombe entièrement à l’état Erythréen qui se complait dans le rôle d’Etat hors la loi ».

Enfin, la diplomatie djiboutienne a fait appel la communauté internationale « afin de rappeler l’Erythrée à l’ordre et lui signifier sans ambiguïté l’obligation de se retirer du territoire djiboutien ».

11/06/08 (B451) REUTERS : Des attaques d’insurgés font dix morts en Somalie (Info lecteur)

Des insurgés somaliens ont tué au moins dix personnes, dont six policiers, lors de plusieurs attaques lancées quelques heures après le rejet de l’accord de paix négocié à Djibouti par les Nations unies.

Un poste de police de Mogadiscio a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi, et plusieurs autres offensives ont été lancées dans la capitale somalienne ainsi qu’à Baidoa.

Le bilan des affrontements entre les forces de sécurité somaliennes appuyées par l’armée éthiopienne et les rebelles islamistes est désormais d’une quarantaine de morts depuis le week-end.

Les cheikhs Hassan Dahir Aweys et Hassan Abdallah Hersi al Tourki, deux des figures du mouvement islamiste somalien, ont rejeté mardi l’accord de paix sous l’égide de l’Onu signé tard lundi soir à Djibouti par des représentants du gouvernement somalien et des membres de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS).

Abdi Sheikh et Ibrahim Mohamed,
version française Henri-Pierre André

11/06/08 (B451) RTD (Via Djibnet) Djibouti riposte après une attaque érythréenne (et se considère en guerre depuis mardi soir, avec l’Ethiopie)

La République de Djibouti est en guerre depuis hier soir contre l’Érythrée dans la région frontalière de Ras Doumeira depuis une incursion de soldats érythréens à la mi-avril 2008. Nous publions ci-dessous un communiqué de l’État Major Général des Armées djiboutiennes.

« C’est suite à la poursuite d’un déserteur érythréen qui a foncé dans le dispositif des forces armées djiboutiennes, les militaires Érythréens ont ouvert le feu sur les unités du FAD aux alentours de midi trente.

Ce faisant, les forces armées djiboutiennes ont riposté avec leurs armes.

Cependant aucun dégât humain n’est à déplorer de part et d’autre jusqu’à l’heure actuelle.

Toutefois les responsables érythréens des troupes positionnées sur le mont Gabla ont lancé un ultimatum aux responsables militaires djiboutiens, leur intimant de remettre en leurs mains la totalité des déserteurs d’un effectif global d’une trentaine de personnes, faute de quoi ils seront obligés de faire usage de la force.

A 18h40, croyant profité de la tombée de la nuit et à l’heure de la prière, les troupes érythréennes ont ouvert le feu sur nos forces.

Face à cette attaque délibérée, nos militaires ont riposté grâce à leur vigilance instinctive adoptée depuis l’après midi.

A l’heure où ce communiqué est établit, les combats se poursuivent toujours. »

11/06/08 (B451) ACCROCHAGE A RAS DOUMERA. Les principales dépêches de la nuit.

__________________________ Romandie News avec AFP

Accrochages à la frontière entre troupes de Djibouti et d’Erythrée

DJIBOUTI – Des accrochages ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes dans le nord de Djibouti, dans la région frontalière de Ras Doumeira, pour la première fois depuis une incursion de soldats érythréens à la mi-avril, selon des sources militaire et locale.

« Tout a commencé lorsque des soldats érythréens ont ouvert le feu aujourd’hui (mardi) sur une vingtaine de déserteurs érythréens voulant passer de l’autre côté de la frontière », a déclaré une source militaire sur place, interrogé par téléphone par l’AFP depuis la ville de Djibouti.

« Les militaires djiboutiens ont naturellement riposté et c’est là que les hostilités se sont déclenchées », a ajouté cette source.

« C’est vrai, les tirs des soldats érythréens ont débuté à la mi-journée », a déclaré pour sa part un responsable local, interrogé par l’AFP par téléphone.

La tension était très forte entre les deux pays depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes dans cette région de Ras Doumeira (nord de Djibouti), une zone stratégique aux portes de la Mer Rouge, située sur la frontière entre les deux pays.

Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Il s’agit du premier incident armé entre les deux pays depuis cette incursion du 16 avril

_____________________________________ AFP

Accrochages à la frontière entre troupes de Djibouti et d’Erythrée

DJIBOUTI (AFP) — Des accrochages ont eu lieu mardi dans le nord de Djibouti entre troupes érythréennes et djiboutiennes, dans la région frontalière de Ras Doumeira, pour la première fois depuis une incursion de soldats érythréens à la mi-avril, selon des sources militaire et locale.

Dans un communiqué diffusé mardi soir, le ministère de la Défense et le Haut commandement militaire djiboutien ont affirmé que « les combats se poursuivaient » vers 21h30 locales (18h30 GMT).

« Suite à la poursuite d’un déserteur érythréen qui a foncé sur les dispositifs des Forces Armées Djiboutiennes (FAD), les militaires érythréens ont ouvert le feu sur nos unités aux alentours de 12h30 » mardi (09h30 GMT), affirme ce communiqué.

« Les FAD ont riposté avec leurs armes (…) Les responsables érythréens positionnés sur le mont Gabla ont lancé un ultimatum aux responsables militaires djiboutiens leur intimant de leur remettre la totalité des déserteurs érythréens (30), faute de quoi ils (seraient) obligés de faire usage de la force », poursuit le communiqué.

« A 18h40 (…) les troupes érythréennes ont ouvert le feu sur nos troupes. Face à cette attaque délibérée, nos militaires ont riposté », ajoute le communiqué.

Les autorités érythréennes n’avaient pas réagi mardi soir à ces informations.

En début de soirée, une source militaire djiboutienne sur place avait indiqué à l’AFP: « des soldats érythréens ont ouvert le feu aujourd’hui (mardi) sur une vingtaine de déserteurs érythréens voulant passer de l’autre côté de la frontière ».

« Les militaires djiboutiens ont naturellement riposté et c’est là que les hostilités se sont déclenchées », avait ajouté cette source, interrogé par l’AFP par téléphone depuis la ville de Djibouti.

« C’est vrai, les tirs des soldats érythréens ont débuté à la mi-journée », a déclaré pour sa part un responsable local.

La tension était en effet très forte entre les deux pays depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes dans la région de Ras Doumeira (nord de Djibouti), une zone stratégique aux portes de la Mer Rouge, située sur la frontière entre les deux pays.

Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Il s’agit du premier incident armé entre les deux pays depuis cette incursion.

Le 19 mai, le président érythréen Issaias Afeworki avait nié la violation par son armée de l’espace territorial de Djibouti. Les accusations de Djibouti sont « une pure invention qui cache des arrières-pensées », avait-il indiqué dans un communiqué.

Asmara a démenti avoir des visées territoriales sur Djibouti et a évoqué seulement un « malentendu ». « Nous n’avons pas l’intention d’accepter de nous engager dans un nouveau problème ou une nouvelle crise régionale », avait ajouté le président.

De son côté, le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh avait demandé « l’arbitrage des instances régionales et internationales » dans cette affaire et menacé de prendre des mesures si les voies diplomatiques échouaient à résoudre la crise.

La République de Djibouti a saisi la Ligue arabe, l’Union africaine (UA) et l’ONU de cet incident.

L’UA avait appelé l’Erythrée et Djibouti à « une retenue maximale » dans cette crise.

L’Erythrée entretient également une grave dispute frontalière avec l’Ethiopie voisine ayant débouché sur une guerre entre 1998-2000 qui a fait au moins 80.000 morts.

Des milliers de jeunes Erythréens sont enrôlés dans l’armée de ce pays autoritaire, la plus nombreuse d’Afrique subsaharienne. Le service national est d’une durée obligatoire de 18 mois mais peut se prolonger des années.

Le gouvernement éthiopien avait affirmé fin mars que plus de 3.000 Erythréens, dont 1.300 soldats, avaient fui leur pays pour rejoindre le nord de l’Ethiopie au cours des six derniers mois.

________________________________ JDD

Djibouti: Accrochage avec l’Erythrée

Des affrontements ont opposé mardi l’armée djiboutienne aux forces érythréennes, au terme de deux mois de tensions dues à un différend frontalier, rapporte la presse officielle djiboutienne, citant le ministère de la Défense.

L’information n’a pu être vérifiée et aucune réaction n’est venue d’Asmara. « Il y a eu un accrochage entre les deux armées, cet après-midi. Les combats se poursuivent », indique le ministère djiboutien de la Défense, précisant qu’ils ont éclaté dans le secteur du mont Gabla, dans le nord de Djibouti.

Les deux Etats de la Corne de l’Afrique traversent depuis la mi-avril une crise diplomatique qui a éclaté lorsque Djibouti a accusé l’Erythrée de violer sa frontière. Asmara nie toute agression. Un conflit armé dû à un différend frontalier les a déjà opposés dans les années 1990.

L’Union africaine a dépêché ce week-end à Djibouti une mission d’évaluation dont les conclusions n’ont pas encore été rendues publiques.

_________________________________ APA

Djibouti parle de combats entre son armée et celle de l’Erythrée

APA – Djibouti (Djibouti) Des combats entre les forces armées de Djibouti et de l’Erythrée, sont signalés mardi, à la frontière des deux pays, où les deux armées se font face depuis avril dernier.

Ces combats « se sont poursuivis ce mardi soir », a annoncé Radio Djibouti (service public), citant un communiqué du ministère de la Défense et de l’Etat-Major général des Forces Armées nationales.

La source ne donne aucun bilan des combats, se contentant d’affirmer que « ce mardi à midi, les soldats érythréens, à la poursuite d’un déserteur, ont ouvert le feu une première fois sur les unités djiboutiennes qui ont aussitôt riposté ».

Selon le communiqué, « les Erythréens ont sommé, en vain, les soldats djiboutiens de leur remettre le fuyard » et une trentaine d’«autres déserteurs » de la même armée. Ces derniers auraient fait « défection ces derniers jours », indiquent les sources officielles à Djibouti.

C’est suite à cela que les autorités d’Asmara auraient « lancé un ultimatum », avant d’ouvrir le feu sur le camp d’en face, « entraînant la réplique du côté des militaires djiboutiens »

La République de Djibouti dénonce depuis le 16 Avril dernier, « une incursion militaire érythréenne sur son territoire », et avait, pour cela, saisi l’Union africaine, la Ligue Arabe, l’IGAD et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, « pour un règlement pacifique du différend ».

Samedi dernier, une délégation composée de sept membres du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union Africaine s’est rendue sur le lieu-même du contentieux, y constatant une situation plutôt tendue.

11/06/08 (B451) XINHUA : Ban Ki-moon salue l’accord conclu entre les parties somaliennes

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué mardi un accord signé lundi à Djibouti entre le gouvernement fédéral de transition somalien et le mouvement d’opposition de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie.

Ban Ki-moon a félicité les leaders des deux parties pour avoir pris cette mesure importante vers un règlement politique durable de la Somalie, exprimant l’espoir que d’autres groupes et personnalités s’y joindraient bientôt.

Dans un message transmis par sa porte-parole, M. Ban a indiqué que l’ONU restera engagée dans cette entreprise par l’intermédiaire de son Représentant spécial, Ahmedou Ould-Abdallah.

Il a aussi appelé la communauté internationale à fournir un  » solide appui diplomatique et financier » à la mise en oeuvre effective de cet accord.

Il a remercié le gouvernement de Djibouti et les organisations régionales pertinentes pour leurs contributions à ce résultat positif.

11/06/08 (B451) ADI (Via Djibnet) Mobilisation générale des réservistes. Les retraités militaires, gendarmes et policiers appelés à rejoindre leurs unités

Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, à 13H de l’après-midi, le ministre de la Défense Nationale, M.Ougoureh Kifleh Ahmed, lance un appel à tous les retraités militaires gendarmes et policiers partis à la retraite tout au long de ces quatre dernières années (2005, 2006, 2007,2008) à venir réintégrer leurs unités.

Selon le communiqué, « cette décision du gouvernement fait suite aux récents évènements qui se sont produits dans le nord du pays et compte tenu que la République de Djibouti vient d’être agressée par l’Etat d’Erythrée ».

« En réponse à cette agression, les forces djiboutiennes de Défense et de sécurité se trouvent engagés vaillamment sur le théâtre des opérations », poursuit ce communiqué.

Enfin, le ministre de la Défense tient à rappeler aux anciens retraités sus mentionnés, de venir se présenter, munis de leurs pièces d’identités, sans délai et à compter du 12 juin 2008 au mess de l’Armée, où ils seront accueillis par une commission spéciale constituée à cet effet.

11/06/08 (B451) XINHUA : Les sages du plus grand clan de Somalie saluent l’accord de paix

Les chefs de l’influent Conseil des sages d’Hawiye ont salué l’accord conclu lundi entre le gouvernement de transition somalien et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS, opposition) à Djibouti, a déclaré mardi à la presse le porte-parole du conseil.

« Nous saluons cet accord et appelons la population à ne pas s’y opposer et à attendre le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie », a dit Ahmed Diriye, porte-parole du conseil.

« Le retrait des troupes éthiopiennes de notre pays est l’élement le plus important de l’accord », a-t-il jugé.

Le gouvernement somalien et des dirigeants de l’ARS ont signé un accord après des semaines de négociations indirectes sous l’égide des Nations Unies à Djibouti. L’accord prévoit le départ des forces éthiopiennes de Somalie et le déploiement d’une force de maintien de la paix de l’ONU.

La présence de l’armée éthiopienne, arrivée en Somalie fin 2006 pour aider le gouvernement de transition, était l’objet de disputes entre les deux parties.

Les négociations avec le gouvernement de transition a divisé l’ARS en deux factions dont la plus radicale s’oppose à toute négociation avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente.

La Somalie est dépourvue de gouvernement central fort depuis la chute de l’ancien dirigeant Mohamed Siad Barré en 1991.