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12/06/08 (B451) La Tribune de Genève avec AP : Les Etats Unis condamnent l’agression militaire de l’Erythrée sur Djibouti.

Les Etats-Unis ont condamné «l’agression militaire de l’Érythrée contre Djibouti» pour une attaque près de leur frontière. Gonzalo Gallegos, un porte-parole du Département d’État, a déclaré qu’au moins neuf Djiboutiens sont morts et que plus de 60 ont été blessés dans l’attaque.

«Ces hostilités constituent une menace supplémentaire à la paix et à la sécurité dans la Corne de l’Afrique, dont la situation est déjà explosive , »a dit Gallegos. Il ajoute que les combats se deroulaient près de Ras Doumeira, un promontoire sur la côte de la mer Rouge qui a été contesté pendant un certain temps.

«Nous appelons les deux parties à cesser toutes les hostilités immédiatement et à réduire les tensions par le retrait de troupes de la zone frontalière,» dit Gallegos. «Les États-Unis demandent à l’Érythrée et Djibouti d’aller de l’avant pour résoudre pacifiquement les questions de frontières, conformément au droit international, et pour l’Érythrée d’accepter les offres d’une tierce médiation.

On ne sait pas quand l’incident s’est produit.

12/06/08 (B451) LE FIGARO avec AFP : Somalie: un travailleur humanitaire tué

Un travailleur humanitaire somalien a été tué aujourd’hui par des hommes armés à Mogadiscio, deux jours après la signature d’une trêve par le gouvernement et la principale coalition d’opposition, a indiqué un collègue de la victime.

Mohamed Abdulle Mahdi, à la tête de l’organisation Women and Child Care (WOCCA), ainsi que son chauffeur, ont été abattus dans le quartier de Suqbad (nord), a indiqué Nur Mohamed.

« Son véhicule traversait une rue bondée quand trois hommes armés de pistolets se sont approchés et leur ont tiré dans la tête à plusieurs reprises », a affirmé pour sa part Abdulahi Warsameh, un commerçant témoin de la scène.

Plusieurs travailleurs humanitaires ont été enlevés ou tués ces derniers mois en Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par 17 ans de guerre.

11/06/08 (B451) ACCROCHAGE A RAS DOUMERA. Les principales dépêches de la nuit.

__________________________ Romandie News avec AFP

Accrochages à la frontière entre troupes de Djibouti et d’Erythrée

DJIBOUTI – Des accrochages ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes dans le nord de Djibouti, dans la région frontalière de Ras Doumeira, pour la première fois depuis une incursion de soldats érythréens à la mi-avril, selon des sources militaire et locale.

« Tout a commencé lorsque des soldats érythréens ont ouvert le feu aujourd’hui (mardi) sur une vingtaine de déserteurs érythréens voulant passer de l’autre côté de la frontière », a déclaré une source militaire sur place, interrogé par téléphone par l’AFP depuis la ville de Djibouti.

« Les militaires djiboutiens ont naturellement riposté et c’est là que les hostilités se sont déclenchées », a ajouté cette source.

« C’est vrai, les tirs des soldats érythréens ont débuté à la mi-journée », a déclaré pour sa part un responsable local, interrogé par l’AFP par téléphone.

La tension était très forte entre les deux pays depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes dans cette région de Ras Doumeira (nord de Djibouti), une zone stratégique aux portes de la Mer Rouge, située sur la frontière entre les deux pays.

Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Il s’agit du premier incident armé entre les deux pays depuis cette incursion du 16 avril

_____________________________________ AFP

Accrochages à la frontière entre troupes de Djibouti et d’Erythrée

DJIBOUTI (AFP) — Des accrochages ont eu lieu mardi dans le nord de Djibouti entre troupes érythréennes et djiboutiennes, dans la région frontalière de Ras Doumeira, pour la première fois depuis une incursion de soldats érythréens à la mi-avril, selon des sources militaire et locale.

Dans un communiqué diffusé mardi soir, le ministère de la Défense et le Haut commandement militaire djiboutien ont affirmé que « les combats se poursuivaient » vers 21h30 locales (18h30 GMT).

« Suite à la poursuite d’un déserteur érythréen qui a foncé sur les dispositifs des Forces Armées Djiboutiennes (FAD), les militaires érythréens ont ouvert le feu sur nos unités aux alentours de 12h30 » mardi (09h30 GMT), affirme ce communiqué.

« Les FAD ont riposté avec leurs armes (…) Les responsables érythréens positionnés sur le mont Gabla ont lancé un ultimatum aux responsables militaires djiboutiens leur intimant de leur remettre la totalité des déserteurs érythréens (30), faute de quoi ils (seraient) obligés de faire usage de la force », poursuit le communiqué.

« A 18h40 (…) les troupes érythréennes ont ouvert le feu sur nos troupes. Face à cette attaque délibérée, nos militaires ont riposté », ajoute le communiqué.

Les autorités érythréennes n’avaient pas réagi mardi soir à ces informations.

En début de soirée, une source militaire djiboutienne sur place avait indiqué à l’AFP: « des soldats érythréens ont ouvert le feu aujourd’hui (mardi) sur une vingtaine de déserteurs érythréens voulant passer de l’autre côté de la frontière ».

« Les militaires djiboutiens ont naturellement riposté et c’est là que les hostilités se sont déclenchées », avait ajouté cette source, interrogé par l’AFP par téléphone depuis la ville de Djibouti.

« C’est vrai, les tirs des soldats érythréens ont débuté à la mi-journée », a déclaré pour sa part un responsable local.

La tension était en effet très forte entre les deux pays depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes dans la région de Ras Doumeira (nord de Djibouti), une zone stratégique aux portes de la Mer Rouge, située sur la frontière entre les deux pays.

Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

Il s’agit du premier incident armé entre les deux pays depuis cette incursion.

Le 19 mai, le président érythréen Issaias Afeworki avait nié la violation par son armée de l’espace territorial de Djibouti. Les accusations de Djibouti sont « une pure invention qui cache des arrières-pensées », avait-il indiqué dans un communiqué.

Asmara a démenti avoir des visées territoriales sur Djibouti et a évoqué seulement un « malentendu ». « Nous n’avons pas l’intention d’accepter de nous engager dans un nouveau problème ou une nouvelle crise régionale », avait ajouté le président.

De son côté, le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh avait demandé « l’arbitrage des instances régionales et internationales » dans cette affaire et menacé de prendre des mesures si les voies diplomatiques échouaient à résoudre la crise.

La République de Djibouti a saisi la Ligue arabe, l’Union africaine (UA) et l’ONU de cet incident.

L’UA avait appelé l’Erythrée et Djibouti à « une retenue maximale » dans cette crise.

L’Erythrée entretient également une grave dispute frontalière avec l’Ethiopie voisine ayant débouché sur une guerre entre 1998-2000 qui a fait au moins 80.000 morts.

Des milliers de jeunes Erythréens sont enrôlés dans l’armée de ce pays autoritaire, la plus nombreuse d’Afrique subsaharienne. Le service national est d’une durée obligatoire de 18 mois mais peut se prolonger des années.

Le gouvernement éthiopien avait affirmé fin mars que plus de 3.000 Erythréens, dont 1.300 soldats, avaient fui leur pays pour rejoindre le nord de l’Ethiopie au cours des six derniers mois.

________________________________ JDD

Djibouti: Accrochage avec l’Erythrée

Des affrontements ont opposé mardi l’armée djiboutienne aux forces érythréennes, au terme de deux mois de tensions dues à un différend frontalier, rapporte la presse officielle djiboutienne, citant le ministère de la Défense.

L’information n’a pu être vérifiée et aucune réaction n’est venue d’Asmara. « Il y a eu un accrochage entre les deux armées, cet après-midi. Les combats se poursuivent », indique le ministère djiboutien de la Défense, précisant qu’ils ont éclaté dans le secteur du mont Gabla, dans le nord de Djibouti.

Les deux Etats de la Corne de l’Afrique traversent depuis la mi-avril une crise diplomatique qui a éclaté lorsque Djibouti a accusé l’Erythrée de violer sa frontière. Asmara nie toute agression. Un conflit armé dû à un différend frontalier les a déjà opposés dans les années 1990.

L’Union africaine a dépêché ce week-end à Djibouti une mission d’évaluation dont les conclusions n’ont pas encore été rendues publiques.

_________________________________ APA

Djibouti parle de combats entre son armée et celle de l’Erythrée

APA – Djibouti (Djibouti) Des combats entre les forces armées de Djibouti et de l’Erythrée, sont signalés mardi, à la frontière des deux pays, où les deux armées se font face depuis avril dernier.

Ces combats « se sont poursuivis ce mardi soir », a annoncé Radio Djibouti (service public), citant un communiqué du ministère de la Défense et de l’Etat-Major général des Forces Armées nationales.

La source ne donne aucun bilan des combats, se contentant d’affirmer que « ce mardi à midi, les soldats érythréens, à la poursuite d’un déserteur, ont ouvert le feu une première fois sur les unités djiboutiennes qui ont aussitôt riposté ».

Selon le communiqué, « les Erythréens ont sommé, en vain, les soldats djiboutiens de leur remettre le fuyard » et une trentaine d’«autres déserteurs » de la même armée. Ces derniers auraient fait « défection ces derniers jours », indiquent les sources officielles à Djibouti.

C’est suite à cela que les autorités d’Asmara auraient « lancé un ultimatum », avant d’ouvrir le feu sur le camp d’en face, « entraînant la réplique du côté des militaires djiboutiens »

La République de Djibouti dénonce depuis le 16 Avril dernier, « une incursion militaire érythréenne sur son territoire », et avait, pour cela, saisi l’Union africaine, la Ligue Arabe, l’IGAD et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, « pour un règlement pacifique du différend ».

Samedi dernier, une délégation composée de sept membres du Conseil de paix et de Sécurité de l’Union Africaine s’est rendue sur le lieu-même du contentieux, y constatant une situation plutôt tendue.

11/06/08 (B451) XINHUA : Ban Ki-moon salue l’accord conclu entre les parties somaliennes

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué mardi un accord signé lundi à Djibouti entre le gouvernement fédéral de transition somalien et le mouvement d’opposition de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie.

Ban Ki-moon a félicité les leaders des deux parties pour avoir pris cette mesure importante vers un règlement politique durable de la Somalie, exprimant l’espoir que d’autres groupes et personnalités s’y joindraient bientôt.

Dans un message transmis par sa porte-parole, M. Ban a indiqué que l’ONU restera engagée dans cette entreprise par l’intermédiaire de son Représentant spécial, Ahmedou Ould-Abdallah.

Il a aussi appelé la communauté internationale à fournir un  » solide appui diplomatique et financier » à la mise en oeuvre effective de cet accord.

Il a remercié le gouvernement de Djibouti et les organisations régionales pertinentes pour leurs contributions à ce résultat positif.

11/06/08 (B451) ADI (Via Djibnet) Mobilisation générale des réservistes. Les retraités militaires, gendarmes et policiers appelés à rejoindre leurs unités

Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, à 13H de l’après-midi, le ministre de la Défense Nationale, M.Ougoureh Kifleh Ahmed, lance un appel à tous les retraités militaires gendarmes et policiers partis à la retraite tout au long de ces quatre dernières années (2005, 2006, 2007,2008) à venir réintégrer leurs unités.

Selon le communiqué, « cette décision du gouvernement fait suite aux récents évènements qui se sont produits dans le nord du pays et compte tenu que la République de Djibouti vient d’être agressée par l’Etat d’Erythrée ».

« En réponse à cette agression, les forces djiboutiennes de Défense et de sécurité se trouvent engagés vaillamment sur le théâtre des opérations », poursuit ce communiqué.

Enfin, le ministre de la Défense tient à rappeler aux anciens retraités sus mentionnés, de venir se présenter, munis de leurs pièces d’identités, sans délai et à compter du 12 juin 2008 au mess de l’Armée, où ils seront accueillis par une commission spéciale constituée à cet effet.

11/06/08 (B451) XINHUA : Les sages du plus grand clan de Somalie saluent l’accord de paix

Les chefs de l’influent Conseil des sages d’Hawiye ont salué l’accord conclu lundi entre le gouvernement de transition somalien et l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS, opposition) à Djibouti, a déclaré mardi à la presse le porte-parole du conseil.

« Nous saluons cet accord et appelons la population à ne pas s’y opposer et à attendre le retrait des troupes éthiopiennes de Somalie », a dit Ahmed Diriye, porte-parole du conseil.

« Le retrait des troupes éthiopiennes de notre pays est l’élement le plus important de l’accord », a-t-il jugé.

Le gouvernement somalien et des dirigeants de l’ARS ont signé un accord après des semaines de négociations indirectes sous l’égide des Nations Unies à Djibouti. L’accord prévoit le départ des forces éthiopiennes de Somalie et le déploiement d’une force de maintien de la paix de l’ONU.

La présence de l’armée éthiopienne, arrivée en Somalie fin 2006 pour aider le gouvernement de transition, était l’objet de disputes entre les deux parties.

Les négociations avec le gouvernement de transition a divisé l’ARS en deux factions dont la plus radicale s’oppose à toute négociation avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente.

La Somalie est dépourvue de gouvernement central fort depuis la chute de l’ancien dirigeant Mohamed Siad Barré en 1991.

11/06/08 (B451) AFRIK.COM Fragile accord de paix en Somalie / Des leaders islamistes critiquent le cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et une partie de l’opposition

Nouvelle tentative de paix. Les dirigeants somaliens ont rencontré lundi, sous l’égide de l’ONU, une délégation de l’opposition. Le premier ministre du Gouvernement fédéral de transition (GFT) et des chefs de l’Agence pour la re-libération de la Somalie (ARS) sont parvenus à un accord pour un cessez-le-feu, une intervention internationale et un retrait des troupes éthiopiennes. Cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition.

Un accord de plus a été signé, lundi, entre le Gouvernement fédéral de transition et la coalition d’opposition de Somalie. Les deux délégations étaient réunies à Djibouti, sur une initiative onusienne. A la mi-journée l’échec des tractations a officiellement été annoncé, mais les négociations ont pu reprendre et, dans la soirée, le premier ministre de transition Nur Hassan Hussein et Sheikh Sharif Cheikh Ahmed de l’ARS sont finalement tombés d’accord. L’opposant Sharif Hassan Aden, ancien président du Parlement, a pris part à la signature du texte.

Cet accord prévoit un cessez-le-feu effectif sous 30 jours, pour une période de 90 jours renouvelables. Il sera assorti d’un déploiement dans les 120 jours d’une force internationale de stabilisation gérée par l’ONU. Celle-ci sera composée de pays « amis » de la Somalie, mais non frontaliers, afin d’exclure l’Ethiopie. L’exigence de l’opposition, en contrepartie, est justement le retrait des troupes éthiopiennes, qui soutiennent le gouvernement provisoire dans sa lutte contre la guérilla islamiste. L’ARS s’est engagée à prendre ses distances avec tout groupe armé ou tout individu qui se positionnerait contre cet accord de paix.

C’est la première fois ces derniers mois que les deux délégations acceptaient de s’entendre sur un traité, en y réfléchissant conjointement. Lors des dernières tractations, les débats avaient eu lieu séparément, les dirigeants du pays et ceux de l’opposition refusant de se rencontrer. Cet accord naît donc sous de bons auspices et pourrait représenter une véritable avancée vers la paix.

Un accord fragile

Pourtant, l’opposition elle-même est très divisée sur la question et l’un des dirigeants de l’ARS, absent lors de la signature, a d’emblée rejeté cet accord. Cheikh Hassan Dahir Aweys, partisan de la « ligne dure » de l’Agence, s’est exprimé mardi en dénigrant l’accord de Djibouti. Hostile à toute présence étrangère sur le sol somalien, il a par ailleurs appelé à continuer la Guerre Sainte contre l’Ethiopie. Il ne croit pas au retrait des forces éthiopiennes prévu par le traité, puisqu’aucun calendrier n’a été fixé. Leur présence, depuis 2006, cristallise le principal point d’achoppement des négociations. L’opposition les considère comme une force d’occupation depuis le revers imposé, début 2007, aux Tribunaux islamiques qui contrôlaient le pays.

Cet accord semble, de plus, avoir été « arraché » par le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Amehdou Ould Abdallah. L’ARS est composée de plusieurs factions rebelles modérées pour certaines, radicales pour d’autres, qui n’ont pas toutes pris part aux pourparlers. Cette mosaïque d’opinions rend difficile un consensus sur la position à adopter. Le 16 mai dernier déjà, un appel commun avait été formulé par les participants aux tractations afin d’engager une action immédiate de l’aide humanitaire.

La population somalienne, très éprouvée, était à bout de souffle. Le lendemain de cette requête solennelle, le responsable d’une ONG humanitaire somalienne avait été assassiné par des islamistes présumés. Ainsi, la bonne volonté et la collaboration entre gouvernement et opposition n’entraînent pas nécessairement l’assentiment de toutes les forces en jeux. Dimanche 8 juin, à la veille du sommet de Djibouti, le président en exercice du Parlement de transition a été brutalement assassiné par les membres d’une milice islamiste. Ce week-end encore, 28 morts ont été dénombrés à Mogadiscio, victimes d’affrontements entre force somalo-éthiopiennes et milices islamistes.

Un processus de paix interminable

Depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991, les nombreuses tentatives pour ramener la paix en Somalie ont été vaines. Les successeurs du despote se sont retournés les uns contre les autres. Depuis 17 ans, le pays est ravagé par la guerre civile et compte au moins 1 million de réfugiés, pour une population de 7 millions d’habitants. Les troubles engendrés par l’escalade de la violence ont déjà fait plus de 300 000 morts à travers la Somalie. La crise humanitaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur menace de devenir la plus grave et la plus importante du continent africain. Une série d’accords humanitaires signés l’an dernier à Mogadiscio sont restés lettre morte, et la Force de Paix Africaine déployée dans la région, avec 2 200 soldats, n’a pas su calmer les tensions.

11/06/08 (B451) XINHUA : Somalie: trois policiers tués par des rebelles à Mogadiscio

MOGADISCIO, 10 juin (Xinhua) — Trois policiers somaliens ont été tués et un nombre inconnu d’autres ont été blessés lorsque des combattants islamistes ont brièvement pris le contrôle d’un poste de police et de la maison du commissaire du district de Karan dans le nord de la capitale somalienne Mogadiscio, ont indiqué mardi des témoins.

Cet incident intervient un jour après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement de transition somalien et une faction de l’opposition à Djibouti. Cet accord a été pourtant rejeté par les autres membres de l’Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), coalition de l’opposition dominée par les islamistes.

Les insurgés somaliens attaquent régulièrement des cibles de l’armée éthiopienne et du gouvernement somalien, telles que postes de police, points de contrôle militaires, les contrôlant brièvement, saisissant des armes et libérant des prisonniers.

Le gouvernement de transition somalien et des leaders de l’opposition ont signé lundi à Djibouti un accord de cessation des hostilités après des semaines de négociations indirectes sous l’égide des Nations Unies. Les deux parties se sont mises d’accord sur une trêve renouvelable de 90 jours qui prendra effet dans l’ensemble de la nation de la Corne d’Afrique.

La présence de l’armée éthiopienne, arrivée en Somalie fin 2006 pour aider le gouvernement de transition, était l’objet de disputes entre les deux parties.

Les négociations avec le gouvernement de transition ont divisé l’ARS en deux factions dont la plus radicale s’oppose à toute négociation avec le gouvernement tant que l’armée éthiopienne sera présente.

La Somalie est dépourvue de gouvernement central fort depuis la chute de l’ancien dirigeant Mohamed Siad Barré en 1991.