Articles

18/01/09 (B482) Shabelle / Un notable du clan Hawiye lance un avertissement aux milices Al Shabaab en leur recommandant de cesser les attaques contre les forces de l’UA (AMISOM). Hawiye traditional elders oppose Al-shabaab threats (En Anglais)

Hawiye Traditional Council rebuked Saturday Al-shabaab Insurgents and warned them not to attack the African Union troops in Mogadishu known as AMISOM.

“The fighting which we used to support is over. We do not need any other fighting in the capital, we are the people who have been harassed and jailed for the sake of you,” Ahmed Dirie Ali, the spokesman of the Council told Radio Shabelle exclusively, referring to the Al-Shabaab Insurgent group.

Al-shabaab Islamist group vowed Saturday to keep on fighting and denounced clerics who called for the Islamist insurgents to support the peace and stop fighting.

Its spokesman, Sheik Mukhtar Robow Abu Mansoor said earlier they will target AMISOM bases in Mogadishu.

“The Somali president Abdulahi Yusuf Ahmed resigned and the Ethiopian troops ended their occupation. There are peace talks going on, so we do not need war we want peace,” Mr. Dirie said.

“Uganda and Burundi are not our enemies they are here to support us, they did not come to occupy us, so we will not tolerate any one who wants to fight,” he added.

Ahmed Dirie says they supported the fighting against the Ethiopian troops but now they have withdrawn and there is no need to fight.

By Ahmednor Mohamed farah

18/01/09 (B482) AFP / Des habitants de Mogadiscio regagnent leurs foyers après deux ans de combats

Des centaines de Somaliens, déplacés par deux ans de violents combats à Mogadiscio, ont commencé samedi à rentrer chez eux malgré la fragilité de la situation dans la foulée du retrait de l’armée éthiopienne.

Deux jours après le départ des tout derniers soldats éthiopiens, des habitants de Mogadiscio profitaient de rares moments d’accalmie tandis que d’autres commençaient à retrouver leurs maisons dans cette ville ravagée par des années de guerre.

« J’ai vécu dans un camp près de Mogadiscio durant un an, après la mort de mon mari tué au cours d’une attaque de mortier dans le quartier de Suqaholaha », a déclaré Halimo Nur Hared, mère de six enfants, tout en posant des effets personnels dans sa maison.

« Je me sens en sécurité maintenant que les Ethiopiens ont quitté notre territoire ».

« Je prie Allah pour qu’il n’y ait plus de combats après (le départ) des forces éthiopiennes de Mogadiscio. On rentre chez nous », a indiqué de son côté Mohamed Ali Hassan, père de quatre enfants, originaire du quartier Huriwa de la capitale.

L’armée éthiopienne, qui intervenait officiellement depuis fin 2006 aux côtés du gouvernement somalien, avait entamé son retrait de la capitale mardi pour l’achever jeudi, à la suite d’un accord conclu entre le gouvernement et l’aile modérée de l’opposition islamiste, signé fin octobre 2008 à Djibouti.

Fin 2006, le mouvement armé somalien des Tribunaux islamiques avait lancé un mouvement de guérilla, visant principalement des cibles éthiopiennes, mais également les forces gouvernementales et des soldats de maintien de la paix de l’Union africaine (UA).

A Addis Abeba, le général ougandais Francis Okelo, commandant de l’Amisom, a indiqué à la presse que la situation était « très calme à Mogadiscio » depuis trois jours.

« La situation s’est améliorée depuis le départ des Ethiopiens. Le calme est attribué aux efforts des anciens qui se sont prononcés ouvertement en faveur du processus de paix. De nombreuses personnes reviennent en ville », a-t-il ajouté.

Depuis vendredi, des islamistes somaliens modérés contrôlaient les principales bases désertées par les troupes éthiopiennes dans le cadre de leur plan de retrait du pays.

Ces miliciens s’étaient rendus maîtres la veille du bâtiment de l’ancien ministère de la Défense, du stade, d’une ancienne usine de pâtes et d’autres bases où les troupes éthiopiennes étaient stationnées depuis deux ans.

Ces miliciens sont fidèles à la branche de l’opposition islamiste somalienne engagée dans le processus de paix, et notamment le Premier ministre Nur Hassan Hussein.

L’autre branche de cette opposition, plus radicale, rejette tout accord politique avec les autorités de transition somalienne. Elle se traduit sur le terrain par une insurrection acharnée menée par des combattants extrémistes, les « shebab » (jeunesse).

La prise de contrôle des anciennes bases éthiopiennes par les miliciens islamistes a été critiquée jeudi par le maire de Mogadiscio, qui y voit une violation de l’accord de Djibouti.

Hasan Bile, un autre habitant de Mogadiscio, récemment revenu chez lui, craignait d’ailleurs de nouvelles violences. « Je redoute encore que certains combattants veuillent continuer la guerre, il se peut que le chaos à Mogadiscio ne soit pas encore terminé », a-t-il admis.

Des responsables municipaux ont de leur côté multiplié les appels à la vigilance.

« Nous appelons les combattants qui se trouvent dans les positions libérées par l’ennemi d’Allah et les civils qui retournent dans leurs maisons à être prudents avec les engins explosifs » dispersés dans la ville », a déclaré un responsable des Tribunaux islamiques, Abdirahin Ise Ado.

18/01/09 (B482) Le Figaro / Somalie: l’ONU va renforcer l’UA.

Les Nations unies ont accepté d’apporter un « soutien logistique » à la force de paix de l’Union africaine (UA) déployée en Somalie, a annoncé le Commissaire à la paix et la sécurité de l’organisation africaine, Ramtane Lamamra.

« Nous allons avoir très rapidement un paquet de soutien logistique global des Nations unies pour l’Amisom », la force de paix africaine en Somalie, a déclaré M. Lamamra à des journalistes à l’issue d’une réunion avec une équipe d’experts onusiens à Addis Abeba, où siège l’UA.

« Ce paquet est très important, il peut aller jusqu’à la fourniture de moyens lourds (avions, hélicoptères) en passant par la fourniture de carburant, de nourriture, d’équipement à nos éléments en Somalie », a-t-il ajouté, sans donner d’estimation du montant de ce soutien. « Ce qui est très important, c’est que ce paquet sera financé directement par l’ONU », a-t-il souligné.

18/01/09 (B482) Le Monde / Emergence d’un nouveau pouvoir à Mogadiscio

Maigre consolation pour un départ sans gloire, l’évacuation en bon ordre des troupes éthiopiennes de Mogadiscio n’a pas tourné au désastre. Quittant la capitale somalienne depuis le mardi 13 janvier, leurs colonnes n’ont subi que des attaques isolées. Compte tenu de la violence dont font habituellement preuve les insurgés islamistes à tendance salafiste – les groupes chabab (« la jeunesse ») qui ont poussé au départ de ce contingent envoyé par Addis-Abeba deux ans plus tôt -, ces escarmouches ressemblaient presque à un au revoir.

Pendant ces deux ans, les insurgés de toutes sortes – des djihadistes les plus sanguinaires aux milices de quartier luttant pour leur sous-clan ou les intérêts d’un homme d’affaires – avaient constitué une union sacrée contre les troupes du pays voisin, considéré comme l’ennemi héréditaire. Les divisions éthiopiennes reparties s’installer derrière leurs frontières, l’heure de vérité a sonné pour les Somaliens. Qui prendra le pouvoir à Mogadiscio ?

Vendredi, il ne restait plus, dans la capitale, un seul soldat éthiopien. Leurs bases, autant de lieux emblématiques, étaient donc à prendre. Le stade de football, dans lequel les troupes d’Addis-Abeba avaient été attaquées sans relâche par les insurgés et où leurs blessés sont morts sans pouvoir être secourus. L’ancienne usine de spaghettis, ex-bastion de combattants djihadistes, prise de haute lutte par les forces éthiopiennes, et dont les tours défoncées par les tirs d’artillerie donnent une idée des ravages subis par les quartiers de la ville. L’ancien ministère de la défense, dont nul ne pouvait s’approcher, au risque d’être abattu sans sommation.

De ces bases, les forces éthiopiennes, réduites à moins de 3 000 hommes (près de 15 000 pour tout le pays au plus haut de l’intervention éthiopienne), ne sortaient presque plus depuis plusieurs mois, de peur de sauter, par camions entiers, sur des dispositifs explosifs copiés sur les dernières générations de modèles mis au point entre l’Irak et l’Afghanistan. Pendant deux ans, les troupes somaliennes avaient tenté de maintenir au pouvoir à Mogadiscio le Gouvernement fédéral de transition (TFG) du président Abdullahi Youssouf. Une structure contestée, corrompue et inefficace, soutenue contre vents et marées par une poignée de pays étrangers, des Etats-Unis à la Norvège, mais ne représentant en Somalie qu’une faction sous perfusion.

En décembre 2008, le président Youssouf, lâché par Addis-Abeba, était contraint de démissionner, abandonnant les bribes du pouvoir à son premier ministre, Nur « Adde » Hassan Hussein. Il incombe désormais à celui-ci de faire l’impossible pour mettre en application des accords signés, en juin 2008, à Djibouti, entre le TFG et une faction de représentants islamistes, membres de l’Alliance pour la relibération de la Somalie (ARS), dont le leader, Sheikh Shariff Sheikh Ahmed, avait déjà dirigé les Tribunaux islamiques deux ans plus tôt.

Au final, c’est une coalition entre des groupes comptant parmi les moins extrémistes du spectre insurrectionnel somalien et des rescapés du TFG qui va tenter de s’imposer dans le sud du pays, en compétition avec les groupes radicaux chabab. Botte secrète d’Addis-Abeba, les forces éthiopiennes, en se retirant, appuient certains groupes hostiles aux chabab, telle la coalition proche des confréries soufies du Ahlus Sunna Wal-Jamaa, dans le centre du pays, qui sont entrés en guerre contre les salafistes pour des raisons de clan, de pouvoir mais aussi de religion. A Kismayo, des extrémistes ont eu le tort de profaner des tombes d’hommes saints vénérés par leurs confréries.

Les chabab, de leur côté, se préoccupent en priorité de pousser au départ la force de l’Union africaine (UA) en Somalie, l’Amisom. Sous-entendant que, même en l’absence des Ethiopiens, le djihad continue, Mukhtar Robow « Abu Mansur », porte-parole de leur mouvement, a averti, jeudi : « Vous aviez pris l’habitude de voir les bases éthiopiennes attaquées quotidiennement. A partir de maintenant, vous entendrez que ce sont les bases de l’Union africaine qui ont été attaquées. » Une menace mise en application immédiatement, avec une attaque contre Villa Somalia, siège du pouvoir, désormais protégée par les soldats de la paix africains.

Composée actuellement de 3 400 hommes, l’Amisom s’est longtemps limitée à assurer la survie de ses troupes, confinées dans une zone modeste, entre le port et l’aéroport de Mogadiscio. Une initiative américaine prise, sur la fin, par l’administration Bush, pourrait transformer cette force. Un soutien matériel et logistique des Nations unies est à l’étude. La force pourrait être renforcée, en théorie, par trois nouveaux bataillons. Au-delà, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, vendredi soir, une résolution ouvrant la voie à la transformation de l’Amisom en mission de maintien de la paix. A ce détail près qu’il n’y a, pour l’instant, aucune forme de paix à maintenir en Somalie.

Jean-Philippe Rémy

__________________________________

Les Nations unies envisagent le déploiement de casques bleus

Les Etats-Unis sont parvenus, après de difficiles discussions, à faire voter, vendredi 16 janvier au soir, par le Conseil de sécurité de l’ONU, une résolution ouvrant la voie à la possibilité de transformer, à partir du mois de juin, la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) en mission de maintien de la paix. Washington la souhaiterait forte de 22 000 hommes. Un nouveau vote du Conseil est prévu le 1er juin.

Vendredi, la résolution 1863 a été adoptée à l’unanimité du Conseil de sécurité, qui « se félicite de la décision de l’Union africaine (UA) de maintenir l’Amisom en Somalie jusqu’au 16 mars 2009 ». Il « prie l’UA de la renforcer pour atteindre l’objectif initial de 8 000 hommes prévu par son mandat ». – (Corresp.)

CHRONOLOGIE

28 DÉCEMBRE 2006 : appuyées par l’armée éthiopienne, les troupes somaliennes reconquièrent Mogadiscio, tenue depuis six mois par les Tribunaux islamistes.

13 MARS 2007 : journée de violence à l’occasion de l’installation du président somalien, Abdullahi Youssouf.

NOVEMBRE 2007 : envoi de renforts éthiopiens pour combattre les insurgés.

9 JUIN 2008 : accord de paix sous l’égide de l’ONU entre le gouvernement intérimaire (TFG) et une partie de l’opposition.

29 DÉCEMBRE 2008 : démission du président Youssouf.

15 JANVIER 2009 : fin du retrait des troupes éthiopiennes.

17 JANVIER 2009 : les islamistes « modérés » prennent le contrôle des bases abandonnées par l’armée éthiopienne.

17/01/09 (B482) AFP / Les producteurs de khat kényans visent le marché chinois.

Les producteurs et les grossistes kenyans de khat ont déclaré vendredi vouloir s’ouvrir le marché chinois et ne plus seulement se limiter aux Somaliens, traditionnellement grands consommateurs de cette plante aux effets euphorisants.

Le khat, également appelé « miraa » est consommé par des millions de personnes en Somalie mais est interdit dans de nombreux autres pays.

« Nous sommes déjà en train de discuter directement, sans le bla-bla légal, avec les commerçants chinois du marché de Shanghai qui a un potentiel de plus de dix tonnes de miraa par jour », a affirmé Kimathi Munjuri, de la branche marketing du Nyamita, structure écran des producteurs et grossistes de khat kenyans.

Selon M. Munjuri, le khat pourrait également être prisé en Chine pour ses vertus médicinales.

« Notre but est de diversifier nos traditionnels marchés à l’exportation de Somalie, Londres et de Hollande », a déclaré Kimathi Munjuri.

Le khat est illégal dans la plupart des pays d’Europe mais de grosses quantités sont envoyées quotidiennement en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas où résident d’importantes communautés somaliennes, selon des sources locales.

Le Kenya, selon ces sources, exporte quotidiennement 8 à 12 tonnes de khat vers la Somalie et envoie tous les 5 jours, 4 à 6 tonnes à Londres et 2 tonnes à Amsterdam.

Avec l’Ethiopie et le Yémen, le Kenya est l’un des plus gros producteurs de khat.

Selon M. Munjuri, l’exportation du khat vers la Chine a été motivée par les tentatives d’un « cartel d’exportateurs » de contrôler l’approvisionnement vers l’Europe.

Il souligne également que la désastreuse situation politique et sécuritaire en Somalie empêche toute croissance.

« La Somalie est un marché traditionnel et nous sommes bien là-bas (…) mais les religieux islamiques interceptent et détruisent souvent nos livraisons. Ce sont les dommages collatéraux des affaires », a-t-il dit à l’AFP.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le khat est une drogue pouvant entraîner une dépendance psychologique.

17/01/09 (B482) Communiqué de RSF / Libération du journaliste somalien enlevé avec Amanda Lindhout et Nigel Brennan.

Reporters sans frontières salue la remise en liberté, le 15 janvier 2009, du journaliste somalien Abdifatah Mohamed Elmi, mais exprime une inquiétude renouvelée pour la journaliste canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Brennan, enlevés en sa compagnie le 23 août dernier, et toujours séquestrés par leurs ravisseurs.

“La libération de ce journaliste somalien est évidemment une bonne nouvelle, mais nous ne serons cependant soulagés que lorsque les ravisseurs auront également relâché les deux journalistes étrangers. Nos craintes sur leur sort restent entières étant donné l’instabilité croissante de Mogadiscio. Tous les acteurs concernés doivent unir leurs efforts pour obtenir, le plus rapidement possible, leur remise en liberté”, a déclaré l’organisation.

Le journaliste indépendant Abdifatah Mohamed Elmi, fixeur et interprète d’Amanda Lindhout et Nigel Brennan, a été relâché le 15 janvier, tard dans la nuit, en compagnie des deux chauffeurs qui les accompagnaient le jour de leur enlèvement. Le journaliste est en bonne santé. Ses ravisseurs l’ont relâché au niveau du marché Bakara à Mogadiscio.

Interrogé par l’Union Nationale des Journalistes Somaliens (NUSOJ), organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie, Abdifatah Elmi a déclaré avoir été immédiatement séparé de ses deux confrères après l’enlèvement, et être donc dans l’incapacité de fournir des informations sur leur lieu de détention.

Accompagnés d’Abdifatah Mohammed Elmi et de deux chauffeurs somaliens, Mahad Isse et Marwali, Amanda Lindhout et Nigel Brennan étaient tombés dans une embuscade, le 23 août, sur la route de Mogadiscio, alors qu’ils rentraient du camp de réfugiés d’Afgoye, situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la capitale somalienne. Les deux journalistes étrangers étaient arrivés en Somalie trois jours plus tôt. Ils sont désormais retenus en otages depuis 177 jours.

17/01/09 (B482) Des combats parfois violents sont engagés pour le contrôle des bases militaires laissées vacantes par le départ des Ethiopiens, en Somalie. Les milices et les groupes rivaux se livrent à de violents combats pour les récupérer à leur profit.

______________________________________ 2 – AFP

Somalie: les islamistes modérés contrôlent les ex-bases éthiopiennes

Des combattants des islamistes somaliens modérés contrôlaient vendredi à Mogadiscio les principales bases désertées par les troupes éthiopiennes dans le cadre de leur plan de retrait du pays, a-t-on appris auprès de témoins et de source officielle.

Ces miliciens se sont ainsi rendus maîtres jeudi du bâtiment de l’ancien ministère de la Défense, du stade, d’une ancienne usine de pâtes et d’autres bases où les troupes éthiopiennes – qui ont débuté leur retrait de Somalie début janvier – étaient stationnées depuis deux ans.

« Nos forces ont pris le contrôle des zones désertées par les Ethiopiens afin de maintenir la sécurité », a déclaré Abdirahin Ise Ado, porte-parole des Tribunaux islamiques.

« Des islamistes à bord de dizaines de véhicules ont pris le contrôle du bâtiment du ministère de la Défense après le départ des Ethiopiens et ils ont aussi pris le contrôle de la zone de Shirkole. Ils chantaient +Dieu est grand+ », a rapporté à l’AFP un habitant de Mogadiscio témoin de la scène, Hasan Farah Doyow.Ces miliciens sont fidèles à la branche de l’opposition islamiste somalienne engagée dans un processus de paix avec les autorités, et notamment le Premier ministre Nur Hassan Hussein.

L’autre branche de cette opposition, plus radicale, rejette tout accord politique avec les autorités de transition somalienne. Elle se traduit sur le terrain par une insurrection acharnée menée par des combattants extrémistes, les « shebab » (jeunesse).

La prise de contrôle des anciennes bases éthiopiennes par les miliciens islamistes a été critiquée jeudi par le maire de Mogadiscio, qui y voit une violation de l’accord de Djibouti, signé fin octobre entre le gouvernement et l’opposition islamistes modérée.

« Les insurgés ont partiellement violé l’accord de Djibouti (…) qui stipule que des forces mixtes (islamistes modérés et forces de sécurité somaliennes) devaient être déployées dans ces zones », a déclaré à la presse Mohamed Osman Dhagahtur.

Jeudi, les derniers soldats éthiopiens ont quitté Mogadiscio où ils étaient présents depuis deux ans pour soutenir le gouvernement somalien.

______________________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Islamist insurgents attack Ethiopian military bases in southern Somalia

Somali Islamist forces have attacked military bases of the Allied Ethiopian and Somali government soldiers in around the airport of Bardhere town in Gedo region last night (Friday), witnesses told Shabelle radio on Saturday.

Residents say the clashes started around 10:00 local time near ADC centre in Bardhere town after the Islamist insurgent forces attacked the bases of the Ethiopian and Somali troops around there and both soldiers have exchanged heavy weapons during the fighting which could be heard in all directions of the town but no casualties have been reported yet.

Ali Barre Abdi, one of the government administration of Bardhere town has told Shabelle radio that Al-shabab Islamist fighters were behind the attack and said they have resisted the forces who attacked them.

Barre Mohamed Farah known as (Qordhere), head of the security of Islamic administration in Bardhere town has claimed the responsibility of the attack targeted to the Ethiopian and Somali soldiers’ bases in the town and added they have inflicted many casualties including deaths and wounds to them.

Locals say the fighting was heavy and lasted for several hours which the people of the town have expressed sorrow and very worried about it.

Ethiopia invaded Somalia in 2006 to help defeat the Islamic Courts Union forces that ruled much of south and central Somalia.

The attacks come as the security situation of Bardhere town was worsening over the past weeks which many attacks were targeted to the Ethiopian and Somali soldiers in the region by the Islamists who are against the presence of the Ethiopian troops and government policy.

17/01/09 (B482) Le journal de la flibuste … Aujourd’hui, c’est la Russie qui fait l’actualité. (3 articles en Français)

____________________________ 3 – Ria Novosti

Piraterie: deux navires de guerre russes en route vers le golfe d’Aden (source)

Les grands navires de débarquement Iamal et Azov de la flotte de la mer Noire ont mis le cap sur le golfe d’Aden jeudi matin, a déclaré vendredi à RIA Novosti une source au sein du ministère russe de la Défense.

« Les deux navires passeront bientôt par les détroits du Bosphore et des Dardanelles avant de se diriger vers la Somalie via le canal de Suez afin de lutter contre les pirates locaux », a précisé l’interlocuteur de l’agence.

Selon la source, les deux navires transportent des unités de l’infanterie de marine.

Le grand navire anti-sous-marins Admiral Vinogradov de la flotte russe du Pacifique exerce actuellement une mission de protection des bâtiments civils au large de la Somalie à la place du patrouilleur russe Neoustrachimy qui était au large de la Corne de l’Afrique depuis octobre. En outre, une vingtaine de navires étrangers luttent contre la piraterie au large de la Somalie.

Selon l’ONU, plus de 120 attaques de pirates, ont été enregistrées en 2008 au large de la Somalie. 200 marins environ et plus de 10 navires restent toujours entre les mains des écumeurs des mers.

Le 16 décembre 2008 le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1851 donnant le feu vert aux raids aériens contre les camps des pirates et aux opérations militaires sur le territoire somalien avec l’autorisation du gouvernement de ce pays.

____________________________ 2 – Reuters

La Russie voudrait des bases navales en Libye et en Syrie

La Russie a décidé de créer dans les années à venir des bases navales en Libye, en Syrie et au Yémen, selon des responsables militaires cités par l’agence de presse Itar-Tass.

« Il est difficile de dire combien de temps cela prendra de créer des bases pour nos bâtiments dans ces pays, mais ce sera fait sans nul doute dans les années qui viennent », a déclaré un responsable en précisant, selon Itar-Tass, qu’une « décision politique » avait été prise à cet effet.

L’état-major de la marine de guerre russe n’a fait aucun commentaire sur cette information mais un général a fait savoir qu’il était prématuré de citer des noms.

« Des négociations sont menées avec des gouvernements étrangers et publier des noms risquerait d’avoir des conséquences négatives sur ces discussions », a confié à Tass le major général (n°2) des armées, le général Anatoly Nogovitsyne, qui refuse aussi de donner un calendrier précis.

« Nous avons besoin de bases permanentes, ce qui coûte très cher. Il faut tout calculer très rigoureusement », dit-il.

Selon des analystes, le port de Tartous, en Syrie, qui servit de point de ravitaillement pour les navires soviétiques durant la guerre froide, pourrait devenir une base pour la marine russe.

Des médias russes ont indiqué que l’ouverture d’une base russe à Benghazi avait été l’un des principaux sujets de discussion lors de la visite à Moscou du colonel Mouammar Kadhafi en octobre.

En 2002, la marine russe avait dû évacuer sa base de Cam Ranh, au Viêtnam, en raison du coût trop élevé de sa location. « Nous avons appris à compter nos roubles », a expliqué le général Nogovitsyne.

Conor Humphries et Dmitri Solovyov,
version française Clément Guillou et Jean-Loup Fiévet

____________________________ 1 – Ria Novosti

Piraterie en Somalie: la Russie se félicite de la coopération avec le Danemark

La Russie se félicite de la coopération avec le Danemark dans la libération du vraquier danois CEC Future avec des Russes à bord qui a été relâché vendredi par des pirates somaliens, est-il indiqué dans un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

« Le ministère russe des Affaires étrangères a été en contact avec l’armateur danois du navire (Clipper Projects) depuis le détournement du cargo » en novembre, lit-on dans le communiqué.

« La présence de navires de guerre russes dans le golfe d’Aden » a joué un rôle positif dans cette situation, a ajouté le ministère.

Le cargo CEC Future battant pavillon des Bahamas, a été capturé par des pirates somaliens en novembre dernier, alors qu’il faisait route du Proche-Orient vers l’Asie. L’équipage du navire comprend 13 hommes dont huit Russes, quatre Estoniens et un Géorgien.

« A l’heure actuelle, le vraquier danois escorté par un navire de sauvetage russe s’approche d’Oman », a précisé le ministère russe des Affaires étrangères.

Le destroyer Admiral Vinogradov de la flotte russe du Pacifique exerce actuellement une mission de protection des bâtiments civils au large de la Somalie à la place du patrouilleur russe Neoustrachimy qui était au large de la Corne de l’Afrique depuis octobre. En outre, une vingtaine de navires étrangers luttent contre la piraterie au large de la Somalie. Les grands navires de débarquement Iamal et Azov de la flotte russe de la mer Noire se dirigent aussi vers les côtes somaliennes.

Selon l’ONU, les pirates somaliens ont attaqué environ 120 cargos en 2008. Ils détiennent plus de 10 navires et quelque 200 marins. Le 16 décembre 2008, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1851 sur la lutte contre la piraterie en Somalie donnant le feu vert aux raids aériens contre les camps des pirates et aux opérations militaires sur le territoire somalien avec l’autorisation du gouvernement de ce pays.