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30/07/09 (B509) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Réunion du comité de soutien, ce vendredi à 14h30.

Tous les membres du comité de soutien participeront à une conférence téléphonique vendredi à 14h30.

La délégation, qui a participé à la réunion au bureau parisien du HCR présentera le compte-rendu détaillé et elle suggérera les prochaines actions, qui seront discutées avant adoption.

Une information sera publiée ensuite sur le site de l’ARDHD.

30/07/09 (B509) Yemen Express (2 articles en Français)

______________________________ 2 – Intelligence On Line (LOI)

Guerre de succession en coulisses

Bataillant contre les Zaïdite au Nord et les séparatistes au Sud, le Yémen est en proie à une lutte de pouvoir. (lire la suite sur le site – payant)

________________________________ 1 – JDD

Yémen: Quatre soldats tués

Quatre soldats ont été tués mardi dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le sud du Yémen, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

Un cinquième soldat a été blessé dans cette attaque survenue dans la province d’Abyan, à l’est d’Aden, a précisé ce responsable. Il a imputé l’embuscade à des "éléments destructeurs", sans plus de précisions.

Le Yémen, pays parmi les plus pauvres du monde arabo-musulman, est en proie à une forte instabilité et à de multiples violences.

Les Occidentaux redoutent qu’il ne devienne un refuge pour les militants islamistes.

30/07/09 (B509) Nouvelles de Somalie ( 2 articles)

____________________ 2 – Guysen International News (Israël)

Le cauchemar somalien alimenté par les jihadistes

Par Juliette Amsellem

Cela fait trois ans que la Somalie, cet Etat africain des plus fragiles, vit un véritable cauchemar. La milice islamiste ’’Shebab’’ (’’jeunesse’’ en arabe) en est la première responsable. Depuis juin 2006, début d’une guerre entre pays voisins de la Somalie et tribunaux islamiques, elle s’applique à terroriser quiconque frôle le sol somalien, au nom du Jihad.

Face à cette terreur permanente, qui provoque des massacres d’une incroyable rage, l’ONU a dû suspendre un certain nombre de missions humanitaires dans le centre du pays.

Le 21 juillet dernier, la milice ’’Shebab’’ avait pillé trois des bureaux des Nations Unies à Badoia, une ville du centre de la Somalie. Une semaine plus tôt, deux agents des renseignements français étaient enlevés par les mêmes extrémistes, dans leur hôtel de Mogadiscio, la capitale somalienne.

La Somalie est-elle devenue une nouvelle terre du Jihad ?

La mouvance islamiste somalienne des ’’Shebab’’ est considérée par Washington comme affiliée à Al-Qaida. Formée à partir des mouvements de jeunesse de l’Union des Tribunaux islamiques, elle est dirigée par Moktar Ali Zubeyr. En seulement deux ans, cette organisation islamiste a réussi à s’armer et à s’imposer face à l’armée voisine éthiopienne. Et elle reçoit le soutien de combattants jihadistes venus du Pakistan et d’Afghanistan…

Profitant de l’instabilité politique en Somalie, elle tente de faire tomber le gouvernement fédéral de transition, pour imposer un régime théocratique. Un combat qui pourrait passer pour absurde : depuis la démission en décembre 2008 du président Abdullahi Yusuf Ahmed, c’est le cheikh Sharif Ahmed, ancien dirigeant de l’Union des Tribunaux islamiques, qui est à la présidence de la République.

Abdhulalli Yusuf Ahmed avait en effet renoncé au pouvoir, face au chaos somalien. Un chaos que l’ancien Président dit aujourd’hui ’’regretter’’.

Malgré la présence d’un musulman radical au pouvoir, ’’Shebab’’ et la milice du cheikh Aweys ont lancé, au début du mois de mai 2009, une offensive contre le régime de Sharif Ahmed. Reconnu par la communauté internationale, l’ancien dirigeant de l’Union des Tribunaux islamiques passe désormais pour un islamiste modéré…

L’Ethiopie, présente militairement en Somalie depuis 2006, a opéré le retrait de la plupart de ses troupes, après avoir perdu près de 800 hommes. Le Kenya qui n’a pas non plus les moyens de se lancer dans une offensive militaire d’envergure, à son tour, baisse les bras.

La Somalie et ses voisins vivent sous le signe de la terreur alimentée par les jihadistes du ’’Shebab’’.

Pour le très fragile gouvernement somalien, les Etats-Unis représentent un tout dernier espoir. Avec la nouvelle politique étrangère de Washington, personne n’ose rêver d’une intervention américaine. Or les livraisons d’armes en provenance du continent américain ne suffiront peut-être pas.


_____________________________ 1 – Casafree (Maroc)

HCR : Les combats en Somalie force de plus en plus de Somaliens à traverser le golfe d’Aden

Les combats incessants à Mogadiscio et dans le centre de la Somalie forcent des milliers de Somaliens à risquer leur vie lors de la traversée du golfe d’Aden et à rechercher asile au Yémen, a indiqué mardi à Genève le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Près de 12.000 personnes sont arrivées depuis le 7 mai à Bossasso, au nord de la Somalie, où elles ont trouvé abri pour une période temporaire et la majorité d’entre elles attendent d’effectuer la traversée périlleuse du golfe au premier signe de passeurs, a indiqué Ron Redmond, porte-parole du HCR.

Ces personnes déplacées internes font partie des quelque 232.000 Somaliens qui ont été forcés de quitter leurs maisons depuis le 7 mai, date à laquelle un embrasement des combats est survenu entre les groupes de milices Al-Shabaab et Hisb-ul-Islam contre les forces gouvernementales dans plusieurs quartiers de la capitale somalienne, a précisé M. Redmond.

Selon des statistiques du HCR, l’an dernier, plus de 50.000 Somaliens avaient rejoint les côtes du Yémen, soit une augmentation de 70% par rapport à 2007. Cette tendance a continué durant les six premiers mois de 2009 avec environ 30.000 nouveaux arrivants – soit le total observé pour toute l’année 2007.

"C’est une traversée périlleuse. Plus de 1.000 personnes ont péri par noyade durant le voyage en 2008 après avoir été forcées à sauter par-dessus bord ou à débarquer trop loin des côtes par des passeurs sans pitié. Cette année, près de 300 personnes ont déjà trouvé la mort ou sont portées disparues", a déclaré le porte-parole du HCR.

29/07/09 (B509)  16ème anniversaire de l’arrivée des réfugiés djiboutiens à Addis. Réunion avec le HCR – Premières impressions à chaud. Un compte-rendu plus complet sera mis en ligne demain jeudi. MIse à jour le 30/07/09 à 13:30 h

La délégation pour les réfugiés était composée :
– Anne-Marie de Vaivre, vice-Présidente de l’ARDHD,
– Laurence Dawidowicz, Survie,
– Kassim Ahmed Dini, Membre du bureau de l’ARD et mandaté par Ugutua-Toosa,
– Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD et co-représentant des réfugiés djiboutiens pour l’Europe

Nous avons été reçus à 17:00 h au siège parisien de l’UN HCR par Mesdames:
– Marie-Noëlle Thirode,
– Véronique Robert.

La réunion s’est achevée vers 19:15 h.

L’équipe du HCR nous a donné des précisions sur le fonctionnement du HCR, la reconnaissance du statut de réfugié (sous mandat strict ou mandat élargi) et le circuit des dossiers de réinstallation. Ces précisions seront explicitées dans un communiqué à paraître demain.

Au total 23 à 24 dossiers de réinstallation sont en cours – réfugiés djiboutiens : (quand le HCR parle d’un cas ou d’un dossier, cela correspond à une famille)

9 cas ont déjà été identifiés par Nairobi :

– 4 ont été transmis à Genève et transmis en décembre 2008,aux autorités françaises au titre du quota 2008. La réponse française est attendue, mais il y a de bons espoirs.

– 2 sont en attente d’interview,

– 1 nouveau dossier est complet et va être envoyée à Genève, qui devrait le proposer rapidement à la France,

– 2 sont à Nairobi, qui finalise le traitement. Ils devraient être bientôt transmis à Genève

3 nouveaux cas devraient être référencés prochainement (transmission à un pays d’accueil en principe avant la fin d’année 2009)

11 ou 12
cas concernent des réfugiés enregistrés dont le dossier pourrait être éligible pour une réinstallation (Durée d’étude au HCR de l’ordre de six mois)

Il faut savoir :

si un pays d’accueil refuse un dossier de réinstallation, celui-ci est automatiquement présenté dans un autre pays. Les familles concernées et sélectionnées pour la réinstallation le sont de façon quasi définitive jusqu’à la réinstallation effective.

– l’attribution du maigre revenu mensuel et de la couverture sociale aux réfugiés urbains ne fait pas partie des obligations du HCR. Ce sont des décisions locales qui dépendent d’un budget local, qui n’est pas extensible par principe, ce qui expliquerait que les nouveaux réfugiés admis à être protégé par le HCR n’aient pas encore reçu de versement.

Les obligations du HCR sont limitées à accueillir des réfugiés dans des camps, où ils bénéficient la nourriture, du logement et de soins médicaux.

La délégation a fait état des suspicions légitimes des réfugiés djiboutiens à l’encontre de l’attitude et des blocages qui pourraient être attribués à Madame Nagat Manguasha.

Les responsables du bureau de Paris ont confirmé qu’il s’agissait d’un problème local qui pouvait soit être traité par l’encadrement du HCR d’Addis. Sans modification il est possible de déposer une plainte auprès du service d’inspection du HCR à Genéve, mais il faut que cette plainte soit accompagnée d’éléments pour la prouver.

Les réfugiés nous ont déjà adressé des informations précises et il faudra qu’ils les complètent au cas où nous déciderions de déposer une plainte officielle.

En attendant, Mme Monique Sokhan, la responsable de la protection du bureau d’Addis Abeba est venue à Paris et elle a rendez-vous demain jeudi avec les responsables du bureau de Paris. Jean-Loup Schaal a confirmé qu’il était disponible pour la rencontrer ou pour un entretien téléphonique.

__________________________________ Conclusion

Il ressort clairement que les actions du comité de soutien et de ses alliés sont entendues par le HCR qui les prend très au sérieux. Mme Robert avait préparé ses réponses avec l’aide des informations récentes transmises par les bureaux d’Addis Abeba et de Nairobi.

Les réponses ne sont pas encore complètement satisfaisantes. Le comité de soutien doit prendre contact avec les autorités françaises concernées pour faire avancer les quatre premiers dossiers qui ont été déposés fin 2008 et pour préparer le terrain pour les prochains à venir.

Nous attendons de connaître le point de vue de Mma Sokhan concernant l’attitude de Madame Nagat Manguasha, si elle veut bien nous en informer, avant de prendre une décision collective à se sujet.

29/07/09 (B509) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

____________________________ 2 – Mer et Marine

Var, Marne, Somme : Trois jumeaux à Djibouti

Fait rarissime, les trois bâtiments de commandement et de ravitaillement de la Marine nationale se sont retrouvés, le 11 juillet, dans le port de Djibouti. Le Var, la Somme et la Marne étaient amarrés à couple pour une brève rencontre de famille. Le Var, qui a servi ces trois dernières années de bâtiment de commandement à Alindien, faisait escale avant de regagner la métropole.

L’occasion de passer le flambeau à la Somme, arrivée de Toulon après son arrêt technique majeur, au cours duquel de nouvelles antennes de liaison par satellite Syracuse III ont été installée (et que l’on remarque sur les photos). Ces grosses antennes le distinguent de ses deux sisterships. Bord à bord, le Var et la Somme ont échangé ordinateurs, rechanges, meubles, documents et même leurs équipages. Les marins venus avec la Somme ont, en effet, embarqués sur le Var alors que les hommes de ce dernier restent en océan Indien avec l’autre BCR.

Les deux navires ont, enfin, été rejoint par le troisième BCR français, la Marne.

Ce bateau a servi ces derniers mois à l’amiral commandant la TF 150, force maritime internationale chargée de la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites au nord de l’océan Indien.

Mis en service en 1983, 1987 et 1990, le Var, la Marne et la Somme mesurent 157.2 mètres de long pour un déplacement de 18.000 tonnes en charge.

Disposant de deux portiques, chaque navire peut ravitailler simultanément jusqu’à deux unités à couple et une en flèche. Chaque BCR dispose d’une capacité d’emport de 8400 tonnes de gasoil, 1100 tonnes de carburant aviation, 250 tonnes d’eau douce, 170 tonnes de vivres, 170 tonnes de munitions et 250 tonnes de rechanges.

__________________________________ 1 – Le Mamouth

La task force antipirates glisse au sud

Une dépêche de UPI évoque aujourd’hui la migration de trois avions de surveillance de l’opération Atalanta, de Djibouti vers Mombasa (Kenya). Ces trois avions seraient, selon UPI, un Falcon 50 Surmar ainsi que deux "P-3 utilisés par la France et l’Espagne" (sic). En fait, sans doute le P-3A espagnol, en poste dans la zone depuis l’automne 2008, et peut-être un P-3 allemand, ou un ATL-2 français.

En tout état de cause, le but est de couvrir une zone plus étendue, alors même que l’amiral Hudson, patron d’Atalanta, attend, avec la fin de la mousson, la reprise des opérations des pirates. Selon UPI, des P-3 américains et japonais, et, dit l’agence, des drones, seraient à l’oeuvre à Djibouti -ainsi que, rappelons-le, l’ATL-2 français-.

Les craintes sont telles que la France n’a pas hésité à implanter des équipes de protection de fusiliers marins sur les bateaux de pêche français opérant entre le continent noir et les Seychelles. Mission qui vient de commencer.

29/07/09 (B509) Yemen Express (1 article en Français)

________________________________ 1 – 20 minutes avec AFP

Le Yémen s’enfonce dans la violence politique

Les violences politiques ont atteint un niveau alarmant au Yémen sur fond de mécontentement politique et social des sudistes et de résurgence de la rébellion dans le nord, suscitant des interrogations dans le pays sur la capacité du gouvernement d’y faire face.

Une embuscade mardi dans le sud, attribuée à des sudistes, a été la dernière manifestation de ces violences qui secouent un pays où s’activent aussi des combattants d’Al-Qaïda et des rebelles chiites dans le nord.

Dans les seules provinces du sud, ces violences, sur fond de remise en cause de l’unification de cette partie du pays avec le nord en 1990, ont fait au moins 43 victimes entre policiers et civils depuis fin avril.

Les parlementaires, alarmés par la montée des violences, ont demandé des explications aux responsables du maintien de l’ordre lors d’une session houleuse lundi pendant laquelle les accusations ont fusé.

Le premier de ces responsables, le vice-Premier ministre aux Affaires de la défense et de la sécurité, Rached Mohammed al-Alimi, a reconnu devant les élus que le pays faisait face à un «triple défi: Al-Qaïda, les rebelles chiites et les activistes sudistes».

Le ministre de l’Intérieur, Motahar Rachad al-Masri, durement critiqué par les députés du pouvoir comme ceux de l’opposition, n’a pu fournir d’explication claire sur le sort de cinq Allemands et un Britannique pris en otage en juin dans le nord, sinon que «l’enquête continue et que l’affaire est mystérieuse».

Les six captifs font partie d’un groupe de neuf personnes enlevés dans la région de Saada, coeur de la rébellion chiite. Les cadavres des trois autres, deux Allemandes et une Sud-Coréenne, avaient été ensuite retrouvés.

Dans le nord, la rébellion chiite zaïdite a lancé il y a quatre jours une série d’attaques sans précédent ces derniers mois, tuant sept militaires.

Les affrontements entre les rebelles conduits par Abdel Malek al-Houti et les forces de l’ordre ont fait des milliers de morts depuis 2004 mais se sont relativement calmés ces derniers mois.

Le zaïdisme est une branche du chiisme, dont la plupart des adeptes résident au Yémen où ils sont minoritaires dans un pays à majorité sunnite.

Les rebelles rejettent le régime actuel et appellent au rétablissement de l’imamat zaïdite, renversé par un coup d’Etat militaire en 1962.

Dans le sud, les habitants estiment être discriminés par des nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

Des députés de tous bords se sont inquiétés de la réponse uniquement sécuritaire apportée par les autorités et notamment les socialistes qui étaient au pouvoir dans le sud avant l’unification.

«Le problème est politique et ne peut être réglé par la réponse sécuritaire. Il trouve ses origines dans la guerre de 1994 qui a eu pour conséquence de marginaliser et d’exclure les sudistes», a martelé Aidarous Al-Naqib, le chef du groupe socialiste au Parlement.

Le député faisait référence à une tentative de sécession du sud qui avait été écrasée dans le sang par les troupes nordistes.

Les membres du gouvernement ont reproché aux députés de traîner des pieds pour adopter une loi antiterroriste et une loi sur le contrôle des armes, largement répandues parmi les civils.

Dans le climat d’insécurité qui fait dire à certains Yéménites que leur pays commence à ressembler à l’Irak, le risque d’une alliance d’Al-Qaïda avec les activistes sudistes est souvent évoqué.

Le réseau terroriste a apporté son soutien aux sudistes et l’un des jihadistes, Tarek al-Fadhli, les a ralliés, organisant une manifestation le 23 juillet où seize personnes ont été tuées et 30 autres blessées dans des accrochages entre ses partisans et la police.

29/07/09 (B509) Nouvelles de Somalie … (4 articles en Français)

_____________________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

Des milliers de Somaliens veulent traverser le golfe d’Aden pour se réfugier au Yémen, selon l’ONU

Des milliers de Somaliens qui fuient les combats autour de Mogadiscio se sont rassemblés dans la ville de Bossasso, dans le nord du pays, d’où ils espèrent pouvoir traverser le golfe d’Aden et se réfugier clandestinement au Yémen, a déclaré mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Près de 250.000 Somaliens ont déjà quitté leur logement depuis que l’insurrection a lancé une nouvelle attaque sur la capitale le 7 mai. Jusqu’à 12.000 civils se sont réfugiés à Bossasso, où sont basés les passeurs qui peuvent leur faire traverser les eaux dangereuses, a précisé le porte-parole du HCR, Ron Redmond, au siège de l’agence à Genève. Trente mille Somaliens ont ainsi gagné le Yémen depuis le début de l’année mais plus de 300 sont morts ou portés disparus en route.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Rodham Clinton doit rencontrer le président somalien Sheik Sharif Sheik Ahmed la semaine prochaine à Nairobi, au Kenya. Ils devraient discuter de l’augmentation de la piraterie dans les eaux somaliennes et des liens que les milices islamistes Al-Shabab entretiendraient avec Al-Qaïda, selon Washington.

Le gouvernement actuel, soutenu par l’Occident, ne contrôle guère que quelques quartiers de Mogadiscio mais il tient le port de la capitale, l’aéroport et des bâtiments gouvernementaux cruciaux dont les islamistes tentent de s’emparer. La Somalie ne possède plus de gouvernement central capable de diriger le pays depuis 1991 et est livrée aux clans et groupes islamistes aux alliances fluctuantes.

_____________________________ 3 – AFP

Le gouvernement somalien confie ses finances à un cabinet privé

De Emmanuel GOUJON

Pour rassurer les bailleurs de fonds internationaux et obtenir plus vite l’argent promis, le gouvernement de transition somalien (TFG) a fait appel à un cabinet privé pour gérer ses finances, dans un pays où il n’y a plus d’impôts faute d’administration.

"Le gouvernement actuel n’a que six mois d’existence et nos institutions, particulièrement les services de collecte de taxes et de gestion des revenus, se sont complètement écroulées au cours des 18 années de guerre civile", explique le ministre somalien des Affaires étrangères, Mohamed Abdullahi Omaar.

Le gouvernement de transition, qui fait face actuellement à une insurrection islamiste, ne contrôle qu’une faible partie de la capitale Mogadiscio et du pays, morcelé en entités plus ou moins autonomes sur lesquelles l’Etat n’a aucune prise.

Depuis 1991, les administrations – éducation, santé,… – ont cessé de fonctionner. L’Etat somalien se résume désormais en grande partie aux institutions de transition – présidence, gouvernement, parlement – qui s’appuient sur des milices face aux insurgés et dont le fonctionnement est assuré par des financements internationaux.

"Nous n’avons pas le personnel avec de l’expérience, ou la formation, et maintenant nous devons traiter non seulement avec la communauté internationale, mais aussi avec les Etats et gouvernements, donc nous avons besoin d’assistance pour gérer ces fonds. Le but du contrat avec le cabinet Price Waterhouse Cooper est de nous soutenir et nous aider", commente le chef de la diplomatie somalienne.

Le cabinet américain devra récolter les fonds, les placer sur un compte en dehors de Somalie et participer, en les contrôlant, à la gestion des dépenses gouvernementales.

Cette situation hors du commun pour un Etat, pour lequel les finances relèvent normalement du domaine régalien, traduit le chaos du pays.

"Notre système bancaire a été complètement détruit, nous n’avons pas de banque commerciale en Somalie où l’argent pourrait être déposé. La Banque centrale est en train d’être reconstruite. Une fois qu’elle sera opérationnelle, tous nos comptes et fonds pourront y être déposés", selon M. Omaar.

Le TFG doit ouvrir un compte à l’étranger: au Kenya voisin, ou à "tout autre endroit convenant aux bailleurs et à nous", selon le ministre.

La communauté internationale s’est engagée le 23 avril lors d’une conférence des donateurs à Bruxelles à fournir 213 millions de dollars (165 millions d’euros) au TFG pour soutenir le rétablissement de la sécurité.

Une partie de cet argent doit aussi servir à financer la lutte contre la piraterie maritime et la mission de paix de l’Union africaine (UA) sur place.

"Price Waterhouse va recevoir l’argent, suivre la gestion des fonds et la mise en oeuvre des objectifs pour lesquels les bailleurs ont donné cet argent", selon Walid Musa Abdelkarim, chargé des Affaires politiques pour le Bureau des Nations unies pour la Somalie (UNPOS).

"Il s’agit d’une démonstration par le TFG de sa volonté d’être transparent (…) avec les bailleurs", estime-t-il.

Auparavant, une agence de l’ONU, le Progamme des Nations unies pour le développement (PNUD), avait déjà eu à gérer des fonds destinés à la Somalie.

"Nous sommes satisfaits de cette démarche. Reste à savoir comment Price Waterhouse va pouvoir véritablement vérifier la réalité des dépenses du TFG sur le terrain", confie un représentant européen des bailleurs.

_____________________________ 2 – Afrique Avenir

L’émissaire de l’ONU en Somalie salue la rencontre du Comité de sécurité

Le Représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, M. Ahmedou Ould-Abdallah, a qualifié lundi la tenue à Mogadiscio de la première réunion du Comité mixte de sécurité d’étape importante vers l’amélioration de la situation sécuritaire dans ce pays meurtri par la guerre depuis près de deux décennies.

Cette rencontre qui a eu lieu le 25 juillet avait réuni les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de la Sécurité nationale, ainsi que des représentants de la Mission africaine en Somalie (AMISOM) et de l’Union Européenne.

La Comité mixte de sécurité a été créé dans le cadre de l’accord de Djibouti, pour discuter des questions de sécurité. Il regroupe de grandes figures du gouvernement, l’AMISOM, le Bureau de l’ONU pour la Somalie et d’autres représentants de la communauté internationale dont la Ligue des Etats arables.

L’objectif de ce comité est d’harmoniser le travail du gouvernement et de la communauté internationale pour soutenir les institutions chargées de veiller à la sécurité en Somalie, notamment l’armée nationale et la police.

Ce comité se réunira de manière régulière et devrait couvrir d’autres domaines relatifs aux réformes du secteur de la sécurité et du rétablissement de la loi et de l’ordre dans la pays.

______________________________ 1 – Nouvel Obs (avec AP)

Accord de principe de l’UE pour une mission de formation des forces de sécurité somalienne, selon Paris

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, réunis lundi à Bruxelles, se sont dits prêts à "intensifier" les efforts européens pour stabiliser la Somalie. Les Vingt-Sept ont trouvé un accord "de principe" pour entraîner les forces de sécurité somalienne à la lutte contre les pirates et le terrorisme, selon le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.

Le ministre français des Affaires étrangères a précisé que le Kenya et des pays de la Ligue arabe avaient également manifesté leur intérêt pour participer à une telle mission. Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Javier Solana a précisé que des experts européens se rendraient bientôt dans la région pour évaluer comment la mission européenne sera gérée et combien de formateurs seront nécessaires. L’UE a déjà une mission de protection des navires contre les pirates au large de la Somalie, Atalante.

La France avait exhorté en avril ses partenaires de l’UE à rejoindre les troupes françaises pour former l’armée et la police somalienne. Paris offre déjà que des militaires somaliens soient formés par les troupes françaises à la base française de Djibouti.

29/07/09 (B509) MediaPart /Culture : Avec «Passage des larmes», Abdourahman Waberi convoque Walter Benjamin à Djibouti

Par Sylvain Bourmeau

Abdourahman Waberi retourne fictivement à Djibouti où il est né et d’où il est parti à vingt ans. L’occasion d’écrire un nouveau roman des migrations et de l’exil,

Passage des larmes, balancé entre la parole deux frères jumeaux que beaucoup de choses désormais opposent.

Entretien vidéo et premières pages du livre. Cliquer