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28/11/2015 (Brève 529) VERITE : LES SIMAGREES RIDICULES DU REGIME ET SES METHODES CLANIQUES.(Lecteur)

Le pays entier est hypothéqué avec force au profit d’un seul clan qui dirige l’Etat avec un système tribal, et voici que la population se réveille à revendiquer son existence et une liberté durable.

Le peuple suit de près la situation dramatique et le comportement du clan pour détruire la nation.

Voilà, la vente des passeports Djiboutiens aux résidants des pays limitrophe (Somali, Somaliand, Jijiga, etc…)

Voilà, la distribution de la carte nationale Djiboutien aux étrangers proches du clan, pour voter en faveur du Roi.

Voilà, le détournement des richesses du pays par le clan, ses proches, et maintenant leurs enfants devenus riches au plus jeune âge.

Voilà, la construction des Hôpitaux, des Universités dans le pays voisin, lien de parenté avec la dame de fer, pendant que les citoyens de notre pays vivent dans la misère totale, sans soin ni aide.

Voilà, ignorer l’existence même de la population est un acte grave alors que cette terre appartient au peuple Djiboutien et non aux étrangers.

Voilà, dénaturer notre culture ancestrale et vendre notre fierté, car notre pays est devenu une boîte de nuit dont le videur n’est autre que Gabyo.

Voilà, les promotions imméritées des acolytes au sommet de l’Etat.

Voilà, les proches incompétents du régime, mais actifs pour la propagande dans les secteurs publics pour soutenir le fils du rail et l’aider à voler l’élection.

Voilà, la destruction totale des cadres, des leaders, de la jeunesse, (anéantir, étouffer, révoquer).

Voilà, l’humiliation quotidienne des citoyens, des familles entières nées sur cette terre brûlée.

Voilà, accueil, installation en masse, de refugiés jeunes en provenance du Somaliand qui s’engagent dans la Garde républicaine, et la Gendarmerie nationale aux ordres de la reine.

Voilà, le système de reclassement et d’assistance assuré par le clan pour tous ceux qui le soutiennent aveuglement : les informateurs issus des autres clans sont récompensés à leur action.

Voilà, détruire, rayer de la carte une population noble du nord, les Afar composés d’innocents, de nomades, de vieillards, de femmes et d’enfants qui souffrent nuit et jour, loin de la métropole et dans la pauvreté, sous les obus de l’Armée du clan. Mais croyez-moi, ces actes graves sont gravés dans nos mémoires et les responsables seront jugés tôt ou tard.

Voilà, peuple soyez uni et soudé, l’objectif est le changement pour mieux vivre ensemble, dans la liberté.

18/12/09 (B529) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

_______________________ 3 – Le Soleil sur CyberPress (Ca)

15 minutes pour arraisonner un cargo

«Les pirates opèrent toujours de la même façon : ils repèrent un bateau de marchandises, tirent quel­ques coups de feu pour le forcer à ralentir, lancent des échelles qui viennent s’agripper sur le bord du bateau et montent à bord, armés. Le tout en 15 minutes, pas plus. Même si nous ne sommes qu’à quelques kilomètres, il n’y a pas grand-chose que l’on peut faire en 15 minutes. C’est là tout le défi.»

Steven Waddell, commandant du NCSM Fredericton, n’a que 39 ans. Il est l’un des capitaines de frégate les plus jeunes de la marine canadienne. Ce colosse qui mesure plus de six pieds explique comment il est difficile – voire presque impossible – d’arriver sur les lieux au moment même où les brigands tentent de prendre le contrôle d’un cargo. Parfois, son équipage tente plutôt de les poursuivre.

Au début décembre, le NCSM Fredericton est passé tout près d’intercepter une embarcation de pirates. Mais un navire néerlandais, qui allait aussi à leur rencontre, est arrivé sur les lieux quelques minutes plus tôt.

«Lorsqu’on a reçu l’appel de détresse, on était à près de 300 kilomètres du cargo. On a filé à pleine vitesse pendant six heures, mais on est arrivés 20 minutes trop tard», raconte le capitaine de frégate Steven Waddell. Juste avant leur arrivée, l’équipe d’abordage du navire néerlandais avait eu le temps d’intercepter 13 pirates, de saisir leurs armes et de les faire prisonniers.

Cette fois-là, le cargo a réussi seul à repousser l’attaque des pirates, grâce à des fils barbelés qui ont été installés sur le pont. C’est le commandant de l’OTAN qui a décidé d’envoyer les deux autres navires de guerre à leur trousse.

Mais comme plusieurs observateurs, le capitaine Waddell affirme par ailleurs que les navires de guerre dans le golfe d’Aden ne peuvent enrayer à eux seuls la piraterie au large des côtes somaliennes.

«Si les navires de guerre quittent le secteur, les attaques recommenceront, c’est certain. Les pirates continueront aussi longtemps qu’ils pourront planifier leurs attaques à partir des côtes somaliennes sans se faire embêter. À long terme, la solution passe par des changements politiques en Somalie», affirme-t-il.

Or rien pour l’instant ne permet d’espérer. Depuis 1991, la Somalie est frappée par une série de crises qui ont mené le pays au bord de la catastrophe. Le gouvernement de transition actuel ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, Mogadiscio, et les attaques des milices islamistes n’ont fait qu’augmenter au cours des derniers mois.

C’est pourquoi le capitaine Waddell estime que la présence des navires de guerre dans le golfe d’Aden risque d’être nécessaire pendant encore plusieurs années.

«Ce sera au gouvernement canadien de décider s’il faut continuer à lutter contre la piraterie ou non, dit-il. Mais c’est sûr qu’il y aura encore du travail à faire ici.»

______________________________ 2 – AFP

Aucun pays n’accepte de les poursuivre : 13 pirates somaliens libérés

Treize pirates somaliens capturés début décembre par la marine néerlandaise dans l’Océan indien vont être remis en liberté, aucun pays n’ayant accepté de les poursuivre, a annoncé jeudi soir le ministère néerlandais de la Défense.

"L’Union européenne a décidé aujourd’hui que le Hr. Ms Evertsen doit laisser partir treize pirates somaliens", capturés après avoir tenté d’attaquer un cargo à l’aide d’une embarcation rapide au sud d’Oman, a indiqué le ministère dans un communiqué.

"L’Union européenne a tenté en vain depuis leur arrestation de trouver un pays qui accepte de les poursuivre", continue le communiqué qui souligne que l’Union européenne, responsable au sein de la mission Atalante de la remise des pirates, a conclu des accords avec les Seychelles et le Kenya.

Selon le ministère néerlandais de la Défense, "les deux pays ont indiqué qu’ils ne voulaient pas poursuivre les pirates". Ces derniers devraient quitter la frégate HS. Ms. Evertsen "dans les prochaines heures", à bord de leur propre embarcation, a précisé à l’AFP une porte-parole du ministère, Marloes Visser.

"Le ministère de la Défense regrette que l’Union européenne n’ait pas trouvé de solution adaptée", souligne le communiqué.

Les Pays-Bas commandaient jusqu’à dimanche l’opération navale anti-piraterie européenne Atalante. Ils ont prolongé récemment leur participation à cette mission jusqu’en juin 2010.

De nombreux pays connaissent des difficultés pour traduire en justice les pirates capturés par leurs navires de guerre ou pour les remettre aux pays de la région, faute de dispositions légales précises applicables en la matière.

_____________________ 1 – Canoe (Ca) avec le Journal du Quebec

Sept bateaux interceptés

Jean-Luc Lavallée – Le Journal de Québec

La frégate canadienne NCSM Fredericton a quitté le port de Salalah à Oman, hier, afin de poursuivre sa mission de patrouille maritime en mer dans le golfe d’Aden.

L’équipe tactique d’abordage du NCSM Fredericton est intervenue à sept reprises au cours du dernier mois, dans le golfe d’Aden, auprès de bateaux soupçonnés d’être impliqués dans des actes de piraterie au large de la Somalie.

Chaque fois, l’alerte blanche, jaune ou rouge est lancée en fonction du degré de danger potentiel et les membres d’équipage sont sur un pied d’alerte. Dans l’éventualité d’une alerte rouge, tous les marins exposés au danger sur la frégate (ceux qui sont à l’extérieur sur le pont ou ceux qui se trouvent sur la passerelle de commandement) s’activent et ont cinq minutes pour enfiler leur équipement de protection, notamment un gilet pare-balles, une cagoule et des gants à l’épreuve du feu.

Le Journal a assisté hier à un entraînement de ce genre dans le module de commandement. Rien n’est pris à la légère, même si tout le monde est conscient que c’est une pratique. Les marins foncent d’un pas décidé dans toutes les directions pour revêtir leur uniforme spécialisé afin d’être prêts le plus vite possible. Tassez-vous de d’là, comme dirait l’autre…

Mais c’est l’équipe d’abordage qui prendra les plus grands risques en allant à la rencontre de l’embarcation suspecte. Cette escouade spécialisée, une sorte de SWAT, est constituée de marins entraînés pour des interventions à haut risque en mer. Des spécialistes de l’armement et des communications et un traducteur notamment font partie de chaque approche risquée. De six à vingt personnes peuvent embarquer dans le petit bateau harnaché au NCSM Fredericton, qui se séparera du navire.

De fausses alertes

À chaque intervention, il s’agissait d’une fausse alerte. Mais le degré de stress augmente, puisqu’ils ne connaissent pas leurs interlocuteurs et ne peuvent pas prévoir leurs réactions. «Il s’agissait de pêcheurs la plupart du temps sur un dhow (un bateau traditionnel indien). Jusqu’à maintenant, ils ont tous étécools.On les protège et ils le savent. La plupart sont très coopératifs et lèvent les bras dans les airs. Certains nous ont même invités à monter sur le bateau pour favoriser la discussion», explique un membre de l’équipe que nous ne pouvons pas identifier pour des raisons de sécurité. Mais les Canadiens communiquent par radio ou en criant en demeurant à une certaine distance.

«Nous avons toujours une approche amicale. On ne veut surtout pas être des instigateurs… Et on les questionne, en gardant une certaine distance, sur la présence d’autres bateaux suspects. On leur pose un maximum de questions pour avoir de l’information. Et on filme tout ce qui se passe quand on fait une approche de bateau suspect», précise-t-il.

La suspicion peut être motivée par plusieurs indices. «S’il y a 30 personnes à bord et que personne ne semble pêcher, c’est suspect. S’il y a une femme, c’est suspect», pour-suit-il, puisque les femmes montent rarement à bord d’un bateau de ce genre. Si un bateau en traîne trois autres plus petits munis de moteurs puissants, il y a lieu de questionner les gens qui s’y trouvent. Et s’il y a présence d’armes, c’est un facteur à considérer. Quoique… «C’est normal qu’ils aient au moins une arme pour se défendre. Les capitaines de ces embarcations ne sont pas à l’abri des pirates ni même d’une mutinerie.»

Le NCSM Fredericton, déployé depuis octobre, poursuit sa patrouille dans les eaux les plus dangereuses de la planète, au large de la corne de l’Afrique, jusqu’au printemps.

18/12/09 (B529) La voix au Chapitre : L’OBSESSION (Par Aïnaché) (Mise à jour le 21/12)


Retrouvez toutes les chroniques d’Ainaché : Lien
Plus le temps passe, et plus j’ai l’intime conviction que nos dirigeants actuels nous mènent droit vers la catastrophe.

Le chemin sur lequel s’avancent nos dirigeants, avec cette obsession de la modification de la constitution, me semble suicidaire.

Il paraîtrait que la propagande menée à cet effet est au zénith. Paradoxalement, ce petit comité de bateleurs répète à perdre haleine la nécessité de modifier la constitution, mais sans ne jamais donner aucune explication valable argumentée qui motive cette modification tant désirée.

Tout le monde devine sans peine que cette modification de la Constitution n’a d’autre but que de permettre une troisième élection en vue d’une présidence à vie sans l’once d’un débat.

Nous savons tous, que la modification ou la non application de la constitution ne leur pose aucun problème et ne chahute pas leur conscience, par contre ce que j’attend, c’est la justification qu’ils vont trouver pour nous la faire accepter. Quels arguments vont-t-ils exposer pour justifier cette modification annoncée.

Quelles sont les politiques : économique, sociale ou culturelle qu’ils n’ont pas pu faire, faute du temps après trente deux ans de pouvoir absolu.

Il me vient en mémoire la phrase dans un discours prononcé par l’ancien Président, H. GOULED APTIDON, à l’époque où le jour de fête, il tenait les meetings encore à l’avenue 13. Je crois même c’était la dernière fois où la cérémonie s’est déroulé dans ce lieux populaire. Au milieu de son discours avec ses phraséologies habituelles il dit en raillant ses collègues du continent d’Afrique, avec un petit sourire au coin :

 » Moi, je ne vous demanderais pas comme les autres de m’élire à vie. Je me présenterais à votre suffrage pour un mandat de six ans renouvelable une seule fois. »

Je me souviens d’avoir tiqué un peu en entendant cette phrase et je me suis ouvert d’une manière spontanée à la petite groupe avec qui je me trouvais en disant : « Compte tenue de son age après deux fois six ans cela équivaut à une présidence à vie. »

Ma petite sortie n’a pas amusé mes compagnons et particulièrement notre président actuel. Peut-être mes déboires avec ce régime ont commencés ce jour là ???

Quoi qu’il en soit cette modification annoncée déclanche une avalanche de réactions, dans tous les sites et les différents forums. Les plus virulents, et qui sont farouchement contre, sont les moins de trente ans. Ceux là même qui n’ont connu que ce régime.

A ce propos, je constate la vitalité renouvelée de nos compatriotes en observant les différents forums et la multiplication des sites.

Comme chacun sait à la fin de cette semaine (samedi 19) se tient un forum à Bruxelles sur la commémoration du massacre d’Arhiba., organisé par l’association FDP (Forum pour la Démocratie et la Paix)

Je salue par ailleurs, le nouveau site Djiboutien qui vient d’être mis en ligne par un groupe de jeunes dynamiques : www.djiboutii.net. (Modification du 21/12)

Il se donne comme mission de donner  »une voix pour les sans voix »

Autant dire que cela représente la grande majorité des djiboutiens

Voici la définition qu’ils se sont donnés et qu’on peut lire sur leur page d’accueil :
 »Ce site vient s’ajouter aux nombreux autres mis en ligne par des djiboutiens vivant au pays, en Amérique du nord et en Europe.

L’objectif premier est d’ajouter une voix, celle des sans voix. Nous allons ajouter notre voix mais aussi, et surtout, notre énergie, pour que notre pays redevienne une terre de partage, une terre de prospérité et une terre de fraternité pour tous ses enfants et nous sommes convaincus que c’est encore possible ».

C’est un programme louable auquel j’adhère sans réserve. Bravo aux animateurs de ce site et longue vie à leur projet.

Saluons également, le blog prolifique ‘’FreeDjibouti’’ qui fournit beaucoup d’articles très intéressants.

Grâce à ces multiples initiatives, les djiboutiens qui ont la possibilité pourront se ressourcer et s’informer. .

AÏNACHÉ

18/12/09 (B529) Les traits de l’Erythrée (2 articles en Français)

____________________________ 2 – NovoPress

Marxisme et mondialisation font bon ménage en Erythrée

Douze africains de l’équipe de football d’Erythrée se sont volatilisés dans la nature à Nairobi. Les joueurs devaient prendre l’avion samedi soir à l’aéroport de la capitale du Kenya à destination de Samara. En mai 2006, quatre hommes du club Red Sea, en déplacement au Kenya pour un match de la Ligue des champions d’Afrique, avaient déjà pris la poudre d’escampette avant de demander l’asile politique.

Il faut dire que ce régime communiste paranoïaque à de quoi faire fuir. Tous les hommes et les femmes non mariées sont soumis au « service national ». Les plus chanceux vont travailler dans un bureau. Les moins chanceux deviennent soldats ou ouvriers pour 20 € par mois.

Bilan des courses, l’Erythrée ne perd pas seulement ses athlètes : 62 000 Érythréens (sur 5,3 millions) ont quitté leur pays en 2009. Ainsi, ce petit pays de la mer Rouge est le second pourvoyeur de demandeurs d’asile au monde. Ils fuient le régime marxiste d’Isaias Afeworki (photo) et son parti unique, le Front pour la justice et la démocratie. Le Soudan est devenu la porte d’évasion des candidats à l’émigration.

Les Erythréens tentent tous les jours de traverser, coûte que coûte, la frontière.

L’espoir idéalisé s’appelle Etats-Unis, Canada, Angleterre ou France. Au final, ces migrants trouvent une nouvelle misère morale et physique dans des nations déjà destabilisées par une immigration massive depuis des décennies. Le communisme et la mondialisation ont un point commun majeur : celui de contribuer à la détresse humaine.

____________________________ 1 – JDD

L’ONU pour des sanctions contre l’Érythrée

Des diplomates occidentaux ont annoncé mardi que le Conseil de sécurité de l’Onu s’est mis d’accord sur une série de sanctions à l’égard de l’Erythrée et de ses dirigeants qui soutiennent les rebelles islamistes somaliens.

Le projet prévoit un embargo sur les armes à destination du pays, ainsi qu’un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l’étranger des membres du gouvernement et des responsables militaires.

La Russie et la Chine, qui sont traditionnellement réticentes à soutenir des sanctions, se sont ralliées au texte soutenu par la majorité des États membres de l’Union africaine.

La Libye a déjà annoncé qu’elle se prononcerait contre.

18/12/09 (B529) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

_______________________ 3 – AFP

Somalie: les shebab s’emparent des bureaux d’une agence de l’ONU

Les islamistes radicaux somalien, les shebab, se sont emparés des locaux d’une agence de l’ONU en charge du déminage (UNMAS) à Baïdoa, dans le sud de la Somalie, après en avoir interdit les activités, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Des combattants shebab ont pénétré jeudi à la mi-journée dans trois locaux d’UNMAS à Baïdoa, chef lieu de la province de Bay et Bakol, à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, a indiqué à l’AFP une source onusienne, qui a requis l’anonymat.

En l’absence de personnels expatriés, les miliciens islamistes ont demandé aux employés somaliens de quitter les lieux. Ils ont ensuite fouillé et pillé méthodiquement les locaux de l’agence onusienne, toujours selon la même source.

Ces locaux sont composés des bureaux d’UNMAS, d’une résidence et d’une maison d’hôtes. Trois ambulances totalement équipées, du matériel médical, des équipements radio et de déminage étaient entreposés sur place, a également précisé cette source.

Des jihadistes étrangers figuraient parmi les assaillants, a indiqué par ailleurs un témoin et notable local.

Personne n’a été blessé dans l’incident, qui est lié au communiqué rendu public le jour-même par les shebab, interdisant les activités d’UNMAS dans les territoires sous leur contrôle dans le centre-sud de la Somalie, selon un rapport de l’ONU dont l’AFP a eu connaissance.

Signé du "Bureau de supervision des agences étrangères" de la milice islamiste, ce communiqué des shebab ordonnait la fermeture immédiate des bureaux de Mine Action, prétextant que l’agence onusienne payait les salaires des policiers du TFG (gouvernement de transition somalien).

Ses personnels auraient "corrompu plusieurs chefs de communautés" et les auraient incités à se rebeller contre l’administration islamique", selon la milice islamiste.

L’UNMAS dispose également de bureaux en zone islamiste à Gedo, Wajjid, Jowhar et Afgoye.

En juillet, les shebab avaient déjà interdit à trois organismes des Nations unies de travailler en Somalie, le PNUD, le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS).

Des locaux de ces trois agences, qualifiées d’"ennemis de l’islam", avaient ensuite été pillés. Des véhicules de l’ONU et des gilets pare-balles volés à cette occasion avaient ensuite été utilisés pour perpétrer un double attentat suicide le 17 septembre à Mogadiscio contre le quartier général de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). 21 personnes avaient été tuées, dont 17 soldats de la force.

Ce nouvel incident intervient alors que les shebab tentent depuis plusieurs semaines d’imposer des conditions drastiques aux organisations humanitaires, notamment dans Bay et Bakol.

Ils entendent imposer par exemple le licenciement de tous les personnels féminins de ces ONGs, et exigent le paiement tous les six mois d’une "taxe d’accréditation" de 20.000 dollars (13.400 euros).

En lutte contre le très affaibli gouvernement de transition, les shebab ("les jeunes" en arabe) contrôlent une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que le centre et le sud du pays, où ils ont commencé à appliquer une version très stricte de la charia (loi coranique).

Ils se réclament ouvertement d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad (guerre sainte) mondial, et comptent dans leurs rangs des combattants étrangers.

_______________________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

Les shebab interdisent à une agence de l’ONU d’opérer en Somalie

Les islamistes radicaux somaliens des shebab ont interdit à une agence de l’ONU en charge du déminage (UNMAC) de travailler dans les zones sous leur contrôle dans le centre-sud de la Somalie, selon un communiqué officiel transmis jeudi à l’AFP.

"A compter de ce jour, l’organisation onusienne Mine Action Center a été fermée", indique ce communiqué, signé du "Bureau de supervision des agences étrangères" de la milice islamiste.

Cette décision a été prise "après un examen approfondi des actions et des motivations cachées de cette organisation" de l’ONU, expliquent les shebab.

"C’est un fait avéré que Mine Action paie les salaires des policiers du TFG (gouvernement de transition somalien)", affirme le communiqué.

Ses personnels "ont tenté de troubler la paix et la justice en corrompant plusieurs chefs de communautés et en les incitant à se rebeller contre l’administration islamique" mise en place par les shebab, toujours selon les shebab.

"Les enquêtes ont également permis de démontrer que Mine Action assurait secrètement le travail d’organisations interdites d’activités" par les shebab, comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

En juillet, les insurgés shebab avaient déjà interdit à trois organismes des Nations unies de travailler en Somalie, le PNUD, le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS).

Des locaux de ces trois agences, qualifiées d’"ennemis de l’islam", avaient ensuite été pillés. Des véhicules de l’ONU et des gilets pare-balles volés à cette occasion avaient ensuite été utilisés par les shebab pour perpétrer un double attentat suicide le 17 septembre à Mogadiscio contre le quartier général de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). 21 personnes avaient été tuées, dont 17 soldats de la force.

En conclusion de leur nouveau communiqué, les shebab promettent "de continuer à réglementer et surveiller les agences étrangères en Somalie, et à protéger les musulmans de tout complot (…)".

Cette interdiction intervient alors que les shebab tentent depuis plusieurs semaines d’imposer des conditions drastiques aux organisations humanitaires, notamment dans la région de Bay et Bakol (centre-sud).

Ils entendent imposer par exemple le licenciement de tous les personnels féminins de ces ONGs, et exigent le paiement tous les six mois d’une "taxe d’accréditation" de 20.000 dollars (13.400 euros).

En lutte contre le très affaibli gouvernement de transition, les shebab ("les jeunes" en arabe) contrôlent une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que le centre et le sud du pays, où ils ont commencé à appliquer une version très stricte de la charia (loi coranique).

Ils se réclament ouvertement d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad (guerre sainte) mondial, et comptent dans leurs rangs des combattants étrangers.

__________________________ 1 – Le Monde

Souvenirs du Shamo de Mogadiscio, par Jean-Philippe Rémy

Shamo Hotel, Mogadiscio, chambre 120.

Le trousseau de clés, emporté par mégarde il y a longtemps, danse dans ma main, à l’autre bout de l’Afrique. Shamo Hotel… Le nom poussait un peu à la plaisanterie, mais seulement en Français. Et depuis longtemps, entre les attentats, les enlèvements et autres circonstances propres à la vie quotidienne dans la capitale somalienne, les étrangers se sont faits rares dans l’établissement de M. Shamo, quartier du Kilomètre 5. Du reste, plus personne n’a le coeur à rire avec le nom ou quoi que ce soit ayant trait au Shamo, frappé par un attentat-suicide le 3 décembre.

Vingt-quatre morts, des blessés par dizaines, des estropiés, aucune revendication, et la fin d’un hôtel, c’est-à-dire la fin d’un monde. La bombe humaine, de sexe masculin, s’était vêtue en femme, voile intégral compris, pour dissimuler les explosifs sous les plis du costume que les islamistes ont imposé aux Somaliennes au cours des deux dernières décennies. Le kamikaze a fait jaillir la mort au milieu d’une foule venue assister à une remise de diplômes, cérémonie qui se tenait dans la célèbre salle des mariages à distance de l’Hôtel Shamo.

Ainsi va la vie à Mogadiscio. Les jeunes hommes de la diaspora somalienne, éparpillés sur la planète, notamment en Scandinavie et en Amérique du Nord, continuent de vouloir prendre femme dans leur pays. Nul n’envisage de sceller ces unions sans un grand mariage traditionnel. Compte tenu des dangers de Mogadiscio, la cérémonie a souvent lieu en l’absence du marié. Les familles sont réunies, les chants et les danses ont lieu devant l’oeil d’une caméra. Le tout se retrouvera sous forme de film agrémenté de musiques et de prières et la jeune mariée pourra rejoindre à l’étranger son nouvel époux, dûment munie du DVD de leur union à Mogadiscio. On ne filmera plus ces mariages au Shamo.

Tout de même, le bâtiment principal, derrière la salle des mariages à distance, a tenu bon, et l’hôtel est toujours debout. Dans les couloirs, on trouve toujours des piles de carapaces de tortues, échouées d’on ne sait quel trafic ; des salons avec fauteuils, divans, rideaux épais pour se protéger du soleil et des oreilles indiscrètes, ou prier des nuits entières avec les membres des confréries soufies.

Sur les murs de l’entrée, les grands panneaux en laque rouge, cloués à la hussarde, accueillent toujours le client occasionnel. Sous l’épaisse couche de poussière se laissent deviner des motifs évoquant… la Chine ? Gagné. Il s’agit de paravents qui ornaient l’ambassade de Chine de Mogadiscio, pillée en 1991 lors de l’effondrement et, disons, chinés par M. Shamo dans le grand marché aux puces qu’était devenu la capitale somalienne.

Drapeaux rouges, bloc communiste, comme tout ceci semble déjà lointain, vu de Mogadiscio. D’autres pans d’histoire ont surgi aussitôt, en remplacement, en même temps que d’autres clientèles. Pilotes ukrainiens, techniciens chinois venus monter des pylônes pour sociétés de téléphonie somaliennes. A une époque, on pouvait croiser une équipe de médecins égyptiens dont certains étaient de vrais médecins, et d’autres envoyés à Mogadiscio pour donner un coup de main clandestin aux insurgés islamistes, alors en guerre contre l’armée éthiopienne. Entre l’Ethiopie et l’Egypte se joue une sorte de petite guerre froide sur fond de dispute des eaux du Nil, dont l’une des tranchées modestes passe, quelle malchance, par la Somalie.

Le soir, on trouvait aussi quelques chefs traditionnels (ugas), des hommes d’affaires de la ville, venus passer la nuit quand les bombes tombaient trop dru sur leur quartier. Dehors, le tonnerre des combats approchait parfois, mais semblait s’arrêter au grand portail, comme si l’hôtel avait été un refuge contre l’orage, en montagne.

En 1991, M. Shamo n’avait pas échappé aux pillages, perdant presque tout, boutiques et entrepôts. Il avait rebondi en ouvrant l’hôtel. Dans son clan, qui revendique des origines dans la péninsule Arabique et la lointaine Shiraz (Iran), on cultive depuis des siècles l’interdiction de porter les armes et l’amour des affaires. Mais comment commercer sans armes dans Mogadiscio sans état ? M. Shamo avait résolu la contradiction en entretenant une discrète milice miniature, et en tissant mille liens avec tous les patrons de la violence en ville, des ex-seigneurs de la guerre aux insurgés islamistes.

La "sécurité" du Shamo avait ses quartiers derrière la salle des mariages à distance. Son chef, Ber-ber, est mort récemment des suites de ses blessures (Le Monde du 11 juin). Finalement, M. Shamo s’en est allé aussi, il y a quelques mois, d’une crise cardiaque foudroyante. Comme s’en était allé déjà Ibrahim, l’homme qui servait avec la même grâce les langoustes et la chèvre bouillie dans la salle à manger, combinant l’élégance discrète d’un ancien cuisinier de l’ambassade d’Italie et la barbe roussie au henné des pieux somaliens.

M. Shamo n’avait jamais été ce qu’il convient d’appeler un rigoriste en matière de religion. Dans sa jeunesse, il avait même été l’un des play-boys de la capitale, connue pour ses plages (le Lido !) et ses night-clubs, trop nombreux pour être mentionnés. Un soir, alors que nous regardions depuis la terrasse de l’hôtel les départ de Katiouchas de l’armée éthiopienne en direction du grand marché de Bakara, il avait soupiré : "La vie était si belle, peut-être avons-nous trop péché. Maintenant, nous payons."

18/12/09 (B529) Yémen Express (1 article en Français)

___________________ 1 – Senego avec AFP

Yémen: raids simultanés contre Al-Qaïda, au moins 28 extrémistes tués

Les forces de sécurité ont tué jeudi au Yémen au moins 28 membres d’Al-Qaïda et capturé 17 dans des opérations simultanées qui ont permis de déjouer des attentats suicide contre des intérêts étrangers, selon le ministère de la Défense.

Les forces de sécurité ont tué jeudi au Yémen au moins 28 membres d’Al-Qaïda et capturé 17 dans des opérations simultanées qui ont permis de déjouer des attentats suicide contre des intérêts étrangers, selon le ministère de la Défense.

L’offensive la plus importante a visé un camp d’entraînement d’Al-Qaïda dans la région d’Abyane (480 au sud-est de Sanaa), et selon des responsables locaux, les bombardements aériens ont atteint « par erreur » un village voisin du camp, faisant un nombre indéterminé de morts parmi la population civile.

Selon un communiqué du ministère de la Défense, « les forces de sécurité, appuyées par l’aviation, ont mené un raid contre un centre d’entraînement d’Al-Qaïda dans la région d’Abyane tuant entre 24 et 30 éléments dont des étrangers qui supervisaient l’entraînement ».

Un responsable local contacté par téléphone par l’AFP a affirmé que les bombardements qui visaient le camp d’entraînement avaient débordé « par erreur » sur le village d’Al-Maajala, en faisant état d’une cinquantaine de morts dont un nombre indéterminé de civils. Ce bilan n’a pu être confirmé officiellement.

La région d’Abyane, qui fait partie de l’ancien Yémen du sud, est devenue ces dernières années une zone de regroupement de combattants islamistes, dont des vétérans d’Afghanistan, qui échappe au contrôle des forces de sécurité.

Une autre opération a visé un groupe du réseau extrémiste à Arhab, une zone contrôlée par les tribus à quelque 35 km au nord de Sanaa. Quatre membres d’Al-Qaïda y ont été tués, a ajouté le communiqué. Le groupe « préparait des attentats suicide contre des installations et des intérêts étrangers et yéménites, ainsi que contre des écoles ».

Au total dix-sept extrémistes ont été arrêtés lors des raids. Les forces de sécurité « ont mené des perquisitions dans plusieurs repaires d’Al-Qaïda à Sanaa où 13 terroristes ont été arrêtés », alors que quatre extrémistes ont été arrêtés à Arhab, selon le communiqué.

Le ministère de la Défense a affirmé qu’il s’agissait « d’opérations préventives réussies » contre des éléments d’Al-Qaïda « qui planifiaient des attentats ». Selon un responsable yéménite qui a requis l’anonymat, les forces de sécurité ont mené ces opérations après des informations sur une « importante opération planifiée par Al-Qaïda à Sanaa ».

Le Yémen, pays d’origine d’Oussama ben Laden, le chef d’Al-Qaïda, a été le théâtre ces dernières années d’attentats contre des missions diplomatiques, des installations pétrolières et surtout des touristes étrangers. Certains attentats ont été revendiqués par Al-Qaïda.

Neutralisé en Arabie saoudite, Al-Qaïda semble avoir trouvé un second souffle au Yémen voisin, au point que certains experts avertissent que ce pays pauvre du sud de la péninsule arabique pourrait devenir un nouveau sanctuaire pour le réseau extrémiste.

L’administration du président américain Barack Obama a dit surveiller attentivement le Yémen et la Somalie, craignant qu’Al-Qaïda ne s’y renforce en réaction au tour de vis que les Etats-Unis espèrent imposer à cette organisation en Afghanistan et au Pakistan.

Le 7 décembre, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a évoqué à Washington avec son homologue saoudien Saoud Al-Fayçal, la situation au Yémen où le pouvoir central est en guerre contre la rébellion zaïdite dans le nord du Yémen frontalier de l’Arabie saoudite. Ce conflit a débordé en Arabie saoudite après le meurtre d’un garde-frontière saoudien début novembre.

Depuis, l’Arabie saoudite a bombardé des positions des rebelles au Yémen

17/12/09 (B529) Situation à Djibouti. Un lecteur nous envoie plusieurs liens avec des sites de Somalie qui dénoncent en Anglais la politique du régime djiboutien, les actions de Guelleh et de son épouse. (En anglais)

____________________________ 1 – Somalinet.com

Lien général avec le forum :
http://www.somalinet.com/forums/viewforum.php?f=245&sid=0702d30f29a68767d5b02ecfd736a464

Plusieurs articles intéressants, parmi beaucoup d’autres :

How the IOG weathers the political storm of Somaliland ?
http://www.somalinet.com/forums/viewtopic.php?f=245&t=232089&sid=75ede7cb37400be40fad37f3e3828cd8

The first lady of Djibouti fosters renowned criminal


http://www.somalinet.com/forums/viewtopic.php?f=245&t=232817
&sid=0b6dd35c054cf305b3568612c079fb0c#p2671006

_______________________________ 2 – Labo 22 (Blog)

Djibouti’s labor market ethnic cleansing by Somalilander


http://labo22.wordpress.com/



18/12/09 (B529) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. L’arrivée de la première famille de réfugié pour une réinstallation en France et un énorme couac administratif, côté français.

Une première : Mme Karera Hassan Ali est bien arrivée en France avec ses deux enfants, hier jeudi 17/12.

Un premier couac du côté des autorités françaises. Elle n’était pas attendue contrairement aux dispositions administratives en vigueur pour l’accueil des réfugiés.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, il semble que cette famille n’ait pas voyagé sur le vol direct Addis Abeba qui a atterri à 5h45, où un membre de l’ARDHD l’a attendu en vain. Il semble qu’elle soit passée d’abord par Israël, puis Londres, avant d’arriver à Paris vers 16:00h où aucun fonctionnaire français ne l’attendait.

Fort heureusement, Mme Karera a pu avertir une famille d’origine djiboutienne qui a accepté de la prendre en charge avec ses deux enfants jusqu’à lundi. L’ARDHD est intervenue auprès de l’OFII pour que la solution d’hébergement lui soit assurée dès lundi, avec prise en charge et assistance pour le dépôt de sa demande en préfecture qui ouvre aussi les droits à l’assurance maladie (CMU).

Que s’est-il passé ?

Selon les informations dont nous disposons, les services de l’OIM d’Addis Abeba n’auraient pas averti leur bureau de Paris, qui n’a donc pas fait suivre l’information à l’OFII (Office français pour l’immigration et la réinstallation), en charge d’organiser les places en centre de transit puis d’hébergement pour les réfugiés.

Nous en saurons plus d’ici lundi !