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05/02/10 (B536) LDDH : LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L’ETAT – REPUBLIQUE DE DJIBOUTI. (Jean-Paul Noël Abdi)

Djibouti, le 1er février 2010

Excellence,

Je tiens à vous rappeler qu’à la fin de l’année 1999 jusqu’au 7 janvier 2000 (un mois avant la signature de Paix à Paris), la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait à maintes reprises exhorter le nouveau pouvoir à ouvrir le dialogue avec l’opposition armée afin de mettre fin au conflit civil qui n’avait que trop duré.

Cet appel a été entendu puisque votre nouveau gouvernement de l’époque a signé deux Accords de Paix avec le FRUD-armé de feu regretté Ahmed Dini.

Cette paix que votre Gouvernement, avec le soutien de l’Union Européenne, des USA et de bon nombre de pays amis de la Communauté internationale, a signé avec le Frud-armé l’Accord de Paix du 12 mai 2001.

Il est déplorable d’avoir constaté que votre gouvernement ait violé cet Accord et qu’ensuite l’autre partie l’ait dénoncé !

Cela c’est du passé et c’est l’avenir de notre pays qui inquiète au point tous les Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) au regard de la zone de très fortes turbulences que traverse notre Patrie, car le spectre de la guerre civile est là sur tout notre Territoire et frappe sourdement aux portes de la capitale…

C’est pourquoi, nous réitérons notre Appel d’urgence, une semaine avant le 7 février 2010, 10ème Anniversaire de la signature de Paix à Paris, pour :

  • le strict respect du dernier Accord de Paix signé le 12 mai 2001 ;
  • une rapide nouvelle orientation politique en vue des élections libres, équilibrées, équitables et concertées avec tous les dirigeants politiques, sans discrimination aucune ;
  • un dialogue ouvert à tous sans distinction aucune, car la situation et les priorités politiques l’exigent.

Dans le contexte actuel très sensible, il est urgent d’agir vite car vous êtes le premier Magistrat, garant du Respect de la Constitution et la première autorité habilitée d’initier un dialogue franc et sincère avec toutes les Forces de l’Opposition, qu’il serait condamnable d’ignorer, afin d’éviter à les pousser dans leurs derniers retranchements ce qui ouvrirait la voie dangereuse de la violence politique déjà latente et au chaos qui ne peuvent qu’engendrer des recours aux répressions violentes difficilement maîtrisables à long terme.

A nouveau en cette fin de mandat agité, l’Histoire et la Paix civile vous interpellent directement !

Il vous appartient de prendre à nouveau une Décision politique courageuse dans le cadre de la prévention d’un nouveau conflit imminent!

Cette initiative personnelle entre dans le cadre de nos missions de prévention et de résolution des conflits et n’a d’autre objectif que d’apporter la contribution de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) à la définitive restauration de la Paix civile et la concorde nationale aujourd’hui plus gravement menacées qu’hier!

Dans l’espoir qu’une oreille attentive sera cette fois encore prêtée à cet appel, je vous prie d’agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments déférents !

NOEL ABDI Jean-Paul

05/02/10 (B536) Un peu de retard dans la mise à jour des informations régionales, qui devrait être rattrapé vendredi soir. (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD prie les internautes de l’excuser, car la mise à jour des nouvelles de la région a pris un peu de retard depuis deux jours. Cela est dû au fait que l’équipe s’est mobilisée pour accueillir les familles de réfugiés djiboutiens, afin qu’ils ne se sentent pas isolés pour leurs premiers pas sur le sol français.

Vendredi soir, le retard devrait être rattrapé.

Comme toujours, dans ces circonstances, nous privilégions les informations qui ont trait directement à Djibouti et qui sont mis en ligne sans retard.

Avec toutes nos excuses.

04/02/10 (B536) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Ce matin, trois familles sont arrivées à Paris !!

L’ARDHD était présente pour accueillir les trois familles de réfugiés djiboutiens (neuf personnes au total) en provenance d’Addis Abeba.

L’OFII avait délégué une représentante et ils ont été immédiatement pris en charge par « France Terre d’Asile » qui les a conduit en autocar vers le centre de Créteil.

Après une nuit passée à Créteil, ils devraient être acheminés vers la Ville de Clamecy où des logements leur seront attribués et où ils seront assistés pour effectuer les démarches administratives, afin d’obtenir les papiers de résidence en France.

Pour tous les membres de la communauté djiboutienne de France qui souhaiteraient leur rendre visite, comme nous l’espérons, la Ville de Clamecy se situe à environ 210 kms au sud de Paris.

Dés leur arrivée, ils ont pu s’entretenir par téléphone avec Omar Ali Gabassé, qui attendait ce moment avec impatience …

 


En dépit des fatigues du voyage, ils étaient tous heureux d’être enfin accueillis par la France après les seize années de « galère » qu’ils ont vécues en Ethiopie.

Bienvenue à Toutes et à Tous !

03/02/10 (B536) Inutile de resservir la sempiternelle image du « verre à moitié vide ou à moitié plein » pour imager les résultats de la visite éclair du président Nicolas Sarkozy, ces jours derniers à Djibouti. ( par Bouh Warsama)

Nul n’est besoin de tordre la langue de bois d’Ismaïl Omar Guelleh, squatter du Palais de l’Escale se grattant le ventre bien rebondi, pour parler de la « meilleure entente possible » entre Nicolas Sarkozy et lui ou d’encenser le supposé bien fondé d’une escale déterminante à Djibouti lors du voyage du président français.

– Mieux vaut admettre l’amère réalité !

Le contenu de l’entretien lors de cette escale de nuit…….. (45 minutes, de l’atterrissage à Ambouli au redécollage, donc tout au plus 25 minutes de discussions) a été d’une banalité désarmante ; platitude diplomatique à considérer comme un quasi fiasco complet.

Imaginez, ne serait-ce qu’un instant, que le président français ait fait une escale technique à Djibouti sans sortir de son avion, sans aller à la rencontre d’IOG et qu’il n’ait pas fait de déclaration officielle de quelques mots sur quatre points essentiels que sont :

1°) un projet de nouvel accord de partenariat de défense, destiné à remplacer l’accord conclu en 1977 mais jamais signé par Djibouti (sur le fond, cela fait plus de 20 ans que le sujet est sur la table) ;

2°) la nécessité de soutenir le gouvernement fédéral de transition somalien.
(Une guerre qui enrichit de manière exponentielle quelques-uns au détriment de tous les autres. Les populations somaliennes étant les otages et victimes innocentes de l’odieuse mascarade dans laquelle IOG a une grande part de responsabilités car, moyennant finances, il approvisionne en armes lourdes et légères mais aussi en munitions, alternativement l’une et l’autre des factions qui s’opposent ) ;

3°) la lutte contre la piraterie au large de la Corne Est de l’Afrique.
(Ismaïl Omar Guelleh et son entourage sont « parties prenantes » financières et grassement payées car jouant les supposés intermédiaires dans le processus de libération des otages…
Observons que dans cette hypocrisie, certains pirates et faux religieux extrémistes tentent d’investir financièrement partie du montant des rançons payées dans l’immobilier et autre à Djibouti avec l’aval du Palais de l’Escale) ;

4°) le soutien au gouvernement du Yémen dans sa lutte contre le terrorisme
(Souvenons-nous d’une époque pas si lointaine où, dans un camp militaire djiboutien, étaient discrètement formés des « agitateurs et des poseurs de bombes » missionnés ensuite pour aller commettre des attentats faisant d’innocentes victimes au Yémen, en Ethiopie, en Somalie…voire jusqu’au Kenya……)

Ceci revient à dire que pour le Président Sarkozy, ne pas rappeler le soutien global de la France ceci aurait été considéré par le « diplomatiquement correct et bien pensant » comme un acte délibéré de provocation et de discrédit vis-à-vis de l’actuel pouvoir djiboutien, fusse t-il autoproclamé et tyrannique !

Une négligence, un manquement symbolique consistant à jeter officiellement une pierre dans la « mare déjà fort nauséabonde » du tyran djiboutien alors que l’on sait qu’il est de plus en plus contesté tant sur le plan national qu’international ; ne serait qu’en raison d’une corruption galopante et entretenue, du détournement sans limite des aides internationales au développement et qu’il a déjà été condamné officieusement moult fois pour ses méthodes et pratiques pour le moins expéditives et sanguinaires…à Djibouti comme dans toute la région de la Corne Est de l’Afrique.

– ABORKU WUXUU QORIGA KA XAGTAA GUDAHA

Si l’opposition politique djiboutienne en exil avait pleinement joué son rôle et désigné son leader, homme rassembleur et de bon sens (CALLOL-ADAG) pour affronter politiquement et ouvertement Ismaïl Omar Guelleh, les soutiens occidentaux apportés au Tyran auraient été bien différents et nous n’en serions pas là.

Faute de cela, au sein de l’opposition les uns et les autres ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes et se donner enfin les moyens de leurs ambitions pour l’Union ; car dans ce CALOOLWEYNAD (Marasme) la France et tous les Occidentaux ne veulent et ne voudront demain qu’un seul interlocuteur crédible pour succéder à IOG, comme nous l’avons sans cesse répété.

– Le « grand Génie » au bord du gouffre !

Lors de cette escale technique de l’avion présidentiel français, l’occasion était inespérée pour un Ismaïl Omar Guelleh qui avait l’impératif besoin d’une grande déclaration de soutien de la France et de sa caution pour une troisième autoproclamation.

Caution qui, si elle était officialisée lors d’une visite officielle, serait une atteinte grave aux Droits de l’Homme émanant du président conduisant aux destinées de la France, « Pays des Droits de l’Homme », et qui se ferait au grand dam d’une opposition politique djiboutienne qu’IOG veut contraindre, asservir et mettre, comme à son habitude, devant le fait accompli.

Des hommes et des femmes d’opposition traités le plus souvent en parias par le Tyran djiboutien, en résidence surveillée à Djibouti ou justes bons à ramasser les miettes du statut de « réfugié politique » car indirectement pris en otages….dans des pays occidentaux qui ne sont pas le leur.

En fait de génie… « Ismaïl Bobard » a toujours eu celui de plonger Djibouti et ses populations dans une tyrannie déguisée, sans fin et doublée de pénuries sans fond dans un Etat policier.

Sous son règne, il y est quasi impossible de parler ouvertement de politique, exception faite dans les mabrazes et entre vrais amis…, impossible de monter un quelconque projet industriel ou commercial qui n’ait pas reçu le sceau du pouvoir et qui contraint chaque mois, et bien plus souvent que cela, à mettre la main au porte-monnaie pour soutenir les, paraît-il, « œuvres sociales » de son Excellentissime Sérénité ou de Kadra Haïd.

Alors que les 2 premières années de règne étaient faites de grandes déclarations tonitruantes à faire rêver bien des crédules qui depuis sont revenus sur terre…, d’année en année IOG est allé de régression en régression politique, économique et sociale pour en arriver à une situation catastrophique de laquelle il ne peut plus se dépêtrer…

L’homme qui donne un bon exemple, construit d’une main, celui qui conseille utilement et donne le bon exemple construit à deux mains ; mais qui s’instaure en donneur de bonnes leçons mais agit en mauvais exemple, construit d’une main et détruit de l’autre.

C’est ainsi qu’Ismaïl Omar Guelleh a façonné le Djibouti ; son mauvais comportement a été contagieux, il est aujourd’hui dépassé par ses « élèves » WARAABE….et par Kadra………

– « WARAABUHU WUXUU KU NOOLYAHAY XAYAWAANAADKA BAKHTIYA … »

L’hyène se nourrissant d’animaux …morts, lentement et dans le cas présent elle détruit de l’intérieur le tyran djiboutien comme elle a détruit, un à un, tous les hommes de sa vie ou qui se sont opposés à elle.

Guelleh semble ne rien voir ni rien comprendre de cette stratégie, passant son temps à se regarder le nombril en continuant de s’admirer dans son artificiel miroir, faisant entretenir un culte ubuesque de sa « petite personnalité ». Lorsque la colère domine, il n’hésite pas à lancer des répressions diverses et aveugles confiées à la police politique composée pour partie de « Barbares sans foi ni loi ».

Le Djibouti d’Ismaïl Omar vit sous le népotisme, le clientélisme s’appuyant sur le détournement des aides financières internationales pour le Développement, avec les incendies criminels de masures, l’expulsion de la capitale par l’emploi des armes à l’encontre de populations pauvres afin de tenter de masquer les incuries du régime politique en matière de lutte contre la pauvreté et d’aménagement cohérent de la capitale.

Le but de ces opérations étant un soit disant combat mené contre l’insécurité ; en fait pour obtenir ainsi des aides extérieures à fonds perdus et pour faciliter grandement les spéculations immobilières locales.

A ceci s’ajoute un infâme génocide par déplacement avec emploi des armes perpétré sur les populations, occupants légitimes du nord du pays, aux fins de les repousser bien au-delà de la frontière pour les remplacer ensuite, famille par famille puis clan par clan, par des populations étrangères « importées » et surtout plus complaisantes avec le pouvoir actuel du Palais de l’Escale………

Toute Femme, tout Homme épris (e) de liberté ne peut éprouver qu’un profond dégoût et une infinie tristesse quand il est le spectateur impuissant d’une telle parodie de gouvernement djiboutien actuel.

Profond dégoût à l’égard des Afars qui participent, directement ou indirectement, au génocide lancé contre leur propre peuple.

Quant au sort de l’opposition politique djiboutienne il est d’autant plus poignant que cette opposition – hormis celle de façade – n’est pas seulement l’otage d’Ismaïl Omar Guelleh mais aussi la prisonnière d’un labyrinthe diplomatique occidental, en apparence inextricable.

Le cynisme absolu dont fait usage sans vergogne Ismaïl Omar Guelleh et qui caractérise ses relations internationales devrait savoir s’imposer quelques frontières – fussent-elles de pures formes – et pas seulement répondre à des impératifs « moraux ». C’est une question de bon sens et d’efficacité.

-JIRJIRROOLAYAASHU WAXAY AWOODAAN INAY MIDABKA BEDELAAN

Si le président Nicolas Sarkozy venait à cautionner, d’une manière ou d’une autre, une falsification de la Constitution djiboutienne octroyant une troisième autoproclamation au Tyran Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays, voire un mandat à vie, que vaudrait alors la sacro sainte parole de la France – déjà fort limitée, voire même en piteux état, dans bien des dossiers en Afrique et au Moyen Orient ?

Aussi longtemps qu’IOG règnera de manière tyrannique sur les populations de ce « petit pays du bout du monde » qu’il a prises en otage, en n’effectuant que des « escales techniques » à Djibouti et non point des visites officielles ayant valeur d’outrancières scènes théâtrales, avec distribution gratuite de chaussures et de sacs de riz pour inciter les populations à se déplacer sur ordre du palais de l’Escale, ou par l’emploi de la force et des armes, le président français n’aura pas à renier les Droits de l’Homme, tout comme les conditions de bonne gouvernance qui devraient prévaloir à Djibouti.

02/02/10 (B536) ALERTE ROUGE / Encore un énorme Bobard façon Guelleh ??? Urgence pour 14 jeunes étudiants, sans ressource, en Inde !

Quatorze étudiants djiboutiens « majors » de l’Université de Djibouti en 2008, titulaires d’une bourse, nous ont envoyé un appel désespéré, car le Gouvernement de Guelleh et son ministre des Finances n’ont pas respecté leurs engagements en réglant leurs frais d’inscription dans une faculté indienne où ils avaient été envoyés. Selon les victimes le Consulat djiboutien en Inde refuse de les prendre au téléphone, et pour le moment, de les faire rapatrier au pays.

Au même moment, La Nation vante les mérites d’un prêt aux jeunes diplômés ….

Les quatorze étudiants, sur la base des informations qu’ils nous ont envoyés dimanche soir, auraient été mis en demeure de quitter leur université et les logements, lundi 1er février. Sans nouvelle d’eux, si leur appel de dimanche soir est confirmé, nous imaginons qu’ils doivent errer, sans le sou dans une ville indienne.

Et l’on vante de la possibilité d’accorder un crédit aux jeunes diplômés.

Encore un effet d’annonce à la Guelleh, pour obtenir des soutiens au viol constitutionnel qu’il se prépare à accomplir ?

Il serait peut-être temps d’accorder d’urgence 14 crédits à ces jeunes désemparés, afin que dans la meilleure des hypothèses, ils puissent reprendre leurs études et retrouver leurs logements sur le campus de l’université indienne et au pire, qu’ils puissent s’acheter un billet de retour.

__________________________ Extrait La Nation

Crédit jeune diplômé au chômage :
Un nouveau pari pour le FDED

Le Fonds de Développement Economique de Djibouti va prochainement procéder au lancement d’un nouveau produit «le crédit jeune diplômé». Cette nouvelle initiative permettra à cette institution d’élargir son champ d’action en ciblant une nouvelle clientèle plus jeune, plus ambitieuse, plus dynamique et présentant une potentialité débordante. En outre, mettre l’accent sur les jeunes djiboutiens diplômés va influer positivement sur la croissance économique à laquelle aspire le pays. Une lueur d’espoir semble donc se dessiner à l’horizon à travers ce projet pilote qui confirme la volonté de l’institution de jouer pleinement son rôle de catalyseur de développement économique et social.

Le crédit jeune diplômé est un produit financier complexe, composé d’un programme de formation permettant, aux jeunes porteurs d’idée entrepreneuriale, de se familiariser avec les procédures nationales de création d’entreprise, la gestion d’entreprise ainsi que les différentes démarches à entreprendre pour la création d’entreprise. Ce projet prévoit, par ailleurs, un programme d’assistance technique pour la transformation de l’idée de création d’entreprise en projet de création d’entreprise, d’un suivi du jeune entrepreneur dans la phase de démarrage de l’entreprise.

Le Crédit Jeune est un crédit soutenu par l’État à travers la mise en place d’un fonds géré par le Fonds Développement Économique de Djibouti (FDED) dans le cadre du programme Crédit Jeune. Destiné aux jeunes diplômés désireux de créer leur propre entreprise, ce projet est financé en partie par l’État, sous forme d’une ligne de financement assortie de conditions financières souples, ainsi que par la Banque régie par la convention « fonds de garantie pour la création de la jeune entreprise ». Les conditions d’éligibilité consiste, essentiellement, à être de nationalité djiboutienne, âgé entre 20 à 30 ans et présenter un projet viable de première installation ou de création validé par le FDED avec un montant d’investissement ne dépassant pas les sept millions de nos francs.

Financer les projets viables générateurs de revenus et d’emploi. Initier la jeunesse djiboutienne à l’entreprenariat semblait utopique. Cependant, depuis déjà deux ans, le Fonds a marqué des réalisations notoires, notamment, grâce aux financements octroyés pour la création d’entreprise de certains projets.

Ce nouveau projet, qui consiste à financer des projets de PME ou PMI portés par des jeunes, est né de la confiance du Fonds en la capacité de la jeunesse djiboutienne, en la compétence de son administration à pouvoir gérer et assister les jeunes promoteurs dans l’élaboration et la réalisation de leur projet.

En outre, le FDED, à travers «le crédit jeune», a placé le souci des jeunes diplômés au cœur de ces préoccupations. Il est à noter que ce projet résulte de la détermination du gouvernement «à assister les jeunes diplômés pour l’auto-emploi, par la création d’entreprise afin de mettre fin à leurs inquiétudes et de leur redonner espoir». «Réduire le chômage est une priorité nationale». La facilitation de l’accès au prêt aux jeunes en est la preuve concrète de la volonté du gouvernement de vouloir «intégrer chaque composant de la société» afin d’optimiser les compétences pour un développement économique stable et durable.

Initier les jeunes à l’entreprenariat.La mise en place d’une politique d’investissement pour former les jeunes diplômés à l’entreprenariat, permet à la fois d’assurer aux jeunes une porte d’entrée dans le monde des entreprises après les études ainsi que la mise en valeur du système éducatif et de l’enseignement supérieur.

Il s’agit de «susciter et de développer chez les jeunes diplômés et les jeunes étudiants l’esprit d’entreprenariat, de créativité, apporter un appui à la mise en œuvre de projets pérennes conçus par ces jeunes, promouvoir un cadre de concertation, de partenariat des différents acteurs institutionnels concernés par le développement de la micro-entreprise» serait, d’après le communiqué qui nous ait parvenu, les objectifs généraux de ce projet. «Le présent projet a été élaboré suite à la collaboration étroite entre plusieurs institutions étatiques impliquées directement ou indirectement dans le développement (ANPI, ANEFIP, UD, ADDS).

A ce titre, de nombreuses réunions du Comité Technique regroupant l’ensemble de ces partenaires ont été organisées en vue de définir la stratégie de mise en œuvre du projet «crédit jeunes diplômés» d’une part et d’autre part de déterminer le rôle respectif de chaque institution impliquée » selon la même source.

En s’attaquant directement au problème des jeunes diplômés rongés par le désarroi, le gouvernement entend assigner au FDED un instrument capital dans la lutte contre la pauvreté. Initier les diplômés à l’entreprenariat va permettre de préparer la jeunesse à la responsabilité, la gestion, l’organisation et, par ricochet, d’élargir le marché de travail. Ainsi dans le cadre de la mise en application de ce projet une campagne de sensibilisation et d’information, concernant le dépôt des dossiers et les modalités à suivre, est prévue à partir de février 2010.

02/02/10 (B536) Radio-Trottoir / Petites nouvelles du front (Infos lecteur)-Article illustré le 3/02 – 10h00

1°) (Alerte Rouge) Rétorsion contre l’Inde (?)

On apprend que
la police djiboutienne a arrêté et fait incarcerer M. Khotary, riche homme d’affaires, d’origine indienne, mais résidant à djibouti depuis plus de 45 ans. Officiellement le motif serait l’embauche illégal de personnes sans papier.

Les observateurs estiment qu’il pourrait s’agir d’un moyen de rétorsion, à la suite de l’infomation publiée sur le site de l’ARDHD, au sujet des 14 étudiants djiboutiens abandonnés par le régime d’IOG, à leur triste sort, dans une ville d’Inde, sans logement ni argent.

Nouvel acte de piraterie, mais commis à Djibouti ?

Guelleh espère-t-il faire prendre en charge leur scolarité (ou leur rapatriement) par le Gouvernement indien, en échange de la libération de M. Kothary, devenu son otage politique de circonstance ?


2°) Le fils « d’un voleur présumé » en prison. « Bon sang ne saurait mentir ? »

a) Le fils de l’ancien chef de protocole de Gouled (M. Chaker) qui travaillait chez Massida avec un salaire de 900.000 Fdj serait accusé d’avoir détourné 30 millions de Fdj. Il a été incarcéré à Gabode.

b) En même temps, son père « Chaker » (l’ancien chef de protocole) devra répondre d’une plainte pénale qui a été deposée devant le Parquet par ses frères et soeurs qui lui reprochent d’avoir détourné plus 200 millions FDJ sur l’héritage de leurs parents.

C’est Djama grandes oreilles qui a le dossier en main. Il appliquera certainement la décision qui lui sera dictée par Guelleh et poursuivra ou abandonnera les poursuites.

Chaker aurait-il intérêt à partager le montant de son butin (si le détournement dont il est accusé, était établi) avec Paulette ? Elle, elle saura intercéder en sa faveur et lui éviter un séjour en maison de repos à Gabode … !

01/02/10 (B536) Les Al Shabab mettent Djibouti en garde contre l’envoi de troupes en Somalie // France 24 avec Reuters : Les Shebab font officiellement allégeance à Al-Qaïda (Info lecteur)

Le mouvement islamiste des Shebab annonce dans un communiqué s’être allié à un autre groupe rebelle appelé Kamboni. Ensemble, ils ont "décidé de rejoindre le djihad international d’Al-Qaïda", précisent les islamistes.

Le mouvement islamiste somalien Al Chabaab a conclu une alliance avec un autre groupe rebelle, Kamboni, implanté dans le sud du pays, et a prêté officiellement allégeance à la mouvance Al Qaïda dans sa “guerre sainte”.

La Somalie n’a plus de véritable gouvernement central depuis vingt ans et se trouve plongée dans une anarchie sanglante dont cherchent à profiter factions politiques rivales, extrémistes religieux, bandes criminelles, pirates de l’océan Indien et du golfe d’Aden.

Dans un communiqué daté de vendredi dernier et dont Reuters a obtenu lundi une copie, le groupe Al Chabaab (“La Jeunesse”, en arabe), annonce s’être allié avec la milice rebelle Kamboni, basée à Kismayo, un port du sud du pays.

“Nous avons décidé de rejoindre le Djihad nternational d’Al Qaïda (…) Nous avons également décidé d’unir les moudjahidine (combattants) d’Al Chabaab et de Kamboni pour libérer l’Est et la corne de l’Afrique actuellement sous le joug de chrétiens minoritaires”, précise ce communiqué.

“Nous nous sommes unis pour renforcer la force militaire, les ressources économiques et politiques de nos moudjahidine afin de mettre fin à la guerre voulue par les colonisateurs et de prévenir les attaques des chrétiens qui ont envahi notre pays.”

Le terme de “chrétiens” fait probablement référence aux troupes éthiopiennes qui sont intervenues en Somalie fin 2006 pour chasser de Mogadiscio le régime des “tribunaux islamiques”, ainsi qu’aux soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Amisom actuellement déployée à Mogadiscio.

Tirs d’artillerie à Mogadiscio

Ce communiqué est apparemment dû à plusieurs dirigeants rebelles comme Cheikh Hassan Turki, chef de la milice Kamboni, et le numéro un d’Al Chabaab, Ahmed Abdi Godane.

Selon les spécialistes de la région, les effectifs d’Al Chabaab s’élèvent à 5.000 hommes, ceux de la milice Kamboni à quelques centaines de combattants.

Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins 16 personnes ont été tuées et 70 autres blessées dans la capitale Mogadiscio, où l’armée a riposté à des tirs de mortiers sur le palais présidentiel.

La violence politique et religieuse en Somalie a fait 21.000 morts et un million et demi de personnes déplaceés en trois ans.

Le ministre somalien des Affaires étrangères, Ali Jama Jangeli, a demandé vendredi lors d’un sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, le renforcement de la mission de l’UA en Somalie.

Ses homologues kényan et soudanais l’ont soutenu dans cet appel que Djibouti avait précédé en annonçant le déploiement de 450 soldats.

Dimanche, un porte-parole d’Al Chabaab, Cheikh Ali Mohamoud Rage, a invité Djibouti à revoir sa décision.

La force africaine de maintien de la paix en Somalie est constituée de 5.000 soldats ougandais et burundais sous-équipés, dont les moyens sont trop faibles pour assurer efficacement la sécurité.

01/02/10 (B536) Miguil, le sinistre de la Santé djiboutienne, recherche-t-il de nouvelles sources d’enrichissement personnel du côté de l’Algérie ??? Mais les dirigeants de cette dernière, qui ont peut-être des informations sur l’avidité maladive de cet homme, bottent en touche et lui opposent un refus diplomatique poli / Algérie Focus Le ministre djiboutien de la Santé demande l’aide de l’Algérie en matière de formation des ressources humaines

Le ministre djiboutien de la Santé, Abdallah Abdiallah Miguel, a demandé à son homologue algérien, Saïd Barkat, d’apporter un soutien à son pays en matière de formation de ressources humaines dans le domaine de la santé. Le responsable djiboutien, qui a coprésidé avec M. Barkat une réunion des experts de la santé des deux pays, a affirmé que son pays « compte sur l’aide de l’Algérie en matière de formation des cadres de la santé et des paramédicaux ». « Nous attendons de l’Algérie qui a de l’expérience dans ce domaine de former nos étudiants et de nous orienter pour relancer notre système de santé », a-t-il ajouté.

Après avoir donné un aperçu sur la situation du secteur de la santé dans son pays et les réformes engagées depuis 2005, le ministre a dit « je ne suis pas en Algérie pour demander une aide matérielle ou financière mais plutôt pour tirer profit de la grande expérience de l’Algérie en matière de formation ».

La République de Djibouti voudrait tirer profit de l’expérience algérienne dans le domaine de la formation à la faveur des investissements engagés dans le secteur de la santé notamment pour le développement de la faculté de médecine et la conversion de l’hôpital central de la capitale en un centre hospitalo-universitaire.

Par ailleurs, M. Abdallah Abdiallah qui a qualifié sa visite en Algérie d’ »importante » a exprimé le besoin de son pays de s’approvisionner en produits pharmaceutiques d’Algérie.

Pour sa part, M. Barkat a réitéré la disponibilité de l’Algérie à apporter son aide à la République de Djibouti en raison des problèmes qu’elle rencontre dans le domaine de la Santé. Le ministère de la Santé, a-t-il ajouté, a apporté son aide à la partie djiboutienne à chaque fois que ce pays le demandait notamment pour la formation des cadres et paramédicaux. Des promotions d’étudiants djiboutiens sortent chaque année de l’université algérienne dans différentes spécialités médicales et paramédicales, a rappelé le ministre, soulignant que 75 étudiants djiboutiens étaient en formation en Algérie.

La demande de Djibouti en matière de formation est « en nette progression, toutefois l’Algérie ne peut répondre à ce besoin cette année car les étudiants djiboutiens n’ont rejoint l’Algérie qu’après le début de l’année universitaire », a-t-il fait noter.

Le ministre djiboutien qui se rendra dans les hôpitaux de Beni Messous et Ben Aknoun et l’Institut national de la santé publique (INSP) devra clore sa visite par la signature d’un accord de coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé.