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26/12/2015 (Brève 570) Alerte rouge pour éviter la mort d’un homme. Saïd Houssein Robleh nous envoie un SOS poignant … Face à un drame humaitaire annoncé, la France a le droit et le devoir d’apporter une solution humanitaire adaptée.

Said Houssein Robeh, député djiboutien, blessé par ballesChacun peut imaginer que l’évacuation sanitaire vers un hôpital spécialisé de M Saïd Houssein Robleh, (blessé volontairement par balle, sur ordre du dictateur sanguinaire qui tient Djibouti par la force et la terreur) député, membre du conseil de l’USN (groupement de 7 partis d’opposition) et animateur au sein de la LDDH (Ligue djiboutienne des Droits Humains), puisse poser deux types de problème :

– 1°) un problème diplomatique entre la France et Djibouti
– 2°) un problème financier.

Mais quand la vie d’un homme est en danger immédiat de mort, il est temps que la diplomatie et ses complications inutiles s’efface devant l’action humanitaire. N’est-ce pas un ministre français qui avait élaboré et mis en oeuvre le droit et le devoir d’ingérence humanitaire ?

Après la publication du message de Saïd Houssein Robleh, nous lançons un appel à tous les citoyens pour qu’ils fassent pression, afin que Saïd Houssein Robleh soit évacué de toute urgence vers la France.

________________ Message reçu accompagné d’une lettre manuscrite de demande d’asile et de secours adressée S.E. l’Ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti

Je vous ecris depuis mon lit d’hopital Bouffard.
Je suis pas evacué depuis 5 jours en France et ma demande d’asile politique à la Répiblique française est sans reponse jusquaujourdhui.
Je veux pas mourrir sous les negociations des interets de 2 Etats à savoi la France et Djibouti comme le juge Borrel.
Veuillez faire savoir mon message de detresse au monde libre.

________________________________________

Sur la base de cet appel et des informations que nous recevons de plusieurs sources crédibles, nous lançons un appel aux autorités françaises, afin qu’elles prennent en compte, l’urgente nécessité d’évacuer M Saïd Houssein Robleh, pour des raisons humanitaires et quels que soient les problèmes diplomatiques qui devront être traités ultérieurement.

Nous attendons de la France un geste courageux, humain et généreux pour sauver un Défenseur des Droits Humains, un député et un jeune djiboutien en danger de mort.

Nous appelons toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens, en particulier et plus généralement les citoyens qui se sentent concernés par la situation à prendre contact avec le Ministère français des Affaires étrangères, les Services du Premier Ministre et l’Ambassade de France à Djibouti, pour leur rappeler que, faute d’une décision courageuse, la France portera le poids de la responsabilité de tout ce qui pourra arriver à Saïd Houssein Robleh. Toutes ces autorités ne pourront pas dire ensuite, qu’ils ne savaient pas ….

24/09/10 (B570) Le Journal de la Flibuste – un navire espagnol libère un bateau de pêche kenyan en Somalie – L’UE étend sa couverture anti-piraterie dans l’océan Indien (2 articles)

______________ 2 – AFP

Piraterie: un navire espagnol libère un bateau de pêche kenyan en Somalie

Le navire amphibie espagnol "Galicia" a libéré vendredi un bateau de pêche kenyan capturé par des pirates dans les eaux somaliennes, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

"Le navire de l’armée espagnole, qui patrouillait dans les eaux de l’océan Indien, a détecté le radar arrêté du bateau piraté", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les militaires, qui ont aperçu les membres du bateau –un dhow, embarcation traditionnelle de la corne de l’Afrique– leur faire des signes pour attirer leur attention, ont procédé à l’assaut du bateau, en accord avec l’opération européenne anti-piraterie Atalanta.

A bord se trouvaient "quatre pirates qui ont reconnu leur condition et ont été interpellés sans opposer de résistance", indique le communiqué.

Les dix pêcheurs libérés ont expliqué qu’au moment de la libération, leur bâteau était à la dérive car il n’avait plus de carburant. Une deuxième embarcation venait alors de s’enfuir, avec les armes et le reste des pirates à son bord.

Un hélicoptère du "Galicia" tente maintenant de localiser cette deuxième embarcation.

L’Espagne participe activement à l’opération européenne Atalanta qui a permis en 2010 de désarticuler 85 organisations criminelles et plus de 1.000 pirates, soit cinq fois plus qu’en 2009.

______________ 1 – Fenêtre sur l’Europe

L’UE étend sa couverture anti-piraterie dans l’océan Indien

La mission navale de l’Union européenne au large de l’Afrique orientale a annoncé, le 22 septembre, qu’elle élargissait ses opérations de lutte contre la piraterie face à une menace croissante de Somaliens loin de leur "terrain de chasse" traditionnel.

“Les unités d’EUNAVFOR pourront désormais opérer plus efficacement plus à l’Est dans l’océan Indien, ce qui leur permettra davantage de perturber et de dissuader les pirates dans cette vaste région”, a précisé le major-général Buster Howes, le commandant de la mission.

24/09/10 (B570) Nouvelles de Somalie – Chiquer du khat « contribue à la recrudescence de la TB à Burao » – Les civils pris entre deux feux – Kouchner dénonce un « attentat immonde », demande à l’ONU un « effort » – creuser pour avancer dans le champ de bataille urbain de Mogadiscio (4 articles)

____________ 4 – IRIN News (ONU)

SOMALIE: Chiquer du khat « contribue à la recrudescence de la TB à Burao »

Le nombre de patients tuberculeux a augmenté à Burao, dans la république indépendante autoproclamée du Somaliland, en Somalie, en raison de la consommation de khat et des déplacements de population de plus en plus nombreux, provoqués par la sécheresse et le conflit, selon des responsables.

« A l’heure actuelle, le centre hospitalier de Burao a admis 130 hommes et 30 femmes au service de traitement de la tuberculose [TB] », a indiqué à IRIN Abdijibar Mohamed Abdi, directeur du service de traitement de la tuberculose de l’hôpital. « Une des raisons qui expliquent le taux élevé d’infection chez les hommes, c’est qu’ils passent de longues heures à chiquer du khat dans des pièces mal aérées. Ces hommes sont également plus exposés en raison de la faim et du manque de sommeil, car ils chiquent le plus souvent la nuit ».

L’hôpital a soigné 1 200 patients tuberculeux depuis 2009, a expliqué le docteur Abdi. Il fournit des médicaments à 250-300 tuberculeux chaque trimestre, en vertu du système DOTS (traitement de courte durée sous supervision directe) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le cadre duquel les travailleurs de la santé s’assurent que les patients prennent les doses de médicament qui leur ont été prescrites, a-t-il ajouté.

Autre facteur de recrudescence, a indiqué le docteur Abdi, le manque d’accès des communautés nomades aux centres de santé.

« Ces personnes ne s’installent nulle part et ne sont peut-être pas suffisamment sensibilisées à la TB. Comme il est difficile de communiquer avec elles car bon nombre d’entre elles font paître leurs troupeaux loin des centres de santé, certaines finissent par contribuer à la propagation de la TB », a-t-il dit.

En outre, a-t-il expliqué, de nombreuses personnes déplacées par la sécheresse ou le conflit ne viennent pas se faire soigner. « Lorsque les gens se trouvent dans de telles conditions d’urgence, leur propre santé n’est pas la priorité ».

Selon le docteur Abdi, l’hôpital a récemment construit deux unités de traitement de la tuberculose supplémentaires pour pouvoir faire face à l’augmentation du nombre des patients.

Problèmes de santé publique

« Une des raisons qui expliquent le taux élevé d’infection chez les hommes, c’est qu’ils passent de longues heures dans des pièces mal aérées » Pour Hussein Mohumed Hog, médecin représentant du ministère de la Santé du Somaliland, la tuberculose est un problème de santé publique « énorme » dans la région de Togdheer, où se situe Burao, et la gestion de la maladie est d’autant plus compliquée que les travailleurs de la santé n’ont pas été rémunérés depuis quatre mois.

« La région de Togdheer [dans l’est] affiche un des taux de TB les plus élevés, pourtant les travailleurs de la santé n’ont pas perçu de salaire pendant la période de transition, depuis les élections présidentielles de juin ; cela fait l’objet d’une des plaintes que nous avons reçues de la part du personnel », a dit le docteur Hog. « Le ministère est en train de procéder au versement de ces salaires et prévoit de rouvrir la plupart des centres de santé mère-enfant des zones urbaines de l’est du Somaliland pour assurer le suivi des cas de TB ».

Selon d’anciens rapports du ministère somalien de la Santé, Togdheer, Mudug et Bay comptent parmi les régions du Somaliland qui affichent des taux de tuberculose élevés, a indiqué le docteur Hog.

Le centre hospitalier de Burao a été construit en 1945, sous l’empire britannique.

Selon le docteur Abdi, les autorités locales de Burao ont, depuis lors, rénové la structure, qui bénéficie également de financements accordés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cela a permis d’assurer que les populations urbaines aient facilement accès à un centre de santé offrant des services de traitement de la tuberculose, a-t-il dit.

« Nous ne manquons pas de médicaments ; nous les obtenons auprès du Fonds mondial, par l’intermédiaire de World Vision International et de l’OMS », a dit le docteur Abdi. « La communauté commerçante locale soutient aussi certaines structures de l’hôpital ».

_______ 3 – Radio Canada avec AFP et Presse canadienne

Les civils pris entre deux feux

Au moins 21 civils ont été tués et 86 autres blessés quand des insurgés islamistes ont attaqué les forces gouvernementales et la force de paix de l’Union africaine (AMISOM) à Mogadiscio, la capitale de la Somalie.

Les combats se sont déroulés à l’aube au nord et au sud de la ville, où sont situées les forces du gouvernement de transition (TFG) et celles de l’AMISOM.

Selon le chef du service d’ambulances de Mogadiscio, Ali Muse, la plupart des civils ont été victimes de bombardements sur le marché densément peuplé de Bakara.

Un obus est entre autres tombé sur un camion rempli de passagers.

Je n’ai jamais vu un tel bain de sang, neuf personnes sont mortes d’un coup à Bakara.

— Abdirahman Adan, témoin.

Le porte-parole de l’AMISOM, Ba-Hoku Baridgye, a déclaré que 25 combattants islamistes ont été tués dans les districts de Hodan et Holwadag tandis qu’un soldat a perdu la vie et deux autres ont été blessés.

Cette attaque vient après l’annonce par le groupe militant al-Shabab, le mois dernier, d’une « nouvelle » guerre contre le gouvernement somalien fragile. Le groupe militant a lancé une offensive le 23 août qui a duré plus de 10 jours et qui a forcé les troupes du TFG à abandonner plusieurs de leurs positions avancées.

Plus de 7000 soldats de l’Union africaine sont stationnés à Mogadiscio pour protéger le gouvernement transitoire, qui a l’appui des Nations Unies.

La Somalie n’a pas eu de gouvernement fonctionnel depuis 1991 et les militants d’al-Shabab, considérés comme les plus dangereux du pays, désirent renverser le gouvernement transitoire et gouverner le pays selon une interprétation stricte de l’Islam.

Au cours des trois dernières années, il est estimé que le conflit entre les forces gouvernementales et les militants a coûté la vie à plusieurs milliers d’habitants de Mogadiscio et déplacé des centaines de milliers d’autres.

Selon plusieurs associations de défense des droits de la personne, les forces armées ainsi que les militants ont tiré sur des quartiers densément peuplés au cours de la bataille de Mogadiscio.

L’AMISOM affirme tout faire pour épargner la vie des civils. De son côté, le gouvernement somalien a déclaré que des militants tués pendant les combats sont parfois inclus comme civils dans les bilans.

______________________ 2 – AFP

Somalie: Kouchner dénonce un "attentat immonde", demande à l’ONU un "effort"

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a condamné jeudi un nouvel "attentat immonde" des insurgés islamistes à Mogadiscio, demandant aux agences de l’ONU de "faire un effort" avant une réunion aux Nations-unies sur la Somalie.

Les shebab ont lancé jeudi une nouvelle attaque à Mogadiscio contre les forces gouvernementales et la force de paix de l’Union africaine (Amisom), au cours de laquelle au moins 19 civils ont été tués, ont indiqué des sources médicales et des témoins.

"Il y a encore un attentat immonde avec des femmes et des enfants qui ont été tués dans Mogadiscio, et nous attendons que se manifeste avec plus de fermeté la communauté internationale", a dit à l’AFP le ministre français, avant de prendre part à un mini-sommet sur la Somalie à l’occasion de l’Assemblée générale.

"Nous soutenons le gouvernement légal (de transition, TFG), mais il faut que cela se traduise par quelques victoires sur le terrain. On ne peut pas simplement défendre deux quartiers de Mogadiscio, ce que les forces des Nations-unies font d’ailleurs très bien", a-t-il observé.

"Il va falloir que se manifestent d’autres forces populaires pour soutenir ce gouvernement", a estimé le ministre.

"Nous allons dire (à la réunion) qu’au moins les agences des Nations-unies doivent faire un effort", a-t-il ajouté.

M. Kouchner a observé que "la France a entraîné 2.000 soldats" somaliens censés renforcer le pouvoir légal face aux insurgés. "Mais où sont ces soldats. Je voudrais bien savoir à quoi ils servent et à qui ils obéissent?", a-t-il dit.

Cette nouvelle attaque shebab intervient après une violente offensive lancée le 23 août par les insurgés dans la capitale et qui a duré près d’une dizaine de jours. Les forces du TFG avaient alors abandonné plus d’une dizaine de leurs positions avancées sur les lignes de front, forçant l’Amisom à intervenir pour les remplacer.

______________________ 1 – AFP

Somalie: creuser pour avancer dans le champ de bataille urbain de Mogadiscio

Hervé BAR

Cela s’appelle la "tactique du trou de souris et du tunnel". Dans Mogadiscio en guerre, les troupes ougandaises de la force africaine (Amisom) mettent en oeuvre une nouvelle méthode pour progresser, maison par maison, vers les positions des insurgés shebab.

A coup de pioches et de pelles, en un long travail de fourmis, les soldats déployés sur la ligne de front d’Hodan, en plein centre de la capitale, se font un chemin dans un dédale d’habitations abandonnées et de ruelles sablonneuses.

Ce qui fut sans doute autrefois un quartier cossu, avec ses agréables villas au jardinet ombragé dissimulées derrière de hauts murs d’un blanc immaculé, n’est plus qu’une ville fantôme aux façades éventrées par la mitraille.

Sacs plastiques souillés et douilles d’armes automatiques jonchent des allées devenues de minces sentiers, mangées par les épineux.

Tels des squelettes d’acier, des carcasses tordues de voitures encombrent carrefours et arrière-cours, témoignages des batailles de rues acharnées qui se sont déroulées ici.

Appuyés par des miliciens pro-gouvernementaux du chef de guerre Yousouf Mohamed Zihad Indaade, les soldats ougandais y sont stationnés dans le poste de Terabunka face aux shebab.

De cette place forte avancée, qu’ils occupent depuis près d’un mois et défendue par des chars T-72, les hommes de l’Amisom affirment avoir pris possession en trois semaines d’environ 25 maisons, progressant de plus 200 mètres en direction du marché de Bakara, un bastion de l’insurrection.

"Tant que nous le pouvons, nous avançons. Lentement mais sûrement, nous arriverons à Bakara", promet le colonel Anthony Lukwabo, patron du secteur.

Aux grandes avancées en engins blindés sur les axes routiers, l’Amisom privilégie là une discrète tactique du grignotage. "Si je passe par les grandes rues, les insurgés me voient et déclenchent leur feu", explique l’officier.

On circule d’une habitation à l’autre par un tortueux réseau de trous, chemins de traverse et échelles de bois. Chaque pouce de terrain conquis est fortifié en poste de combat et occupé par des soldats en armes.

Au hasard de ce labyrinthe, une vingtaine d’hommes creusent une allée poussiéreuse et remplissent des sacs de sable: "ils se préparent à faire mouvement", chuchote leur chef.

Derrière les battants de fer rouillé d’un portail brinquebalant, une patrouille se repose dans la pénombre d’une bâtisse en ruines.

Dans le jardin de mauvaises herbes, un militaire tout sourire fait réchauffer la popote sur une bûche enflammée.

A l’étage, une mitrailleuse lourde pointe par la lucarne d’une pièce couleur pastel, sans doute une ancienne chambre d’enfant, vestige émouvant d’une paisible vie de famille engloutie.

Sur le toit en terrasse, un mortier de 60 mm et un lance-grenades en batterie. Protégé par une muraille de sacs de sable kaki, des soldats scrutent les lignes ennemies presque prises à revers. Les tirs des snipers insurgés sifflent aux oreilles.

"Peu à peu nous approchons de l’objectif", poursuit le colonel Lukwabo, "j’ouvrirai le feu le moment venu".

"Capturer une zone, la consolider, puis avancer de nouveau", résume le porte-parole de l’Amisom, le major Ba-Hoku Barigye: "c’est simple mais ça marche", assure-t-il.

Pour l’armée ougandaise, plus habituée à la guerre de bush, c’est une étape de plus dans son apprentissage du combat en ville sur le champ de bataille de Mogadiscio.

Difficile de juger de l’efficacité de la méthode. De facto, les Ougandais occupent aujourd’hui une zone contrôlée il y a quatre mois encore par les insurgés, à environ 700 mètres au nord du carrefour stratégique "K4".

"Elle nécessite cependant un important déploiement en hommes", remarque le major Ba-Hoku, alors que l’Amisom, forte de 7.200 Ougandais et Burundais, souffre d’un cruel manque d’effectifs

24/09/10 (B570) Yémen Express – la menace d’Al-Qaïda s’amplifie, l’aide se fait attendre (1 article)

__________________ 1 – AFP

Yémen: la menace d’Al-Qaïda s’amplifie, l’aide se fait attendre

Wissam KEYROUZ

Huit mois après sa création dans le but de soutenir Sanaa face à Al-Qaïda, le forum des "Amis du Yémen" se réunit vendredi à New York alors que la menace du réseau d’Oussama ben Laden s’intensifie et que les aides promises se font attendre.

C’est la revendication par Al-Qaïda au Yémen de la tentative d’attentat de Noël dernier contre un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit qui avait précipité la constitution de ce forum. Mais depuis, Al-Qaïda s’est montré de plus en plus agressif et ses militants affrontent désormais ouvertement l’armée yéménite dans le sud du pays.

"Depuis la dernière réunion des Amis du Yémen en janvier à Londres, les développements ont clairement pris une tournure négative", estime Nicole Stracke, analyste au Gulf Research Center basé à Dubaï.

"L’état de la sécurité se détériore, notamment dans le sud du Yémen, et la crise économique au Yémen s’aggrave", ajoute-t-elle.

"Al-Qaïda est devenue plus puissante depuis le début de l’année, et a changé de stratégie au cours des derniers mois, en menant notamment des attaques bien préparées contre les institutions militaires et sécuritaires", précise-t-elle.

L’armée yéménite est ainsi engagée depuis près d’une semaine dans des combats contre des militants présumés d’Al-Qaïda retranchés dans la ville de Houta (sud-est), après avoir conduit une bataille rangée pendant cinq jours contre des partisans du réseau dans une autre ville sudiste, Loder.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) a également revendiqué la semaine dernière, pour la première fois, l’enlèvement d’un haut responsable de la sécurité dans le nord du Yémen et avait revendiqué en avril un attentat manqué contre l’ambassadeur britannique au Yémen.

La réunion de New York doit "évaluer les progrès enregistrés depuis celle de janvier", selon un communiqué conjoint de ses co-présidents, le Yémen, l’Arabie saoudite et la Grande-Bretagne.

Jusqu’à présent, les pays donateurs n’ont versé que 15% d’une aide de 5,7 milliards de dollars promise en 2006 à Londres, selon le ministre yéménite des Affaires étrangères Abou Bakr al-Kourbi.

Les monarchies pétrolières du Golfe devaient à elles seules verser 2,5 milliards de dollars de cette somme.

"Les pays du Golfe ne veulent pas fournir une aide budgétaire au gouvernement yéménite, de crainte qu’elle ne soit utilisée à d’autres fins", estime Neil Partrick, consultant spécialisé dans le Golfe.

"Ils imposent des critères stricts qui exigent une capacité de planification de projets identifiables que Sanaa ne possède pas", ajoute-t-il.

Le principal dirigeant sudiste yéménite en exil, Ali Salem al-Baid, qui réclame l’indépendance du Sud, a pour sa part appelé les "Amis du Yémen" à "surveiller l’utilisation des fonds" afin que Sanaa ne les détourne pour acheter "des armes dirigées contre les habitants du Sud".

Il a accusé dans un communiqué publié jeudi le président Ali Abdallah Saleh d’exagérer sciemment la menace d’Al-Qaïda dans le pays "pour obtenir l’appui des pays occidentaux et des aides financières".

Un avis partagé par Mohammad Zahir, professeur de sciences politiques à l’Université de Sanaa, selon lequel "le gouvernement tente d’exagérer la menace d’Al-Qaïda et de créer des épouvantails pour obtenir des aides étrangères et conforter sa position".

"Le véritable problème au Yémen n’est pas Al-Qaïda mais la corruption et l’absence d’un Etat de droit", estime-t-il, appelant les "Amis du Yémen", "s’ils veulent vraiment nous aider, à faire pression sur le gouvernement pour qu’il lutte contre la corruption et instaure un Etat de droit".

24/09/10 (B570) A lire sur LOI cette semaine

DJBOUTI

Me Aref a pris 20% dans "Bakchich"
Ancien opposant qui s’est rapproché du président Ismaïl Omar Guelleh au début des années 2000, et ne l’a plus quitté depuis lors, l’avocat djiboutien Aref Mohamed Aref a acquis environ 20% du capital de la société éditrice du journal satirique français Bakchich. (…)

Le général Benoît Puga, 57 ans, chef d’état-major particulier du président Nicolas Sarkozy depuis mars, doit se rendre à Djibouti en novembre. (…)

L’opposition se cherche à Paris
L’homme d’affaires Abdourahman Boreh a réuni des dirigeants de l’opposition dans son appartement parisien. (…)

Stratex Djibouti
Pour mener à bien les travaux d’exploration sur les six permis miniers totalisant 535 km2 qu’elle a obtenus à Djibouti (LOI nº1287), la compagnie britannique Stratex International Plc, cotée sur l’AIM de Londres, a créé une filiale locale. (…)

Djibouti préfère Washington à Paris
Avant la fin de l’année devrait se tenir la troisième phase des discussions sur la révision des accords de défense entre la France et Djibouti. Ces négociations tournent toujours autour de l’aspect financier.(…)

ERYTHREE

Nouvelle salve de permis miniers
Dix-huit compagnies étrangères détiennent déjà des permis miniers en Erythrée. Et les autorités d’Asmara doivent sans cesse répondre à de nouvelles demandes de concessions. (…)

ETHIOPIE

La promotion des Tigréens continue
Le gouvernement s’emploie à promouvoir les Tigréens. Et pas seulement dans l’armée et les organes de sécurité. (…)

Nicolas Sarkozy en Ethiopie en 2011 ?
Les autorités françaises planchent sur l’éventualité d’une visite du président Nicolas Sarkozy en Ethiopie l’année prochaine. Un tel déplacement n’est, à ce jour, pas du tout assuré, mais ceux qui y sont favorables estiment que le président français a un coup diplomatique (…)

SOMALILAND

Défi sécuritaire pour le président Silanyo
Deux mois après sa prise de fonction le 27 juillet, le nouveau président somalilandais Silanyo est confronté à une première crise sécuritaire sérieuse. (…)

24/09/10 (B570) Hyères : Des fournitures pour Djibouti (Var-Matin)

Les élèves du collège Marcel-Rivière ont collecté crayons, cahiers et autres fournitures scolaires pour les envoyer à Djibouti.

Cette opération, lancée par la Marine nationale et son bâtiment, la frégate « Aconit », a trouvé sa concrétisation hier matin. Le matériel a été embarqué à bord en présence des élèves de la cinquième Lindbergh. « Au total, dix cartons ont été hissés à bord, tous à destination d’une école primaire de Djibouti », expliquent Sandrine Langlois, Cécile Mathey-Fille et Cynthia Pardini, professeurs au collège et accompagnatricesdu projet. Durant le voyage de l’ « Aconit », du 7 au 16 octobre, les élèves échangeront des mails avec deux maîtres en second de la frégate. Histoire d’apprendre la vie à bord, l’océan Indien et les grands espaces.

24/09/10 (B570) Radio-Trottoir .. Un Officier Supérieur du SDS se met à table…

_____________________ Note de l’ARDHD
La source qui nous a fait parvenir ce document et ces révélations est sérieuse et crédible.

Cependant
comme nous ne sommes pas en mesure de vérifier de telles affirmations, nous recommandons aux lecteurs, d’en prendre connaissance avec la plus extrême précaution, tant que les faits n’aurons pas reçu de preuves ou de confirmation.

___ Présentation du témoignage d’un officier du SDS, recueilli par un correspondant

Les mobiles de l’Affaire de l’assassinat du Colonel Abdillahi Mouhoumed, second de la SDS après Hassan Said alias Madoweh ont-ils été élucidés par un Officier Supérieur du SDS ?

Avant de s’exprimer, cet officier nous a adressé cette recommandation que nous respecterons scrupuleusement « Je vous demande de ne pas divulguer mon nom car il y va de ma sécurité et de celle de ma famille, car je connais très bien les méthodes de mes amis de notre Corps la SDS ».

Je vais essayer en quelques mots de vous donner les raisons exactes de l’assassinat du Colonel Abdillahi avec qui j’ai souvent travaillé.
Il me confiait souvent certaines actions délicates notamment en matière de renseignement à haut niveau.

Dans le cadre de nos relations, il m’avait demandé au début de l’année 2010 de faire des recherches sur les liens entre certaines hautes personnalités avec d’une part, les trafiquants des faux dollars, des blanchissements de l’argent sale, d’une autre part avec les Pirates de mer.

Vers la fin de nos enquêtes, nous avons été amenés à nous pencher sur de possibles liens entre Al Qaïda et le Chef de l’Etat, car le Colonel avait découvert, par hasard, une piste étrange qui montrait des connexions entre cette organisation et la plus haute autorité de l’Etat djiboutien.

J’ai remis mes recherches sur les Pirates et les blanchiments d’argent, ainsi que sur les daux Dollars.

Quelque temps Le Colonel a été mis en disgrâce. J’en ai été très affecté pensant que cela était la conséquence du résultat de mes enquêtes. Je me suis rendu chez lui et c’est là qu’il m’a dit
la vérité.

Ce n’est pas tellement vos enquêtes qui ont causé ma mise sur la touche, mais ce sont les découvertes sur des liens possibles qui pourraient exister entre IOG et Al Qaïda.

Un mois avant son décès, nous avons appris qu’il avait été évacué d’urgence par les Américains sur Dubaï car il avait été déjà empoisonné, probablement à titre de premier avertissement.

Dès son retour et une fois que j’ai su qu’il était rétabli, je me suis rendu de nouveau chez lui. Il m’a dit en
souriant qu’il venait de remettre l’intégralité de ce dossier explosif au FBI.

J’ai tout de suite compris qu’il était en danger de mort. Son assassinat ne m’a pas étonné.

Information d’un Officier de la SDS

23/09/10 (B570) Nouvelles de Somalie – nouvelle attaque shebab à Mogadiscio, au moins 19 civils tués – l’ONU appelle le gouvernement à « mettre fin à ses divisions internes » – « Fish-Barda », avant-poste de l’Amisom sous le feu des jihadistes – La France condamne avec la plus grande fermeté l’attentat (4 articles)

__________________________ 4 – AFP

Somalie: nouvelle attaque shebab à Mogadiscio, au moins 19 civils tués

Les insurgés islamistes shebab ont lancé jeudi une nouvelle attaque à Mogadiscio contre les forces gouvernementales et la force de paix de l’Union africaine (Amisom), au cours de laquelle au moins 19 civils ont été tués, ont indiqué des sources médicales et des témoins.

Les combats ont éclaté à l’aube dans plusieurs quartiers de la capitale somalienne, a constaté le correspondant de l’AFP.

Les insurgés ont attaqué les positions des forces du gouvernement de transition (TFG) et de l’Amisom sur les lignes de front au nord et au sud de la ville, avec de violents échanges d’artillerie.

"Nous avons compté 19 civils tués dans les combats jusqu’à présent, au moins 86 ont été blessés. La plupart ont été victimes de bombardements sur le marché de Bakara", un bastion de l’insurrection, a indiqué à l’AFP le chef du service de ambulances de Mogadiscio, Ali Muse.

"C’est un désastre, ils ont tué des civils innocents en bombardant un marché densément peuplé", a-t-il accusé.

"Je n’ai jamais vu un tel bain de sang, neuf personnes sont mortes d’un coup à Bakara" quand un obus de mortier s’est abattu sur un camion rempli de passagers, a raconté un témoin, Abdirahman Adan.

"Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes", selon un autre témoin, Ahmed Abdulahi, interrogé par l’AFP.

Les combats se poursuivaient de façon sporadique à la mi-journée dans les districts d’Hodan et Holwadag (sud), Bondhere et Shibis (nord).

Cette nouvelle attaque shebab intervient après une violente offensive lancée le 23 août par les insurgés dans la capitale et qui a duré près d’une dizaine de jours. Les forces du TFG avaient alors abandonné plus d’une dizaine de leurs positions avancées sur les lignes de front, forçant l’Amisom à intervenir pour les remplacer.

A l’issue de cette offensive, les shebab se sont notamment rapprochés à un pâté de maisons d’un axe stratégique, l’avenue Maka al-Mukarama qui relie le port et l’aéroport, un corridor vital pour la force de paix.

Les civils sont de loin les principales victimes de la bataille de Mogadiscio. S’il n’existe pas de données fiables sur le nombre exact de victimes civiles, plusieurs milliers d’habitants de Mogadiscio sont morts dans les combats ces trois dernières années et des centaines de milliers ont été déplacés au moins une fois.

Plusieurs associations de défense des droits de l’Homme ont accusé les deux camps de tirs indiscriminés sur des quartiers densément peuplés.

L’Amisom affirme tout faire pour épargner les civils tandis que le gouvernement a assuré que des insurgés ayant péri dans ces combats étaient parfois inclus dans les bilans en tant que civils.

"Au moment où ils arrivent à l’hôpital, les corps ont été débarrassés de leurs armes, munitions et autre attirail et ils ont l’air de civils ordinaires", affirmait récemment le ministère de l’Information dans un communiqué.

"Nous savons que des civils sont blessés ou tués dans les combats (…) mais nous soupçonnons qu’une partie des pertes civiles enregistrées soient aussi composées d’extrémistes tués dans les combats", poursuivait le communiqué.

__________________________ 3 – AFP

Somalie: l’ONU appelle le gouvernement à "mettre fin à ses divisions internes"

La démission du Premier ministre somalien est une "nouvelle manifestation des disputes" au sein du fragile gouvernement de transition (TFG) qui doit mettre un terme au plus vite à "ses querelles internes", a estimé mercredi l’envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, Augustine Mahiga "a pris acte de la décision du Premier ministre Omar Abdirashid Sharmarke de démissionner dans l’intérêt de la paix et de la stabilité en Somalie".

Cette démission est cependant "une nouvelle manifestation des graves querelles au sein du TFG", selon M. Mahiga, qui "espère que le TFG mettra fin maintenant à ses divisions internes l’ayant empêché de mener des tâches essentielles".

Cette démission est l’épilogue d’une interminable crise à la tête du TFG qui paralysait depuis des mois l’activité d’un gouvernement soutenu à bout de bras par la communauté internationale et dont l’autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio.

Elle est intervenue une dizaine de jours après une violente offensive des shebab dans la capitale, qui a vu la déroute des forces pro-gouvernementales, sauvées in extremis par la contre-attaque des soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Union africaine (Amisom, 7.200 hommes).

"Le leadership somalien doit rester uni et concentré sur son travail, moins d’un an avant la fin de la période de transition en août 2011 et alors qu’il reste un travail énorme à accomplir", a souligné l’envoyé spécial de l’ONU.

M. Mahiga a appelé les responsables somaliens "qui soutiennent la paix et la sécurité à montré qu’ils peuvent travailler ensemble", au moment où "la communauté internationale et le peuple somalien attendent l’unité de leur leaders, et non des crises politiques récurrentes".

__________________________ 2 – AFP

Mogadiscio: "Fish-Barda", avant-poste de l’Amisom sous le feu des jihadistes

Hervé BAR

Caché dans les étages d’un immeuble éventré par les obus, un sniper allongé sur une planche de bois, immobile comme une statue, scrute la ligne de front dans la lunette de son fusil Dragonov.

Le canon d’acier noir pointe au travers d’un trou en forme d’oeil de boeuf dans la façade, stigmate d’un récent assaut des shebab. Un coup de feu claque, la douille brûlante est éjectée sur le sol carrelé dans un tintement métallique.

A un jet de pierre du vieux port de Mogadiscio, la position de "Fish-Barda" défend le flanc nord des zones sous contrôle de la force de l’Union africaine (Amisom) dans la capitale face aux insurgés islamistes.

"L’ennemi est là, à moins de 300 mètres", explique le lieutenant Kananza, longiligne officier qui commande ce poste avancé de l’armée ougandaise.

De cette ancienne station de police de cinq étages, il ne reste qu’une ruine, plantée au milieu d’un tas de gravats comme une fusée de béton sur son pas de tir.

"C’est une position stratégique", explique le colonel Francis Chemo, commandant de ce secteur de la capitale. "Elle domine toute la zone, verrouille l’accès au vieux port et empêche le ravitaillement des insurgés par la mer".

Fish-Barda a été évacué en catastrophe par les éléments de police du TFG (gouvernement) peu après le début d’une vaste offensive shebab le 23 août.

Plus d’une dizaine de positions ont été ainsi abandonnées sous la pression des insurgés, mettant un moment l’Amisom en difficulté et la forçant à contre-attaquer.

Occupé deux jours par les assaillants, Fish-Barda a finalement été repris par les soldats ougandais de l’Amisom, avec l’appui de leurs engins blindés et chars T-70, au terme de quatre heures d’affrontements.

L’arme à l’épaule, les militaires empruntent une succession d’échelles de bois posées dans la cage d’ascenseur noircie par les flammes pour monter à leurs postes de combat.

Sur le carrelage poussiéreux, une longue traînée de sang séchée: "le cadavre d’un des leurs que les shebab ont emporté", lance un sous-officier.

Dans une pièce vide aux murs crasseux couverts de graffitis obscènes, une mitrailleuse PKM est installée devant une fenêtre en partie obstruée par de vieux cartons.

Une lègère brise marine vient rafraîchir les combattants trempés de sueur sous leur lourd gilet par-balles, accroupis derrière leurs sacs de sable, le regard tendu vers les lignes ennemies.

Un lit de camp repose à même le sol, un reste de riz dans une assiette en plastique traîne sur une caisse de munitions. "Nous sommes sur nos gardes 24h/24, les shebab peuvent lancer un assaut à tout moment", souligne le lieutenant Kananza, talkie-walkie crachottant collé à l’oreille.

Le no man’s land qui sépare les belligérants est une succession de maisons éventrées, étouffées par la broussaille, dont les courettes ou anciens jardins ne sont plus que des décharges encombrées de pourritures.

Une minuscule tâche sombre se détache un instant entre deux murs blancs immaculés grêlés d’éclats: un "combattant shebab", réagit le servant de la mitrailleuse.

Une rafale assourdissante déchire l’air, à laquelle répondent des coups de feu isolés. Entre chaque échange de tirs, revient imperturbablement le fracas lointain des vagues sur la digue du vieux port.

"La situation est imprévisible", selon le colonel Chemo. Sur cette ligne de front, vidée de toute population, se concentrent les jihadistes étrangers qui combattent au sein des shebab.

"Nous les repérons à leur couleur de peau, ce sont souvent des Arabes, des Pakistanais. Ils sont plus combatifs, plus aguerris", observe le commandant ougandais.

Autre particularité, "ils récupèrent toujours leurs cadavres. Sinon, ils tirent sur les visages de leurs morts pour les rendre méconnaissables".

__________________________ 1 – France diplomatie (A.E.)

Attentat en Somalie (21 septembre 2010)

La France condamne avec la plus grande fermeté l’attentat commis hier à l’intérieur du campus gouvernemental de Mogadiscio.

Bernard Kouchner participera jeudi à New York à un sommet sur la Somalie, présidé par le Secrétaire général des Nations unies. Il aura l’occasion de redire à l’ensemble des partenaires la confiance qu’accorde la France au processus de Djibouti, aux Nations unies et à l’Union Africaine dans leur difficile travail pour rétablir la paix et la stabilité en Somalie.

La France renouvelle son soutien au gouvernement fédéral de transition et l’appelle, dans les meilleurs délais, à rétablir son autorité tout en assurant un dialogue ouvert avec tous ceux qui acceptent de renoncer à la violence.