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27/12/2015 (Brève 573) RFI / Violences à Djibouti: les familles des victimes veulent voir les corps

Lien avec l’article : http://www.rfi.fr/afrique/20151227-violences-djibouti-familles-victimes-veulent-voir-corps-usn-opposition

Par RFI Publié le 27-12-2015 Modifié le 27-12-2015 à 05:07

Après les affrontements entre des civils et des policiers en marge d’une cérémonie religieuse à Balbala, lundi dernier, près de Djibouti-ville, le bilan des affrontements demeure incertain : sept morts selon le gouvernement, une trentaine selon La ligue djiboutienne des droits humains. Par ailleurs, certaines familles de victimes n’ont toujours pas eu accès aux corps de leur proche.

Lundi dernier, lorsque les tirs ont commencé à l’aube, Mohammed Abbi se trouvait dans un quartier voisin du lieu des affrontements. Aujourd’hui, il pense que l’Etat cherche à camoufler les preuves d’une répression sanglante qui a coûté la vie à son cousin, Souleymane Saïd.

Comme l’assurent les responsables de la Ligue djiboutienne des droits humains, il croit lui aussi que les corps des victimes auraient déjà été enterrés par le gouvernement. « Le fait de ne pas avoir accès aux corps de nos victimes nous fait très mal. C’est l’Etat qui a enterré les gens et de ses propres mains, assure-t-il. L’Etat ne veut pas qu’on voie son visage ou son corps, ce qu’il a eu. Ce n’est pas seulement Souleymane Saïd, mais beaucoup de familles n’ont pas eu accès à leur victime. »

Les militaires auraient procédé à un ratissage pour faire disparaître les corps, renchérit le porte-parole de l’Union pour le salut national (USN), la principale coalition d’opposition.

Boycott de l’élection

Dans ce contexte, le parti prévoit de boycotter la présidentielle en avril 2016, selon Daher Ahmed Farah. « La candidature de l’USN sera annoncée le moment venu si évidemment l’élection est libre et transparente. Il y a une telle chape de plomb en ce moment à Djibouti. Désigner à ce moment précis un candidat à une élection que rien ne garantit libre et démocratique, c’est quelque part cautionner une mascarade annoncée », souligne-t-il.

L’USN réclame d’abord la création d’une commission électorale nationale indépendante. Mais aussi des réformes démocratiques immédiates, conformément à l’accord-cadre signé avec le gouvernement il y a un an.

Le président Ismaïl Omar Guelleh s’est déclaré candidat pour un quatrième mandat.

15/10/10 (B573) Communique de l’ABED, qui annonce la mise en ligne sur son site Internet des programmes de la RTD. (Info lecteur)

COMMUNIQUE

Chers compatriotes,

L’association Belgique-Djibouti-ABED a mis en ligne pour vous la Radio et Télévision de Djibouti (RTD) depuis peu sur son site Internet (www.abed.be)!

Nous avons pris le défi de mettre en ligne un nouveau site internet plus adapté pour apporter plus d’informations :

– Sur nos activités au niveau local en Belgique,
– Sur les projets Nord-Sud en faveur des populations de Djibouti.
– Sur l’actualité de Djibouti par la mise en ligne de la RTD.

Parce que nous sommes là pour vous, chaque jour et nous tenons aussi à vous informer sur l’association et ses actions mais aussi sur l’actualité à Djibouti.

Somme de notre dynamisme, de vos besoins, motivée par ce que nous pouvons vous apporter et par ce que vous attendez de nous : Nous vous devons ce que nous sommes et ce que nous faisons…

Il est important de partager nos avancées, nos participations, nos besoins ..

Bonne visite à tous !

Et n’hésitez à partager vos réactions avec nous…

L’équipe ABED

15/10/10 (B573) Radio-Trottoir – Ali Sabieh a eu un week end sous couvre-feu – Pour qui, le candidat de l’UMP Aden Robleh Awaleh roule-t-il ? pour l’USAID, pour IOG ? – Week end avec Couvre-feu à Ali Sabieh (Correspondant)

___________ Ali Sabieh a eu un week end sous couvre-feu

Jeudi 14 octobre 2010, une voiture transportant du Khat aurait subi un tir nourri.

Bilan un mort et deux blessés très graves.

Devant ces répressions aveugles et sanguinaires, les jeunes Assarjog ont manifesté violemment, acculant les forces de sécurité à rebrousser chemin.

Appelée en renfort, l’armée est venue et le couvre feu a été instauré le soir même.

__________ Les méres de famille libérés, après l’arrestation des jeunes

Le jeudi 14 octobre, après six jours de garde à vue, les jeunes de Damerjoog et de Douda ont été envoyés à Gabode jusqu’au 28 octobre par décision du tribunal de Djibouti jugeant en flagrants délits.

En échange, après 11 jours de détention arbitraire à Nagad, dans un lieu secret et sans mandat d’arrestation, leurs 15 mamans ont été libérées.

Est-ce pour faciliter l’action judiciaire de la
Société Pétroland (Turco-Kadra-IOG), qui réclame au moins deux millions de FDj de domages à "ces sales laitières", au titre de perte d’exploitation ou de dégradation ?

« Ces sales laitières » sont les mamans de
ces jeunes révoltés chômeurs qui n’arrivent pas à trouver du travail chez eux
alors que cette Société emploie des travailleurs au noir payès avec des salaires dérisoires et ne bénéficiant d’aucune couverture sociale, à l’image de ce que pratique la Société familiale ICC et Loota.

A noter que le Tribunal a volontiers accordé aux plaignants le délai qui leur était nécessaire, dans un problème civil alors qu’il a refusé de statuer immédiatement sur le cas des jeunes
qui auraient pu être immédiatement relaxés ou condamnés, en les renvoyant en dépôts.

Est-ce pour faire une politsses à ce couple, qui s’affronte le soir après des
beuveries extravagantes et surtout pour faire oublier les dégâts collatéraux
consécutifs au mécontentement populaire.

La rue accuse ouvertement et directement la première Dame d’avoir donné l’ordre d’arrêter les courageuses laitières, qui gagne misérablement leur vie à la sueur de leur front. Rappelons que ces braves mamans excédées avaient décidé récemment de quitter le RPP en décadence pour rejoindre les ranges de l’UAD.

Cette affaire a été relatée, dès le début par l’ARDHD et la suite sera publiée autour du 28 de
ce mois. Lien

______________ Pour qui, le candidat de l’UMP Aden Robleh Awaleh roule-t-il ?
pour l’USAID, pour IOG ?

C’est la question que tout le monde se pose depuis qu’il aurait refusé de publier dans « La République » les remerciements de la
famille du regretté Egueh Bouraleh, indépendantiste de première heure, bien avant Aden Robleh. Rappelons que "La Nation" avait aussi refusé la publication. Lien

Pourtant, comme chacun peut le constater facilement, son journal qui est devenu « Ma République » après avoir été « La République », s’est mis à insulter à le gouvernement et beaucoup plus timidement le
président de l’UMP, candidat ,comme lui, aux prochaines élections mascarades, mais cette fois en violation flagrante à l’article 23 de la Constitution violée.

Aden Robleh, ce prétentieux qui a perdu tous ses amis à cause de ses nombreux retournements de veste, uniquement pour des motivations pécunières a choisi de ne plus faire parler que les autres dans sa feuille de chou, mais dans l’anonymat le plus strict.

Lui seul
existe.

Lui seul avec ses réflexions purement dogmatiques souvent puisées dans des livres ou des journaux, qu’il se garde bien de citer.

Pauvre Aden n’oublie pas que tu avais trahi tes compagnons de lutte comme Jaanaleh, qui avait été assassiné à Loyada par tes anciens amis notamment feu Idriss Baby et Ismaël Tani.

N’oublie pas que tu avais abandonné tous tes compagnons de lutte lorsque tu étais à Mogadiscio.

N’oublie pas que tes derniers amis t’ont quitté après ta nomination en tant que Ministre d’Hassan Gouled.

Toutefois, Aden Robleh je te reconnais une seule qualité, celle de savoir insulter le Chefs de l’Etat, Chef des Armées pour parvenir à la nomination de Ministre.

Tu as bien connu l’oncle, tu connais bien le neveu. Tu les as toujours considérés comme des pauvres
mamassans imposés au pays par « les forces coloniales françaises ».

En effet, qui pourrait oublier les paroles que tu avais prononcées à la BBC en Somalie lorsque tu avais clairement affirmé que c’était Idriss Baby, le frère d’Ismaël Omar, chef de la police
politique, et Hassan Gouled qui étaient les
commanditaires de la tentative d’assassinat en 1978 à Loyada en vue de t’éliminer, toi le grand Aden Robleh
Awaleh.

Rapidement évacué sur Djibouti par un hélico français, ce sont les forces
coloniales françaises qui t’ont sauvé la vie.

Pourtant, quelques temps après ta guérison tu es devenu ministre de Gouled.

Plus tard, tu avais traité Ismaël Omar de traite et d’espion à la solde de l’Ethiopie.
Immédiatement après tu avais accepté de devenir député sous IOG, le président de l’UMP.

L’assiette de l’UMP n’a pas d’odeur pour toi, même si les mets qu’elle contient sont avariés et pourris.

Votre Représentant de la zone sud

14/10/10 (B573) GED : Communiqué pour faire le point des démarches conduites par le candidat Ali Abdillahi Iftin à la Présidence de la République, auprès des autorités étrangères et internationales.

Communiqué
du GED
Octobre 2010


Mohamed Saleh Alhoumekani, Ali Abdillahi Iftin avec André Flahaut (Mai 2010)

En mai 2010, nous avons été reçus :

  • par M. André Flahaut (*),
  • par le département du Ministère des affaires étrangères « Section Afrique »
  • des parlementaires flamands du parti socialiste.

En mai, les entretiens ont porté :

sur la situation politique à Djibouti et la volonté d’Ismaël Omar Guelleh de réaliser un coup d’Etat constitutionnel qui lui ouvre la voie à un troisième mandat,
– sur la candidature d’Ali Abdillahi Iftin.

Six semaines plus tard, Ali Abdillahi Iftin et Mohamed Alhoumekani ont eu une nouvelle réunion avec ces mêmes personnes pour faire le point sur l’avancée de la situation et les orientations à privilégier.

Le candidat Iftin et le porte-parole du GED, Med Alhoumekani ont rencontré aussi les chancelleries françaises et américaines, les représentants de la Ligue arabe et de l’Union africaine.

A chaque fois, l’objectif était de les tenir informés du contexte politique djiboutien, après la modification de la constitution votée par le seul parti, qui monopolise tous les sièges à l’A.N. djiboutienne, et de leur remettre un message, afin qu’il soit transmis à leurs chefs d’Etat respectifs.

A chaque fois, ces différentes autorités nous ont adressés des
réponses personnelles de soutien, très positives, soit par courrier (France), soit par téléphone. Il a été convenu de renouveler ces entretiens après l’annonce officielle de sa candidature par M. Guelleh. Toutes ces autorités nous ont assuré qu’elles nous apporteraient leur concours pour médiatiser à la fois la situation et la candidature de M. Iftin.

Nous devrions avoir un contact formel au quai d’Orsay, après le remaniement ministériel qui est programmé en France.

Nous avons été reçus par un répresentant du Département américain d’Etat, qui était en visite en Belgique.

Les cabinets de MM. Barosso et Van Rampy ont été informés par notre ambassadeur accrédité, Khalid Al Moutani. Il a aussi transmis nos messages au Ministre des Affaires étrangères lybiens et à celui des Emirats arabes unis.

(*) André Flahaut – Président de la Chambre belge des représentants et médiateur, nommé par le roi.

14/10/10 (B573) Les lecteurs nous écrivent. Message de félicitations et de remerciements à Jean-Loup SCHAAL (Farah Abadid)

Djibouti, le 14 octobre 2010

Nous tenons à saluer le travail quotidien qu’effectue notre ami Jean-Loup SCHAAL pour dénoncer les oppressions commises par ce régime, en place depuis plus de trente ans.

Aussitôt qu’il en est informé, c’est la force de son travail quotidien avec l’équipe bénévole qui permet de diffuser rapidement à tous les internautes, le témoignage des atrocités qui se déroulent à Djibouti.

Vos alertes nous ont toujours réconfortés et très souvent, elles ont permis de nous faire libérer personnellement ou de faire libérer des compatriotes injustement incarcérés.

Vos articles sérieux et fondés nous informent. Mais aussi, avec les dessins « malicieux » de Roger Picon et vos articles humoristiques, vous arrivez à
nous faire rire, même dans les pires moments, quand l’actualité est insoutenable.

Votre style et les dures réalités nous aident chaque jour à comprendre un peu mieux, les raisons de la situation et surtout les actions à entreprendre pour y mettre un terme.

Par exemple, votre article du 08 octobre 2010 (B572) sur les conflits au sein du couple
d’Haramous, qui n’hésitent pas à dépouiller les commerçants de la place.

La présentation du déroulement de ces scènes de ménage a fait le tour de tous les quartiers jusqu’au fin fond de la brousse. Il a permis à nos compatriotes de mieux apprécier les mesquineries sans borne, car impunies, commises par ce monstre au pouvoir.

Quant aux commerçants, victimes de racket, ils n’osent pas déposer des plaintes, de peur d’être victime de redressements fiscaux infondés et illimités qui tueraient leurs activités commerciales.

Il est incontestable que ce candidat à un troisième mandat illégal, ne peut plus gérer l’Etat de Djibouti, car il ne peut plus assurer ni diriger le pays.

Que faut-il attendre d’un incapable dans un état psychique lamentable et devenu maintenant très vulnérable ?

A ce stade il ne reste plus à nos populations qu’à exiger son départ, ainsi que celui de tous les membres du Gouvernement !

C’est avec beaucoup d’espoir dans ce combat que nous menons ensemble, que je tiens à vous dire que je suis persuadé que la victoire sera pour bientôt.

Je sais que tous mes amis de l’UAD ne manqueront pas de vous inviter, avec la délégation qui vous accompagnera, pour officialiser notre libération, dès que les dirigeants actuels de notre pays
prendront le large ou seront emprisonnés à Gabode, après un jugement que vous pourrez suivre en direct sur Internet.

Farah Abadid
membre actif de l’UAD
et Défenseur des Droits de l’Homme.

13/10/10 (B573) Nouvelles de Somalie – l’ex-président ghanéen Jerry Rawlings appelé à la rescousse pourra-t-il sauver la Somalie ? – Sommet de Syrte: Condamnation de la violence en Somalie – Sur les traces de l’autre Somalie (4 articles)

________________________ 4 – Brèves Santé

SOMALIE : LES HÔPITAUX DE MOGADISCIO MANQUENT DE MOYENS

Les hôpitaux de Mogadiscio, la capitale de Somalie, manquent de matériel et de moyens face à l’;augmentation du nombre de blessés due à la reprise des violences
ces dernières semaines.

« Les services de santé sont limités par un système de santé public faible, des infrastructures et un nombre de centres de santé insuffisant et par un manque de personnel médical formé », a dit mardi la Représentante de l’;Organisation mondiale de la santé en Somalie, Marthe Everard dans un communiqué de presse. « De plus, les services réguliers de santé sont encore plus désorganisés par la fréquence de violences armées », a-t-il ajouté.

Depuis le mois de janvier 2010, au moins 5.000 personnes ont été blessées par armes à feu à Mogadiscio, dont 20% d’;enfants, et plus d’;une centaine de personnes sont mortes. L’;OMS assiste deux hôpitaux et sept centres de santé de la capitale somalienne notamment pour rééquiper les salles d’;opérations, fournir les soins de
santé essentiels et former le personnel. L’;agence onusienne a besoin de 1,94 million de dollars pour continuer ce projet. « Avec ces fonds supplémentaires, l’;OMS en Somalie pourra garantir aux victimes de conflits des traitements adaptés », a précisé Marthe Everard.

La Somalie dénombre seulement 250 médecins qualifiés, 860 infirmières et 116 sages-femmes ce qui représente 0,11 agent de santé pour 1.000 personnes. Ce manque de personnel et de matériel médical limite la capacité des services de santé à faire face aux vagues de blessés lors de l’;irruption de combats armés.

Les maladies diarrhéiques menacent également la santé des Somaliens notamment des enfants, indique l’;OMS. En mars une flambée des cas de choléra a fait 79 morts dont 73 enfants.

__________________ 3 – Ouest Af News

Somalie : l’ex-président ghanéen Jerry Rawlings appelé à la rescousse pourra-t-il sauver la Somalie ?

L’ex président du Ghana Jerry Rawlings a été nommé par le président de la commission de l’Union africaine (U.A)Jean Ping comme haut représentant de l’UA en Somalie, dans l’espoir qu’il pourra aider à sortir de l’impasse ce pays de la corne de l’Afrique qui depuis plus d’une décennie et demie vit dans la tourmente et quasiment sans institutions.

La nomination de l’ex-chef d’Etat Ghanéen fait suite à une décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur « l’état de la paix et de la sécurité en Afrique », adoptée lors du sommet de Kampala qui s’était tenu du 25 au 27 juillet 2010 dans la capitale ougandaise, précise un communiqué de l’UA parvenu à Ouestafnews..

M. Rawlings aura comme mission de mener « un travail de plaidoyer visant à mobiliser davantage le continent et le reste de la communauté internationale pour qu’elle assume pleinement ses responsabilités et contribue plus activement à la quête de la paix, de la sécurité et de la réconciliation en Somalie », affirme l’UA qui a déjà déployé des troupes dans ce pays d’Afrique de l’Est, mais sans parvenir à y ramener la paix.

Le président Ghanéen John Atta Mills a salué cette nomination comme « étant un motif de fierté pour tout le peuple ghanéen », ajoutant que ce choix porté sur M. rawlings pour faciliter la paix dans « la zone de conflit, la plus délicate en Afrique, constitue une marque reconnaissance du courage et du statut qu’occupe l’ancien président dans le continent ».

L’ex-président ghanéen, a certes su placer son pays sur la voie démocratique, mais selon les analystes en prenant en charge le difficile dossier somalien il se lance dans une aventure hautement plus compliquée où les chances de succès restent minimes.

Volontariste à souhait, l’ex président ghanéen qui affirmait lors d’un colloque, tenu récemment à Abuja sur le cinquantenaire des indépendances, que « les Africains méritent beaucoup plus de leurs leaders et nous ne devons pas les laisser tomber », aura certainement avec la Somalie un cas pratique pour appliquer ses recettes.

Mais il reste que sa nomination intervient dans un contexte très difficile pour la mission et le gouvernement fédéral somalien marqué par une recrudescence des attaques perpétrées par les Shebab (mouvements islamistes armés) pour le prendre le contrôle de la capitale Mogadiscio. Pourtant, l’Union africaine est bien présente depuis des années en Somalie sans avoir réussi à y ramener la paix.

Cette présence de l’organisation continentale est surtout symbolisée mission de l’Union africaine (UA) en Somalie, généralement appelée Amisom (acronyme de l’anglais African Union Mission in Somalia, créée en janvier 2007 ), est une mission régionale de maintien de la paix menée par l’Union africaine avec l’aval de l’Organisation des Nations Unies (Onu).

Elle compte actuellement près quelque 5700 soldats, selon des chiffres disponibles sur l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

L’Amisom été mise en place avec comme rôle de soutenir le gouvernement fédéral de transition, mettre en œuvre une stratégie de sécurité nationale, former les forces de sécurité somaliennes et contribuer à créer un environnement sûr pour la distribution de l’aide humanitaire. Plus de trois ans après, elle peine à atteindre cet objectif.

L’État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland) a acquis son indépendance en 1959, selon des recherches effectuées par Ouestafnews.

Depuis le premier 1969 date du premier coup d’Etat opéré par le colonel Mohamed Siad Barré, la Somalie vit une profonde instabilité politique et sociale. Depuis 1991 date de la destitution de Barré, le pays est sans administration centrale.

En 1993, l’opération américaine « Restore Hope » (rendre l’espoir) menée sous l’aval de l’Onu par le gouvernement de Bill Clinton dans le pays s’est soldée par un échec, près d’une vingtaine de soldats américains et des centaines de somaliens y ont perdu la vie.

Aujourd’hui le pays est dominé par un groupe islamiste appelée « les Shebab » favorable à l’instauration de la loi islamique (charia) qui s’oppose par les armes au gouvernement fédéral de transition dirigé par Sharif Cheikh Ahmed, soutenu par les forces de l’Amisom.

La force de frappe de ces derniers inquiète la communauté internationale. En plus des attaques très meurtrières sur le sol somalien, ils ont revendiqué un double attentat dans la capitale ougandaise Kampala qui a fait 74 morts en juillet 2010, une opération destinée à « punir » l’Ouganda qui a fourni prés de la moitié du contingent de l’Amisom.

Le président Ougandais Yowéri Museveni plus que jamais engagé dans le conflit s’est dit prêt à fournir 20.000 soldats supplémentaires que la communauté internationale juge nécessaire pour venir à bout des « Shebab » et ramener la paix en Somalie.

Le président Rawlings, un ancien militaire, a été président du Ghana d’abord en 1979 et ensuite entre 1981 et 1991. Il est reconnu à l’étranger pour avoir posé les jalons du progrès démocratique actuellement constaté au Ghana en limitant le nombre de mandats à deux et en acceptant de céder volontairement la présidence à l’issue de son dernier mandat.

__________________ 2 – Afrique en Ligne

Sommet de Syrte: Condamnation de la violence en Somalie

Les dirigeants arabes et africains ont exprimé dimanche à Syrte leur préoccupation face à la perpétuation des actes de violence en Somalie, les pertes en vie humaines et les dégâts qui en découlent, ainsi que des actes terroristes ciblant les civils. Dans la ‘Déclaration de Syrte’ publiée à l’issue du deuxième sommet arabo- africains, ils ont réaffirmé leur soutien au gouvernement fédéral somalien de transition, la souveraineté et la stabilité de la Somalie, soulignant leur détermination à œuvrer résolument pour la réconciliation nationale du pays.

Ils se sont félicité de la conclusion et de l’exécution de l’Accord signé le 15 mars 2010 à Addis-Abeba, en Ethiopie, entre le gouvernement de transition et le mouvement Ahl al Sunna wa Jamaa, sous l’égide de l’Union africaine (UA), de la Ligue arabe et des Nations unies, ainsi que l’accord avec la région de Puntland, le 1er avril 2010.

Ils ont magnifié le rôle accompli par la mission de l’UA en Somalie, soulignant la nécessité de renforcer les efforts pour le déploiement des forces de l’UA afin de contribuer au maintien de la paix et de la stabilité dans les pays.

Les dirigeants afro-arabes ont également mis l’accent sur l’importance du soutien à cette mission en Somalie et de l’initiative africaine lui permettant d’accroître ses effectifs, conformément à la résolution issue du sommet de l’UA à Kampala, en Ouganda, en juillet.

Le sommet arabo-africain a réitéré l’appel à la communauté internationale et au Conseil de sécurité pour s’acquitter de son rôle et mobiliser les ressources adéquates pour relever les défis entravant la planification de la nouvelle étape de déploiement des forces de la Mission de l’UA en Somalie.

__________________ 1 – Quotidiens Mutation

Afrique : Sur les traces de l’autre Somalie

Parfait Tabapsi

Le Monde diplomatique retrace l’histoire mouvementée du Somaliland qui fait office d’exception dans la Corne de l’Afrique.

Les 26 juin et 1er juillet dernier, des Somaliens étaient aux urnes. Pour élire leur président. Election qui aux dires mêmes des observateurs internationaux s’est déroulée sans heurt majeur, et qui a vu Ahmed Mohamed Silanyo du parti d’opposition Kulmiye vaincre avec 49 %, loin devant ses poursuivants qui se sont contentés respectivement de 33 et 17% des voix. Le scrutin a par ailleurs connu une participation de 88% des 1,09 millions d’inscrits.

Cette situation ne relève pas de la fiction. Bien au contraire. Depuis 1992 en effet et la chute du premier président Mohamed Siad Barre, les nouvelles qui viennent de la Somalie ne sont guère rassurantes. Même lorsqu’elles irriguent la fiction du romancier et essayiste Nurrudin Farrah que l’on dit nobélisable. Au passage, ce pays qui connut une double colonisation passe pour un territoire sans aucun ingrédient pouvant en faire un Etat. Et quand il arrive, comme c’est souvent le cas ces dernières années, que l’on parle de la Somalie, c’est pour pérorer sur les pirates qui enlèvent les étrangers aux larges d’un pays où le «Gouvernement fédéral de transition (Gft), en place depuis 2004 et reconnu internationalement, ne contrôle que quelques pâtés de maisons dans le centre ville de la capitale, Mogadiscio.»

Pour bien comprendre ce qui se passe dans cet Etat en faillite depuis près de 20 ans, il faut repartir sur les sentiers de sa naissance. L’article du chercheur français Gérard Prunier, spécialiste de la région des Grands lacs, paru dans Le Monde diplomatique en kiosque y aide. Et éclaire d’un jour nouveau une région où est en train d’être écrite à l’heure qu’il est l’une des plus belles pages politiques du continent noir de ces 20 dernières années.

Que s’y passe-t-il donc ? Originellement, le pays fut divisé par la colonisation qui offrit aux Italiens d’occuper l’actuel territoire de la Somalie et l’Angleterre qui prit la partie Nord dont le nom est Somaliland. Chacune ayant des objectifs particuliers et irréconciliables. Mais avec l’indépendance de 1960, l’unification allait avoir lieu, au grand dam de l’Oua qui avait fait de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation sa ligne opérationnelle. Sauf qu’il demeurait selon le chercheur un paradoxe : «deux territoires dont l’histoire avait scellé le divorce se retrouvaient dans le cadre d’un projet irrédentiste ambigu qui leur procurait un sentiment artificiel d’unité».

Conflit

Ce d’autant plus que le rêve d’une «Grande Somalie» hantait les nuits de M. Barre. Qui déclara la guerre à L’Ethiopie en 1977 dans l’optique de récupérer l’Ogaden avant de continuer avec Djibouti. La guerre se soldera par un échec cuisant avec pour conséquence le retour au bercail des Somalis d’Ethiopie que M. Barre décida d’installer dans le Nord et d’armer. «En 1981, le Nord se rebella, inaugurant une période de dix années de guerre civile» qui aboutit à la chute de la dictature qui sonna le glas de l’unicité du pays.

Depuis, le Somaliland, à l’abri des regards, a fait son chemin, «incorporant (au passage) ses anciens mécanismes claniques de gestion de conflit à la common law britannique pour aboutir à une forme de démocratie originale». Mais il continue d’être boudé par une communauté internationale qui «refuse de reconnaître cet îlot de paix et de démocratie» tout en continuant de «légitimer» une Somalie «qui n’a d’Etat que de nom». Pour les Etats arabes par exemple, il n’est pas question de séparer les deux entités qui unis sont un atout contre l’Ethiopie «corps étranger» chrétien «dans une région à dominance musulmane qui fait figure d’ennemi».

La récente actualité électorale changera-t-elle la donne ? Pas sûr tant les adversaires sont nombreux : «nostalgiques de la «Grande Somalie», islamistes radicaux, diplomates conservateurs», etc. Pour M. Prunier, la solution pourrait être d’imaginer «un statut intermédiaire pour ce territoire qui vit sans aide internationale depuis vingt ans».

13/10/10 (B573) Puntland : un ministre détenu par des pirates (Afrik.com)

Le ministre des Pêches et des infrastructures maritimes de la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland (nord-est), Mohamed Rageh, est tenu prisonnier dans la ville de Jariban, un bastion pirate du nord est de la Somalie.

L’attaque qui aurait causé la mort de deux personnes, un pirate et un garde, a eu lieu vendredi, rapporte aujourd’hui la BBC.

L’incident est un coup dur pour l’administration de Puntland, qui a adopté une ligne dure contre la piraterie.

Au cours des cinq dernières années, la région qui s’est déclarée autonome en 1998 a été la plaque tournante des opérations de piraterie en Somalie, en particulier dans le golfe d’Aden.

13/10/10 (B573) Yémen Express – Le Quai d’Orsay appelle à une vigilance accrue – Obama s’engage à collaborer étroitement avec le Yémen dans la lutte contre le terrorisme – Al-Qaïda au Yémen veut lever une armée de 12.000 combattants – Washington encourage le Yémen à négocier avec les militants d’Al-Qaïda – explosions mortelles à Aden à l’approche de la 20ème Coupe du Golfe – 3 morts dans une explosion dans un club sportif – Les USA contre des discussions entre Sanaa et Al Qaïda (7 articles)

A noter des informations contradictoires dans la presse, sur la position supposée des américains face à l’ouverture d’un dialogue entre le Gouvernement yéménite et Al Qaida (Note de l’ARDHD)

________________ 7 – Le Point avec Reuters

YÉMEN- Le Quai d’Orsay appelle à une vigilance accrue

La France a demandé mercredi aux conjoints avec enfants des expatriés au Yémen de quitter le pays en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays, a annoncé le Quai d’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères a appelé plus largement les quelque 900 Français présents dans le pays à "une vigilance et à une prudence accrues". "Les conjoints avec enfants seront invités à quitter le territoire yéménite", a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay. "Il s’agit d’une mesure temporaire de précaution prise en liaison avec les principales entreprises françaises présentes sur place et après en avoir informé les autorités yéménites", a-t-il ajouté.

Les islamistes radicaux sont très actifs au Yémen et la branche d’al-Qaeda dans le pays a déclaré qu’elle voulait créer une armée de 12.000 combattants pour défendre les pays islamiques et les libérer des croisés. Un Français a été tué dans une fusillade la semaine dernière à Sanaa, la capitale du Yémen. Le Yémen, pays d’origine de la famille d’Oussama Ben Laden, le chef du réseau al-Qaeda, a intensifié sa lutte contre les groupes terroristes après l’attentat manqué de Noël dernier contre un avion de ligne américain à destination de Detroit.

Mardi, Nicolas Sarkozy a réitéré au président yéménite Ali Abdallah Saleh, en visite à Paris, le soutien de la France pour lutter contre le terrorisme, après la multiplication au Yémen d’attentats revendiqués par -al-Qaeda. Paris a notamment accepté d’accroître sa coopération avec le Yémen en matière d’échange d’informations sur le terrorisme, d’entraînement de services de renseignement et de soutien logistique.

________________ 6 – Radio Chine avec XINHUA

Obama s’engage à collaborer étroitement avec le Yémen dans la lutte contre le terrorisme

Le président américain Barack Obama a déclaré mardi que les Etats-Unis continueront à collaborer étroitement avec le gouvernement yéménite dans la lutte contre le terrorisme.

"Al-Qaïda continue à utiliser le Yémen ainsi que d’autres endroits à travers le monde comme des plate-formes à partir desquelles il poursuit son agenda meurtrier, et nous continuons à collaborer étroitement avec nos partenaires yéménites et mondiaux pour lutter contre la menace d’Al-Qaïda", a fait remarquer M. Obama dans une déclaration publiée à l’occasion du 10e anniversaire de l’attentat terroriste à la bombe contre le navire américain USS Cole.

Le navire de guerre USS Cole avait été attaqué par des membres d’Al-Qaïda le 12 octobre 2000 au port d’Aden, au cours de l’incident 17 soldats américians avaient été tués et 39 autres blessés.

"Nous rendons hommage aujourd’hui au courage et au sacrifice de ceux qui ont perdu la vie au cours de cette attaque, ainsi qu’à leurs familles", a déclaré le président.

"Nous maintenons le ferme soutien aux femmes et hommes courageux de nos forces armées, qui continuent à risquer leur vie à travers le monde pour lutter contre les terroristes et assurer la sécurité de notre pays, et nous sommes derrière nos familles militaires qui sacrificent tant pour les soutenir."

Le terrorisme est devenu l’une des préoccupations majeures de Washington depuis près d’une dizaine d’années, mais le pays semble loin de pouvoir crier victoire dans sa guerre antiterroriste. Cette guerre s’est compliquée car les terroristes ont diversifié leurs méthodes pour perpétrer des attentats, y compris en recrutant des personnes vivant aux Etats-Unis.

_________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Al-Qaïda au Yémen veut lever une armée de 12.000 combattants

La branche d’Al-Qaïda au Yémen a déclaré qu’elle était sur le point de donner le coup d’envoi à la création d’une armée de 12.000 combattants baptisée "Armée d’Aden- Abyane" dans le sud du Yémen, selon un communiqué audio publié lundi sur les forums djihadistes par le chef militaire du groupe, Kasim al-Raimy.

L’Armée d’Aden-Abyane "sera la première ligne pour défendre les pays islamiques et leur religion, et les libérer des croisés et de leurs agents apostats", a déclaré M. Al-Raimy.

Dans un discours de 14 minutes, M. Al-Raimy a demandé aux nations musulmanes, et en particulier à la population yéménite, d’ apporter soutien financier et matériel à cette armée.

Dans un document audio posté le 29 juillet sur les sites Web djihadistes, l’organisation yéménite Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA) avait déjà déclaré qu’elle se préparait à mettre sur pied une armée de 12 000 combattants dans le sud du pays afin de combattre les agents de sécurité et de renseignement yéménites.

Mohamed Saied al-Omda, officier de l’AQPA, déclarait dans cet enregistrement que "nous avons une bonne nouvelle pour la nation islamique, c’est qu’une armée de 12.000 combattants est en train d’ être préparée à Aden et Abyane".

"Avec cette armée, nous établirons un Caliphat islamique", a déclaré Saied al-Omda, également connu sous le nom de Gharib al- Taizy, en référence à la province troublée d’Abyane et à la ville portuaire d’Aden.

"Ceci est un message aux forces de sécurité du gouvernement yéménite et au service de sécurité nationale pour leur dire que nos épées sont prêtes et que nous sommes déterminés à purifier cette terre", a-t-il ajouté.

Le Yémen, pays d’origine d’Oussama Ben Laden, le chef du réseau Al-Qaïda, a intensifié sa lutte contre les groupes terroristes après l’attentat raté de Noël dernier contre un avion de ligne américain à destination de Detroit, attaque qu’a revendiqué la branche d’Al-Qaïda basée au Yémen.

_________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : Washington encourage le Yémen à négocier avec les militants d’Al-Qaïda

Le gouvernement américain "encouragerait le Yémen à entamer des négociations de paix avec les militants d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, mais non avec ses dirigeants", a déclaré lundi le nouvel ambassadeur des Etats-Unis au Yémen Gerald Feierstein.

"Contrairement à leurs dirigeants, ces militants peuvent être réhabilités et nous pouvons les aider à se débarasser de l’idéologie fondamentaliste", a affirmé M. Feierstein lors d’une conférence de presse à Sanaa, estimant qu’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) était d’une "grande taille".

Il a néanmoins affirmé que les Etats-Unis prendraient toutes les mesures nécessaires pour soutenir le gouvernement yéménite pour lutter contre Al-Qaïda, notant que Washington continuerait à "entraîner les forces antiterroristes yéménites et à fournir des équipements pour aider le Yémen à se débarasser de la menace directe posée par l’AQAP".

Le Yémen, qui fait face à une menace croissante du réseau terroriste international Al-Qaïda, a lancé depuis 2009 une campagne antiterroriste, y compris des frappes aériennes contre les militants d’Al-Qaïda dans plusieurs provinces du sud et de l’est du pays.

Le gouvernement yéménite subit également une pression de plus en plus forte de l’étranger pour se concentrer sur la lutte contre Al-Qaïda sur son territoire, après que la branche yéménite de l’AQAP eût revendiqué la responsabilité d’une attentat échoué l’année dernière contre un avion de passagers américain à destination de Detroit, dans le nord des Etats-Unis.

La branche d’Al-Qaïda au Yémen a déclaré qu’elle était sur le point de donner le coup d’envoi à la création d’une armée de 12.000 combattants baptisée "Armée d’Aden-Abyane" dans le sud du Yémen, selon un communiqué audio publié lundi sur les forums djihadistes par le chef militaire du groupe, Kasim al-Raimy.

L’Armée d’Aden-Abyane "sera la première ligne pour défendre les pays islamiques et leur religion, et les libérer des croisés et de leurs agents apostats", a déclaré M. Al-Raimy.

Dans un document audio posté le 29 juillet sur les sites Web djihadistes, l’AQPA avait déjà déclaré qu’elle se préparait à mettre sur pied une armée de 12.000 combattants dans le sud du pays afin de combattre les agents de sécurité et de renseignement yéménites.

Mohamed Saied al-Omda, officier de l’AQPA, déclarait dans cet enregistrement que "nous avons une bonne nouvelle pour la nation islamique, c’est qu’une armée de 12.000 combattants est en train d’ être préparée à Aden et Abyane".

"Avec cette armée, nous établirons un Caliphat islamique", a déclaré Saied al-Omda, également connu sous le nom de Gharib al- Taizy, en référence à la province troublée d’Abyane et à la ville portuaire d’Aden.

"Ceci est un message aux forces de sécurité du gouvernement yéménite et au service de sécurité nationale pour leur dire que nos épées sont prêtes et que nous sommes déterminés à purifier cette terre", a-t-il ajouté.

__________________ 3 – L’Express avec AFP

Yémen: explosions mortelles à Aden à l’approche de la 20ème Coupe du Golfe

Trois personnes ont été tuées dans une double explosion au siège d’un club sportif à Aden, dans le sud du Yémen, à un peu plus d’un mois de la 20ème Coupe du Golfe de football que les autorités sont déterminées à accueillir malgré la dégradation des conditions de sécurité.

La double explosion, qui n’a pas été revendiquée, est survenue lundi soir, au moment même où la branche yéménite d’Al-Qaïda, très active dans le sud du pays, annonçait la création de "l’Armée d’Aden-Abyane", du nom des deux villes devant accueillir cette compétition régionale de football du 22 novembre au 5 décembre.

Outre Al-Qaïda, les forces gouvernementales sont en butte à un mouvement séparatiste dans les provinces du Sud, qui constituait jusqu’en 1990 un Etat indépendant.

Deux bombes à retardement ont explosé à dix minutes d’intervalle au club Al-Wahda à Cheikh Othman, un quartier animé d’Aden, faisant trois tués et 14 blessés, dont deux policiers, selon des sources médicales.

Mais les autorités locales, soucieuses de montrer que la sécurité est sous contrôle à Aden, ont donné une autre version des faits.

"Il n’y a pas eu d’explosions au club" Al-Wahda, a déclaré un responsable régional, qui a évoqué l’explosion accidentelle d’une vieille bombe que des ouvriers manipulaient dans un garage.

La veille, une patrouille de police avait été la cible de tirs de roquettes RPG à Aden faisant un blessé civil, avait indiqué lundi un responsable de la police.

Le 7 octobre, des dizaines de manifestants avaient envahi les installations sportives du club Al-Choala à Aden, où doivent se dérouler une partie des matches de la Coupe du Golfe. Ils réclamaient la libération de personnes arrêtées pour des affaires de droit commun, selon un responsable du club.

Ces incidents sont survenus malgré les assurances données par le président yéménite Ali Abdallah Saleh sur la capacité des forces gouvernementales à assurer le bon déroulement de la compétition et la sécurité des participants et du public.

Outre le Yémen, l’Irak et les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) participent à la compétition.

"La 2Oème Coupe du Golfe se déroulera, avec la volonté de Dieu, sans incident", a déclaré M. Saleh, après avoir inspecté début octobre le dispositif de sécurité mis en place pour la compétition à Aden et Abyane.

Il a annoncé que 30.000 soldats et policiers avaient été mobilisés pour former "trois ceintures de sécurité autour d’Aden, Abyane et Lahj", une province limitrophe.

"Il n’y a pas lieu de s’inquiéter" et les appréhensions invoquées quant à la sécurité "sont destinées à susciter la peur" des participants, a-t-il ajouté.

Quelques jours plus tôt, le vice-ministre de l’Intérieur, le général Ali al-Zaouari, s’était déclaré certain du "succès" du dispositif de sécurité, "les unités chargées de l’appliquer ayant été bien entraînées".

Les responsables yéménites sont conscients des réticences exprimées dans certains pays participants quant aux craintes de la vague de violence qui sévit dans plusieurs régions du sud du Yémen.

Car si Aden, principale ville du Yémen, est relativement épargnée par la violence, la province d’Abyane est l’un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa et le théâtre d’attaques fréquentes contre les forces de sécurité.

"Certaines fédérations de football doutent de la capacité du Yémen" à accueillir dans les temps la 20ème Coupe du Golfe, a ainsi déclaré le président de la fédération émiratie, Youssef Abdallah, fin août dans le quotidien Al-Khaleej, en évoquant des problèmes d’infrastructures et de logistique.

__________________ 2 – 20 minutes (France)

Yémen: 3 morts dans une explosion dans un club sportif

Trois personnes ont été tuées et 14 blessées – dont deux policiers – dans deux explosions lundi soir au siège d’un club sportif à Aden, principale ville du sud du Yémen, a-t-on appris mardi de sources médicales.

Au total, 17 blessés ont été admis dans des hôpitaux d’Aden, et trois d’entre eux ont succombé, ont indiqué à l’AFP les sources médicales. Sept des blessés, dont un enfant de 10 ans sont dans un état grave.

___________________ 1 – L’Express avec Reuters

Les USA contre des discussions entre Sanaa et Al Qaïda

Mohammed Ghobari, Guy Kerivel
et Marine Pennetier pour le service français

Les Etats-Unis, qui aident le Yémen à combattre Al Qaïda, se refusent à appuyer des négociations entre Sanaa et les militants islamistes, a dit le nouvel ambassadeur américain, Gerald Feierstein.

Le nouvel ambassadeur américain au Yémen, Gerald Feierstein, a déclaré que les Etats-Unis se refusent à appuyer des négociations entre Sanaa et les militants islamistes. Le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait confié qu’il était prêt à engager un dialogue avec Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) si le mouvement acceptait de déposer les armes. (Reuters/Khaled Abdullah)

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a déclaré il y a quelques mois qu’il était prêt à engager un dialogue avec Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) si le mouvement acceptait de déposer les armes.

"Pour notre part, nous ne pensons pas qu’il soit possible de les faire changer d’idées ou de les faire renoncer à la violence", a déclaré lundi l’ambassadeur américain lors d’une conférence de presse à Sanaa.

Gerald Feierstein a précisé que Washington avait fourni pour 300 millions de dollars d’aide au Yémen depuis le début de l’année, la moitié de cette somme étant consacrée à la sécurité.

Une roquette a été tirée sur la voiture d’un diplomate britannique, lundi à Sanaa, la capitale, six mois après la tentative d’assassinat de l’ambassadeur britannique par un kamikzaze d’Al Qaïda.

Dans un enregistrement sonore mis en ligne lundi sur internet, Aqpa fait savoir qu’il envisage de lancer une nouvelle unité de combat.

"L’armée d’Aden-Abiane sera la ligne de défense du pays musulman et de sa religion, (elle procèdera à) la libération de ses sanctuaires et la chasse hors de son territoire des croisés (occidentaux) et de leurs agents apostats", y affirme le chef militaire du groupe, Qassim al Rimi.

Un recrutement massif n’est toutefois pas à l’ordre du jour, prévient-il. "L’armée en est au stade préliminaire. Nous disons à nos frères de la péninsule arabe et d’ailleurs qui demandent à nous rejoindre que nous ne pouvons leur répondre à ce stade", ajoute Rimi sans plus de détail.

L’unité en question porte le même nom qu’une milice islamiste très active dans le sud du pays à la fin des années 1990.