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16/12/10 (B582) Flash Info – Radio-Trottoir. Deux tués par les forces armées d’Ougoureh Kifleh à Yoboki ? (Correspondant)

Selon des informations reçues de source fiable, mais que nous sommes en train de vérifier avec nos correspondants sur place, deux personnes auraient été tuées par les militaires à Yoboki.

Nous espérons être en mesure de valider l’information et de pouvoir diffuser les noms des victimes dans les prochaines 24 heures.

16/12/10 (B582) Radio-Trottoir : Mais qui a donc informé l’ARDHD ? (Correspondante)

Décidemment « le petit lapin », aux grandes oreilles, Djama Souleiman n’arrive plus à dormir.

Son ami Hassan Said « le noireaud » le harcèle, car Kadra le relance lui-même à chaque rencontre …

Un véritable casse tête chinois.

Quel est le membre de la famille du chauffeur qui a alerté l’ARDHD à propos de l’assassinat de Moumin Ibrahim Wais ?

Depuis dix jours la famille de ce malheureux est sur le qui-vive, risquant d’être harcelée à tout moment.

Jeudi dernier à trois heures du matin, les deux frères du chauffeur de Kadra-Odette Haïd, qui a été
assassiné dans le camp de la Garde Républicaine, ont été embarqués par des
hommes en civil, armes aux poings et conduits au Palais de
justice pour être auditionnés par le Procureur Général en personne et non par le Procureur
de la République, comme c’est la norme.

On se demande si les deux frères ne pourraient pas bénéficier d’une immunité diplomatique ou présidentielle comme celle d’Odette, qui ne peut pas être interrogée, elle, sur les raisons de cet assassinat commis dans un établissement public et officiel … sur ordre de qui ?

En pleine nuit, pendant plus de deux heures, tantôt debout, tantôt assis, le Procureur Général, a répété la même question : « Qui a informé l’ARDHD ? »

Ces braves garçons, qui déjà la douleur d’avoir perdu leur frère, n’ont pas pu dire autre chose que : « l’ARDHD, c’est la première fois que nous entendons le nom de cette personne et nous ne l’avons jamais rencontrée .. ». Ils pensaient en effet que l’ARDHD était une
personnalité de l’opposition.

C’est une véritable obsession !

Vers 5 heures 30, ils ont été relachés. Très fatigués par ces questions incessantes, ils sont repartis à pied jusqu’à Balbala, car ils n’avaient pas le moindre centime en poche … Les forces de l’ordre avaient certainement oublié (par inattention) de leur offrir de les raccompagner chez eux ..

Cette marche matinale leur a certainement permis de se décontracter et d’oublier un peu cette mise en scène grotesque, à laquelle ils n’ont pas compris grand chose.

Mais ils ne sont pas au bout de leur difficulté, car depuis ils sont surveillés de près. « Alors monsieur ARDHD, montrez vous… ! ».

Une
Enquête d’Amina
journaliste de RT

15/12/10 (B582) LDDH / Sept années de détention provisoire. Cela suffit. Il faut faire cesser ces détentions illégales à Gabode et parfois dans des lieux tenus secrets !




Le Président
NOTE D’INFORMATION DU 13 DECEMBRE 2010

Sept ans de détention abusive, ça suffit !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est choquée d’apprendre que M. Omar Youssouf Dirir, père de famille est abusivement incarcéré, sous mandat de dépôt, depuis sept ans.

Il a été maintenu, durant ces années, en détention provisoire (?), sans jugement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’insurge contre ces mesures de détention provisoire « à durée illimitée » qui se prolongent souvent pendant
des années et des années.

Depuis une dizaine d’années,la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur et régulièrement les incarcérations arbitraires et abusives.

M. Omar Youssouf Dirir, père de 14 enfants qu’il a eus avec ses deux épouses,
attend toujours un jugement.

Sept années derrière les barreaux, cela est cher payé ! Aujourd’hui il demande simplement qu’on lui ouvre immédiatement les portes de la
prison.

Il a été arrêté pour un crime présumé, dont le prix du sang a été payé depuis longtemps par les membres de sa famille.

Il est incompréhensible que des membres du Parquet « s’amusent » à utiliser des manoeuvres dilatoires pour bloquer le transfert de son dossier devant la Cour criminelle, conformément au Titre II du Code de Procédure Pénale.

Depuis son arrestation, la Cour criminelle n’a jamais été en mesure de statuer sur son cas.

Combien d’autres personnes sont-elles détenues « indéfiniment », dans la sinistre prison de Gabode, sur la base de simples mandats de détention « provisoire » mais sans aucune limite dans le temps.

Ces incarcérations abusives sont transformées « de facto » en peines de prison ferme, sur la simple décision du Parquet qui applique avec rapidité, des méthodes
inadmissibles pour provoquer des arrestations et des détentions provisoires aux connotations
politiques à ceux qui manifestatent pacifiquement ou qui émettent des revendications légitimes, en particulier en matière de
salaires etc… ?

Ce cas particulier nous amène à nous pencher sur l’état d’une Justice délabrée
par le Premier Magistrat qui veut faire renouveler son bail, par la force et avec l’assistance
financière des Forces étrangères, à tel point, que nous serons contraints, dans un proche avenir de les
considérer comme des Forces d’occupation !

Nous demanderons aux Populations Djiboutiennes d’affirmer leur volonté en exigeant leur départ immédiat.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à l’Observatoire des prisons, à l’Observatoire des Droits de l’Homme et à la FIDH
pour qu’elles envoient une commission d’enquête internationale afin de constater les situations carcérales, d’auditer les centres de torture et de recenser les cas de séquestration arbitraire dans des lieux tenus secrets.

NOEL ABDI Jean-Paul

15/12/10 (B582) ALERTE ROUGE – Point sur la situation des militants et sympathisants de l’ARD qui ont été arrêtés, alors qu’ils participaient à des réunions pacifiques d’information.

Voici les denières informations.

Fato Omar a été libérée tandis que Mohamed Ismaël Aden a été transferé à la prison de Gabode hier mardi soir, ce qui n’a été connu que ce mercredi matin.

Aujourd’hui les autres personnes ont été deferrées au Parquet. Elles aussi pourraient être placées sous mandat de dépot à Gabode.

Des militants
ont pu les entrevoir dans les couloirs du tribunal.

Comme s’ils s’agissaient de dangereux criminels,
l’accès du tribunal était interdit et l’entrée était sevèrement gardée par les Forces de Police. On signalait en effet que plusieurs dizaines de militants de l’ARD manifestaient aux abords de l’édifice.

Liste des personnes qui ont été présentées au juge ce mercredi à midi :
– Youssouf Ambassa
– Souleyman Ali Dabalé
– Idriss Ali Mohamed
– Idriss Youssouf
– Idriss Houssein Barkhat Siradj
– Houssein Barkhat Siradj
– Gadito Bourhan Abdallah
– Mohamed Abayazid Mohamed

15/12/10 (B582) Communiqué du CDS – Congrès djiboutiens pour la solidarité pour appeler à la libération des opposants politiques arrêtés illégalement.

Le CDS condamne les arrestations des démocrates d’un parti légal de l’opposition : l’ARD

– President de la Fédération de l’ARD de Tadjourah : M. Youssouf Ambassa
– Vice-présidente de la Fédération de Tadjourah :M. Fato Omar
– Membre du bureau exécutif de ce parti :M. Mohamed Ismaël Aden
– Un parent d’élève et ancien ministre : M. Houssein Barkat Siradj,
– Deux jeunes lycéens : MM. Souleymane Ali Dabalé et Youssouf Idriss

Nous condamnons aussi l’entrave à l’excercice syndical et à la liberté de déplacement contre le

– secrétaire général de UDT : M. Aden Abdo . qui a été empêché de se rendre le 12 décembre à une conférence régionale à Casablanca organisée par l’O.A.T. et l’O.I.T.

Ce système qui empêche toutes les expressions politiques et sociales a pris les services publics en otage et il s’en sert comme d’une propriété privée.

La RTD et les journaux nationales ( La Nation, Al Qarne).

Il viole la constitution au pofit d’une seule personne. Il terrorise les citoyens.

Je ne vois pas quelle crédibilité il aurait, pour appeler ou organiser une élection démocratique.

Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de ces citoyens.

Nous appellons les Djiboutiens pour qu’ils refusent ce climat de terreur. Il faut se révolter avant que ce ne soit le tour de chacun d’être conduit derrière les barreaux des prisons.

Chers compatriotes : démocrates arretés ou entravés arbitrairement dans l’exercice de vos droits politiques et syndicaux,
vous n’êtes pas seuls.

La justice, tous les Djiboutiens et tous les nobles démocrates sont avec vous.

Vive Djibouti, vive la justice et la démocratie

Président de CDS
Ismail BOUH ROBLEH

15/12/10 (B582) IOG : la vérité ! (Enfin ?) Je suis un dictateur et je ne comprend pas que la communauté internationale s’attaque à un autre dictateur, alors qu’elle me laisse en paix … (Article mis à jour à 12h00 – Paris)

En exprimant son incompréhension face à « l’instrumentalisation politique » du Prix Nobel de la Paix, IOG vient de faire un grand pas en avant … et à double titre.

Pourquoi n’a-t-il pas compris cette instrumentilisation ?

C’est d’abord parce qu’il utilise les mêmes méthodes à Djibouti que celles des Chinois en Chine. En ce sens, il fait emprisonner les opposants et les syndicalistes de façon illégale. Ca on le sait !

La grande différence avec les Chinois (et qu’il ne comprend pas), c’est que la communauté internationale ne trouve aucune critique à formuler en ce qui le concerne puisqu’elle continue à l’alimenter financièrement sans sanction ni restriction (en espérant peut-être qu’il continue à asservir le peuple djiboutien ??? On peut se le demander !).

En même temps, cette même communauté critique la Chine pour des répressions identiques. Il y aurait donc deux poids et deux mesures sur le plan international, selon que l’on regarde la Chine ou Djibouti ? IOG est donc légitime (pour une fois !!) quand il avoue ne pas comprendre cette différence de traitement international !

Une prise de position « à risque » ?

Sur un autre plan et c’est un point fort intéressant, IOG confirme son rapprochement idéologique avec la Chine ; les deux pays ayant en commun de nombreuses dérives dictatoriales.

Les Japonais qui investissent énormément en ce moment à Djibouti, les Américains qui sont très présents et même les Français, partiellement sur le départ, vont certainement apprécier cette déclaration officielle …

________________________________ ADI (Info lecteur)

Djibouti exprime son incompréhension quant l’instrumentalisation politique et l’utilisation à des fins détournées qui est faite du Prix Nobel de la Paix

‘’Le Gouvernement de la République de Djibouti a exprimé son incompréhension par rapport à l’instrumentalisation politique et l’utilisation à des fins détournées qui est faite du Prix Nobel de la Paix pour exercer des pressions à peine voilée à l’encontre de pays souverains à l’instar de la République Populaire de Chine’’.

C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui, un communiqué rendu public par le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

La même source indique que ‘’le Comité du Prix Nobel de la Paix, devrait s’abstenir de ce type d’ingérence dans les affaires intérieures des pays et reconsidérer l’octroi de ce prix à Monsieur Lui Xiabao’’.

15/12/10 (B582) Un lecteur nous informe d’un autre cas de détention provisoire à durée indéterminée, illégale et sans procès … Tous les lecteurs ont la possibilité de nous informer sur d’autres cas semblables, ce qui permettra d’abord de dresser une première liste et ensuite de lancer des actions pour mettre un terme des situations dramatiques et illégales.

Je tenais à signaler que le cas de M. M. Omar Youssouf Dirir n’est pas le seul !

M. Abdoulmoujib Ali Kassim est aussi détenu à GABODE « en provisoire », depuis quatre années.

Il a été recherché dans une affaire de pédophilie supposée, qui serait liée aux développements de l’instruction concernant l’assassinat du Juge Borrel et placé en détention provisoire, sans qu’il n’y ait aucune preuve, à mon avis, au dossier, ce qui expliquerait d’ailleurs qu’il n’ait jamais été renvoyé devant la Cour criminelle, selon les informations en ma possession.

Cet ancien employé de la Banque nationale, d’origine pakistanaise, est père de famille.

Son cas est un autre exemple, qui
mérite que des investigations complémentaires soient diligentées par les Organisations de Défense des Droits de l’Homme et par les organisations internationales concernées.

Merci pour votre soutien.

J’appelle tous
lecteurs qui auraient des informations précises et récentes tant sur ce cas précis, que sur d’autres, à bien vouloir les transmettre à l’ARDHD.

14/12/10 (B582) Appel à manifester à Paris devant l’Ambassade de Djibouti, le 18 décembre de 14h30 à 16h30 (ADD)

L’Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) lance un appel à manifester pour la commémoration du massacre d’Arhiba le 18 décembre 2010 de 14h30 à 16h30, devant l’Ambassade de Djibouti : 26 rue Emile Meunier Paris 16ème, métro Porte Dauphine.

C’est pour la 19ème année consécutive, que l’ADD commémore l’anniversaire du massacre d’Arhiba du 18/12/1991où 59 civils innocents sont tombés et 80 autres blessés sous les balles de l’ensemble des forces de l’ordre gouvernementales (armée, gendarmerie, police et marine).

C’est un véritable crime de guerre commandité par les plus hautes autorités du pays, en pleine déroute militaire face au FRUD.

L’impunité totale dont jouissent les commanditaires et les auteurs de ce crime de guerre encourage d’autres tueries et violations des droits Humains

Cette année encore, le régime réprime à bras raccourci à Djibouti ville, et dans les campagnes, dans un contexte marqué par la volonté du Chef de l’Etat de passer en force pour briguer un troisième mandat, ouvrant la voie à une présidence à vie.

  • Mort sous la torture de Mahdi Abdillahi, assassinat du colonel Abdi Bogoreh ,
  • Exécutions extra-judiciaires à Tadjourah, à Djibouti, à Hanlé, à Ali Sabieh ;
  • Arrestations arbitraires et tortures : Mohamed Ahmed dit Jabha, militant du FRUD, Mohamed Abdillahi, frère du défunt Mahdi ainsi que d’autres personnes croupissent en prison ;
  • Ratissages des régions du nord, bannissements et expulsions de 300 citoyens djiboutiens vers l’Ethiopie, blocus alimentaire de la région d’Obock.

L’ADD lance un appel à tous les démocrates, pour commémorer tous ensemble cette année l’anniversaire de massacre d’ARHIBA le 18 décembre 2010 par un rassemblement devant l’ambassade de Djibouti à Paris.

Faire de cette journée, une manifestation contre tous les massacres, les crimes, les violations des droits humains, perpétrés par le régime de Djibouti.

L’Association pour la Démocratie et le Développement exige :

  • l’Ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba du 18/12/1991
  • la fin de l’impunité et les jugements des commanditaires et des auteurs de ce massacre et des autres tueries

L’ADD dénonce :

  • les violations permanentes des Droits Humains à Djibouti
  • la perpétuation de la dictature et la volonté de Guelleh de briguer une présidence à vie.

A la mémoire des victimes, l’A.D.D appelle à un rassemblement
qui aura lieu le samedi 18 Décembre 2010 devant l’Ambassade de Djibouti

26 rue Emile Meunier,
Métro Porte Dauphine :
14h30 à 16h30