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16/12/10 (B582) Flash Info – Radio-Trottoir. Deux tués par les forces armées d’Ougoureh Kifleh à Yoboki ? (Correspondant)

Selon des informations reçues de source fiable, mais que nous sommes en train de vérifier avec nos correspondants sur place, deux personnes auraient été tuées par les militaires à Yoboki.

Nous espérons être en mesure de valider l’information et de pouvoir diffuser les noms des victimes dans les prochaines 24 heures.

16/12/10 (B582) Radio-Trottoir : Mais qui a donc informé l’ARDHD ? (Correspondante)

Décidemment « le petit lapin », aux grandes oreilles, Djama Souleiman n’arrive plus à dormir.

Son ami Hassan Said « le noireaud » le harcèle, car Kadra le relance lui-même à chaque rencontre …

Un véritable casse tête chinois.

Quel est le membre de la famille du chauffeur qui a alerté l’ARDHD à propos de l’assassinat de Moumin Ibrahim Wais ?

Depuis dix jours la famille de ce malheureux est sur le qui-vive, risquant d’être harcelée à tout moment.

Jeudi dernier à trois heures du matin, les deux frères du chauffeur de Kadra-Odette Haïd, qui a été
assassiné dans le camp de la Garde Républicaine, ont été embarqués par des
hommes en civil, armes aux poings et conduits au Palais de
justice pour être auditionnés par le Procureur Général en personne et non par le Procureur
de la République, comme c’est la norme.

On se demande si les deux frères ne pourraient pas bénéficier d’une immunité diplomatique ou présidentielle comme celle d’Odette, qui ne peut pas être interrogée, elle, sur les raisons de cet assassinat commis dans un établissement public et officiel … sur ordre de qui ?

En pleine nuit, pendant plus de deux heures, tantôt debout, tantôt assis, le Procureur Général, a répété la même question : « Qui a informé l’ARDHD ? »

Ces braves garçons, qui déjà la douleur d’avoir perdu leur frère, n’ont pas pu dire autre chose que : « l’ARDHD, c’est la première fois que nous entendons le nom de cette personne et nous ne l’avons jamais rencontrée .. ». Ils pensaient en effet que l’ARDHD était une
personnalité de l’opposition.

C’est une véritable obsession !

Vers 5 heures 30, ils ont été relachés. Très fatigués par ces questions incessantes, ils sont repartis à pied jusqu’à Balbala, car ils n’avaient pas le moindre centime en poche … Les forces de l’ordre avaient certainement oublié (par inattention) de leur offrir de les raccompagner chez eux ..

Cette marche matinale leur a certainement permis de se décontracter et d’oublier un peu cette mise en scène grotesque, à laquelle ils n’ont pas compris grand chose.

Mais ils ne sont pas au bout de leur difficulté, car depuis ils sont surveillés de près. « Alors monsieur ARDHD, montrez vous… ! ».

Une
Enquête d’Amina
journaliste de RT

15/12/10 (B582) ALERTE ROUGE – Point sur la situation des militants et sympathisants de l’ARD qui ont été arrêtés, alors qu’ils participaient à des réunions pacifiques d’information.

Voici les denières informations.

Fato Omar a été libérée tandis que Mohamed Ismaël Aden a été transferé à la prison de Gabode hier mardi soir, ce qui n’a été connu que ce mercredi matin.

Aujourd’hui les autres personnes ont été deferrées au Parquet. Elles aussi pourraient être placées sous mandat de dépot à Gabode.

Des militants
ont pu les entrevoir dans les couloirs du tribunal.

Comme s’ils s’agissaient de dangereux criminels,
l’accès du tribunal était interdit et l’entrée était sevèrement gardée par les Forces de Police. On signalait en effet que plusieurs dizaines de militants de l’ARD manifestaient aux abords de l’édifice.

Liste des personnes qui ont été présentées au juge ce mercredi à midi :
– Youssouf Ambassa
– Souleyman Ali Dabalé
– Idriss Ali Mohamed
– Idriss Youssouf
– Idriss Houssein Barkhat Siradj
– Houssein Barkhat Siradj
– Gadito Bourhan Abdallah
– Mohamed Abayazid Mohamed

15/12/10 (B582) Communiqué du CDS – Congrès djiboutiens pour la solidarité pour appeler à la libération des opposants politiques arrêtés illégalement.

Le CDS condamne les arrestations des démocrates d’un parti légal de l’opposition : l’ARD

– President de la Fédération de l’ARD de Tadjourah : M. Youssouf Ambassa
– Vice-présidente de la Fédération de Tadjourah :M. Fato Omar
– Membre du bureau exécutif de ce parti :M. Mohamed Ismaël Aden
– Un parent d’élève et ancien ministre : M. Houssein Barkat Siradj,
– Deux jeunes lycéens : MM. Souleymane Ali Dabalé et Youssouf Idriss

Nous condamnons aussi l’entrave à l’excercice syndical et à la liberté de déplacement contre le

– secrétaire général de UDT : M. Aden Abdo . qui a été empêché de se rendre le 12 décembre à une conférence régionale à Casablanca organisée par l’O.A.T. et l’O.I.T.

Ce système qui empêche toutes les expressions politiques et sociales a pris les services publics en otage et il s’en sert comme d’une propriété privée.

La RTD et les journaux nationales ( La Nation, Al Qarne).

Il viole la constitution au pofit d’une seule personne. Il terrorise les citoyens.

Je ne vois pas quelle crédibilité il aurait, pour appeler ou organiser une élection démocratique.

Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de ces citoyens.

Nous appellons les Djiboutiens pour qu’ils refusent ce climat de terreur. Il faut se révolter avant que ce ne soit le tour de chacun d’être conduit derrière les barreaux des prisons.

Chers compatriotes : démocrates arretés ou entravés arbitrairement dans l’exercice de vos droits politiques et syndicaux,
vous n’êtes pas seuls.

La justice, tous les Djiboutiens et tous les nobles démocrates sont avec vous.

Vive Djibouti, vive la justice et la démocratie

Président de CDS
Ismail BOUH ROBLEH

15/12/10 (B582) IOG : la vérité ! (Enfin ?) Je suis un dictateur et je ne comprend pas que la communauté internationale s’attaque à un autre dictateur, alors qu’elle me laisse en paix … (Article mis à jour à 12h00 – Paris)

En exprimant son incompréhension face à « l’instrumentalisation politique » du Prix Nobel de la Paix, IOG vient de faire un grand pas en avant … et à double titre.

Pourquoi n’a-t-il pas compris cette instrumentilisation ?

C’est d’abord parce qu’il utilise les mêmes méthodes à Djibouti que celles des Chinois en Chine. En ce sens, il fait emprisonner les opposants et les syndicalistes de façon illégale. Ca on le sait !

La grande différence avec les Chinois (et qu’il ne comprend pas), c’est que la communauté internationale ne trouve aucune critique à formuler en ce qui le concerne puisqu’elle continue à l’alimenter financièrement sans sanction ni restriction (en espérant peut-être qu’il continue à asservir le peuple djiboutien ??? On peut se le demander !).

En même temps, cette même communauté critique la Chine pour des répressions identiques. Il y aurait donc deux poids et deux mesures sur le plan international, selon que l’on regarde la Chine ou Djibouti ? IOG est donc légitime (pour une fois !!) quand il avoue ne pas comprendre cette différence de traitement international !

Une prise de position « à risque » ?

Sur un autre plan et c’est un point fort intéressant, IOG confirme son rapprochement idéologique avec la Chine ; les deux pays ayant en commun de nombreuses dérives dictatoriales.

Les Japonais qui investissent énormément en ce moment à Djibouti, les Américains qui sont très présents et même les Français, partiellement sur le départ, vont certainement apprécier cette déclaration officielle …

________________________________ ADI (Info lecteur)

Djibouti exprime son incompréhension quant l’instrumentalisation politique et l’utilisation à des fins détournées qui est faite du Prix Nobel de la Paix

‘’Le Gouvernement de la République de Djibouti a exprimé son incompréhension par rapport à l’instrumentalisation politique et l’utilisation à des fins détournées qui est faite du Prix Nobel de la Paix pour exercer des pressions à peine voilée à l’encontre de pays souverains à l’instar de la République Populaire de Chine’’.

C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui, un communiqué rendu public par le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

La même source indique que ‘’le Comité du Prix Nobel de la Paix, devrait s’abstenir de ce type d’ingérence dans les affaires intérieures des pays et reconsidérer l’octroi de ce prix à Monsieur Lui Xiabao’’.

15/12/10 (B582) Un lecteur nous informe d’un autre cas de détention provisoire à durée indéterminée, illégale et sans procès … Tous les lecteurs ont la possibilité de nous informer sur d’autres cas semblables, ce qui permettra d’abord de dresser une première liste et ensuite de lancer des actions pour mettre un terme des situations dramatiques et illégales.

Je tenais à signaler que le cas de M. M. Omar Youssouf Dirir n’est pas le seul !

M. Abdoulmoujib Ali Kassim est aussi détenu à GABODE « en provisoire », depuis quatre années.

Il a été recherché dans une affaire de pédophilie supposée, qui serait liée aux développements de l’instruction concernant l’assassinat du Juge Borrel et placé en détention provisoire, sans qu’il n’y ait aucune preuve, à mon avis, au dossier, ce qui expliquerait d’ailleurs qu’il n’ait jamais été renvoyé devant la Cour criminelle, selon les informations en ma possession.

Cet ancien employé de la Banque nationale, d’origine pakistanaise, est père de famille.

Son cas est un autre exemple, qui
mérite que des investigations complémentaires soient diligentées par les Organisations de Défense des Droits de l’Homme et par les organisations internationales concernées.

Merci pour votre soutien.

J’appelle tous
lecteurs qui auraient des informations précises et récentes tant sur ce cas précis, que sur d’autres, à bien vouloir les transmettre à l’ARDHD.

15/12/10 (B582) LDDH / Sept années de détention provisoire. Cela suffit. Il faut faire cesser ces détentions illégales à Gabode et parfois dans des lieux tenus secrets !




Le Président
NOTE D’INFORMATION DU 13 DECEMBRE 2010

Sept ans de détention abusive, ça suffit !

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est choquée d’apprendre que M. Omar Youssouf Dirir, père de famille est abusivement incarcéré, sous mandat de dépôt, depuis sept ans.

Il a été maintenu, durant ces années, en détention provisoire (?), sans jugement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’insurge contre ces mesures de détention provisoire « à durée illimitée » qui se prolongent souvent pendant
des années et des années.

Depuis une dizaine d’années,la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur et régulièrement les incarcérations arbitraires et abusives.

M. Omar Youssouf Dirir, père de 14 enfants qu’il a eus avec ses deux épouses,
attend toujours un jugement.

Sept années derrière les barreaux, cela est cher payé ! Aujourd’hui il demande simplement qu’on lui ouvre immédiatement les portes de la
prison.

Il a été arrêté pour un crime présumé, dont le prix du sang a été payé depuis longtemps par les membres de sa famille.

Il est incompréhensible que des membres du Parquet « s’amusent » à utiliser des manoeuvres dilatoires pour bloquer le transfert de son dossier devant la Cour criminelle, conformément au Titre II du Code de Procédure Pénale.

Depuis son arrestation, la Cour criminelle n’a jamais été en mesure de statuer sur son cas.

Combien d’autres personnes sont-elles détenues « indéfiniment », dans la sinistre prison de Gabode, sur la base de simples mandats de détention « provisoire » mais sans aucune limite dans le temps.

Ces incarcérations abusives sont transformées « de facto » en peines de prison ferme, sur la simple décision du Parquet qui applique avec rapidité, des méthodes
inadmissibles pour provoquer des arrestations et des détentions provisoires aux connotations
politiques à ceux qui manifestatent pacifiquement ou qui émettent des revendications légitimes, en particulier en matière de
salaires etc… ?

Ce cas particulier nous amène à nous pencher sur l’état d’une Justice délabrée
par le Premier Magistrat qui veut faire renouveler son bail, par la force et avec l’assistance
financière des Forces étrangères, à tel point, que nous serons contraints, dans un proche avenir de les
considérer comme des Forces d’occupation !

Nous demanderons aux Populations Djiboutiennes d’affirmer leur volonté en exigeant leur départ immédiat.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à l’Observatoire des prisons, à l’Observatoire des Droits de l’Homme et à la FIDH
pour qu’elles envoient une commission d’enquête internationale afin de constater les situations carcérales, d’auditer les centres de torture et de recenser les cas de séquestration arbitraire dans des lieux tenus secrets.

NOEL ABDI Jean-Paul

14/12/10 (B582) Le Journal de la Flibuste – 6 Somaliens jugés à Paris – Le MV Renuar attaqué par des pirates somaliens en quittant Port-Louis – Un navire capturé par des pirates – Un navire américain détourné par les pirates somaliens – La Somalie étudie une autre force antipirates (7 articles)

_________________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: 6 Somaliens jugés à Paris

Six Somaliens ont été renvoyés devant la cour d’assises des mineurs de Paris pour la prise en otage d’un couple de Français à bord du voilier Le Carré d’As en septembre 2008 au large de la Somalie.

Ces six hommes avaient été capturés par des commandos marine français dans la nuit du 15 au 16 septembre 2008 au cours d’un assaut visant à libérer Jean-Yves et Bernadette Delanne. Un des pirates avait été tué au cours de l’opération.

Les six Somaliens, dont un mineur, ont été renvoyés mi-septembre devant la cour d’assises des mineurs de Paris qui devrait les juger en 2011 pour des faits présumés d’enlèvement et séquestration en bande organisée et vol avec armes, selon cette source. La présence d’un seul mineur suffit à renvoyer l’ensemble des accusés devant la cour d’assises des mineurs.

Le couple de Français convoyait le Carré d’As d’Australie vers la France lorsqu’il avait été capturé le 2 septembre 2008 par des pirates dans le golfe d’Aden, au large de la Somalie.

Les faits, passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, sont les mêmes que ceux qui avaient été retenus dans l’enquête sur la prise d’otages de l’équipage du voilier de luxe Le Ponant au large de la Somalie en avril 2008. Dans cette affaire, huit Somaliens sont toujours en détention provisoire en France dans l’attente de leur éventuel renvoi en procès.

Quinze pirates somaliens, soupçonnés d’avoir participé aux prises d’otages des navires français Le Ponant et Carré d’As en 2008 et plus récemment du Tanit, un voilier breton au large de la Corne de l’Afrique, ont été au total mis à la disposition de la justice en France et sont détenus dans des prisons françaises.
La plupart des pirates arrêtés dans l’océan Indien ont été remis aux autorités kényanes. Le Kenya est le premier pays d’Afrique orientale à avoir accepté de juger des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales.

Des procès se sont toutefois déjà tenus en Europe: un procès pour piraterie s’est ouvert le 22 novembre en Allemagne où dix Somaliens sont jugés pour avoir attaqué en avril un cargo allemand au large de la Corne de l’Afrique.

Les pirates somaliens détiennent toujours 35 bâtiments étrangers et au moins 649 otages, selon le décompte de l’association Ecoterra, spécialisée dans les questions de pirater

______________ 6 – L’Express (Maurice)

Le MV Renuar attaqué par des pirates somaliens en quittant Port-Louis

Un cargo panaméen a été attaqué par des pirates somaliens, le samedi 12 décembre, alors qu’il quittait Port-Louis à destination des Emirats Arabes Unis. Cet incident intervient deux mois après le faux piratage du FV Feng Guo 168 et l’attaque contre le MG Lugela.

Deux mois après le faux piratage du FV Feng Guo 168 qui venait de quitter Port-Louis pour une campagne de pêche et l’attaque contre le MG Lugela qui faisait route vers Maurice avec une cargaison de barres d’acier égyptiennes, les pirates Somaliens ont à nouveau frappé. Ils s’en sont pris, samedi 12 décembre, au MV Renuar.

A bord de deux embarcations, armés de lance-roquettes, ils ont arraisonné un cargo battant pavillon panaméen qui venait de quitter Port-Louis pour Fujairah, un port des Emirats Arabes Unis (EAU) aux petites heures du matin, le samedi 11 décembre. L’alerte a été donnée par la Mission Atalante, les forces navales européennes basées dans le golfe d’Aden, dans un communiqué ce dimanche 13 décembre.

Le cargo libérien, transportant 24 membres d’équipage d’origine philippine, a été piraté à quelque 1 150 miles nautiques des côtes de l’Eyl, en Somalie. Il était alors à approximativement 550 miles nautiques des côtes indiennes. Les pirates, eux, ont embarqué à bord de deux esquifs, transportés par un vaisseau-mère, pour lancer l’attaque.

Les pirates ont alors emmené le cargo pesant 70 156 tonnes vers la Somalie. A bord, c’est le silence radio. Selon les renseignements de la Mission Atalante, les membres d’équipage ont tenté de tenir tête aux pirates, en vain.

Au mois d’octobre, il a été beaucoup question des actes de piraterie dans l’océan Indien, Maurice accueillant une conférence internationale sur le sujet. Il avait alors été question de l’attaque contre le chalutier taïwanais FV Feng Guo 168 à environ 200 kilomètres au nord de Maurice le 7 octobre. Mais, l’on devait s’apercevoir quatre jours plus tard que le chalutier avait une avarie de GPS. Tout le tintamarre autour de ce bateau avait d’ailleurs éclipsé la venue à Port-Louis du MG Lugela le matin du 11 octobre, un cargo grec battant pavillon panaméen, attaqué le samedi 25 septembre à 900 miles nautiques d’Eyl.

Ce cargo a été escorté à quai par la National Coast Guard (NCG) ainsi que son équipe commando. Toutefois, le capitaine n’a pas voulu donner une déposition à la police mauricienne, l’attaque s’étant déroulée dans les eaux internationales. Deux jours durant, les pirates avaient tenté de dérouter le cargo, en vain, l’équipage s’étant enfermé dans la salle des machines et avait de ce fait le contrôle du bateau.

______________ 5 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

19 marins philippins libérés par les pirates somaliens

Après avoir été enlevés pendant sept mois, 19 marins philippins, à bord d’un bateau grec, ont été libérés samedi par les pirates, a indiqué dimanche le département philippin des Affaires étrangères (DAE).

Deux Roumains et un ressortissant indien ont été également libérés.

Le bateau MV Eleni P a été détourné le 12 mai cette année, à 50 miles nautiques au large des côte d’Oman, sur sa route vers Kandla, en Inde.

La libération des otages philippins fait diminuer à 82 le nombre total des marins philippins encore détenus par des pirates.

Selon le DAE, le rapatriement des Philippins est déjà arrangé par l’agence de recrutement des marins et le propriétaire du bateau.

Le DAE a assuré qu’il continuerait à coopérer étroitement avec les agences de recrutement locales pour la libération rapide et sûre des autres marins philippins enlevés en Somalie.

______________________ 4 – TRT French

SOMALIE : UN NAVIRE CAPTURÉ PAR LES PIRATES

Un navire battant pavillon panaméen a été capturé par les pirates somaliens.

Selon un communiqué de la flotte américaine, le navire baptisé MV RENAUR de 70.156 tonnes a été capturé, hier, en se rendant de la Mauritanie aux Emirats arabes unis par les pirates équipés d’armes légères et de lance-roquettes.

Les pirates ont pris le contrôle du navire, qui prend route vers la Somalie, indique le communiqué.

Il est rapporté que la liaison avec le navire est coupée, ainsi qu’il n’y a pas d’informations sur l’état de santé des 24 membres d’équipage, qui sont originaires des Philippines.

__________ 3 – La Tribune (Algérie) avec Ass.Presse Africaine (APO)

Les États-Unis s’engagent dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie

Les États-Unis se sont alliés avec plus de 60 pays et organisations internationales pour combattre la piraterie au large des côtes somaliennes, un fléau qui a «un effet terrible» sur le développement, la paix, la sécurité et la stabilité de l’Afrique de l’Est.

C’est ce qu’a déclaré Mme Donna Hopkins, coordonnatrice au département d’État des questions relatives à la lutte contre la piraterie et à la sécurité maritime, lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière à Washington.La piraterie est de nos jours une affaire d’escroquerie, de rapts et de prises d’otages en échange de rançons, a-t-elle affirmé.

«Il s’agit d’un délit méprisable qui nuit, bien sûr, aux victimes mais aussi au secteur des transports maritimes dont les tarifs d’assurance en subissent les conséquences et dont les navires et cargos sont séquestrés contre des rançons importantes», dira-t-elle. Selon l’Organisation maritime internationale, au moins 114 des 325 actes de piraterie signalés en 2010 ont eu lieu au large des côtes de l’Afrique de l’Est.

La piraterie est un crime en droit pénal international, ce qui signifie que ses auteurs peuvent être jugés par les tribunaux de n’importe quel pays. Mais un grand nombre d’États dont les navires sont attaqués par des pirates sont réticents à les traduire devant leurs tribunaux. «Une difficulté pratique des poursuites en justice est de savoir ce que vous ferez des personnes reconnues coupables ; où purgeront-elles leurs peines, et qu’en faites-vous une fois qu’elles sont remises en liberté ?» dira Mme Hopkins.

Bien que la piraterie au large de la Somalie soit un problème de longue date, beaucoup de pays n’envisagent pas d’y renvoyer les pirates qu’ils arrêtent en raison de la situation dans ce pays «où règnent l’instabilité et l’insécurité, et des conditions dangereuses et inhumaines». C’est pourquoi certains pays craignent qu’en traduisant les pirates devant leurs tribunaux, ils ne finissent par hériter de criminels qui, un jour, chercheront à obtenir l’asile politique, a souligné Mme Hopkins. «Ils seraient de facto des personnes en asile, parce que politiquement ils ne pourraient pas être rapatriés en Somalie», a-t-elle dit.

Cependant, malgré de telles préoccupations, les États-Unis sont «prêts et aptes à juger les pirates capturés au large de la Somalie». «Nous sommes déterminés à mettre fin à l’impunité des pirates», a-t-elle affirmé, ajoutant que les Pays-Bas, la France et l’Allemagne ont aussi commencé à juger des pirates devant leurs tribunaux. En outre, des organisations internationales, telles les Nations unies, ont entamé la coordination des efforts contre la piraterie.

Mme Hopkins a indiqué que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime construit actuellement deux prisons où les pirates reconnus coupables purgeront leurs peines, l’une au Somaliland et l’autre au Puntland. «Le personnel sera embauché localement. Il sera formé, surveillé et supervisé par des membres de l’ONU.

Et une fois que les prisons seront prêtes et certifiées conformes aux normes des Nations unies, les pirates reconnus coupables pourront y être envoyés pour purger leurs peines.» Mme Hopkins ajoutera que l’ONU cherchait aussi à développer l’infrastructure judiciaire somalienne.Par ailleurs, elle a fait l’éloge des travaux du Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, formé en janvier 2009 et qui «réunit un ensemble sans précédent de pays».

Elle a ajouté que les membres du forum sur le partage des informations et la prévention des interférences, baptisé Shared Awareness and Deconfliction (SHADE) et co-parrainé par l’Union européenne et la coalition des forces maritimes, déployaient «des efforts internationaux remarquables» pour mettre fin au problème de la piraterie.

«Peut-on imaginer un autre forum qui réunisse l’OTAN, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Union européenne, l’Indonésie, la Thaïlande et Singapour pour qu’ils coordonnent leurs efforts afin de fonctionner comme une force navale unique ?» a demandé Mme Hopkins.

(Source : Département d’Etat américain)

______________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Un navire américain détourné par les pirates somaliens

Un navire américain a été détourné vendredi avec ses 23 membres d’équipage par des pirates somaliens, a annoncé la force navale européenne de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden (opération Atalante).

Le « MV Panama » a été attaqué à l’est de la zone frontalière entre la Tanzanie et le Mozambique, selon la force européenne. Le navire compte 23 membres d’équipage, tous de nationalité birmane.

Les pirates somaliens détiennent actuellement une vingtaine de navires et plus de 500 membres d’équipage.

______________________ 1 – Metro (Canada)

La Somalie étudie une autre force antipirates

Le gouvernement de la Somalie pourrait permettre à une entreprise privée d’entraîner une force antipirates de 1000 hommes dans la capitale, Mogadiscio, a indiqué un responsable vendredi. Il s’agirait du deuxième projet du genre à être financé par un pays non identifié, une initiative qui fait sourciller autant à Washington qu’aux Nations unies.

La firme de sécurité Saracen International entraîne déjà une force différente de 1000 hommes au Puntland, dans le nord de la Somalie. Le projet est financé par un pays musulman anonyme et peut notamment compter sur l’expertise d’un ancien ambassadeur américain et d’un ancien responsable des services américains de renseignement.

L’ambassadeur de la Somalie au Kenya, Mohamed Ali Nur, a indiqué à l’Associated Press que la force de Mogadiscio frapperait les pirates sur la terre ferme, où leurs repaires sont hors de portée de la force navale internationale qui tente de protéger les cargos commerciaux.

La Somalie décidera d’ici trois semaines si elle donne ou non le feu vert au projet, a dit M. Nur. La formation d’une garde présidentielle de 300 hommes est aussi envisagée.

Le mystérieux bienfaiteur s’est engagé à rémunérer les hommes et à les équiper, à l’exception des armes. Le coût total du projet n’est pas connu, mais un programme de l’Union européenne de réforme de l’armée somalienne dispose d’un budget d’environ 13,2 millions $ US, ce qui illustre l’ampleur de la tâche.

Le pays derrière le projet tient à demeurer anonyme par crainte de représailles terroristes, selon une présentation faite à des diplomates en poste au Kenya et dont l’Associated Press a obtenu copie. Ce pays a embauché Pierre Prosper, un ancien ambassadeur américain pour les crimes de guerre, et Michael Shanklin, un ancien chef de bureau de la CIA.

M. Prosper et deux autres Américains — l’ancien militaire Michael Newton et l’avocat Robert O’Brien — ont présenté le projet à la communauté internationale, vendredi. Des diplomates qui y ont assisté estiment toutefois que la présentation a soulevé de nombreuses questions, notamment concernant le déploiement de la nouvelle force, sa coordination avec les forces navales et l’équipement qui sera mis à sa disposition.

La Somalie est sous le coup d’un embargo onusien sur les importations d’armes, et M. Nur n’a pas été en mesure d’expliquer comment les nouvelles forces seraient armées dans un tel contexte.

Toutefois, un avion qui s’est posé vendredi à Hargeisa, dans le nord de la Somalie, a été saisi par les autorités. Un responsable de la région de Somaliland a indiqué que l’appareil transportait de l’équipement de détection de mines et des uniformes militaires. Six Russes et deux Sud-Africains étaient à bord.

Le vol était parti d’Afrique du Sud, avait fait escale en Ouganda — où Saracen International est établi — et devait se rendre à Bosasso, la capitale du Puntland.

L’avion a été contraint de se poser à Hargeisa en raison de problèmes mécaniques.