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18/01/2016 (Brève 642) RFI a diffusé deux interviews (les 17 et 18 jan) de Me Emmanuel Daoud et de Florent Geel de la FIDH, qui dénoncent de la condamnation de Monsieur Omar Ali Ewado à trois mois de prison fermes par le tribunal correctionnel de Djibouti. L’équipe de l’ARDHD a regroupé ces deux enregistrements (chacun très courts) afin de ne proposer qu’une seule diffusion

10/02/2012 (B642) LDDH : communication sur la visite de Maître Fabienne TRUSSES


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 FEVRIER 2012.

Communication sur la visite
de Maître Fabienne TRUSSES

« Son cas montre que l’indépendance du pouvoir judiciaire,
garantie notamment par la Constitution de Djibouti,
n’est souvent pas assurée, »

ajoute Clément P. Mavungu,
conseiller juridique au Programme Régional Afrique de la CIJ.

« Les autorités compétentes doivent réhabiliter totalement
le juge Souleiman et lui fournir réparation pour toute atteinte à ses droits. »

Le Juge intègre n’est plus moralement isolé. Il a Maître TRUSSES des Avocats Sans Frontières et Maître ZAKARIA à ses côtés, la Commission Internationale des Juristes (CIJ) exige la fin des persécutions du Juge Mohamed CHEICK SOULEIMAN et que « les autorités compétentes doivent réhabiliter totalement le juge Souleiman et lui fournir réparation pour toute atteinte à ses droits. »

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec une attention particulière et demande un non lieu immédiat.

Maître Fabienne TRUSSES est arrivée le 5 février à Djibouti pour suivre avec Maître Zakaria le dossier du Juge Mohamed CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA, illégalement arrêté le 21 novembre 2011 alors qu’il bénéficiait de son immunité de Juge, puis après avoir été torturé dans les locaux de la Gendarmerie, il fut arbitrairement incarcéré dans la sinistre prison de Gabode et toujours maintenu dans une cellule à l’isolement complet.

Les avocats sont tenus au secret professionnel et ne peuvent rendre publique leurs informations. Nous établirons à une date ultérieure un rapport sur tous les vices de procédures du début jusqu’à aujourd’hui, dès que la Juge d’instruction de la Cour suprême publiera son Non-Lieu, que nous, défenseurs des Droits de l’Homme, nous exigeons.

En marge des activités de Maître TRUSSES auprès de la juge d’Instruction de la Cour Suprême, du Procureur Général, de la Présidente de la Cour Suprême, Maître Fabienne a eu de fructueux entretiens avec le Juge Mohamed Cheick SOULEIMAN en détention Arbitraire et malgré le peu de temps de son séjour de 48 heures dans notre pays, l’Avocate des Avocats Sans Frontières a accepté d’accorder des séances de réunions avec les deux Centrales Syndicales UDT et UGTD qui sont constamment harcelés tout comme les membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), qui va très prochainement soumettre son rapport aux Avocats Sans Frontières. .

10/02/2012 (B642) LDDH : la Commission Internationale des Juristes(CIJ) exige la fin des persécutions du juge et des défenseurs des droits humains.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 9 FEVRIER 2012.

La Commission Internationale des Juristes (CIJ) exige la fin des persécutions du juge
et des défenseurs des droits humains.

Une communication sur la visite de Maître Fabienne TRUSSES en République de Djibouti, suivra prochainement.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’associe à la Commission Internationale des Juristes (CIJ) et demande à la Juge d’Instruction de la Cour Suprême Madame Rahima MOUSSA DAWALEH de procéder rapidement à un non lieu avec le soutien du Procureur Général Djama Souleiman-la libération immédiate et de la Présidente de la Cour Suprême Madame Khadija Abeba, troisième personnalité du Conseil Supérieur de la Magistrature,

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exprime sa solidarité à toutes les propositions de la la Commission Internationale des Juristes(CIJ), notamment :
« Selon les standards internationaux sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, un juge ne peut en aucun cas avoir à faire face à des accusations criminelles pour des décisions et des actes relevant de l’exercice de sa fonction juridique », insiste Ilaria Vena, conseillère juridique adjointe au Centre pour l’Indépendance des Magistrats et des Avocats, un programme de la CIJ. « Il est inadmissible de traiter un magistrat comme un criminel pour une action telle que celle du juge Souleiman ».

« Le juge Souleiman a été manifestement victime de plusieurs violations de ses droits les plus élémentaires.

Son cas montre que l’indépendance du pouvoir judiciaire, garantie notamment par la Constitution de Djibouti, n’est souvent pas assurée, » ajoute Clément P. Mavungu, conseiller juridique au Programme Régional Afrique de la CIJ.

« Les autorités compétentes doivent réhabiliter totalement le juge Souleiman et lui fournir réparation pour toute atteinte à ses droits. »

La CIJ demande également que les cas supposés de mauvais traitements et de torture infligés au juge Souleiman et aux journalistes Houssein et Farah fassent l’objet d’une enquête approfondie et impartiale.

Lien avec le communiqué de la CIJ déjà mis en ligne sur le site

10/02/2012 (B642) ASSOCIATION DE DIASPORA DJIBOUTIENNE AU CANADA (ADDC) : soutien à la manifestation prévue le 18 février 2012 à Djibouti

Ottawa, le 09 février 2012

Après les manifestions du 18 février 2011 organisées simultanément à Djibouti, au Canada et en Europe et face à entêtement du régime à vouloir refuser systématiquement le changement et l’expression libre, l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC) se joint à l’opposition djiboutienne pour lancer un appel pressant à tous ceux qui s’inquiètent pour l’avenir du pays à se mobiliser et à manifester le 18 février 2012 dans la rue en un seul.

La relance de notre soulèvement pour un changement démocratique tant attendu par le peuple ne pourra hélas se faire sans la participation massive de la jeunesse djiboutienne qui n’est apparemment pas différente de celle de la Tunisie, de la Libye ou de l’Égypte qui ont tous tourné la page de la dictature dans leurs pays respectifs. Compte tenu de leurs rôles déterminants à ce stade de la lutte, l’ADDC invite principalement les jeunes étudiants ou chômeurs de tous les quartiers, de tous les districts et de toutes les couches sociales de Djibouti à hausser la voix d’une manière pacifique, car manifester et exprimer ses opinions font partie des droits les plus fondamentaux de tout être humain.

Rappelez-vous chers frères et sœurs que votre mobilisation, votre persévérance dans l’action et surtout votre capacité de tirer profit des leçons apprises sur les événements de l’année dernière pourront seules faire tomber Haramous et arrêter la descente aux enfers de Djibouti, notre bien commun, qui risque de disparaître si rien n’est fait.

Cependant, la bataille sera rude pour chasser ce régime et par la suite engager notre pays dans une transition politique et des réformes d’où le besoin de baliser impérativement le chemin à parcourir par des actions concrètes à réaliser durant les prochaines semaines ou les prochains mois de l’année 2012.

L’ADDC réaffirme encore une fois son entière solidarité à toutes les forces vives du changement démocratique pour lutter contre la pérennisation héréditaire de cette dictature sanguinaire qui se perpétue depuis 35 ans.

Résistez plus que 24 heures et Haramous va tomber….

Ahmed Aden
Président de l’Association
de la Diaspora Djiboutienne
au Canada (ADDC)

10/02/2012 (B642) A lire sur LOI cette semaine …

__________________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Les amis de YEB font dissidence
Des partisans de l’ancien ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh (YEB) ont formé un groupe de pression qui a pris langue avec certains opposants. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Oyster Oil & Gas
La compagnie de prospection pétrolière fondée à Guernesey sous le nom d’Oyster Oil & Gas par Michael Wood, l’ancien dirigeant d’Heritage Oil, a enregistré, mi-janvier, une succursale à Djibouti. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Le président IOG tranche un conflit à sa façon
Courant décembre, un bulletin de l’opposition djiboutienne relatait un incident au cours duquel le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) s’était emporté contre une décision de justice défavorable au député Abdourahman Hassan Rayaleh, lequel lui est tout dévoué. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Djibouti
Le commandant des garde-côtes djiboutiens, Waiss Omar Bogoreh, a de quoi se réjouir. (…).

____________________________ 2 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
La DBE va prêter aux firmes étrangères
Une partie des fonds collectés pour le Great Renaissance Dam va être utilisée par la Development Bank of Ethiopia pour octroyer des prêts à des sociétés étrangères. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Pas d’accord bilatéral sans Silanyo
A la demande des autorités éthiopiennes, le président du Somaliland s’est rendu cette semaine à Addis-Abeba pour poursuivre les discussions sur un traité bilatéral. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Washington prépare déjà l’après-Meles
Des opposants éthiopiens ont acquis la conviction que les Etats-Unis ont déjà commencé à débattre de sa succession avec le premier ministre Meles Zenawi. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Qui négocie avec les rebelles afars ?
Comme lors du précédent enlèvement de touristes étrangers par des rebelles afars de la milice Arduf-Ugugumo en 2007, la libération des deux Allemands et trois Ethiopiens pris en otage le 17 janvier près du volcan Erta Ale dépendra pour beaucoup du choix des négociateurs (LOI nº1325). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
Addis-Abeba
Le fondateur et ex-propriétaire de l’Unity College, Fisseha Eshetu, a quitté l’Ethiopie pour s’installer aux Etats-Unis en vue de mener des activités politiques. (…).

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°267 – 08/02/2012
L’UE se donne les moyens de sa stratégie minière
Difficultés d’approvisionnement en minerais dans la zone euro obligent, le Fonds européen de développement (FED), géré par la Commission européenne, va reprendre ses financements en faveur du secteur minier africain. (…).

_________________________ 3 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1326 – 11/02/2012
L’armée veut marcher sur Kismayo

Les chefs militaires kenyans sont las d’attendre que le président Mwai Kibaki leur donne le feu vert pour attaquer le port somalien de Kismayo, bastion d’Al-Shabaab. (…).

09/02/2012 (B642) CIJ -Commission Internationale de Juristes (Suisse) : communiqué pour exiger la libération du Juge Mohamed Cheick Souleiman à Djibouti et l’arrêt des poursuites contre deux journalistes et plus généralement tous les défenseurs des D.H.

INTERNATIONAL COMMISSION OF JURISTS
Commission internationale de juristes – Comisión Internacional de Juristas

 » Protecting and promoting human rights through the Rule of Law »

COMMUNIQUE DE PRESSE du 8 février 2012

Djibouti : La Commission internationale de juristes exige la fin des persécutions des juges et des défenseurs des droits humains

Genève, Suisse – La Commission internationale de juristes (CIJ) exhorte les autorités de Djibouti à mettre fin immédiatement aux persécutions dont sont victimes acteurs judiciaires et défenseurs des droits humains dans le pays. Elle leur rappelle aussi leur obligation légale de protéger les défenseurs des droits de l’homme et de
garantir l’indépendance des juges et de la magistrature.

La CIJ est particulièrement préoccupée par le cas du juge Mohamed Cheick Souleiman, arrêté le 21 novembre
2011 pour avoir fait libérer, dans le cadre légitime de ses fonctions, 40 opposants politiques dont il considérait
l’arrestation et la détention arbitraires.

D’abord détenu dans un lieu secret, le juge Souleiman aurait ensuite été torturé à la prison de Gabode et privé d’accès à un médecin et à un avocat.

La CIJ s’inquiète également du sort réservé à deux journalistes défenseurs des droits humains, Houssein Robleh Dabar et Farah Abadid Hildid, arrêtés, détenus et apparemment torturés pour avoir appelé à une manifestation de soutien au juge Souleiman.

Ce dernier, déjà radié par le Conseil Supérieur de la Magistrature sans avoir pu se défendre, doit maintenant faire face à une procédure criminelle devant la Cour Suprême, qui l’accuse d’outrage envers le Président de la République et d’incitation à la rébellion, entre autres charges, note encore la CIJ.

« Selon les standards internationaux sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, un juge ne peut en aucun cas avoir à faire face à des accusations criminelles pour des décisions et des actes relevant de l’exercice de sa fonction juridique », insiste Ilaria Vena, conseillère juridique adjointe au Centre pour l’Indépendance des Magistrats et des Avocats, un programme de la CIJ.

« Il est inadmissible de traiter un magistrat comme un criminel pour une action telle que celle du juge Souleiman ».

« Le juge Souleiman a été manifestement victime de plusieurs violations de ses droits les plus élémentaires. Son cas montre que l’indépendance du pouvoir judiciaire, garantie notamment par la Constitution de Djibouti, n’est souvent pas assurée, »
ajoute Clément P. Mavungu, conseiller juridique au Programme Régional Afrique de la CIJ.

« Les autorités compétentes doivent réhabiliter totalement le juge Souleiman et lui fournir réparation pour toute atteinte à ses droits. »

La CIJ demande également que les cas supposés de mauvais traitements et de torture infligés au juge Souleiman
et aux journalistes Houssein et Farah fassent l’objet d’une enquête approfondie et impartiale.

____________________________________________
33, rue des Bains, P.O. Box 91, 1211 Geneva 8, Switzerland
Tel: +41(0) 22 979 3800 – Fax: +41(0) 22 979 3801 –
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09/02/2012 (B642) Les Chroniques du Sergent Ariko (Suite et fin du rapport de la semaine) illustrées avec des photos en fin d’article

Mission des ambassadeurs : rapporter de l’argent au dictateur (suite)

– Il a été commandé à Osman Moussa Darar de négocier des prêts afin que le régime puisse s’enrichir.

Mais les Emiratis n’ont plus confiance en IOG depuis qu’Abdourahman Borreh a fui le pays avec l’aide d’Hassan Saïd.

Osman Moussa Darar va t’il se séparer du personnel mis en place par son prédécesseur Idriss Chirwa ?

– Mohamed Ali Moumin a exigé que les locaux soit au coeur de Koweït city.

Va-t-il recevoir les moyens pour y ouvrir son ambassade qui devrait l’accueillir avec son conseiller : deux personnes au total.

Il n’est pas exclu qu’il subisse le même sort que l’ex-ministre de l’éducation Abdi Ibrahim Absieh qui avait osé se plaindre du manque de soutien présidentiel.


Ce dernier, faute de locaux, logeait dans un hôtel russe.

Les autorités russes ne comprenaient pas pourquoi l’ambassadeur de Djibouti n’avait ni bureau ni ambassade. Le premier ministre russe a délégué aussitôt a Djibouti son représentant pour l’Afrique qui a demandé des explications à ce dictateur trop proche de Washington en particulier sur l’utilité d’ouvrir une ambassade à Moscou.

– En Somalie, la diplomatie, qui manque de tout, n’a pas brillé !

Le dictateur s’est rendu à Addis Abeba pour le sommet de l’union africaine. A sa grande fureur, il n’a pas reçu l’accueil qu’il espérait à l’aéroport d’Addis Abeba. Le premier ministre Meles a délégué un ministre de second rang pour accueillir IOG accompagné de l’ambassadeur Mohamed Idriss Farah Abaneh.(ce dernier est un ancien du SDS qui l’a employé pendant 12 ans).

IOG est devenu rouge de colère.

Hors l’ambassadeur, aucun membre du personnel n’était présent à l’aéroport où il a atterri à bord du jet de son ami et émir du Qatar Cheik Khalifa el Tani. Le gros Boeing du dictateur « surnommé par les djiboutiens « Air Inch Allah » n’avait pas pu venir d’Afrique du sud, car il fallait payer le carburant et le salaire des pilotes, ce qui n’a pas été fait : son gros Boeing d’occasion est cloué au sol.

L’ex chef d’Etat Jerry Rawlings délégué pour être le « monsieur somali » de l’Union africaine n’a pas reçu IOG qui lui en avait fait la demande !

Mais ce n’est pas le seul car aucun chef d’Etat ne l’a reçu en privé. Aucun de ses soutiens, comme le général Omar Hassan el Béchir du Soudan, ne lui a accordé un entretien privé.

Il n’a eu droit qu’au service minimum : des accolades pour masquer les divergences.
________________

Quel sort le régime réserve-t’il au juge Mohamed cheik Souleiman cheik

  • Moussa : celui de Yacin Yabeh ?
  • Celui de mahdi qui est mort dans la prison de Gabode ?
  • Celui de plusieurs djiboutiens retrouvés mort sur la plage « trou italien » ?
  • Celui de l’ex-ministre de l’intérieur Idriss Harbi Farah empoisonné après le banquet offert pour saluer l’intronisation du jeune Ougas Mustapha Ibrahim ?
  • Celui de l’ex-ministre Moussa Bouraleh Robleh, empoisonné ?
  • Celui de Mohamed Djama Elabeh, empoissonné par un serveur du Sheraton hôte,l devenu ensuite un député du RPP ?
  • La liste est longue …

La garde républicaine a fêté lundi dernier le 10ème anniversaire de sa création.

Comme j’avais déjà parlé de cette cérémonie dans une précédente chronique, je ne reviendrai pas en détail sur cette fête mal fêtée.

Juste pour rappeler que dans son discours (rédigé par un lieutenant de l’armée française détaché auprès de la Garde républicaine) le colonel disait à qui voulait l’entendre que son institution allait aider les anciens GR et leurs familles.

Or au même moment, la veuve du sergent Moumin, pourtant invitée officiellement par le service de presse de la Gr, était refoulée au portail géant du camp Omar Aline.

De quelle aide voulait donc parler le berger Mohamed Djama ?

Il se trouve que le berger a plagié son collègue de la police nationale, en faisant construire au sein de la GR un bâtiment absolument identique à celui qu’Abdillahi Abdi avait fait élever à Nagad.

Découvrant cela, Abdillahi Abdi en a pris ombrage et il a quitté la cérémonie immédiatement sans même partager le gâteau pathétique.

Le premier ministre a remercié le gouverneur de la Banque nationale qui a facilité le financement du bâtiment en question. Mais la « vache qui rit » a oublié de remercier et de féliciter le berger.

Ce n’est pas par hasard !

Il y a de la tension dans l’air entre le premier ministre et le colonel berger. Dans son discours, le premier ministre a rappelé aux membres de la garde républicaine qu’il n’était pas content de leur travail et spécialement de celui qui sont chargés de protéger le dictateur (escadron de sécurité rapproché du dictateur). Le premier ministre les a placés devant leurs responsabilités en affirmant qu’ils avaient failli à leur mission.

En effet, le dictateur a failli se faire tirer dessus par un homme malade. Après une certaine confusion, l’homme avait été finalement maitrisé par les gardes du corps, qui ont toujours l’air d’être endormis.

Mais pas assez vite. Cette grave défaillance aurait pu coûter la vie au chef du régime comme l’a rappelé son premier ministre qui était visiblement agacé de s’exprimer devant ce qu’il considère comme des bons à rien. Une menace à peine voilée ! Qui s’adressait directement au chef de la garde républicaine, le berger Mohamed Djama Doualeh.

On dit ensuite qu’il aurait donné des instructions pour que La Nation ne publie pas les photos de ce 10ème anniversaire. Ce sont d’anciennes photos de l’année dernière qui ont été utilisées par La Nation.

Où sont alors passer celles de cette année ?

Le berger sait qu’il est placé dans le collimateur d’une certaine Kadra Haid qui a donné des consignes précises, afin que ses subalternes refusent d’exécuter ses ordres. Sorti miraculeusement vivant d’une mort annoncé par empoisonnement, il sait que le vent a tourné pour lui et il constate qu’IOG n’a plus besoin de lui.

En quelque sorte, il a été placé en quarantaine.

Sergent Ariko
Londres

Quelques photos


Conférence de l’UA

Le commandant Abdouwaseh, patron de l’armée basée à Ali Sabieh, en compagnie d’Ioltireh Waiss,commisaire d’Ali Sabieh .

Le siège de la police judiciare. un haut lieu de tortures

Abdallah Abdillahi Miguil  ancien ministre de la santé, « intimidant » une femme.

La banque où Bernard Borrel aurait effectué un retrait en espéce la veille de son assassinat

La pauvreté à Djibouti

09/02/2012 (B642) Quels enseignements tirés des élections municipales à Djibouti ? (Universitaires djiboutiens)

Notre pays vient de connaître après 34 ans d’indépendance, et pour la deuxième fois, des élections communales, le vendredi 20 Janvier.

A la lecture des résultats de ces élections municipales de la semaine dernière, le fait marquant est en premier lieu l’abstention. « 80% » de non-participation, soit 4/5 des électeurs. Un chiffre excessivement élevé et qui fait froid dans le dos de nos chers élus (ou futur élus). Il est fort lamentable, regrettable et déplorable de constater que le vrai «vainqueur» de ce scrutin soit l’abstention.

Pourquoi la rue Djiboutienne a-t-elle boudée ces élections ? Est-ce une révolution à voix basse ?

Je vais essayer de répondre à ces questions et vous livrer une analyse objective qui va au-delà non seulement de mes considérations partisanes mais aussi loin d’une interprétation de mon subconscient qui ne serait que le fruit de mon imagination et de mon impression.

1. Manque de visibilité des élus
Si l’objectif de départ, qui est celui d’élire des conseillers municipaux qui seraient plus proche du citoyen est louable en lui-même, mais à bien y regarder, son poids, sa portée, se trouve atténué par le fait que les conseillers sortants, élus lors du précédent suffrage, ont davantage brillé par leur absence que par un réel souci de participer à la vie quotidienne de leur commune.

Par conséquent, peu, ou très peu de personnes savent le nombre exact des conseillers municipaux élus dans la commune de leurs quartiers, ni qui ils sont, ni quand et où ils siègent.

Qu’ont-ils apporté de nouveau, de concret depuis la dernière élection ?

Qu’ont-ils changé dans nos quartiers ?

RIEN !

D’autre part, contrairement aux élections présidentielles et législatives, les élections municipales restent, eux, une énigme pour le pauvre citoyen car, on lui demande de voter pour des gens qu’il ne voit guère dans son quotidien et de ce fait, il se sent perdu, désabusé et désorienté face au nombre pléthorique des candidats.

Voilà donc, une première raison pour ne pas se déplacer dans les bureaux de votes et qui donne à ce vote peu de visibilité.

2. Une campagne et un vote sans saveur
Une raison qui justifie que cette campagne ait une saveur dénuée de tout piment (BILAA XALAD, en somalie) est le fait que ces conseillers municipaux, ne sont que des jeunes lionceaux, néophytes en politique, qui ont, en tout et pour tout bagage politique, que le consentement de leurs maîtres UMPiste. Rien de plus !

Mais malheureusement, ces jeunes lionceaux, ont du mal à mobiliser et à « drainer » une marée humaine comme leurs lustres ainés, IOG et ARA car ces derniers ont compris de par leurs longues expériences comment lancer avec finesse et subtilité, l’hameçon, pour tenir la population en laisse et muselière. Et ce n’est pas du jour au lendemain qu’on devient calife à la place du calife.

En effet, les meetings proposés par ces jeunes « futurs prédateurs » des deniers publics sont à des années lumières comparés aux meetings folkloriques et à l’ambiance festive du candidat de l’UMP.

La population était habituée à assister à des meetings haut en couleurs sous le soleil djiboutien qui laisse tomber d’aplomb une chaleur lourde sous laquelle non seulement les cailloux du trottoir scintillent mais aussi où la foule enthousiaste, souvent transportée dans les différents sites des meetings par des bus loués sur le dos du pauvre contribuable, entre en transe à la vue de IOG.

Plus il se rapproche et plus la foule rivalise d’ingéniosité, les pas chaloupés qui vont de pairs avec les parasols se balançant de gauche à droite, deviennent de plus en plus rythmés, les chants, devenant de plus en plus intenses et mélodieuses, décuplant ainsi la montée d’adrénaline dans leurs veines (et celles de la population) et faisant chavirer la foule.

Le jeune arabe de 11-12 ans, en tenue traditionnelle yéménite, se précipitant devant la garde républicaine, qui, elle, quadrille et entoure impeccablement son chef, roulant de manière acrobatique ses deux couteaux, tout fier de se produire devant son idole.

Voilà des images qui nous laissent souvent, tous, sans voix et bouche bée.

Cette foule, décrite ici, souvent liée au parti unique du président-candidat unique pour des considérations affairistes, tribalistes, manichéennes et entres autres, n’est absolument pas représentative de la population ni de la rue Djiboutienne, qui, elle, vient souvent assister pour écouter les chants et poésies à l’effigie du président-candidat et regarder, ainsi, les différentes troupes nationales se succéder sur la tribune gratuitement sous leurs yeux.

C’est toute la ville qui est en situation d’alerte constante que ce soit les pompiers, les gendarmes, les policiers et les RG.

Voilà ce qui a fait défaut à cette campagne. C’est-à-dire une situation de bouillonnement total où le khat, arme fatal, coulerait à flots et non pas distribué avec parcimonie comme j’ai dû le voir dans les différents quartiers.

Il a manqué à cette campagne de l’adrénaline pour la pimenter.

Pour vous donner une image de cette campagne, c’est comme si à Rome, dans l’arène, Jules Cesar offrait, à la foule surexcitée un combat de coqs, après un long combat sanglant entre 2 gladiateurs.

Que feraient les spectateurs dans l’arène ?

Un chahut et un boucan de contestations terrible se feraient entendre, de sifflets fuseraient de partout, et ils quitteraient illico presto l’arène et s’en détourneraient pour vaguer à leurs occupations personnelles et professionnelles sans pour autant faire une révolution même à voix basse soit-elle. Pourquoi ? Parce qu’ils savent qu’ils assisteront demain, à un autre combat entre leur gladiateur préféré et un autre gladiateur, vaincu d’avance. C’est juste une manifestation de leurs mécontentements.

Et c’est exactement de la même façon qu’a réagi la rue Djiboutienne à la différence, qu’ici, ce n’est ni une manifestation d’un quelconque mécontentement ni d’ailleurs un ras-le-bol mais une indifférence généralisée, expliquée par les 3 autres éléments de réponses qui suivent (points 3, 4 et 5).

Et pour intéresser une population, en politique, il faut avoir de l’imagination et de l’audace qui n’ont de limite que des moyens.

Encore faut-il que nos jeunes politicards aient l’intelligence de cerner et la capacité de s’imprégner de tous les us et coutumes de notre « réal-politique » si exceptionnelle et si complexe (dixit, feu Hassan Gouled).

Voilà donc, une autre raison pour ne pas se déplacer et assister à un combat de coqs sans saveur, sans adrénaline et qui expliquerait ce faible taux de participation.

3. Une campagne et un vote au contour flou
Que recherchent ces jeunes néo-politiciens ? Quels objectifs poursuivent-ils ? Quels programmes nous proposent-ils ?

J’ai personnellement suivi de près les meetings, et j’ai trouvé risible les approximations de leurs discours, la naïveté de leurs raisonnements mais aussi choqué par le manque criant de propositions ou d’idées. Et le peu qu’ils en avaient, n’étaient que du vent. C’était pathétique !

J’avais d’autre part noté que leurs allocutions et explications ressemblaient plus un démêlé vindicatif, qu’un débat politique sérieux.

Vous noterez tout comme moi, qu’aucune proposition concrète n’a été faite par ces néo-politiciens, dont le chef de fil, n’est autre que ce jeune Abdourahman TX.

Qu’est-ce qui les intéressent ? Leur seul voeu est celui d’être élu, uniquement pour avoir des postes lucratifs, des postes « vache à lait ».

Et pour y arriver, ils ne font que gesticuler à droite et à gauche, se chamaillant dans l’antichambre de la cour pour se partager le gâteau juteux du pouvoir.

Quelles propositions ont-ils pour éradiquer l’insalubrité dans nos quartiers populaires ? AUCUNE !

Quelles propositions ont-ils pour combattre l’insécurité dans les communes qu’ils se présentent? AUCUNE !

Quelles propositions ont-ils pour réactiver les activités dans les maisons de jeunes flambants neufs de différents quartiers souvent fermées à double tour ? AUCUNE !

Quelles propositions ont-ils pour les écoles primaires et collèges de leurs communes ? AUCUNE !

Voilà bien des questions, pourtant pas trop techniques mais élémentaires et sans profondeurs, devant lesquelles ces jeunes lionceaux seraient incapables d’y répondre. Et si n’importe quelle personne les pose, ils s’en mêleraient les pinceaux.

Zéro à tous les niveaux !

Ils n’ont AUCUN cahier de charges,
Ils n’ont AUCUNE vision,
Ils n’ont AUCUN idéal pour la société.

Alors qu’ils gardent leurs diatribes et autres élucubrations car le citoyen moyen voit bien que l’élection de ces jeunes lionceaux n’améliorera en rien son quotidien ! C’est pour cela que la population reste indifférente à leurs appels de sirènes.

Voilà donc, un autre argument qui justifierait le manque d’engouement pour ce vote et expliquerait ce taux.

4. Misère et famine
Une autre réalité Djiboutienne (du moins africaine) que nous devons prendre en compte est la misère généralisée dans laquelle les 2/3 de la population baignent inlassablement. C’est un facteur déterminant et prépondérant qui a joué son rôle dans cette élection.

Pourquoi ?

Parce qu’on peut voir dans ce proverbe grec: « la faim peut prendre des forteresses, elle peut aussi les rendre à l’ennemi» toute la latitude et dimension que prend la misère et famine dans une élection que ce soit en Tunisie où à Djibouti : 2 dimensions diamétralement opposées.

La misère et la faim ont été à l’origine de la révolution française et celle du jasmin, en Tunisie. L’une, la révolution française, a permis la prise de la bastille (donc une forteresse) et la guillotine de Louis XVI.

L’autre, la révolution Tunisienne, a chassé l’inamovible et sanguinaire dictateur Ben Ali, qui est une forteresse en soi !

Voilà comment la misère et la faim ont permis de surmonter l’insurmontable.

Mais qu’en est-il à Djibouti ?

Malheureusement, la misère et la famine ont plié la population et l’ont mise à genoux : Certains prennent la poudre d’escampette comme ils peuvent, d’autres se sont rendus et « prostitués » vendant leurs âmes et conscience, d’autres se sont faufilés entre les mailles du filet, réussissant à gravir sans trop se compromettre aux yeux de la masse, poursuivant ainsi, des ambitions personnelles et enfin, quelques rares téméraires ont osé braver la pensée unique de manière frontale sans pour autant faire de la politique tout en restant dans la maison de Dieu.

Voilà à quoi la misère nous a réduits à Djibouti. Elle a rendu à l’ennemi (les UMPiste effarouchés), notre fierté, notre dignité, notre joie, notre travail, en tout, ce qui fait de nous un Homme (avec un grand H) et nous unis, c’est-à-dire notre pays, qui est notre forteresse à nous.

La rue Djiboutienne engluée dans ce marasme sans nom, n’a malheureusement pas le temps de s’intéresser à des élections qui ne sont que des banalités ressemblant plus à la technique de l’empalmage pour nous enfumer qu’à autre chose.

Voilà pourquoi ce vote s’est déroulé dans l’indifférence générale, ce qui explique bien ce taux élevé de non-participation.

Pourtant, tous les ingrédients et signes du cocktail Molotov explosif d’une révolution sont bien présents dans notre pays :

– Les profondes inégalités sociales : misère, famine, injustice, humiliation…
– La corruption
– Le népotisme

Et pourquoi une révolution n’est jamais envisageable chez nous ?

Parce que la rue Djiboutienne est très loin de cette maturité affichée par celle de Tunis ou celle du Caire car un mal profond du nom de « tribalisme » nous ronge jusqu’à la moelle épinière qu’on soit enturbanné ou en jupette ou encore diplômé.

5. Conviction et Fatalisme
Un dernier point qu’il faut soulevé qui est si particulier et si singulier chez nous est le bourrage des urnes qui prend des proportions jamais égalées. La fraude aux élections, à Djibouti, par le « gonflage » des chiffres est une réalité qu’aucune personne ne peut contester, du simple citoyen de la rue au plus haut niveau de l’administration. C’est un fait, une certitude indéniable et irréfutable.

Que nous ayons notre carte d’électeurs ou non, que nous votions ou non, Djibouti est le seul pays au monde où la logique statistique ne tiendrait plus débout et où toutes les théories statistiques et de sondages atteindraient ses limites et rendraient, ainsi, son tablier.

C’est pourquoi la population est partagée entre conviction et fatalisme.

Elle est convaincue que quel que soit le bulletin de vote qu’elle mettrait dans l’urne, l’UMP sortira vainqueur de n’importe quelle élection, même opposé à un parti disposant de 1 milliards de sympathisants (dixit, le défunt Ahmed Boulaleh Barreh), ce qui conduit malheureusement à un certain fatalisme, une certaine résignation dont la première dimension ou étape se manifeste par une indifférence généralisée.

Voilà pourquoi nous avons assisté à un fort taux de non-participation du citoyen x ou y.

En conclusion, plus qu’une révolution à voix basse, c’est une indifférence généralisée que nous a montré la population dans cette élection.

Des universitaires Djiboutiens